Le témoignage de Damien : mari soumis s01e01 appartenance, chasteté conjugale et déni d’orgasme

Nouvelle série de posts sur le blog : les témoignages de soumis. Ils ne remplaceront pas mes textes ou ceux de Candice, les points de vues des dominatrices étant l’idée de base, mais ils les complètent.

1er à y passer, un type de soumis qui a fait l’objet de beaucoup de questions : un mari soumis. C’est une forme de domination plus douce, il n’est pas question d’être en collier de chien à quatre pattes 24/7 mais d’accepter une certaine autorité de madame. Je ne suis pas allée chercher bien loin le soumis qui va s’y coller puisqu’il s’agit du mari de Candice. Si vous avez des remarques à lui faire envoyez vos messages à sa maitresse ça sera le plus simple. Son témoignage étant assez long je ne publierais probablement pas tout mais simplement des extraits, en tout cas ici.

Jeudi je publierais un autre témoignage, je ne sais pas encore si ça sera de lui ou un radicalement différent. Je verrais selon vos réactions. J’en ai un sous le coude qui est à l’exact opposé, un soumis aimant des relations brèves mains intenses, sans aucun lien émotionnel avec sa partenaire. Du masochisme dans son plus simple appareil. Le contraste serait peut-être trop fort je pourrais y aller plus doucement en intercalant des variantes entre les deux. Je verrais.

En attendant bonne lecture.

Sommaire de ses témoignages
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Avant de débuter ce témoignage je crois qu’il faut que je me présente. Je ne suis pas un habitué de ce genre de pratiques et il m’est difficile de savoir par où commencer faute d’expérience. J’ai un réflexe voulant m’empêcher de trop en dire mais je me suis engagé à me confesser, un engagement pris auprès d’une personne qui a les moyens de me le faire tenir. Une confession étant par définition un déballage je vais devoir me faire à cette idée. Alors qui suis-je ? Je pourrais me décrire dans une profusion de détails ordinaires mais mon âge, ma taille ou ma coupe de cheveux n’intéressera personne alors je vais plutôt commencer en entrant dans le vif du sujet dès le départ. Il y a une caractéristique qui me différencie des autres hommes, je le sais, c’est la seule qui me vient spontanément à l’esprit, c’est une évidence mais même à l’écrit j’ai du mal à l’accepter. Je dois me lancer, c’est comme enlever un pansement ou rentrer dans l’eau à la piscine, il faut y aller vite pour minimiser l’inconfort. Je suis un mari soumis. Ça fait du bien de le dire même si cela m’est encore difficile d’y faire face. Pendant longtemps je ne me le suis même pas avoué à moi-même, désormais je commence à l’assumer. Ce récit fait partie d’une introspection pour, je l’espère, mieux me comprendre et dans l’absolu être utile à d’autres. J’ai conscience que ma vie de couple est tout sauf une relation modèle, nous avons faits de très nombreuses erreurs, ainsi va la vie, mais il n’y en a qu’une seule que nous n’avons pas faite : se tromper sur la personne. Nous sommes faits l’un pour l’autre. Elle est humaine avec tous ses défauts et moi de même. Je n’essaye pas de vous convaincre d’avoir la même vie, j’aimerais juste témoigner.

