Récit de Noël 2015 partie 7 : Mise au propre

Sachant que certains d’entre vous n’aiment pas les parties trop longues en dialogues je vais couper ce texte en trois. La première partie, le post 6, a été consacré à des jeux de pouvoirs restant dans le verbal, le 7 sera donc tournée vers la montée en puissance avec des jeux plus physiques dont le paroxysme sera dans le post 8.

7cPrécédemment : nous avions défini les « bonnes résolutions » de Galopin, mon soumis du jour, il était donc temps de revenir à des jeux plus violents.


Galopin était assis à son bureau improvisé, inquiet et silencieux comme tout garnement à l’orée d’une déculottée. Il me suivait du regard, je semblais le fasciner. Il faut dire qu’habillée façon gouvernante victorienne et tapant la badine dans mes mains j’incarnais pleinement ses fantasmes. J’ai donné un coup léger sur le dos de sa chaise.
— Debout.
Sorti de sa transe il s’est levé. Il semblait vouloir me demander pourquoi j’avais l’air si stricte alors qu’il avait joué le jeu des « bonnes résolutions ». Pourtant le plus sage était encore d’obéir sans discuter ni demander d’explication. Un soumis ne demande jamais à sa dominante de se justifier, même lorsqu’elle lui demande quelque chose de d’inattendu. L’échange de pouvoir est parfois dur à vivre mais il devait l’assumer et s’abandonner à mes soins.
La suite des instructions ne l’a pas plus rassuré :
— Penche-toi en avant. Les mains de part et d’autre de ta feuille.
Il ignorait toujours ce que j’avais en tête mais il se doutait que cela impliquerait de faire monter en température son postérieur.
— Tu vas relire tes engagements à haute voix.
— Bien madame.
Il a semblé soulagé, même s’il gardait un soupçon d’inquiétude relatif à la position dans laquelle il se trouvait, je ne l’avais pas fait se pencher pour rien.
Sur un ton moins directif j’ai rajouté :
— Si tu changes d’avis ou que tu veux modifier des choses, que ce soit en réduisant ou augmentant les objectifs, dis-le-moi.
Une petite voix a dû lui murmurer à l’oreille « c’est surement un piège. N’essaye surtout pas de revenir sur ta parole. Regarde la position dans laquelle tu es ! ». Ce n’était pas mon intention, je comptais juste lui mettre quelques coups par-dessus le short pour faire battre son coeur un peu plus fort. Comme je ne tenais pas à ce qu’il y ait d’erreurs de communication entre nous j’ai précisé :
— Après il sera trop tard. Je suis déjà assez gentille de te laisser une opportunité de changer d’avis sans conséquences.
— Bien, madame. Et je vous en remercie. Je commence ?
Il semblait pressé d’accélérer le mouvement. Depuis quelques minutes la séance se passait bien et il craignait que ce ne soit le calme avant la tempête. Lorsque je suis en colère la situation est tellement plus simple à interpréter, il n’a pas besoin de rester sur ses gardes à la recherche d’une embuscade.
Par expérience je savais comment tout ça allait se finir. Sa nervosité allait croitre jusqu’à lui faire faire quelque chose de stupide et je n’aurais plus qu’appliquer la punition adéquate pendant qu’il se maudirait d’avoir été aussi bête.
Avec une pointe d’exaspération dans la voix j’ai dit :
— Si tu penses que tu es prêt.
Il a pris une inspiration.
— Je dois …
Sans lui laisser le temps d’aller plus loin je lui ai administré un puissant coup de badine en travers des fesses. Même par-dessus son short cela restait désagréable. Il a dû se dire « je le savais ! ».
Je me suis écriée :
— Mets-y la forme ! Tu sais pourtant que je n’aime pas le travail a minima. Tu vas rajouter au début de chaque engagement « à partir de maintenant et pour l’année à venir je m’engage solennellement à … ». Marque-le à la fin de ta feuille pour ne pas l’oublier lorsque tu mettras tout au propre.
Il a émis un grognement voulant probablement dire « vous auriez pu le dire plus gentiment ». Je lui ai mis un autre coup. Il n’a même pas osé demander pourquoi. Il le savait déjà.
