Discipline domestique 013 – Halloween 2014 – Partie 8 : l’audition pour le programme de réhabilitation

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Lors de la dernière partie je vous avez laissé suite à la petite insurrection commise par mon homme, tentative de coup d’Etat qui avait été réprimée à coup de cane. Pour son plus grand malheur j’avais d’ailleurs répété la leçon plusieurs fois.
Après la punition il a dû se dire « elle n’a pas plaisanté mais je m’en suis bien tiré », ne se doutant pas un seul instant que je n’en avais pas fini avec lui, la vraie punition n’allait pas tarder à tomber …
Mais n’avançons pas trop vite, il est encore trop tôt pour parler de ça, je dois traiter les sujets dans l’ordre.
Je n’avais pas été surprise de voir mon homme tenter des choses stupides, non pas qu’il soit idiot de nature mais parce qu’il n’est pas rare, lors des premiers jours d’une chasteté, qu’il s’amuse à tester ma fermeté. Si en temps normal ses provocations sont plus superficielles qu’un refus caractérisé d’obéir, il n’en reste pas moins qu’il me fournit toujours les raisons de m’amuser à ses dépens. Parce qu’il ne fallait pas s’arrêter aux apparences, malgré les coups que je lui mettais je n’étais pas fâchée contre lui. Je le punissais parce que c’était mon rôle, c’était ce qu’il attendait de moi, et non par amertume ou méchanceté.
Tous les hommes soumis ne sont pas comme ça, certains veulent juste nous servir au mieux sans chercher à se faire battre, l’humiliation de la servitude leur suffit, d’autres ont besoin d’être rabaissé de manière plus active.
Mon homme aime se voir comme un animal sauvage tout juste capturé qu’il faut manier au fouet pour lui enlever toute velléité d’évasion. D’ailleurs il adore que j’emploie le terme « le domestiquer » pour décrire nos jeux. Tous les soumis ont des mots-clés qui les mettent en transe, celui-là est un des siens. Après ces quelques jours de sévérité il était devenu le prototype du « parfait homme domestique » tiré de la sauvagerie par une dresseuse intransigeante.
Il est amusant de constater qu’il a besoin que je le force, un peu comme si n’osait pas devenir un homme au foyer par lui-même malgré l’envie, comme s’il se rassurait sur la virilité de son attitude en se disant « je n’ai pas le choix ».
Les deux types de réaction des soumis m’amusent, même si j’avoue qu’en tant que dominante sadique j’ai un faible pour le type provocateur.
Je ne devrais pas être aussi catégorique, les soumis sages ont aussi leurs avantages. Lorsque je viens inspecter leur travail cravache à la main ils ont cette appréhension dans le regard qui est adorable, j’apprécie d’être regardée avec crainte.
Depuis qu’il avait eu sa dose de provocation et de punition mon homme s’était calmé. Ces quelques jours d’enchainement de supplices sans justifications l’avait épuisé. Il était dans un état d’esprit où être astreint à faire les corvées de « façon habituelle » allait être une récompense, et pas uniquement parce qu’il allait me faire plaisir.
En général nos relations sont tout à fait paisible, certes il porte une cage les 3/4 du temps mais ça se passe sans cris ni menaces, il aime sincèrement me servir.
De toute façon le corps et l’esprit ont leurs limites et même si je voulais lui faire vivre un enfer en permanence il ne serait pas possible de lui infliger ce traitement pendant des semaines. Surtout que derrière il y avait le risque qu’il s’y habitue et qu’il réclame que je monte encore d’un cran.
À son attitude je voyais qu’il rentrait dans le rôle, il participait aux humiliations avec envie, en tout cas me donnant cette impression. Lorsque je lui annonçais qu’il allait devoir passer l’aspirateur tout en portant un plug anal lubrifié au gingembre il me remerciait spontanément, ça changeait des promesses en l’air associés à des soupirs de frustration qu’il faisait auparavant « je le ferais tout à l’heure … ».
Il était passé de l’état d’esprit « je me rebelle contre celle qui m’a enfermé » à celui « elle est la seule à pouvoir m’en sortir donc je dois la satisfaire », j’allais donc pouvoir adoucir son régime de détention.
Bien entendu il y avait une explication dans le jeu pour le justifier. Nous restions dans le cadre d’un prisonnier devant purger une peine. Je n’allais pas revenir sur sa condamnation, ça n’aurait été satisfaisant ni pour moi ni pour lui. Je suis dominante, je n’ai droit qu’à une parole.
