Simplet découvre le BDSM : le dressage sévère d’un débutant #11

Bon :/ j’ai un retard monumental dans l’écriture, ça ne s’arrange pas. Je n’en suis qu’à 40 % pour les textes de la semaine prochaine. Je n’arrive pas à m’y mettre. Pourtant ce dont je dois parler est intéressant, je suis juste pas d’humeur à écrire. Heureusement que lundi est férié.
J’avais dit que les participants au blog “soumis” allaient bosser ce week-end ils ne seront pas les seuls 🙂 J’enverrai un mail avec des explications dans la journée.

Quoiqu’il en soit la partie d’aujourd’hui fait partie de mes préférées 🙂 J’espère que vous l’apprécierez aussi. C’est le moment où je règle réellement mes comptes avec lui, pour bien comprendre il faut avoir lu les parties précédentes 

A.S. : je sais que sur internet la moindre phrase qui peut être mal interprétée le sera forcément alors je préfère être claire. Dans le texte je dis à plusieurs endroits que mon soumis n’est qu’un animal ne comprenant que la manière forte. Je tiens à dire clairement que ce n’est que du jeu de rôle, je suis absolument contre les violences envers les animaux. Dans le contexte ça semblait approprié de l’humilier en le comparant à des êtres primitifs. Je ne suis violente qu’avec des personnes consentantes.

* * *

C’était évident qu’il y avait un piège mais il a consciemment mis un pied dedans pour voir. C’était une bonne attitude, peu importe qu’il soit dans le noir, si je lui disais de foncer il devait l’accepter. Le soumis doit concéder que sa dominatrice lui cache des informations sur ses buts. Il ne doit pas accepter un jeu après l’avoir évalué mais admettre de se laisser guider. C’est un principe fondateur de la relation dominatrice-soumis. Mine de rien c’était un grand changement dans son attitude. Les soumis ne sont pas tout blancs ou tout noirs, les débutants mettent du temps mais leur comportement évolue.

– Mettons le problème en équation : pour toi je suis trop exigeante, c’est pour ça que tu n’arrives pas à me satisfaire. Si je te démontre que je ne suis pas exigeante je gagne. D’accord sur ça ? 

– Oui, mademoiselle.

– Ça voudrait dire que tu refuses d’obéir pour des raisons fondamentales et non pas pour des considérations matérielles. Toujours d’accord ?

– Oui, mademoiselle.

J’ai sauté de la table pour aller le regarder dans les yeux.

– Tout à l’heure tu as refusé d’obéir à un de mes ordres. Tu as refusé de crier que tu étais un minable. Refuser de crier dans un lieu insonorisé, sans témoins. Est-ce que j’aurai pu te demander un truc plus simple ? Est-ce que je peux descendre mes attentes encore plus bas ?

Il est resté à réfléchir quelques instants, l’air un peu bête. Il aurait pu s’attendre à ce que je prenne l’avantage. Je n’aurai pas proposé un tel challenge sans être sûre d’avoir les arguments.

– Alors c’est toi ou moi le problème ?

– Je suis timide mademoiselle, je n’ose pas crier.

– Avoir des défauts n’est pas une excuse, sinon ça revient à récompenser ceux qui ont les plus grosses tares. Et ce n’est pas la question. Est-ce que c’était un ordre disproportionné ?

Il a évité mon regard. J’ai monté mon ton d’un cran.

– Alors ? Mauvaise dominatrice ou mauvais soumis ?

J’ai croisé les bras.

– Non attend. Ne réponds pas. Laisses moi encore deviner ta réponse, c’est « je ne sais pas » pas vrai ? Tu n’es qu’un minable, non, pire que ça, tu es un minable qui en a conscience mais qui ne fait rien pour changer. Crier ne t’amusais pas donc tu n’as pas voulu le faire. Tu ne veux pas m’obéir, tu veux que je justifie certaines de tes envies. Tu es tellement lâche que tu n’oses pas faire certaines choses et tu préfères que quelqu’un te l’ordonne. Tu n’en as rien à faire de ce que je veux.

Il a fait la moue.

– Je dois prendre ça pour un aveu. Tu concèdes la victoire ? Mes ordres ne sont pas le problème, c’est toi qui ne veux pas obéir. Tu n’as pas de raisons objectives. Rien à redire ? 

