Discipline domestique 014 – Halloween 2014 – Partie 9 : on ne badine pas avec la discipline

Hello 🙂

De retour après une petite absence imprévue, je devrais reprendre dès à présent le rythme normal.

Pensez à relire la partie précédente avant celle-ci (ce lien) puisqu’il s’agit de la suite directe. Vous pouvez reprendre le récit depuis le début via le sommaire ici.

Je compte ouvrir une rubrique « autres blogs » sur le site, si vous avez des suggestions n’hésitez pas.

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Après nos petites moqueries introductives, et l’avalanche de gifles l’ayant accompagnée, nous nous étions mis en tête de rappeler à mon homme le respect qu’il nous devait, bien évidement à grand renfort de punitions sévères vous nous connaissez.
Il était donc au centre de « l’arène » où nous l’avions fait mettre à quatre pattes. Il ne faisait pas vraiment le malin le cul relevé et le front à même le sol, la tête bien calée entre les pieds de Candice qui se tenait debout au-dessus de lui. Elle lui tirait également les bras vers le haut, au maximum de leur extension, prête à les tordre en cas de tentative de rébellion. Position qui pourrait passer pour inconfortable je vous l’accorde cependant il n’était pas tant à plaindre que ça, entre les frottements de ses joues contre les jambes de Candice et la vue sur ses escarpins il était plutôt gâté.
À l’autre extrémité par contre les choses étaient moins réjouissantes pour lui, Anna l’éduquait à la badine depuis quelques dizaines de minutes et cela semblait éprouvant.
La douleur d’une badine est vive, assez aigüe, comme celle d’une cane, ce que j’adore. Lorsque le soumis sent l’impact il sursaute sous l’afflux de la douleur et cela lui demande beaucoup de volonté pour rester stoïque. Savoir qu’il fait cet effort signifie beaucoup pour moi, c’est pour ça que j’immobilise rarement mes soumis, j’ai besoin de savoir que s’ils restent en place c’est par soumission et uniquement pour ça.
Après chaque coup il tressaillait avant de se figer, la respiration coupée et les yeux fermés, le temps d’encaisser la douleur. Une fois qu’elle disparaissait il se relâchait, cela se voyait au niveau des épaules, il prenait en même temps une inspiration profonde ce qui le faisait inhaler les odeurs de cuir vernis provenant des escarpins qui lui encadraient la tête. Associé à la stimulation visuelle cela formait une expérience incomparable. Cette association douleur/plaisir allait lui laisser des souvenirs.
Mylène et moi étions assises sur le canapé, fières et arrogantes d’être parmi les supérieures, discutant comme si de rien n’était, comme si rien d’exceptionnel n’était en train de se produire devant nos yeux. Nous étions comme des propriétaires assises sur la terrasse regardant les esclaves s’activer dans les champs en plein soleil. Rigolant en sachant que nous allions en tirer tous les bénéfices sans faire un effort. Situation qui faisait beaucoup de bien à notre égo.
Je me suis faite la réflexion que le canapé était vraiment confortable. C’est dingue comme vous appréciez davantage les petits plaisirs lorsqu’une personne devant vous en est privée. Mes fesses étaient bien calées dans la douceur du canapé pendant que celles de mon homme voyaient s’aligner les fines lignes rouges typiques des baguettes légères.
J’apprécie cet effet visuel, ce genre de marque provoque en moi une réaction spécifique. Il ne faudrait pas croire que chaque instrument m’apporte la même satisfaction, au contraire chacun a ses nuances et selon les moments je n’ai pas besoin des mêmes choses.
Avec ceux en cuir j’aime le son de l’impact, cependant visuellement ils sont moins intéressants, vous voyez surtout une masse rouge sur les fesses. Contrairement aux baguettes vous ne pouvez pas compter les coups que le soumis a reçus rien qu’en voyant son postérieur.
C’est ça que j’aime avec les baguettes, même si ce n’est pas moi qui ai frappé, même si je n’ai pas été présente, je peux revivre la punition en passant mes doigts sur chacune des rainures. J’imagine la douleur au moment de l’impact, je compte les coups dans ma tête et j’essaye de visualiser ce que le soumis a pu ressentir au fur et à mesure de la punition. Son désespoir, son envie d’abandonner, le courage retrouvé en pensant à sa maitresse, je trouve les fesses striées expressives. Surtout lorsque je sodomise mon soumis, les mains lui tenant fermement les hanches, les pouces jouants sur les rainures, c’est exquis.