J’allais donc lui proposer d’entrer dans un « programme de rééducation pour hommes désespérants cherchant la rédemption » (ce n’est pas une faute de frappe c’est bien « désespérant », ça donne le ton). J’allais lui proposer de retrouver un semblant de liberté s’il adhérait aux conditions de vie d’un homme sur un territoire gynarchiste. S’il acceptait il passerait des brimades et supplices systématiques à une situation où il ne les connaîtrait qu’en cas d’infraction aux règles, un sacré bond en avant. Une sorte de programme de liberté surveillée pour qu’il puisse me prouver qu’il a une utilité. L’idée d’avoir cette épée au-dessus de la tête, que sur un caprice je puisse le renvoyer en enfer provoquait chez lui un frisson de danger qui lui faisait beaucoup de bien.
Avoir une occasion de se racheter étant une récompense j’attends généralement qu’il ait passé plusieurs jours sans que je n’ai à lui faire de remarque pour la lui proposer. Ensuite je le fais venir à mes pieds, m’asseyant en prenant un air supérieur et je lui fais passer une audition pour qu’il me prouve qu’il est sincèrement motivé à se racheter. Il s’agit ni plus ni moins qu’une séance d’auto-flagellation intellectuelle dans lequel je le force à s’humilier devant moi. En cas d’échec nous repartons pour plusieurs jours de « bagne ».
Pas facile d’être un homme sous mon joug, c’est ça qui lui plait, le défi de me satisfaire.
En temps normal il n’est déjà pas facile de passer cette audition, mais nous n’étions pas dans un cas classique, il avait tenté de s’échapper et je lui avais préparé une petite surprise pour le « récompenser ». J’allais lui rendre la monnaie de sa pièce comme on dit.
Ce n’était pas de la méchanceté, que seraient les bêtises sans conséquences ? Si un soumis n’avait pas cette poussée d’adrénaline lorsqu’il enfreint les règles il ne se soumettrait pas.
Comme il avait été particulièrement insolent j’allais me montrer particulièrement stricte pour équilibrer et régler nos comptes. C’est la règle du jeu, je réponds à ses provocations en conséquence il était prévenu.
Il ne savait pas encore ce que j’avais préparé, ni même que « quelque chose » existait. Pour lui la punition à la cane avait été la totalité de la sanction. Je me retenais de ricaner à chaque fois que je le croisais. Il ne devait se douter de rien.

Nous étions un vendredi soir, je l’avais mis au placard pour la soirée, sans justification, il était encore en phase « bagne » donc ça n’avait rien d’étrange.
Cette phrase a quelque chose de terrible vous ne trouvez pas ?

Vers 19 h, même avec son casque anti-bruit il a pu entendre davantage d’agitation, des bruits de pas de plusieurs personnes, quelques échos de rires, j’avais des copines à l’appartement. Une situation qui n’est pas rare surtout en début de week-end, rien de bien exceptionnel, pas de quoi s’inquiéter, et puis ce n’est pas comme si j’étais du genre à l’humilier en le punissant devant un public…
Je ne sais pas à quel moment il a compris. Est-ce qu’il a essayé d’ignorer les pièces qui se mettaient en place ou s’il l’a vu venir dès le départ ? Quoi qu’il en soit, vous l’aurez compris, il allait devoir répondre de ses crimes devant un groupe de femmes. Ça allait lui apprendre le respect qu’il nous devait.

Lorsque j’ai ouvert la porte du placard ses pires craintes ont pris corps. Sans attendre j’ai accroché une laisse à son collier. J’ai enlevé toutes les entraves qui le retenait en position « de réflexion ». Il était désormais nu, à genoux devant moi, tenu en laisse comme un bon toutou. J’ai tiré un coup pour lui indiquer d’avancer. Il s’est déplacé lentement, ses muscles étaient engourdis, la lumière l’aveuglait, il plissait les yeux, distinguant à peine que je portais une robe de soirée et des escarpins. Je ne sais pas s’il a pu voir mon sourire sadique, en tout cas il n’augurait rien de bon.
Alors qu’il avançait il devait regretter le calme et la douceur du placard. Il avait beau fantasmer d’être un jouet aux mains de dominantes exigeantes, et d’être préparé à ce qui allait lui arriver, il ressentait un stress compréhensible. Les hommes soumis rêvent de se retrouver dans cette situation jusqu’à ce qu’ils y soient vraiment. La pression qu’impose un groupe de femmes est terrible. Etre le soumis est intimidant, il allait devoir se montrer à la hauteur, il était un peu comme un artiste ayant le trac avant de rentrer sur scène.
Après coup il reconnait toujours que c’était génial mais sur le moment il est terrifié.
C’est dans ces moments là que le dressage que vous avez pu faire à votre soumis va montrer son utilité, s’il arrête de penser et ne fait qu’obéir aveuglement tout se passera bien. Si un soumis n’arrive pas à dépasser cette peur c’est davantage la faute de sa dominante, c’est à nous de les conditionner à obéir et pas eux à trouver seul le courage de sauter dans le vide.
Pour le motiver je lui ai mis quelques coups sur les fesses avec le bout de la laisse. Il n’a pas opposé de résistance et s’est laissé amené au centre du salon.