En réalité cette idée de témoigner n’est pas de mon initiative mais d’une amie de ma femme, Emilie, qui a un blog sur les relations BDSM. Elle cherchait des hommes soumis pour témoigner de leur ressenti dans leur pratique. Ma première réaction a été de dire que je n’étais pas un homme soumis, juste un homme marié à une femme de caractère qui fixe les règles, répartit les corvées, me sanctionne en recourant à divers châtiments corporels lorsque je sors des clous. Autrement dit un mari soumis. Certaines situations se transforment sans que nous mettions un terme brut dessus, j’ai dû me rendre à l’évidence, j’en suis un. À ma plus grande stupéfaction d’ailleurs car je le vis bien. J’avais assimilé les hommes soumis à des personnes allant mal, étant en souffrance au point de vouloir souffrir sans avoir le cran de se le faire eux-mêmes. Je voyais les hommes soumis comme des gars nus avec une cagoule en cuir devant une maitresse en tenue de latex, une cravache à la main, leur débitant du non-sens comme « oh le vilain garnement ». Pour moi un homme soumis était un homme sans amour propre, sans virilité hors je suis très masculin dans mon attitude. Me considérant comme quelqu’un de « normal » je ne pouvais donc pas appartenir à cette classe de déviants. La réalité, c’est que j’avais beaucoup de préjugés sur un monde que je rejetais alors que je l’avais en moi. Je suis issu d’un milieu qui ne parle pas de ce genre de chose, ma femme m’a fait découvrir tout un monde.

Pour continuer dans les présentations, cette histoire ayant pour thème des relations BDSM il y a forcément d’autres intervenants. Au premier titre d’entre eux il y a sans aucun doute ma femme, quelqu’un que j’aime beaucoup, comme je n’ai jamais aimé personne d’autre. J’hésite entre dire qu’elle m’a transformé ou qu’elle m’a révélé à moi-même. La différence est minime, ce qu’il faut retenir c’est que désormais je suis bien plus épanoui. Elle assume ses fantasmes SM depuis longtemps. Je le sais d’ailleurs presque depuis le départ mais pendant un moment c’était resté un non-sujet. Officiellement je ne partageais pas du tout, surtout l’aspect douleur. Elle avait de son côté des soumis pour s’amuser pour ces aspects là et moi à la maison pour l’aspect vie de famille. Je l’aimais alors je fermais les yeux « Il n’y a pas de problème si on peut l’ignorer » était notre crédo. J’étais un peu frustré qu’elle aille voir ailleurs pour certains aspects de sa sexualité mais je ne pouvais que reconnaitre que je ne pouvais pas la satisfaire sur tous les points. Pourtant j’avais certaines envies mais un homme, un vrai, ne demande pas à sa copine de lui mettre une fessée en travers des genoux et j’étais un homme « normal ». Le fait que ça lui aurait plu autant qu’à moi importait peu, c’était une question de statut et de genre. Encore une fois je ne dis pas que j’avais raison, c’était ce que je pensais comme la vérité simple et unique.

C’est resté latent pendant longtemps mais désormais nous avons passé ce cap et j’en suis très fier. Certes, elle continue à voir d’autres hommes, ça l’amuse d’avoir le droit de le faire alors que je dois rester à la maison avec une cage de chasteté, puisque oui, deuxième confession de ce chapitre, je porte une cage de chasteté. Instrument moyenâgeux surtout utilisé contre les femmes mais désormais aussi sur les hommes. Cette cage est en réalité mal nommée puisque bien que destinée à assurer la chasteté elle a été en réalité un élément central de l’épanouissement de ma sexualité, c’est pour cela que j’aimerais centrer cette première partie de ma confession sur elle.

Au départ ce n’était censé être qu’un post de blog mais en écrivant je me suis rendu compte que j’avais beaucoup à dire. La simple prise de conscience que j’étais passé du jeune étudiant coureur de jupon au mari fidèle et portant une cage de chasteté m’a occupé l’esprit pendant des heures. Je ne regrette rien ne vous trompez pas, c’est davantage une démarche d’introspection.