Lors d’une séance je ne me satisfais pas d’une simple obéissance de mes soumis, j’exige qu’ils y mettent de la bonne volonté. Trainer des pieds n’est pas acceptable, ils doivent me faire ressentir qu’ils sont reconnaissant de l’honneur que je leur fais. Je ne supporte pas les soumis ingrats… Et ne jouez pas les surpris, une dominatrice ça a de l’égo vous ne pouvez pas l’ignorer. En BDSM le léchage de bottes n’est pas que physique.
Pour ne pas me mettre davantage de mauvaise humeur il s’est dépêché de faire ce que je lui avais demandé.
Une fois fini il a repris.
— À partir de maintenant et pour l’année à venir je m’engage solennellement à faire du sport au moins 3 fois …
Un nouveau coup de badine s’est abattu en travers de ses fesses. Il a soupiré, qu’avais-je encore trouvé de débile à lui reprocher ?
Je l’ai houspillé :
— Pas si vite mon grand ! Tu as oublié la partie sur nos rencontres qui seront « un peu » plus fréquentes.
Je lui ai mis un deuxième coup de badine.
— N’essayerais-tu pas de m’arnaquer par hasard ?
Sans lui laisser le temps de répondre je lui ai mis deux nouveaux coups rapides. Sa voix est devenue plus hésitante, il bafouillait même. Les coups n’en étaient pas la cause, par-dessus un short ce n’était pas la fin du monde, je crois plutôt qu’il se sentait pris en défaut pour de vrai. À trop vouloir se dépêcher il avait bâclé son travail et ce n’était pas une situation enviable.
Il a tenté de se rattraper.
— Non, madame. J’ai juste oublié. Je ne l’avais pas écrit. Je suis désolé. Je vous jure que je n’ai pas fait exprès.
Je lui ai mis un coup vif en travers des cuisses, en dessous de la limite de son short. C’était très satisfaisant. J’adore le son des instruments claquant à même la peau.
J’ai crié :
— Parce qu’avant tu le faisais exprès ? C’est bon à savoir.
Un deuxième coup est parti juste en dessous du premier.
— Ne reste pas planté comme ça ! Rajoute-le sur ta feuille ! Il faut tout te dire ? Ton idiotie n’a pas de limites.
Il a attrapé sa plume et s’est mis à écrire en tremblant.
— Pardon madame. Je suis un imbécile. Je mérite d’être puni.
Je l’ai frappé.
— Dépêche-toi ! Nous n’avons pas toute la journée.
— Pardon madame, je ne dois pas vous faire perdre votre précieux temps.
Je lui ai mis plusieurs coups tout en grommelant :
— Les garnements. Je vous jure. Toujours à truander.
Il s’est dépêché de rattraper son erreur.
Comme j’étais derrière lui il n’a pas pu le voir mais j’avais retrouvé le sourire. Engueuler quelqu’un qui est en tort est toujours un plaisir. La victime ne peut rien dire qui pourrait arranger la situation, elle ne peut qu’attendre la fin de l’ouragan, ce qui peut prendre du temps, j’adore m’entêter à sermonner.
Lorsqu’il a posé sa plume j’ai pris la feuille d’un geste vif.
— C’est quoi cette écriture bancale ?
Il devait se sentir pris dans un tourbillon, incapable de se sortir de ce courant l’entrainant vers le fond. C’est comme ça que je conçois la discipline, une punition en appelle toujours une autre, de cette façon le soumis a l’impression qu’il n’en verra jamais le bout.
Il a bafouillé :
— C’est que votre présence me rend nerveux, madame. Mais c’est ma faute. Je ne suis qu’un imbécile. Voulez-vous que je recommence ?
J’ai grogné.
— Il y a autre chose que je vais recommencer tu vas le sentir passer…
Mon petit jeu portait ses fruits, Galopin fixait la table, ses doigts s’agitaient. J’ai violemment reposé la feuille.
Reprend la lecture. Tu mettras ça au propre plus tard.
— Bien madame.
Il a forcé sa respiration à ralentir et a lu sentencieusement « à partir de maintenant et pour l’année à venir je m’engage solennellement à … ». Il a enchainé tout le paragraphe sans erreur notable, j’en avais des frissons, ce côté dramatique ne me laissait pas insensible.
Avant qu’il ne passe au deuxième engagement, le sport, je l’ai interrompu.