J’étais comme hypnotisée par les sifflements de la badine dans l’air et les soupirs de mon homme après chaque coup, écoutant d’une oreille distraite Anna et Candice lui faisant la morale.
— Arrête de geindre tu es ridicule, tu sais combien d’hommes seraient prêts à tuer pour être à ta place ?
— Oui madame.
— Alors de quoi tu te plains ?
— D’être un imbécile, madame.
Mylène a rajouté :
— C’est bien les hommes ça, toujours à se lamenter sur leur sort plutôt que de faire les efforts nécessaires pour s’améliorer. Quel sexe d’inférieurs. Aucune tolérance à l’effort.
— Je fais des efforts madame
— Non !
Candice et Anna ont repris :
Arrête de nous prendre pour des idiotes !
— Tu n’as aucune idée de ce que le mot « effort » signifie ! Un homme n’en fera jamais assez pour une femme.
— Il est tellement con qu’il ne s’en rend même pas compte. Tu as la chance d’avoir été pris sous l’aile d’une femme et tu lui désobéis ? Tu ne te rends pas compte de ton insolence !
— Tu es l’homme le plus insolent de la planète tu le sais ?
— Oui, madame.
— Dit le !
— Je suis l’homme le plus insolent de la planète.
— Tu imagines tous les efforts que la pauvre Emilie doit faire pour te supporter ? Ça ce sont de vrais efforts.
— Et en retour elle a quoi ?
Mylène a répondu :
— Un homme qui n’obéit pas lorsqu’elle claque des doigts. On croit rêver ! Tu as la place la plus simple et tu arrives encore à te foirer ! Espèce de minable. Tu crois que c’est comme ça qu’on se conduit lorsque l’on a la chance de servir une dominante ?
Essayant d’interrompre la dynamique de dénigrement qu’il subissait mon homme a répondu :
— Non, madame. Maintenant je m’en rends compte, Je ne recommencerais plus.
Mylène s’est esclaffée :
— Et puis quoi encore ? Arrête avec tes mensonges, tu ne trompes personne. La désobéissance est dans les gènes des hommes. Le monde pourrait être si simple, il suffirait que vous nous écoutiez un peu plus souvent. Mais non vous voulez la version douloureuse. Félicitations c’est que tu as gagné !
Elles semblaient s’amuser comme de petites folles, plutôt jalouse je me suis levée pour participer. Je me suis approchée d’Anna en lui faisant signe de me passer la badine qu’elle m’a tendu avec plaisir.
Avant même de commencer, rien qu’à l’avoir entre les mains je me sentais puissante, j’en avais des frissons. Dans un geste fétichiste j’ai passé mes doigts sur toute sa longueur, comme pour la caresser, lui faire plaisir et qu’elle se montre sévère en retour. Je repensais à mes cours d’histoire d’histoire en fac, ceux sur les instruments de pouvoir et leur symbolique, le sceptre, la main de justice, le fouet des pharaons.
J’aime les punitions à la main ne vous méprenez pas, l’interaction avec le corps du soumis, les picotements dans les doigts, cependant avoir un instrument entre les mains donne un gout différent à la scène.
J’ai détaché les yeux de la badine et j’ai regardé ma victime. Rien qu’à voir ce corps offert, exposé, si vulnérable, tellement à l’opposé de ce que je ressentais, j’aurais pu défaillir sur place. J’étais la maitresse d’école prête à punir le mauvais élève juste parce qu’elle s’est attribué le droit de le faire. J’allais le punir de la manière que je voulais et aussi longtemps que cela chanterait.
Je prenais mon temps, je n’étais pas pressée de mettre mon premier coup, j’attendais que mon corps soit prêt, que la composante « mentale » soit installée avant de passer à l’étape suivante. Pendant ce temps mon homme pouvait en profiter pour souffler un peu, il fallait le ménager si je voulais qu’il tienne toute la soirée.
Sans signe avant-coureur je lui ai mis un coup sur le bas du dos en disant sèchement :
— Je n’aime pas cette présentation. Cambre-toi mieux !
— Oui maitresse. Merci maitresse.
J’essayais de camoufler l’excitation dans ma voix, je devais passer pour sévère, feindre un détachement froid envers la douleur qu’il recevait.
— Ce coup ne comptera pas, ça t’apprendra à tenir la position.
— Bien maitresse. Merci maitresse, je m’en souviendrais.
En réalité je ne tenais pas les comptes, il n’y avait pas un quota à atteindre mais j’aimais l’idée de lui faire croire que cela avait une incidence. Avoir un protocole et le suivre fait partie de mon fantasme, et du sien, je suis très rigide dans la façon dont j’organise ma pratique, je codifie nos comportements et je tolère mal la moindre entorse.