Alors comment expliquer brièvement comment j’ai pu glisser d’une vie « normale » à une vie d’homme soumis ? Avant de vous raconter en détail le moment où tout a basculé je vais devoir rapidement vous faire un résumé des moments clés de notre relation. D’ailleurs je me rends compte que je ne me suis pas encore présenté. Le narrateur de cette confession ça sera moi, Damien, fonctionnaire pas encore trentenaire. Cela vous surprendra mais je suis également rugbyman amateur et je n’ai aucun complexe d’infériorité ou d’incapacité à me défendre. C’est un point sur lequel j’aimerais être clair dès le départ. Si je voulais m’extirper de l’étreinte de ma femme je le pourrais. Je ne suis pas un homme victime de son épouse. Si je voulais me rebeller je pourrais la maitriser sans difficulté, ce n’est pas elle, du haut de son mètre 60 et de ses 50 kilos, qui me ferait peur si jamais je dépassais le stade d’oser la frapper. De même économiquement je n’ai pas à dépendre de son salaire pour vivre. Si je lui obéis c’est parce que je la respecte, elle et ses choix, et que j’ai ça dans le sang. Ce n’est pas par défaut que je suis comme ça. C’est ma façon de lui montrer qu’elle est spéciale, elle est la seule à pouvoir me dicter mon comportement. Dans la vie ordinaire je suis un meneur, un gars qui a du répondant, mais une fois franchi le seuil du foyer je n’ose plus faire la moindre remarque ou répondre négativement à un de ses ordres. Pendant longtemps ça a été présent d’une manière informulée, j’acceptais tacitement que contrairement à la coutume sociale ce soit elle qui soit la chef de famille du moment que personne n’était au courant. Je ne me voyais pas en soumis, juste comme un homme aimant les femmes de caractère. En tout cas pas un soumis comme vous pouvez l’imaginer. Pendant longtemps je ne croyais pas avoir vraiment de fantasmes SM, sous ce terme je rangeais les fixations de pervers qui passaient à l’acte. Certes je m’étais déjà masturbé devant des vidéos de fessées et j’avais une fascination pour les héroïnes fortes et indépendantes mais me prendre une fessée pour de vrai me m’apparaissait même pas comme une possibilité. Ce n’était pas l’image que j’avais de moi.

Désormais j’ai rencontré la bonne personne et je comprends mieux ce que j’aime. Ce qui me plait c’est l’obéissance, c’est abandonner le pouvoir, le confier à celle que j’aime en marque de mon affection. De même pour la cage de chasteté, ce n’est pas la cage en elle-même qui me plait que le fait de savoir que je lui ai remis la clé. Ce que j’aime c’est me donner, au sens propre du terme, soulever des montagnes ou décrocher la lune pour celle que j’aime. Plus c’est difficile mieux c’est. J’aime les défis, je meurs d’envie de prouver l’adoration que je lui porte par des « exploits ». Il ne me viendrait pas à l’idée d’aller faire les mêmes jeux avec une autre femme, c’est avec elle ou personne. J’ai mis du temps à le comprendre mais cela explique que je fantasmais devant les vidéos de punitions sans vouloir les subir. Je n’aime pas être puni, je l’accepte quand je me comporte mal mais ce n’est pas directement un jeu sexuel, ce n’est pas un préliminaire bien au contraire. Je n’aime pas ça et je lui fais généralement la tête après. Sans qu’elle le sache bien entendu, si elle se rendait compte de ma rancoeur je n’y gagnerais qu’une déculottée supplémentaire. La punition est la contrepartie de l’obéissance, je me donne à elle et elle peut disposer de moi à son bon vouloir. Je sais que si je ne respecte pas cette promesse il y aura des conséquences déplaisantes. Elles sont là pour m’empêcher de craquer et m’aider à me dévouer à la mesure de l’amour que je lui porte. Je veux que sa vie soit aussi parfaite que possible quitte à devoir mettre ma propre satisfaction de côté. Si je ne le fais pas spontanément je suis au courant que les conséquences seront encore plus déplaisantes. Par exemple je n’aime pas le repassage mais si je m’engage auprès d’elle à le faire je dois le faire, l’autre option serait de me retrouver à le faire les fesses rouges avec plusieurs semaines sans sexe en prime. C’est motivant. Difficile de ne pas se prétendre soumis après cet aveu.

