Le dressage sévère d’un soumis débutant #50 : quelques jeux de pinces

Sommaire de mon histoire en cours pour rattraper les parties précédentes si nécessaire.

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J’étais contre le deuxième soumis pour profiter de sa souffrance au plus près. J’avais une main sur la chaine reliant ses seins et l’autre sur sa nuque. À force d’anticiper la douleur il frémissait de tout son corps, plus je tirais la chaine vers le bas plus il gémissait et m’empotait avec lui dans ses tressaillements, c’était parfait. Un mauvais réflexe aurait été d’augmenter la tension sur la chaine pour espérer accroitre mon plaisir, cela aurait été une erreur de débutante. Une des leçons fondamentales pour une sadique est de comprendre la différence entre douleur et souffrance. La douleur physique n’est qu’une composante de la souffrance il ne faudrait pas négliger son aspect psychologique. Il est possible d’amener un soumis à bout sans le faire saigner, je n’ai pas besoin de le marquer au fer rouge pour me faire plaisir.

Faire mal physiquement est amusant, je ne le nie pas, cependant je suis obligée de prendre en compte que mes soumis ont des limites et que je ne dois pas les user trop vite. Même s’il n’est pas difficile de recruter je ne voudrais pas être obligée de taper dans les catégories de second choix par surconsommation. Accessoirement, à trop faire mal à mes soumis je risquerais aussi des problèmes avec la loi. La souffrance laisse bien moins de preuves. Là, je viens de passer pour une vraie psychopathe, c’est un genre.
Il y a des techniques pour augmenter la souffrance du soumis (et donc mon plaisir) sans pour autant monter l’intensité physique du jeu. Je vais vous en expliquer quelques-unes dans ce post et le suivant mais il y en a d’autres. Pour bien comprendre ces astuces il est préférable d’avoir été soumise à son tour, de savoir comment fonctionnent les processus de résistance à la douleur.
Lorsque vous êtes soumis à un supplice un des premiers réflexes est de penser à autre chose, un souvenir plaisant pour ne plus se focaliser sur ce que vous ressentez dans l’instant. C’est une bonne chose pour le dominant puisque le soumis associe lentement se souvenir heureux et la douleur, en termes de fidélisation c’est profitable. C’est un peu le même principe lorsque j’oblige un soumis débutant à se caresser pendant que je le fouette, c’est du conditionnement bête et méchant. Ne me regardez pas comme si j’étais un monstre, le soumis aussi en profite, plus il est incité à aller dans des jeux intenses plus il progressera dans le plaisir.
Cependant interrompe cette liaison a aussi son intérêt. Si vous forcez votre soumis à se concentrer sur sa douleur il souffrira davantage. Au lieu de le laisser esquiver, de lui permettre d’adoucir son supplice vous pouvez le forcer à lui faire face. C’est une situation très angoissante.
Pour y arriver le plus simple est encore de forcer le soumis à décrire avec précision ce qu’il ressent sous la menace d’augmenter la douleur. Mettre des mots sur sa peine va le troubler mais aussi l’aider à l’accepter comme une part de lui-même, lui apprendre à mieux la gérer.
Dans le même ordre d’idée vous pouvez forcer votre soumis à tenir un journal intime de ses séances pour les revivre après coup.
En prime il y a un côté humiliant, c’est involontaire mais les soumis préfèrent être très polis dans ces moments-là ce qui n’est pas s’en me déplaire.
— Tu trembles, que ressens-tu en ce moment ?
Je parlais d’une voix calme, la douleur a un effet hypnotique sur moi donc ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour le soumis. Quoique, avec la façon dont j’avais gueulé sur le soumis précédent il devait être soulagé de ne pas avoir droit au même traitement, le contraste devait être motivant.
— Je me sens faible princesse, je prends conscience de la vulnérabilité que j’ai face à votre supériorité.
Il a tremblé à la fin de sa phrase, validant ma théorie selon laquelle mettre mots sur ses sensations revient à les accepter, à arrêter de les nier.
— Pourquoi ?
— Je porte des pinces depuis longtemps, je ne sais pas ce qui va m’arriver mais je sais que je vais avoir mal parce que vous l’avez décidé.
— Tu ne trouves pas ça juste ?
La réponse était évidente je voulais lui faire peur, lui faire croire que j’avais pris sa réponse comme une attaque envers mon autorité et qu’il allait se faire remettre à sa place comme le soumis précédent. J’avais envie de l’entendre valider que je pouvais m’amuser « sans limites » avec lui. Il a répondu, affolé.