Etant prête j’ai levé le bras pour administrer le premier vrai coup venant de ma part.
Ce sifflement dans l’air a été si libérateur, surtout renforcé par le petit cri étouffé à l’impact très vite remplacé par un « merci maitresse ». Il m’offrait sa docilité en pâture et je n’allais pas me gêner pour la consommer, tout mon être a réagi en diffusant des vagues de tension dans tout mon corps, j’avais presque envie de me pincer les seins pour m’enflammer davantage mais cela m’aurait mis mal à l’aise devant mes amies. Pour accéder au plaisir mon corps a besoin de sentir une tension.
J’ai relevé la badine et j’ai frappé à nouveau. C’était si jouissif de le voir sursauter à chaque impact, j’avais le contrôle sur ce que ressentais son corps, douleur, plaisir, tout ça au bout de mes doigts. Il m’appartenait. C’était si adorable de le voir tout supporter rien que pour me faire plaisir.
Anna a pris place à côté de Candice, mettant ses pieds au plus près du visage de mon homme. Deux paires d’escarpins si près de ses yeux. Quelle chance il avait ! Son excitation a dû monter. Je l’imaginais obsédé par l’idée d’y donner un coup de langue. Qu’il se rassure, j’allais venir le tirer de cette horrible tentation en lui accordant une douleur salutaire. Savoir qu’il était tenté par s’amuser avec les pieds d’autres femmes sans ma permission ne faisait que me fournir des arguments pour me déculpabiliser de me montrer sévère.
D’ailleurs, comme il était puni pour son incapacité à se retenir cette frustration serait éducative.
Je me demande ce qui était le pire pour lui, la douleur des fesses ou résister à la tentation. Les deux devaient être terrible séparément donc l’association devait lui faire atteindre des sommets. Il devait osciller entre désespoir et envie. À chaque coup la vivacité de la douleur devait lui faire croire que c’était la fin du monde, qu’il ne pourrait plus supporter le moindre coup. Rapidement le plaisir fétichiste devait revenir, stimulé par la vue des deux paires d’escarpins, leur odeur, le contact avec les jambes de Candice lui bloquant la tête. Tout ça devait lui faire croire qu’il était au paradis et que rien ne pouvait le faire changer de place, lui donnant le courage de supporter un coup de plus. La position était intenable sur la longueur et pourtant il n’aurait probablement pas voulu être autre part. Toute la contradiction de la soumission en un seul supplice.
J’aurais presque aimé être dans sa tête à ce moment-là.
J’ai continué à administrer mes coups en les espaçant pour ne pas hâter la fin du jeu, je ne voulais pas le faire craquer bien au contraire. Pendant ce temps les filles lui faisaient la morale. Anna a dit :
— Alors comme ça tu aimes dégrader les femmes ? Ça te fait jouir ?
— Non, madame.
Candice a demandé :
— Tu veux me faire croire que tu as regardé ces vidéos sans être excité ? Tu as giclé à « l’insu de ton plein gré » ?
Nous avons toutes rigolé.
Je vous rappelle que tout le scénario avait pris naissance après qu’il m’ait confessé avoir abusé de sa période de liberté pour prendre du plaisir en regardant des vidéos où des femmes faisaient des fellations à des hommes. Ironie de l’histoire je lui avais promis une fellation à sa libération dans quelques semaines…
Anna a repris :
— Est-ce que dans ces vidéos un homme violait le corps d’une femme pour prendre du plaisir ?
— Elle était consentante …
— Tu le crois vraiment ?
Mylène est intervenue :
— Tu crois vraiment qu’une femme ferait un truc aussi stupide que donner du plaisir sans en prendre ?
Mon homme s’est laissé tenté à dire :
— Par gentillesse, pourquoi pas, madame.
Nous avons ricané. Mylène a dit :
— C’est bien les hommes ça. Toujours à compter sur notre pitié pour gagner la partie. C’est pour ça que vous agissez toujours de manière pitoyable ? C’est pour que l’on craque et que l’on répare vos conneries ?
Elle a repris :
— Arrête de te moquer de nous ! Salir la bouche d’une femme, saloper son joli visage avec ta saleté est contre nature ! Le corps d’une femme est une merveille qui mérite le plaisir, il est conçu pour ça. Ton corps n’a qu’un but, nous servir, nous donner du plaisir, et surement pas en prendre. Le plaisir est féminin, la douleur est masculine. Tu ferais bien de l’imprimer dans ta petite tête ou sinon c’est sur tes fesses que ça va rester gravé !