Il a découvert que nous avions poussé la table basse ce qui faisait que l’espace entre le canapé et les fauteuils formait une sorte d’arène où il allait être sacrifié. Dans les « gradins » l’attendaient 3 de mes amies, elles aussi en robe de soirée et escarpins. Il avait cependant d’autres préoccupations que d’apprécier la vue.
J’ai laissé tomber la laisse et je me suis assise.
Pour vous faire les présentations. Il y avait Mylène, une amie proche qui ne se considère pas comme une dominatrice, en tout cas pas dans la caricature que l’on peut en faire en cuir et fouet à la main. Etant une gynarchiste convaincue et elle n’hésite pas à gifler les hommes lorsqu’elle est mécontente, son compagnon en fait régulièrement les frais. Même si personne n’est dupe, il le fait exprès parce qu’il adore ça. Elle ne fait pas de séance BDSM en solo comme je peux en faire.
À côté il y avait Candice, que vous devez connaitre, elle est bien plus portée sur l’humiliation et les cravaches. Elle possède une sorte d’aura de confiance en elle qui force le respect et qui est très efficace lorsqu’il s’agit de générer de la honte.
La dernière de la bande était Anna, une personne plus réservée, plus timide, mais ce qui ne veut pas dire qu’elle était la plus sage. Manquer d’assurance ne veut pas dire manquer de ressources. Lorsqu’il s’agissait de trouver des idées bien retorses elle n’est pas la dernière.
Nous parlions entre nous comme s’il n’était pas présent, pendant un instant il a eu l’espoir absurde que nous n’allions l’utiliser que comme repose-verres. Les soumis sont bien naïf parfois. Nous avions d’autres idées en tête et l’ignorer avait pour but de l’intimider. Parfois les soumis sont fiers d’être le centre d’attention et nous ne voulions pas qu’il ait cette satisfaction.
Si ses yeux s’habituaient à la luminosité ses oreilles avaient toujours du mal, il faut dire que nos rires devaient être assourdissant pour une personne n’ayant connu que le silence pendant des heures. Nous avions passé une bonne heure et demie à lancer des idées sur les façons de l’humilier et cela nous avait surexcitées, nous étions en train de piailler comme des adolescentes.
Qu’est-ce qu’il est agréable d’être bien installée sur un canapé, un verre à la main et partageant des idées plus sadiques les unes que les autres tout en se marrant.
Comme toujours en BDSM rien n’allait être improvisé, tout allait être consensuel, même si formellement c’est moi qui avais pris les décisions en son nom. Nous sommes un couple, je connais ses gouts, je suis là pour veiller à son bien-être. Savoir que le soumis se met entre nos mains, qu’il nous donne la capacité de décider est vraiment important dans le plaisir d’être dominante. Etre responsable de la vie d’un autre est gratifiant.
Après quelques minutes Candice a ouvert les hostilités, elle a dit en direction de mon homme :
— Tu nous expliques pourquoi tu étais dans le placard ?
— J’étais puni, madame
Elle s’est retournée vers nous pour dire :
— Depuis quand être mis en « positon de réflexion sur son attitude » est une punition ?
Mon homme a baissé les yeux, il n’en menait pas large, il savait que quoi qu’il fasse nous allions lui faire sa fête. Mylène a répondu, d’un air faussement naïf :
— Il a raison, pour un homme réfléchir est une punition. Ils n’ont pas l’habitude d’utiliser leur cerveau donc ça leur fait mal de le mettre en marche
Il y a eu un fou-rire collectif.
Mylène s’est penchée vers lui :
— Pas vrai que ça t’a fait mal d’essayer d’aligner tes deux neurones ?
Avant même qu’il ait le temps de répondre elle lui avait décoché une gifle.
Je vous ai dit qu’elle n’utilisait que les gifles pour discipliner les hommes mais n’allait pas imaginer qu’elle ne maitrise pas le sujet, c’est tout le contraire, sa dextérité force le respect. D’ailleurs je suis un peu jalouse de sa manière de faire, elle est capable de faire instantanément passer les joues au rouge vif. Ce n’est pas qu’une question de force, tout est dans le poignet comme elle dit. Une question de détermination, d’angle, de capacité à cibler la bonne zone, le bout des doigts sous la pommette, l’inclinaison pour couvrir un maximum de surface. Avec elle ça semble sans effort, net et précis.
Par curiosité je lui ai déjà demandé de m’en mettre une et je peux vous assurer que c’est aussi douloureux que ça en a l’air. Dès la première j’avais les yeux remplis de larmes et pour en éviter une seconde j’aurais été prête à me mettre à genoux pour la supplier, pourtant je suis le genre de personne très fière.
Elle a repris :
— Eh ! Je t’ai posé une question imbécile.