Certains pourraient trouver cette relation inégalitaire donc malsaine. Que je ne serais qu’un homme abusé, battu, ne se rendant pas compte de sa servitude et de ce chantage affectif. Désolé de vous décevoir mais je m’y épanouis très bien et notre relation est très fonctionnelle. Elle est hors norme je vous l’accorde, il y a de la douleur entre nous mais elle aime ça et moi je tolère. Est-ce que je suis battu ? Difficile de contre-argumenter contre ça à vrai dire. La violence n’est pas censée être un moyen de communication dans le couple après tout. Je suis peut-être une victime qui s’ignore, à moins que ce soit mes détracteurs qui soient aveuglés par leur vision du couple parfait et standardisé pour accepter d’autres formes de relations. Ce que je sais c’est que pendant longtemps nous avons vécu sans SM et que ça marchait. Je sais que si je lui demandais de revenir en arrière elle l’accepterait. Les punitions que je reçois sont « froides », il y a un barème, je suis prévenu à l’avance des règles à respecter et des sanctions associées. Je les accepte explicitement en signant les répartitions des corvées chaque semaine. La seule fois où elle m’a mis une gifle sous le coup de la colère il lui a fallu des jours pour s’en remettre tellement elle s’en voulait, encore aujourd’hui elle culpabilise alors que dans l’histoire c’est moi qui avais été un parfait idiot. La vie de couple n’est pas un long fleuve tranquille, surtout la nôtre. Je raconterai en détail cette histoire plus tard elle est intéressante. À vrai dire je pense qu’Il faudrait vraiment regarder de loin pour croire que je suis un mari battu. Notre histoire n’est pas une histoire d’abus et de violence mais belle et bien une histoire d’amour. Après tout elle serait prête de son côté à avoir une sexualité vanille avec moi plutôt que de me quitter, elle n’exige pas sans être capable de donner.

Alors comment est-ce arrivé ? Pour faire simple et en un mot « progressivement ». J’y reviendrais dans les détails mais pour vous donner une idée globale elle a gagné du terrain petit à petit, attendant que je me sois fait à une étape pour passer à la suivante. Elle a commencé par prendre des initiatives, du type que je ne pouvais pas contester comme préparer nos vacances, nos week-ends. Me mettant dans un rôle de suiveur. Très tôt elle m’a donné des surnoms, ce qui est fréquent dans un jeune couple. Après quelques hésitations elle s’est fixé sur « chaton ». Dans un premier temps j’avais pris ça comme un surnom rigolo, sans y faire attention. Désormais j’ai pris conscience que c’est un animal qui a des petites griffes, très courageux face à des pelotes de laine qu’il n’hésite pas à attaquer violemment mais qui fuit dès qu’un vrai danger se présente. Un être qui a du potentiel, adorable mais encore inoffensif. Je crois que c’est représentatif de la vision qu’elle a de moi. Ce choix en disait bien plus long que je ne l’avais compris au départ. Elle a enchainé avec des caprices et autres petites douleurs pendant le sexe, brouillant ma limite entre les deux. Formellement c’est moi qui ais demandé à porter une cage mais elle m’y avait préparé, je n’en avais pas conscience avant de rédiger cette histoire. Vous lisez actuellement une deuxième version de la rédaction, mon état de conscience de la situation ayant radicalement évolué après les premiers jours de rédaction. Je dis ceci sans haine, elle m’a amené là où elle voulait, là où j’allais m’épanouir. Sans me brusquer ni me donner l’impression de perdre la main. Je l’aime d’autant plus en ayant pris conscience de ces manoeuvres. Je pensais avoir été à l’initiative du port de la cage mais je me suis rendu compte qu’elle avait déjà mis en place du chantage sexuel pour influer sur mon comportement. Pour les non-initiés je dois préciser que c’est l’utilité d’une cage, priver de plaisir tant que je n’aurais pas fait quelque chose pour le mériter. Le sexe est meilleur quand il est rare et le fruit d’une victoire. La perte de désir dans le couple s’ensuit de la banalisation des actes sexuels, s’il n’y a plus d’enjeu il n’y a plus de flamme. Elle m’avait déjà préparé à ce concept. Le pire qu’elle m’ait fait a été de s’arrêter pendant l’acte, juste avant que je ne jouisse. Nous devions aller chez ses parents pour le week-end. Pas notre première rencontre mais la première fois que j’allais passer autant de temps auprès d’eux. Elle tenait à ce que je fasse bonne impression. Nous faisions une partie de jambe en l’air avant le départ. Comme a son habitude elle avait le dessus. Alors que j’étais en pleine montée de plaisir elle m’a dit :

– Tu vas être sage chez mes parents pas vrai ? Tu vas me faire honneur et être le petit mari idéal ?