Pour marquer le coup, littéralement, j’ai mis toutes mes forces en abaissant la badine en travers de ses fesses.
Anna a repris :
— Tu ne dois pas inverser les rôles. Ta bouche doit nous donner du plaisir mais la nôtre ne doit jamais t’en donner. C’est … ?
Mon homme a répondu :
— C’est contre-nature madame.
Mylène s’est penchée :
— À moins qu’il ne fasse partie de ces rebelles voulant inverser les rôles. C’est ça ? Tu veux prendre le plaisir et donner la souffrance aux femmes ?
— Non, madame, certainement pas. Mais nous pouvons en prendre simultanément.
— Non, je ne crois pas. À chaque fois que tu jouis tu fais souffrir une femme.
— Pas si je me masturbe, madame.
Mylène s’est emporté :
— Ne parle pas de cette déviance ! Un homme qui vole du plaisir ça devrait être puni par la perpétuité. Et c’est encore parce que je suis contre la peine de mort.
Candice a dit sur un ton plus calme.
— Est-ce que ta maitresse se sert de ton plaisir comme d’une carotte pour te manipuler ?
— Oui, madame.
— Donc si tu voles du plaisir tu voles le pouvoir de ta maitresse.
Embarrassé il a répondu :
— Peut-être …
— Donc si tu jouis tu fais du mal non seulement à Emilie mais également à toutes les femmes ?
D’un air résigné il a répondu :
Oui.
— J’ai mal entendu, tu viens de dire quoi ?
— Oui, madame. Lorsque je jouis je blesse les femmes.
Mylène a rajouté :
— Il faut vraiment tout leur expliquer. Pourtant c’est évident non ? Si les hommes se sentent dépressifs après l’orgasme c’est un signal, c’est la nature leur disant « tu viens de faire quelque chose de mal ne recommence pas ».
J’ai toujours adoré la capacité des gynarchistes à trouver des explications pour tout et n’importe quoi. Ça serait presque crédible.
Anna m’a regardé et m’a dit :
Tu devrais le lui faire copier quelques milliers de fois.
— C’est une bonne idée. Un mois à copier 2 heures par jour « le plaisir est féminin, l’effort est masculin, je dois rester à ma place » ça te dit ?
— Non, maitresse.
— C’est définitivement une bonne idée alors.
Candice a rajouté :
— Je fais ça à mon chéri de temps en temps, il a tellement mal au poignet après qu’il ne peut plus se tripoter de toute la soirée.
Mylène a semblé sceptique :
— Lorsqu’il s’agit de faire des bêtises les hommes ont de la ressource, je ne baisserais pas ma garde si j’étais toi.
Candice a haussé les épaules :
— Je sais le tenir ne t’inquiètes pas pour ça. Revenons au sujet. Tu associes donc jouissance et dégradation du divin ?
— Un peu.
— Ça te rend fier ?
— Non, madame.
Il a sursauté, pendant toute la discussion je n’avais pas arrêté de lui cingler les fesses à la badine mais je venais de frapper en diagonale de manière à croiser toutes les lignes précédentes ce qui avait provoqué un relent de douleur plutôt terrible.
Anna a rigolé en comprenant la raison de ce soubresaut :
— Ça te fait du bien ?
— Oui, madame. Souffrir m’apprends à relativiser la difficulté des choses que vous me demandez en temps normal.
Je lui ai demandé :
Tout d’un coup supporter la cage jour après jour n’est plus si difficile ?
— Non maitresse. Je viens de comprendre que la voie la moins douloureuse était celle de vous obéir.
— Il t’en a fallu du temps. Les coups marchent mieux que les arguments logiques ?
— Oui maitresse, mon esprit limité ne peut pas comprendre les subtilités de votre intelligence. Comme tous les hommes je rejetais la faute sur vous en disant que vous n’étiez pas compréhensibles alors que c’était moi le coupable.
Nous avons ricané en échangeant un regard. Mylène a repris la parole :
— Il nous prend vraiment pour des idiotes. Tu penses vraiment que l’on va gober que tu ignorais cela avant ? Non ! Tu as juste voulu jouer au con.
Anna a demandé :
Tu sais pourquoi tu as fauté ?
— Parce que je suis bête ?
— Et tu sais pourquoi tu recommenceras quoi qu’il arrive ?
Je ne voyais pas son visage mais je suis sûre qu’il a fait une grimace en répondant :
— Parce que je suis bête, madame.
C’était hilarant.