Il s’est pris une gifle de l’autre côté. Tant bien que mal il a articulé :
Oui madame, j’ai mal lorsque je réfléchis.
— C’est pour ça que toi et tes congénères ne le font jamais ?
— Oui, madame, nous sommes naturellement incapable de faire preuve d’intelligence, pas comme vous, vous avez toutes les qualités.
Il savait que coopérer à l’humiliation était la seule porte de sortie, il aurait été du pur suicide de nous fournir une occasion de nous déchainer en faisant le malin ou en étant insolent.
Mylène a poursuivi :
— J’ai l’habitude de remettre les idées en place aux sales hommes dans ton genre, c’est mon fardeau en tant que femme après tout, cependant j’utilise une autre méthode qu’essayer de « vous faire réfléchir sur votre comportement ». Ta maitresse est une idéaliste.
Elle s’est retournée vers moi.
— Sans vouloir te vexer.
Je lui ai fait signe de la tête de continuer, elle ne m’avait pas touché le moins du monde.
— Pour moi essayer de faire réfléchir les hommes sur leur comportement est du temps perdu. Vous ne comprenez que la manière forte, ça ne sert à rien d’être polie avec des cas désespérés.
Elle lui a mis une nouvelle gifle pendant que je ricanais doucement, elle me faisait presque passer pour une gentille. D’un côté j’étais presque vexée d’avoir le beau rôle, je n’aimerais pas que l’on pense que je suis laxiste avec mes soumis, d’un autre côté je voyais ce qui se déroulais derrière. Lorsqu’il y a plusieurs dominas « l’habituelle » est toujours la gentille, une façon pour le soumis de se rentrer dans la tête qu’il est bien tombé dans son choix de dominante, qu’elle le protège. Ça les rend redevable envers nous.
Mon homme a répondu :
— Merci madame d’accorder autant d’intérêt à notre dressage. Nous ne méritons pas vos efforts.
Candice lui a demandé :
Et sur quoi devais-tu réfléchir ?
— Sur mon comportement, madame.
Mylène lui a attrapé la tête pour la mettre face à elle et la violemment giflé en lui criant :
— Sans blague ! Tu nous prends pour des connes ? C’est les détails que nous voulons. Ça t’amuse de répondre de travers à des supérieures ? À nous faire perdre notre précieux temps.
Avant qu’il ait eu le temps d’articuler une réponse il s’était pris une nouvelle gifle. Son regard était vide, j’ai presque cru qu’il allait perdre connaissance. Les deux derniers coups lui avait vraiment mis la tête à l’envers. Même s’il essayait de faire bonne figure en refusant de pleurer ou d’utiliser le safeword il était évident qu’il prenait cher.
Il faut savoir qu’un soumis, même expérimenté, ne peut pas encaisser une montée de douleur trop brusque. De la même façon qu’un sportif a besoin d’un échauffement un soumis doit monter dans les gammes de douleur progressivement. Mylène le savait et si elle avait choisi de le brusquer c’était pour le mettre mal à l’aise avant tout.
Malgré la menace mon homme n’a pas répondu à la question, la perspective de se prendre une nouvelle gifle l’inquiétait moins que de dire la vérité.
Je dois bien reconnaitre qu’elle n’était pas évidente à dire, l’aveux allait être douloureux et il allait en prendre pour son grade. Je vous rappelle que sa détention avait été causée par son aveu de s’être masturbé devant une vidéo où des femmes étaient dégradées. C’est bien la dernière chose que vous voulez dire devant une assemblée gynarchique… En tout cas si vous tenez à vos couilles.
Mettez-vous à sa place, lui qui vénère les femmes, les moindres recoins de notre corps, il allait être obligé de nous regarder dans les yeux et nous dire qu’il avait pris du plaisir en nous imaginant dégradées. Ça devait être terrifiant. C’était bien le but. La prochaine fois qu’il aurait envie de se toucher il prendrait une vidéo bien plus neutre.
Etant tout de même magnanimes nous lui avons laissé reprendre son souffle et nous en avons profité pour faire repartir les moqueries de plus belles.
Candice a dit :
— Tu as perdu ta langue ? Pas très pratique pour un soumis, déjà que tu n’as pas de queue comment veux-tu satisfaire ta maitresse ?
Il n’a pas répondu, elle s’est retourné vers Mylène.
Je crois que tu lui as mis trop de gifles, tu l’as cassé.
— Mais non. Tu t’inquiètes pour un rien. Un homme n’a jamais assez reçu de gifles de toute façon.
Elle s’est penché vers mon homme et lui a relevé le menton, il a eu des frissons à imaginer qu’elle pouvait frapper à nouveau. On pouvait sentir ses joues frémir, elles étaient comme électrifiées par le traitement qu’elles avaient reçu. En réalité Mylène ne voulait pas le frapper, juste s’adresser à lui en le regardant en face.