— Pardon princesse je ne voulais pas sous-entendre ça. Je suis désolé je mérite tout ce que vous déciderez de m’infliger merci. Les femmes ne peuvent pas avoir tort je le sais. Je vous promet que je veux être sage et que je reconnais mes défauts.
Je l’ai déjà dit mon plaisir fonctionne en « montagnes russes », j’ai besoin de monter et de descendre avant d’atteindre le sommet. En fin de compte c’est une bonne nouvelle puisqu’un soumis fini par s’habituer à la douleur et en relâchant la tension je ne le laisse pas s’y accoutumer. Faire des pauses augmente le ressenti de la douleur, c’est bénéfique pour moi et pour lui, d’une certaine façon.
C’est très excitant de sentir ce pouvoir entre mes doigts, voir le soulagement sur son visage alors que je relâche la pression, le voir savourer ce moment de repos que j’ai toute liberté d’interrompre quand il me chante. Si la douleur du retrait des pinces est lancinante celle de leur tension disparait vite au relâchement, elles sont pratiques pour inculquer le bon comportement au soumis.
Je dois reconnaitre que j’étais installée confortablement, j’avais toujours une main contre sa nuque mais l’autre n’était plus sur la chaine. J’avais la tête presque posée contre son torse, j’avais délaissé son visage et je regardais plutôt ses pectoraux. Je jouais désormais avec ses pinces, ou plutôt avec le bout des tétons qui émergeait devant-elles, alternant les pincements entre deux doigts et les stimulations avec les ongles. Je n’étais plus en mode « humiliation » mais bien en train de pencher pour la douleur.
À cause de mes stimulations ses tétons avaient pris du volume ce qui ne faisait qu’empirer l’effet des pinces. C’est le même type de plaisir que faire avoir une érection à un homme encagé, je parle de mon point de vue, pour le soumis l’un est plus émasculant que l’autre.
— Elles sont inconfortables ?
— Oui merci princesse.
Je me suis mise à taper de l’index de plus en plus fort sur ses pinces, augmentant l’intensité de mes coups à chaque syllabe que je prononçais en les détachants les unes des autres.
— Je veux des phrases complètes et tu sais que quand je veux quelque chose …
— C’est impératif pardon princesse. Elles tirent mes tétons pour les exposer, je sens qu’ils sont fragiles. J’ai mal de devoir les supporter alors qu’il serait si simple de les enlever. Mais je sais que je n’ai pas le droit, c’est vous que je dois écouter pas ce que je pense.
— Tu sais pourquoi je te traite comme ça ?
— C’est ma faute, j’ai fait une bêtise, je dois être puni pour mon infériorité. J’ai honte de faire perdre du temps à une déesse telle que vous j’aurais dû anticiper les conséquences de mes erreurs.
— C’est ce qu’il fallait penser avant. Tu regrettes ?
— Oui beaucoup, j’ai pris conscience que je n’étais rien face à vous et que je dois en payer le prix. J’ai compris que je me suis mal comporté ce qui est impardonnable lorsque l’on a la chance de fréquenter une princesse telle que vous.
J’essayais de lui faire dire une phrase de travers pour justifier le début d’une douleur plus intense mais il mettait un soin tout particulier à faire ce que j’attendais de lui. Les soumis m’énervent parfois.
— J’ai l’impression ton attitude a bien changée, le traitement de tes camarades t’as inspiré ?
— Oui princesse.
— Lequel a été le plus déterminant ? La promesse d’une récompense ou celle d’une punition.
— Un peu des deux princesses mais je veux surtout vous servir correctement c’est une vocation dont je viens de prendre conscience.
C’était bien le moment pour ce genre de révélation divine, il n’aurait pas pu me tenir tête pour une fois ! Les soumis je vous jure. J’étais appuyée contre son corps. Je regardais, pensive, ma consoeur faire du trampling sur le premier soumis à côté. C’était un moment d’inattention étrange pour ma proie, voir son prédateur se détourner sans avoir attaqué devait lui sembler étrange.
Comme j’étais contre son corps je sentais son sexe se raidir contre ma hanche, j’ai poussé le vice jusqu’à le laisser monter dans des gammes de plaisir, la chute n’en serait que plus forte, sans parler de la honte de ne pas avoir la bonne attitude au bon moment. Les soumis devraient avoir bien plus peur des moments de plaisir que de l’annonce de la douleur, l’un est plus vicieux que l’autre.