Là, comme tout homme l’aurait fait à un moment pareil j’ai dit oui. C’est alors qu’elle s’est retiré avant de s’asseoir sur mon torse avec un sourire sadique.

– Je l’espère pour toi sinon tu n’auras jamais la fin de cet orgasme. Et interdiction de terminer tout seul. Respire, il faut que ça redescende.

Elle m’a faite pleurer de frustration ce jour-là. Une émotion à la mesure de ce que j’ai eu à la fin du week-end après avoir joué le jeu et avoir été le copain modèle. Car c’est bien ça l’enjeu de la chasteté dans le couple, ne pas prendre ma jouissance comme un devoir qu’elle aurait envers moi. Le but n’est pas tant d’être fidèle que de pimenter notre vie sexuelle. Elle a confiance en moi, si je porte une cage c’est pour qu’elle puisse contrôler ma sexualité pas ma fidélité. Si je veux du sexe il faut que je le mérite en n’étant pas un gros con. Elle n’hésite pas le moins du monde à me priver de relations sexuelles pendant des semaines si je me comporte mal. Etant précisé qu’elle n’est pas touchée par la privation. Comment pourrait-elle l’être ? Si je me lançais dans une épreuve de force elle gagnerait forcément. J’ai une cage de chasteté et elle la clé du cadenas. Si elle veut se caresser ou me faire faire un cunnilingus qu’est-ce que je peux dire ? Il lui suffit de brandir la clé en me menaçant de la garder pendant 3 mois pour me rendre docile comme un agneau. Le sexe comme arme dans le couple, ce n’est pas nouveau mais cette forme là est aussi extrême qu’efficace.

Je ne perçois pas le port de cette cage comme une torture, j’y vois aussi de bons côté, j’ai pu me rendre compte de certains aspects de mes comportements qui étaient des agressions envers les femmes. Certaines pulsions passant pour « normales » chez les hommes alors qu’elles pourraient être réprimés avec un peu de volonté. Quand je lui propose un massage après une dure journée c’est réellement un massage, je n’essaye pas de dévier. De toute façon sans sa permission je ne pourrais rien faire. L’aspect qui justifie tout le reste c’est que les moments où je suis autorisé à prendre du plaisir il est intense au-delà de toute ce que j’avais pu connaitre. La verge devient très sensible au plaisir si elle n’est pas stimulée pendant quelque temps. C’est une privation pour se permettre des écarts délicieux. L’utilité d’une cage de chasteté dans le couple est bien plus complexe qu’il n’y parait au premier regard et elle n’est absolument pas destinée à tuer le désir.