Mylène a dit :
— Les seuls moments où il montre un peu d’intelligence c’est lorsque nous le battons. Je me demande quelle conclusion nous devons en tirer …
Elle lui a relevé le menton du bout de son escarpin.
Quel est ton avis ?
— Vous devez me battre en permanence madame. C’est les seuls moments où je peux vous être utile.
— C’est ce que tu veux ?
— C’est que je mérite madame.
J’avais envie de répondre « ça peut s’arranger » mais pour rajouter à l’humiliation j’ai préféré dire :
— Le problème c’est qu’au quotidien je n’ai pas le temps de m’occuper de tout ça.
Mylène a répondu sur un ton fataliste :
— Que veux-tu, adopter un homme est engagement lourd. Ils demandent beaucoup d’attention et discipline.
Candice a rajouté en la parodiant :
— Pauvre de nous !
Mylène a donné un coup de coude à Candice en lui lançant un regard « c’est de lui qu’on doit se moquer, pas de moi ! ». Lorsque nous sommes ensemble nous ne pouvons pas nous empêcher de nous taquiner les unes les autres, l’humiliation est dans notre nature. Elle a dit en direction de mon homme :
Tu vois à quel point toi et tes congénères êtes un poids pour nous ?
— Je suis désolé madame.
— Toujours des excuses !
Anna a dit en me regardant :
— Si tu veux je peux lui faire faire un stage de déshumanisation. Tu me le laisses quelques jours et lorsqu’il reviendra vers toi il aura pleinement conscience de la chance qu’il a. Il restera tranquille pendant quelque temps je te le garantis.
J’ai répété lentement :
— « stage de déshumanisation », tout un programme !
Nous avons toutes rigolé. Candice a dit sur un ton moqueur :
— À t’entendre je me demande vraiment pourquoi tu es encore célibataire … Les hommes devraient tomber à tes pieds…
J’ai pouffé de rire en disant :
— C’est ça le problème, ils tombent à ses pieds et ne se relève jamais. Son problème n’est pas de trouver des hommes mais de les garder … en vie.
Alors que les deux autres étaient parties en fou-rire elle m’a regardé avec un air vexé :
— Fait attention, j’ai une carte de fidélité pour faire disparaitre les corps et j’ai bientôt droit à une disparition gratuite….
Anna a parfois des envies de mises en scènes assez spéciales, du genre inquisition ou camp de torture. Je n’ai pas dit qu’elle était extrême, c’est davantage l’enrobage qu’elle y met. Et puis je peux parler je ne fais pas mieux avec mes envies d’esclavage. On en plaisante même si ce n’est pas très respectueux, je pense que l’alcool devait nous faire un peu d’effet.
Mon homme est resté silencieux, il avait l’attitude « ne surtout pas se faire remarquer. Tant qu’elles se battent entre elles je suis en sécurité ». Malheureusement Candice n’a pas pu s’empêcher de le prendre à partie.
— Qu’est-ce qu’il en pense l’inférieur ?
Il s’est hasardé à répondre :
— Ils ont tort, madame, ça ferais du bien à n’importe quel homme de passer entre ses mains.
Anna a sursauté :
— Comment ça « tort » ?
Sentant la tempête arriver il a essayé de se rattraper :
Eux, pas vous madame. Ils ont tort de ne pas vous choisir.
— Je ne leur demande pas leur avis ! Je ne vais pas laisser à un inférieur la décision de m’appartenir tout de même ! Ce n’est pas vous qui êtes trop difficile mais moi, vous êtes tous trop minables pour que je vous choisisse !
Candice lui a dit :
— Calme-toi. C’est mauvais pour la santé de s’énerver comme ça.
J’ai rajouté :
— Utilise plutôt le seul moyen qu’il est capable de comprendre.
Avec un air sadique je lui ai tendu la badine. Parfois il faut savoir laisser passer son tour. Avec une femme vexée à la manoeuvre il y allait y avoir du beau spectacle. D’ailleurs mon homme avait conscience qu’il était en mauvaise position, il fallait le voir trembler, il devait se sentir si faible face à nous.
Il avait beau marmonner qu’il était désolé il allait tout de même se prendre une raclée. Oser dire que les soumis choisissent les dominantes et pas l’inverse, quelle honte ! Il l’avait bien mérité. Nous connaissions bien la vérité mais là nous étions en plein jeu, ce n’était pas la chose à dire soyons raisonnable.
Je suis allée m’asseoir avec Mylène pour profiter du spectacle. Nous nous sommes servies un verre au passage et nous avons admiré la rossée qu’elle lui a mis.

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