Lorsque je me suis remise à le considérer j’avais un regard froid, déterminé. J’avais installé une cassure dans le ton j’allais pouvoir passer à de la douleur sans qu’il associe son bon comportement à une erreur. Je me suis détachée de lui pour prendre de l’aplomb.
— Tu dis que tu as appris ta leçon donc tu vas pouvoir me la réciter. Tu vas me dire ce qui c’est passé, pourquoi tu es dans cette position.
Mon changement de ton l’a intimidé, il a baissé les yeux le temps de se ressaisir et de reprendre son souffle. Je ne l’ai pas laissé faire, j’ai claqué des doigts pour manifester mon impatience ce qui l’a fait se précipiter et rater la première phrase qu’il a bégayée.
— Je n’ai pas su mériter votre implication à votre service, je veux dire que je n’ai pas su être assez motivé pour vous alors que j’avais la possibilité de l’être ce qui était une erreur que je ne referais plus.
Une belle occasion de le tacler.
— Ce n’est pas très clair, tu es sûr d’avoir vraiment compris la leçon ? Tu sais ce qui arrive quand je dois répéter une leçon ?
— Non. Je veux dire oui je le sais mais j’ai compris que je vous ai trahi je dois le payer dans ma chair.
Il avait des frissons et la respiration haletante.
— Comment doit être la douleur nécessaire à ta punition ?
— Vive.
— Pourquoi
— Pour que je m’en rappelle. Merci.
J’avais un sourire mauvais, j’ai approché d’un geste vif une main de son torse, frôlant sa chaine pour remonter le long de son torse. Je lui avais provoqué une contraction en lui faisant croire que la douleur allait commencer immédiatement. Je lui ai tapé sur la joue en rigolant.
— Relax. Tu te conduis bien, c’est une bonne chose, ça pourrait être pire, ça pourra toujours être pire.
— Oui merci princesse.
J’ai répondu sur un ton sec.
— Ne me coupe pas la parole ! Je n’avais pas fini ma phrase.
En réalité je l’avais finie c’était juste une opportunité, il avait répondu rapidement il aurait pu me couper, et vice versa s’il avait était trop long. J’avais du mal à rester sérieuse, il tremblait comme une feuille, les yeux humides, c’était tellement mignon à voir, le même genre de réaction que j’ai devant un chaton.
— Pardon princesse.
Il avait les mains dans le dos depuis le début de notre jeu, bombant le torse comme je lui avais imposé. J’ai passé mes mains derrière lui pour lui attraper les poignets. Cela faisait plusieurs minutes que j’étais en train de le provoquer, lui disant que la douleur allait arriver mais sans la lui infliger. Je voulais le rendre dingue pour qu’elle apparaisse comme une libération.
— J’ai bien compris que la douleur te fait peur mais elle doit arriver. Ne t’inquiètes pas je serais là pour t’accompagner sur le chemin de la rédemption. Je te promets que je ne te laisserais pas tomber. Si tu craques je serais là pour te relever et de faire continuer d’avancer vers davantage de douleur. Ok ?
Une promesse un peu atypique mais les relations BDSM le sont. Il a hoché la tête.
— Ça ne te pose pas de problème ? Tu as bien compris qu’il faut que tu es mal pour te laver de tes erreurs ?
— Non, je veux avoir mal s’il vous plait princesse.
J’ai amené mon index sur ses lèvres.
— Alors tu ne vas pas être déçu.
Il a spontanément embrassé mon doigt, me surprenant, ce qui lui a fait gagner quelques secondes d’attente supplémentaire. Ma main est descendue sur son torse à la recherche de la chaine. J’ai tiré dessus une dizaine de seconde, une traction franche et nette qui l’a fait se contracter et haleter sous la douleur.
Une autre raison qui m’avait fait attendre c’est que la douleur des pinces est quelque part décevante, je parle de mon point de vue, elle est si simple à mettre en place, sans effort. Bien sûr que je sais que c’est douloureux mais je ne le vis pas pareil. Si le soumis ne se mettait pas à pleurer comme un enfant rien ne matérialiserait cette douleur. Lors d’une fessée à la main ou avec certains instruments fétichistes (des martinets en tissu ou autres gadgets qui ne font pas mal) il y a un ressenti sonore. Même si les soumis n’ont pas très mal les claques résonnent dans la pièce ce qui me fait avoir des frissons. Il faut savoir que la douleur ressentie par le soumis n’est pas corrélativement reliée à mon plaisir. C’est la douleur que j’imagine chez lui qui compte. Torturer une personne qui ne ressent pas la douleur n’a aucun intérêt, je dois ressentir qu’il a mal et que ce soit crédible.