— Ce n’est pas comme s’il y avait un risque de te lobotomiser.
J’ai regardé Mylène avec un air mi-amusé mi-dépité.
— Laisse-moi deviner, c’est un homme, il n’a pas de cerveau, tu ne peux pas casser ce qui n’existe pas ?
Elle a ricané et a répondu.
— C’est ça.
Anna s’est joint à la discussion :
— Il est peut-être malade.
Mylène s’est exclamée :
— Mais non ! Tu le trouves pale ? Pas moi.
Elle lui a vivement pincé les joues, aux grimaces qu’il a faites je crois que ce n’était pas agréable.
— Regardez-moi ces jolies joues rouges. C’est un signe de bonne santé.
Il y a eu un fou-rire collectif. Lorsque nous avons repris notre calme Mylène a dit :
— À l’exception de sa maladie génétique incurable il est en bonne santé.
Anna a répondu :
— Incurable ? Même les gifles n’y peuvent rien ? Même si on lui en met des tonnes ?
— Elles ne font que traiter les symptômes, pas la maladie en elle-même. Ce n’est pas faute d’avoir essayé crois-moi.
— C’est mieux que rien.
— Tout à fait.
Nous avons rigolé doucement, mon homme semblait remis sur pied et nous allions pouvoir ré-ouvrir les hostilités.
Les soumis se remettent vite de ce que nous leur faisons, parfois une petite pause est salutaire pour qu’ils reprennent du poil de la bête.
Il est resté silencieux, essayant peut-être de trouver les mots pour décrire sa bêtise dans les termes les plus neutres possibles, ou bien il était simplement encore trop déboussolé par ce qu’il venait de se prendre.
Il savait ce qu’il devait dire mais à cause de nos plaisanteries continuelles il n’arrivait pas à prendre la parole. Pas facile de couper des dominantes alors que les discussions fusent, pourtant il savait que s’il ne faisait pas sa confession rapidement les gifles allaient revenir … Ou pire.
Surtout que je n’allais rien faire pour retenir mes consoeurs, refuser de répondre à une femme dominante en public n’est pas le genre d’infraction sur laquelle je passe.
Mylène lui a adressé un regard hautain qui lui a fait baisser les yeux. Immédiatement après une nouvelle gifle est tombée.
J’étais certaine qu’à ce moment il aurait aimé être un spectateur, il aurait aimé que sa queue soit hors de sa cage pour qu’il puisse la secouer avec passion. Pas de chance il était au centre de l’arène et bien enfermé dans sa cage de chasteté. Cette impossibilité de se donner du plaisir alors que la situation s’y prêtait devait le tourmenter à un point que cela en était excitant physiquement pour moi.
Anna a pris la parole.
— Moi j’ai une technique d’interrogatoire plutôt efficace pour les soumis qui ont perdu leur langue, je l’appelle le casse-noisette.
Nous avons toutes ricané. J’ai dit :
Rien qu’au nom ça semble douloureux.
— Oh non ! C’est sans douleur. J’utilise des instruments. Pas le moindre risque de se casser un ongle.
— Je voulais dire « pour lui ».
— Aucun risque, avec le casse-noisette tu as toutes les réponses que tu veux et les soumis n’ont presque aucune séquelle. Au bout de 3 semaines ils peuvent de nouveau se tenir debout sans difficulté. Une broutille je te dis.
Nous avons partagé un ricanement mauvais, sauf lui, il faut dire que la plaisanterie était de très mauvais gout. Je ne ferais jamais rien qui l’incapaciterait pendant 3 semaines.
J’ai continué :
— Mon but est de m’amuser avec lui, comment veux-tu que je le fasse s’il ne tient plus debout ?
Candice a répondu :
— Il ne faut pas hésiter faire ce qui est nécessaire pour les motiver. Tu es trop sentimentale ça te perdra.
Elle s’est retournée vers mon homme et lui a collé une gifle.
— Pas vrai que ta maitresse est trop gentille avec toi ? C’est pour ça que tu te comportes comme le dernier des abrutis.
Je souriais en anticipant sa réponse. Quoi qu’il dise il allait être perdant, j’allais lui en coller une en lui criant « alors comme ça je suis trop douce avec toi ? » ou « tu me trouves difficile ? Attends de voir ce qui va t’arriver à partir de maintenant ! ».
Il a répondu :
— Ma maitresse est parfaite, madame.
Je suis restée hébétée. Oui, cette réponse était aussi possible. Je ne l’avais pas vu venir. Je déteste avoir tort. C’est fou comme l’instinct de survie peut rendre les soumis intelligents, l’adrénaline aiguise les sens. Il venait de frôler la catastrophe, je ne sais pas s’il en avait eu conscience.