— Tu vas rajouter à la fin « Au moindre manquement à cet objectif j’accepte de me soumettre à une sévère correction. Correction qui pourra aller jusqu’à plusieurs jours de détention pendant lesquels la cane me sera administrée sans retenue par ma préceptrice. Dans tous les cas je lui enjoins de m’infliger régulièrement la douleur la plus intense possible pour me dissuader de manquer à mes obligations. ».
En recopiant ce paragraphe il a eu gloussement nerveux et sa main tremblait de nouveau, il transpirait presque. Les choses commençaient à devenir très réelles. C’était bien le but. De mon côté j’arborais un air plutôt satisfait. J’ai tapé avec la badine sur la table.
Objectif suivant.
— Dois-je relire la phrase d’introduction, madame ?
Je lui ai mis un violent coup de badine sur les fesses.
— Cela répond à ta question ?
Avec une grimace il a répondu :
— Oui madame, merci.
Il a repris la lecture :
— À partir de maintenant et pour l’année à venir je m’engage solennellement à faire du sport …
Ont suivi tous les détails de son engagement. À l’approche de la fin je me suis mise à tapoter de la badine sur ses fesses. Rien de douloureux, une simple provocation. Sa voix est devenue de plus en plus nerveuse. Il a pris une inspiration et a lu le paragraphe que j’attendais avec impatience. Vu l’effet qu’il lui avait fait lors de l’écriture je m’imaginais ce que cela pouvait donner à haute voix.
— Au moindre manquement à cet objectif j’accepte de me soumettre à une sévère correction.
Il a marqué une pause avant de poursuivre.
— Correction qui pourra aller jusqu’à plusieurs jours de détention pendant lesquels la cane me sera administrée sans retenue par ma préceptrice.
Il a eu un petit gloussement nerveux.
— Dans tous les cas je lui enjoins de m’infliger régulièrement la douleur la plus intense possible pour me dissuader de manquer à mes obligations.
Il semblait ému. Me connaissant il savait que j’avais la détermination suffisante pour tenir cet objectif à la lettre ce qui ne faisait que rendre son fantasme plus réaliste.
J’ai dit en lui donnant une tape sur le bas du dos :
— Bien. Objectif suivant.
Il a ainsi récité tous ses engagements un à un, se prenant de temps en temps un coup de badine pour « une intonation manquant de conviction ». Une fois fini je lui ai dit :
— Assieds-toi Tu vas copier tes bonnes résolutions au propre. En y ajoutant les nouvelles règles en introduction. En double exemplaire que tu viendras me faire signer. Je veux avoir une preuve manuscrite claire que tu as été averti des conditions de nos entrevues.
— Bien sûr madame.
— Je reviens. Pas un bruit en attendant. Tu as du travail à faire.
— Bien madame.
Je me suis absentée quelques instants pour préparer quelques bêtises. Lors d’une punition sérieuse j’aime accompagner mon plaisir avec un sextoy. Une façon d’apprécier davantage le moment. Je suis donc passée dans la chambre pour que mon soumis ne sache rien de ce petit plaisir que j’allais m’offrir.
En pareille situation mes compagnons habituels sont les boules de Geisha. Il s’agit de boules creuses contenant elles-mêmes des billes lourdes. Une fois inséré dans un endroit aussi intime que sensible spécifique aux femmes elles réagissent à chaque mouvement en oscillant et vibrant. Etant accolées à des parois extrêmement innervées l’effet est dévastateur. Rapidement tout ce dont j’ai envie est de bouger dans tous les sens, ce qui ne fait qu’aggraver la situation. Vous comprenez bien que lors de la punition à la cane, avec les gestes amples et les chocs, elles allaient s’en donner à coeur joie pour me tourmenter intimement.
Galopin aurait des coups plus violents et une dominante plus sadique encore. Moi j’aurais du plaisir. Tout le monde serait gagnant.
À noter que j’aime aussi les porter lorsque je suis soumise, cela apporte une dimension troublante aux fessées. Rester sage alors que chaque claque ne fait qu’aggraver votre envie de glisser vos doigts entre vos jambes n’est pas une mince affaire.