Le problème avec les pinces et le même qu’avec l’électricité, j’appuie sur un bouton on/off c’est, le seul mot qui me vient à l’esprit est « décevant ». Parfois j’ai envie de leur demander si ça leur fait vraiment mal, ce qui est le cas, ça fait un mal de chien d’avoir les parties génitales électrifiées mais je ne le ressens pas pareil.
Si je ne suis pas dans le bon état d’esprit je reste froide. Au début du jeu j’étais contre lui, je ressentais ses frissons, il y avait une connexion entre lui et moi. Comme désormais j’étais debout devant lui, proche mais sans contact, c’était moins marrant. Je pouvais me concentrer sur la technique ceci-dit. C’est peut-être parce que la violence est une part importante de mon fantasme et si je ne suis pas en train de m’imaginer à sa place les pinces ne me font rien.
Je crois que le vrai problème qui m’empêchait de vraiment prendre du plaisir est que je voyais bien qu’il était en train de paniquer. Je n’allais pas pouvoir le torturer longtemps avant qu’il craque. Je le savais, c’est ma responsabilité d’interrompre les jeux avant qu’ils ne dégénèrent. Je me suis résignée à lui offrir une échappatoire. C’était des petites pinces mais à force de vouloir lui faire peur j’avais réussi mon coup. Malgré le fait que physiquement son corps n’avait rien, il était déjà psychologiquement à bout.
J’ai fait un pas en arrière.
— Tu veux négocier un joker ?
Il a pris une inspiration.
— Non princesse je dois recevoir ce que je mérite.
Je suis restée figée un instant. Quand quelque chose ne se passe pas comme prévu j’ai toujours un moment de flottement pendant que je recalcule mon plan. Généralement quand j’offre une porte de sortie à un soumis il ne se fait pas prier pour la prendre. J’ai souri, il n’était pas si froussard que ça après tout.
— Quel cran.
— Ce n’est pas ce que j’ai envie de faire mais c’est ce que je dois faire. Mon confort n’a aucune importance. Je veux vous servir, je dois y mettre le prix, je suis prêt à souffrir pour prouver mon obéissance. Je ne vous décevrais plus. J’étais été lâche une fois c’est déjà trop.
C’est ce qui s’appelle des signaux contradictoires mais après tout je lui avais proposé une voie de sortie il n’en avait pas voulu, il était consentant je n’allais pas me faire prier. Il avait réussi à me stimuler à nouveau et j’étais en train d’avoir ces vagues d’inspiration sadique qui m’amusent tant.
J’adorais l’état dans lequel il était, un homme qui a peur et qui souffre me procure beaucoup de plaisir, il était si fragile. Quelques instants auparavant ma satisfaction était gâchée par mon doute sur son consentement, une fois ce doute dispersé je pouvais savourer pleinement mon jeu.
— Alors, comme ça tu veux souffrir.
J’ai empoigné une pince pour la tourner. Au fur et à mesure j’ai vu l’effet sur son visage. Les gémissements d’un soumis me donne des envies de rire, plus il lutte plus je me moque de sa vulnérabilité, elle est si comique.
— Arrêtes de faire cette tête. Ce qui t’arrive est positif. Je veux te voir sourire.
Je pense que c’était la phrase de trop, le voir tenter désespérément de sourire alors qu’il souffrait m’a fait partir en fou-rire. Essayez d’imaginer la scène, son sourire forcé et crispé, on aurait dit une affiche de propagande d’un politicien débutant qui ne s’est pas encore fait enlever le balai qu’il avait dans le cul. J’avais essayé de rester dans le personnage mais il était tellement pathétique que je ne pouvais rester insensible.
Après on entend dire des âneries comme quoi le ridicule ne tue pas, moi il me fait pourtant mourir de rire. Il m’a fallu plusieurs minutes pour reprendre mon calme.

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La suite par ici

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3 réflexions sur « Le dressage sévère d’un soumis débutant #50 : quelques jeux de pinces »

  1. Bonsoir Emilie

    Quel bonheur de relire vos posts , ces trois derniers sont superbes , vous avez vraiment un talent incroyable. Merci de nous offrir des moments de plaisir aussi intense.

  2. Bonsoir Emilie

    C’est vrai, je ne peut pas le nier,j’ai un faible pour les jeux de pinces , et quand le récit parlant de ses jeux est si merveilleusement bien écrit, quand l’histoire est si belle, je passe un vrai moment de bonheur et pour cela, je ne vous remercierais jamais assez

    Bonne soirée Emilie

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