Mylène a pris la suite :
— Tu as finalement retrouvé ta langue. Tu vas pouvoir me répondre maintenant. Qu’as-tu fait pour mériter la cage et le placard ?
Nous l’avons regardé en silence.
— Pardon madame, mon esprit limité n’avait pas compris la subtilité de votre question. J’ai fait plusieurs bêtises.
Mylène a sursauté.
— Et ? Attendez. Il se fout de moi là. Vous êtes témoin ! Je lui demande des détails et il me répond par une phrase bateau.
Elle m’a saisi le bras.
— Retiens-moi où je le démolis !
Je lui ai répondu avec un ton moqueur :
— Je ne vois vraiment pas pourquoi je devrais te retenir.
Je ne sais pas s’il l’avait provoqué consciemment mais je savais que lorsqu’il est insolent il s’attend à une réaction ferme. Il est important pour lui de savoir que nous établissions un système de règles cohérent.
Elle lui avait posé une question dont il connaissait la réponse, il avait esquivé la demande, c’était un défi à notre autorité méritant sanction.
Mylène m’a regardé pour avoir mon approbation avant de lancer les hostilités, elle semblait ne pas être certaine qu’elle pouvait se lâcher à ce point. Je l’ai rassuré d’un hochement de la tête, il avait vu pire, a suivi une magistrale série de gifles.
J’étais plutôt excitée de voir mon homme se faire punir devant moi. Juste parce que j’avais hoché la tête. Même si je ne le plaignais pas, il l’avait cherché, j’en avais quand même mal pour lui. J’aurais bien été incapable de supporter un tel calvaire. J’aurais été à sa place j’aurais avoué dès le départ. Il faut croire que les soumis aiment davantage les gifles que moi.
Mylène criait sur mon homme pendant que nous riions de son désarrois, un cocktail très humiliant.
— Faire perdre son temps à une femme est un crime ! Tu dois apporter de l’attention à nos demandes. Bâcler tes réponses est une insulte à notre supériorité.
Ce discours ultra-sexiste ne me laissait pas insensible, c’était si agréable d’être assise sur le canapé avec les « supérieures ». C’était une sensation difficile à décrire, une sorte de fierté à ne pas être du mauvais côté.
Les gifles s’enchainaient sur un rythme régulier ne laissant pas à mon homme le temps de reprendre son souffle.
— Lorsque je te demande ce que tu as fait pour finir au placard tu me réponds !
Lorsqu’elle a cessé de le frapper il s’est penché en avant, utilisant ses mains pour s’appuyer le temps de reprendre son souffle. Il était complètement déboussolé par les coups et nos rires. Contrairement au début il n’essayait plus de conserver sa dignité, il gémissait et larmoyait, plus rien ne pouvait contenir cette douleur.
Anna lui a redressé la tête.
— Ce sont des larmes ? Même pas capable de prendre une leçon dignement c’est lamentable. Quel sexe d’inférieurs. Je ne pourrais pas vivre comme ça.
Candice a surenchéri :
— Ça prétend être un adulte et ça n’arrive pas à faire face aux conséquences de ses actes. Tu n’es qu’un petit garçon incapable de survivre seul. Heureusement que nous sommes là pour nous occuper de toi.
Mylène a rajouté :
— Les hommes ne devraient jamais être considérés comme des majeurs, ils devraient toujours rester sous l’autorité d’une femme.
Anna a repris en direction de Mylène :
— Je n’aime pas sa posture. Tu devrais lui remettre une série plus forte, pour lui apprendre à se tenir.
Candice a pris le visage de mon homme entre ses mains et a dit avec froideur :
— Non. Assez joué passons aux choses sérieuses. Son silence m’a assez énervé je vais prendre les choses en main.
Anna a répondu :
— Ah ! Mais si on peut passer à plus fort je suis intéressée. J’ai un truc spécial pour les soumis qui ont 2 de tension. Ceux qui restent planté devant moi complètement amorphe.
Candice a dit :
— Ouais, je les déteste ceux-là. Ils restent le cul entre deux chaises. L’envie d’être soumis mais pas le cran de passer à l’acte.
Ils ont besoin d’un gros coup de pied au cul pour se décider.
— C’est ça.
— C’est pour eux que j’ai développé un traitement spécial, une technique qui les fait réagir à tous les coups. Je les entrave sur le sol et je leur enfonce une sonde urétrale pimentée dans la queue. Je peux t’assurer que même les soumis timides feraient trembler les murs en criant s’ils n’avaient pas un bâillon. C’est hilarant.
Elle s’est mise à mimer des convulsions silencieuses ce qui nous a toutes fait rire.
J’ai demandé :
— Mais comment tu as des réponses à tes questions s’ils sont bâillonnés ?