Je suis retournée dans le salon et je me suis assise en face de Galopin pour le surveiller. Lorsque mes fesses ont heurté les coussins du canapé j’ai eu le premier choc important déclenchant l’effet des boules de Geisha. L’arrivée soudaine de frissons intimes m’a fait serrer brutalement les cuisses et contracter le bassin. Une fois la surprise passée j’ai rougi sous l’émotion. Ça commençait bien. Heureusement pour moi Galopin était trop absorbé par sa tache pour le remarquer. Il avait d’ailleurs un rictus involontaire amusant, il se mordait les lèvres ce qui lui donnait un côté espiègle très agréable. Je trouve attendrissant de voir un soumis concentré à ce point sur une tache que je lui ai affectée.
Après quelques minutes il a levé la main.
Qu’il y a t’il mon grand ?
— J’ai fini, madame la préceptrice. Dois-je vous l’apporter.
Je lui ai fait signe d’approcher et j’ai inspecté les documents qu’il m’a tendus. J’ai passé mes doigts ligne après ligne pour qu’il visualise l’inspection minutieuse à laquelle je procédais. Il était fébrile, si je trouvais quelque chose à redire ça serait sa fête, et dans le cas contraire nous passerions à la suite et… Ça serait aussi sa fête. Il faut reconnaitre que son avenir immédiat n’était pas des plus tristes quoi qu’il arrive.
Toujours absorbée par ma lecture j’ai dit :
— Hum, toujours d’accord avec chaque engagement de ce document ?
Il a répondu avec un petit air embarrassé.
— Oui madame.
Il avait conscience d’être en train de faire une bêtise. J’ai insisté.
— Plus tard tu ne pourras plus venir contester. J’appliquerais ce contrat à la lettre.
Il a pris une inspiration.
— J’en ai conscience madame. Et je l’accepte, c’est mon devoir. Je dois mettre autant de passion à me conformer à mon rang que vous en mettez à me discipliner.
À voir l’expression de son visage je me suis doutée que dans son short la réaction à cette phrase avait dû être intense.
Nous étions tous les deux dans la retenue. Il n’était pas question de nous soulager sexuellement avant la fin du scénario, nous devions subir cette frustration, la faire grossir jusqu’à la folie. Lui se servirait de cette force pour rendre plus tolérable la douleur de la punition. De mon côté je l’utiliserais pour alimenter mes envies sadiques.
D’un geste vif j’ai paraphé les deux exemplaires au stylo rouge et je les ai tournés vers lui.
— À ton tour.
Alors qu’il signait j’avais un petit sourire narquois. En toute connaissance de cause il acceptait de mettre le pied dans un piège qui allait lui causer bien des tourments. J’étais fière.
Tu en gardes un exemplaire, je garde l’autre.
— Bien madame.
J’ai vite rangé ma copie dans une pochette plastique pour la protéger. Pour des férus de discipline comme nous ce genre de document est aussi érotique qu’une vidéo. En quelque sorte c’est notre laissez-passer vers un monde idéal. Un justificatif de nos droits et devoirs à être bourreau ou victime consentante. Il nous suffit de le relire pour nous envoler.
En me levant j’ai dit :
— Une bonne chose de faite.
J’ai rayé la ligne « bonnes résolutions » du tableau puis je suis revenue vers lui avec un sourire sadique.
— Que nous reste-t-il désormais ?
Voulant absolument bien se faire voir pour éviter un bonus lors de la prochaine punition il a joué le jeu.
— Les conséquences de mes actes madame la préceptrice.
— Exactement !

La suite par ici …


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Une réflexion sur « Récit de Noël 2015 partie 7 : Mise au propre »

  1. Courage c’est vraiment génial j’adore lire tes récit continue vraiment et essaies de faire un ou plusieurs livre qu’on pourrait acheter par la suite j’adorerais les acheter vraiment bravo à toi et si tu veut je suis un très bon garnement aussi et j’aurai bien besoin d’une petite ou grosse correction merci à vous madame Émilie

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