Pour organiser mes pensées j’avais besoin d’un fil conducteur dans mon témoignage. Si j’ai choisi de centrer cette première partie sur la cage c’est parce qu’elle a été le déclencheur de toute une série d’événement qui nous ont rendu plus fort. Elle n’est pourtant plus la seule marque que je garde d’elle en permanence. Entre la première et la deuxième version de ce récit il est arrivé quelque chose de très important, un pallier de plus dans ma soumission et ma relation avec elle. Nous nous sommes mariés, et ça j’en suis très fier, être lié plus fortement à celle que j’aime me plait beaucoup. Fonder une famille avec quelqu’un qui me correspond, ma moitié, est une sensation très apaisante. Comme toujours elle saisit toutes les occasions pour marquer son emprise sur moi et notre union n’y a pas échappé. Depuis quelques années la loi sur le mariage a évolué pour rendre les époux plus égaux, par exemple désormais la femme ne prend plus systématiquement le nom de son mari, le choix peut être fait pour un nom composé des noms des deux époux, voire l’homme qui prend le nom de sa femme. C’est aussi ça l’égalité homme-femme. Elle n’a pas poussé le vice jusqu’à m’imposer son nom, bien consciente que la société le perçoit encore très mal. Elle s’est contenté d’exiger que nous portions comme nom de famille un nom composé. C’est un compromis qu’elle a accepté, non sans mal, mais à une condition, que le sien soit en premier et que si je ne devais n’en utiliser qu’un, dans un formulaire par exemple, je fasse le choix du sien. La société a évoluée mais quoi qu’il se dise un homme qui prend le nom de sa femme se trouve raillé. J’ai déjà du mal à faire accepter à nos amis que si le nom de ma femme est en premier c’est à cause de l’ordre alphabétique. Qu’une femme puisse être chef de famille implique forcément dans l’opinion générale un mari impuissant. C’est dur à vivre, je ne me sens pas inférieur à elle. Quoi qu’il en soit c’est une sensation très bizarre de changer de nom de famille. J’ai passé du temps à regarder ma nouvelle carte d’identité. Ma photo mais un autre nom. C’est un peu comme si elle m’avait accroché une étiquette « propriété de… ». Je n’avais jamais réfléchi à ça. Je trouvais normal qu’une femme change de nom à son mariage sans me rendre compte du bouleversement que c’était.

De même pour l’alliance, porter une bague n’était pas mon truc mais j’ai dû m’y faire, c’est une marque puissante du mariage. À chaque fois que mon regard se pose dessus elle me rappelle à qui j’appartiens. Elle me rappelle que ma vie est liée à la sienne pour le meilleur comme pour le pire. Si ma femme n’est pas heureuse ma vie deviendra symétriquement un enfer. Combien de fois je l’ai vu et j’ai eu envie de faire un détour en rentrant du travail pour lui acheter un cadeau, un bouquet de fleur ou quoi que ce soit qui pourrait lui faire plaisir, sachant que si elle était heureuse je le serais aussi. Où que nous soyons nous partageons une alliance, une cage et sa clé, un nom. Ce sont des liens invisibles mais qui sont très apaisant même s’ils impliquent des responsabilités. L’alliance a vraiment pris cette puissance le jour où j’ai eu conscience que je ne pouvais plus l’enlever. Je ne parle pas physiquement, mais parce que je n’avais pas la permission de le faire. Ce bouleversement date du jour où je l’avais posé pour prendre une douche après un match, ma femme s’en étant aperçu. Je me suis fait sérieusement grondé et punir, je tremble encore au simple souvenir du savon que je me suis pris. Cet incident s’est terminé par un avertissement clair : si je posais cette bague une seule fois de plus elle demandait le divorce. Vous pouvez la trouver dure, je suis en partie d’accord, je n’aime pas quand elle est en colère mais c’est nécessaire pour ma motivation. J’ai besoin qu’elle me pose des limites claires. Cette bague c’est l’étiquette de mon appartenance, d’ailleurs elle est gravée à son prénom sur la face interne alors que la sienne est lisse. Des compromis négociés pendant longtemps et dont j’assume ma part du marché. Ma relation avec elle est compliquée mais quelle vie de couple ne l’est pas ?

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2 réflexions sur « Le témoignage de Damien : mari soumis s01e01 appartenance, chasteté conjugale et déni d’orgasme »

  1. Belle introspection… et courageuse. Il n’est jamais facile de s’admettre et se reconnaître tel qu’on est, surtout pour les soumis.

    1. Le problème avec les soumis c’est qu’ils se font facilement cataloguer comme étant « faibles », hors rien n’est moins vrai.
      Il doit être mieux toléré qu’une femme prenne des caractères « masculins » (le pouvoir) plutôt qu’un homme prenne des caractères « féminins » (obéissance et service). Mais c’est une conception dépassée du rôle des sexes.

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