— J’attends qu’ils se calment, je leur enlève la sonde et je l’enduis à nouveau de sauce piquante devant leurs yeux. Ensuite j’enlève le bâillon pour 10 secondes et j’ai intérêt à avoir ma réponse où nous repartons pour un tour. Mais bon ça arrive jamais, dès la première fois ils ont tellement peur qu’ils pourraient avouer avoir un sous-marin nucléaire dans leur baignoire.
Il y a eu un rire collectif, enfin de nous, lui rigolait moins vous vous en doutez. Malgré les marques des gifles sur ses joues je peux vous assurer qu’il a viré au blanc rien qu’à l’idée de subir ce supplice. Beaucoup d’hommes sont déjà incapables de supporter l’idée d’une sonde glissant à l’intérieur de leur verge alors je n’imagine même pas la faible proportion qui consentirait à ce que l’on rajoute de la sauce pimentée.
À titre personnel ce supplice me laisse plutôt indifférente, j’ai dû mal à visualiser la souffrance donc je ne peux pas l’apprécier à sa juste valeur.
J’ai cependant dit en direction d’Anna :
— Ça semble intéressant.
Elle a répondu :
— Par contre il y a un coup de main à prendre pour enfoncer la sonde. Je pourrais te montrer si ça t’intéresse. Il faut être rapide parce qu’à la seconde où elle touche leur gland je peux t’assurer qu’ils ne tiennent plus en place.
Mylène a commenté :
— Quel bande d’ingrats ! On prend sur nous pour les dresser et ils ne peuvent même pas faire un effort pour coopérer.
Candice a repris après un petit gloussement amusé :
— Non, je pensais à autre chose. Quelque chose qu’il connait, en tout cas qu’il a déjà vu.
Mon homme et elle se sont échangés un regard qui en disait long.
— Tu te souviens lorsque tu étais chez moi et que Damien m’a fâché. Vraiment fâché. Tu te souviens de ce que je lui ai fait ? Ça va être ton tour maintenant.
Il m’a lancé un regard implorant ma pitié, il voulait que je le tire de ce mauvais pas, que je le sauve de ces tigresses surexcitées qui allaient ne faire qu’une bouchée de lui.
En prenant mon temps j’ai dit :
— Je crois que Mylène t’as posé une question. Tu ferais mieux de la remercier de t’avoir puni pour ton insolence et de lui répondre tout de suite.
Il s’est dépêché de dire :
— Oui, maitresse.
Malgré l’engourdissement des muscles du visage il a réussi à articuler une réponse.
— Excusez-moi madame d’avoir eu une attitude indigne de votre rang, ça ne se reproduira plus.
Il a dégluti avant de reprendre.
— J’ai besoin que l’on me prenne en main parce que je suis incapable de le faire moi-même. Lorsque je suis en liberté je passe mon temps à me branler comme un minable.
Mylène a dit en soupirant :
— Très original pour un homme …
Nous y étions, l’auto-flagellation devant un public. Son embarras était palpable, il avait du mal à articuler, sa bouche devait être sèche comme jamais. J’en avais des frissons dans tout le corps.
Il a continué :
— Ma maitresse m’avait fait confiance en m’offrant une période de liberté et j’en ai abusé. J’ai été puni pour ça.
Mylène menait l’interrogatoire.
Qu’est-ce que ton sale esprit inférieur a bien pu trouver comme bêtise ?
— J’ai regardé des vidéos sur internet madame.
— Quel genre de vidéos ?
— Le genre « interdites », madame.
Candice s’est penchée vers lui et lui a dit :
Pourquoi « interdites » ?
— Parce que trop dégradante envers le …
Il a eu besoin d’un instant pour trouver le courage de le dire en la regardant dans les yeux.
— Trop dégradante envers le sexe supérieur…
Mylène a éclaté de rire.
— C’est bien les hommes ça. Incapables de se mettre à notre niveau alors ils préfèrent nous rabaisser. Bande de lâche irresponsables.
Candice a repris d’une voix calme.
— Je suis sûre que ce n’est pas si terrible que ça. Quel type de dégradations ?
Elle jouait au gentil flic, si vous la connaissiez-vous ne pouviez qu’y voir un piège, ça ne pouvait pas sembler honnête autant de compassion. Mon homme le savait et pourtant il a répondu avec sincérité, il savait qu’il n’avait pas le choix.
— L’immonde viol de leur bouche pour notre plaisir exclusif.
J’avais un sourire en coin, je savais qu’il ne pouvait pas s’empêcher de penser que je lui avais promis de lui faire une fellation à sa libération d’ici quelques semaines.
C’est du joli.
— Je sais, madame, maintenant je sais que je ne dois plus regarder ce genre de vidéos.
Il essayait de rester droit mais il n’en menait pas large, allez-vous confesser après une masturbation devant un groupe de femmes et vous comprendrez sa douleur.
Candice s’est levée.
— Bon, il va falloir lui faire la leçon à ce porc.
Je l’ai coupé.
— Attends, il n’a pas fini, il y a pire.
Toutes les trois l’ont regardé avec surprise, je leur avais dit qu’il avait été puni mais pas pour quoi, j’avais gardé la surprise pour que leur étonnement puisse paraitre sincère.
Mylène s’est mise en avant.
— Comment ça « pire ». Qu’est-ce que cette tête de con a pu faire de pire ?
Elle lui a mis une gifle.
— Qu’est-ce que t’as fait tête de con ?
Aussi étonnant que cela puisse paraitre sa situation venait de passer un nouveau cap dans l’inconfort. Il a murmuré :
— J’ai essayé de tricher pendant ma punition.
Candice l’a engueulé :
— Tu avais la chance de n’avoir eu qu’une punition. Tu sais que ta maitresse aurait pu te mettre à la porte pour moins que ça ? Et tu gâches cette seconde chance ? Mais …
Après un sourire sadique je lui ai encore coupé la parole :
— Attends, laisse le finir, il y a encore pire … Lorsque je lui ai ordonné de se calmer. Devine ce qu’il a fait …
Anna le fixait, elle lui a dit d’une voix monocorde qui avait un côté sinistre :
— Je suis sûre que tu as immédiatement obéi sans chercher les problèmes comme l’aurait fait tout soumis acceptable …
Il a baissé les yeux.
— Non, madame.
Mes 3 amies ont fait en coeur un « ohhh » désapprobateur.
Il a essayé de se justifier.
— C’était juste pour jouer, je n’aurais pas été jusqu’au bout.
Anna lui a répondu sèchement :
— À ouais ? Moi je vais jouer avec ton cul tu vas le sentir passer. Emilie tu as bien fait de nous faire venir, nous ne serons pas de trop pour le remettre dans le droit chemin.
Il a répété :
— C’était juste pour jouer.
J’ai répondu :
— Je me souviens distinctement t’avoir dit de te mettre à genoux les mains sur la tête, et plutôt que d’obéir tu t’es mis à courir. Tu sais comment on appelle ça ?
Il a essayé de lever la tête vers moi mais il a immédiatement senti la pression des 4 regards accusateurs posés sur lui. La pression était maximale. Il a marmonné :
Un délit de fuite, maitresse.
— Exactement. Et si tu ne veux pas obéir pacifiquement ne t’étonne pas que je sois obligée d’utiliser la manière forte.
Mylène a dit :
— Je suis certaine que lorsqu’il te voit parler il ne pense qu’à fourrer sa queue dans ta bouche. C’est ça le branleur ? Tu ne peux que penser à nous violer lorsque tu nous vois ?
— Je vous respecte mesdames.
Il s’est pris simultanément des gifles de tous les côtés.
J’ai dit :
— Curieuse façon de nous respecter.
Candice a rajouté :
— Il va falloir les mesures d’urgences pour lui apprendre ce que le respect signifie.
Je lui ai répondu :
— Pas certaine que ça suffise, il est particulièrement têtu.
Anna, s’est levée :
— Ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas changer. Juste que ça sera long et douloureux … Pour lui.
Peu importe où il regardait il était cerné, nous étions toutes debout autour de lui, plus aucune échappatoire. En temps normal ces 4 paires d’escarpins qui l’entouraient l’aurait fait fantasmer mais à ce moment il savait qu’il avait été pris à leur piège.
J’ai dit :
— Il a voulu croire que la détention était une blague, un jeu, il n’a pas voulu la prendre au sérieux. Il est temps de changer de ton.
Mylène a rajouté :
— On va lui faire sa fête à ce minable.

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4 réflexions sur « Discipline domestique 013 – Halloween 2014 – Partie 8 : l’audition pour le programme de réhabilitation »

  1. Bonsoir Emilie

    Pour moi, c’est le plus beau post depuis le dressage de simplet , c’est très bien écrit , trés réel.
    Merci Emilie

  2. Je suis d’accord : billet d’une excellente facture. Et je retiens la réflexion très juste à propos du dépassement de la pensée et de la réflexion pour obéir automatiquement, réflexe pavlovien, que tout soumis rêve d’acquérir.

    1. Pourtant beaucoup de soumis refusent de totalement nous laisser le contrôle. Ils ont peur que nous abusions de ce pouvoir. Ce que je peux comprendre dans un sens, mais cela signifie aussi qu’ils ne pourront pas vraiment atteindre le niveau de soumission nécessaire pour éprouver un vrai plaisir.
      Parfois j’ai des hommes qui me racontent que telle ou telle domina a « tout » fait, elle avait tout les instruments et elle savait s’en servir, pourtant ils n’ont rien ressenti. Ils ne se rendent pas compte que c’est la fermeté qui leur manquait. Et je ne parle pas de niveau de douleur mais bien de l’ambiance.

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