– Non, mademoiselle.

– Ça ne sera pas si simple. Je veux que tu me dises explicitement ce que tu penses. Tu as voulu un débat tu assumes, soit tu me dis que tu te ranges à mon point de vue soit du me convaincs que j’ai tort.

Il a hésité avant de répondre, cherchant vraisemblablement à formuler sa réponse. Ça arrive quand les soumis ont envie de me dire d’aller me faire voir mais qu’ils essaient de trouver une formulation plus correcte. C’est un peu trop gros pour passer.

– Vous n’avez pas tort mademoiselle.

– « vous n’avez pas tort » façon de ne pas dire que j’ai raison ? Tu vois, tu reconnais que j’ai les arguments mais tu ne veux pas me donner la victoire. C’est un résumé de toute ton attitude, tu sais ce qui est bon pour toi mais tu le rejettes par fierté.

– Je suis un peu tête de mule et j’ai besoin de la manière forte pour comprendre.

– La manière forte. Tu sais comment on appelle son utilisation systématique dans un but éducatif ?

– Non, mademoiselle.

– Un dressage. Ça s’utilise avec les animaux pour les mater. Ceux qui sont trop cons pour savoir où est leur intérêt. C’est ce que tu es ? Un sac de chair dirigé par son instinct ? Sans une once d’intelligence à l’intérieur ? Si tu ne comprends que ça ne vient pas pleurer parce que tu as mal plus tard. Bon, on en tire les conséquences sur tes fesses ? Parce que je te rappelle que c’était l’enjeu du débat.

Face à son silence je suis allée me repositionner de l’autre côté de la table.

– Tu sais quoi ? Face à une tête de con pareille on va passer à une brosse pus sévère. Relèves-toi et va chercher la noire qu’il y a dans mon sac à main.

Il s’est afféré pour la trouver, anticipant que ce n’était pas le moment pour trainer les pieds.

– Regardez-moi ce pervers, je suis sûre qu’il prend du plaisir à fouiller dans le sac à main d’une jeune fille. 

Il est revenu avec la brosse, il me l’a tendu. Je lui ai fait signe d’approcher plus près. Je lui ai empoigné l’avant de son caleçon d’un geste brusque, le faisant sursauter. Cela met les hommes très mal à l’aise quand nous attrapons leurs parties viriles d’une manière ferme. Ils savent très bien ce qui pourrait arriver, la femme castratrice est une image forte dans l’imaginaire masculin.

– Le pire c’est que c’est vrai tu as pris du plaisir. T’as vraiment un problème avec le voyeurisme. On s’occupera de ça plus tard. Sur la table.

J’ai relâché son entre-jambe et j’ai attendu quelques instants qu’il se remette de ses émotions. J’ai attrapé son caleçon par derrière en le faisant bien rentrer dans la raie des fesses de façon à bien comprimer le paquet de devant. Non seulement ses fesses étaient désormais sans protection mais en plus la situation venait de gagner en inconfort. Je tenais son caleçon suffisamment haut pour le forcer à se mettre sur la pointe des pieds. Une petite sécurité pour éviter qu’il ne gigote trop pendant ce qui allait arriver. Si ses mains ou ses pieds bougeaient le poids de son corps ne reposerait plus mécaniquement que par la suspension sur son entre-jambe. Pas la peine de vous préciser que ça serait douloureux. Il allait peut-être bouger au début mais il comprendrait vite le système. J’ai pris quelques secondes pour admirer mon travail précédent. Les fesses étaient bien rougies, il y avait une belle marque de démarcation entre ses cuisses et ses fesses. Je pouvais voir nettement où avait été son caleçon. Les coups que je lui avais mis à cheval entre les deux avaient laissé la marque de la bordure avec un côté plus foncé que l’autre. Très joli à regarder. Trêve de plaisanterie, la contemplation c’est bien gentil mais il était temps d’en venir au moment redouté. Ma petite brosse noire, elle en a fait pleurer des mauvais garçons. J’allais pouvoir en rajouter un à son palmarès. Elle est en plastique noir assez dense, elle produit une douleur assez vive. Ce n’est pas la canne anglaise mais dans le genre elle est efficace, elle fait partie de mes armes secrètes. Il s’est mis à sangloter dès le cinquième coup je crois. Pourtant je commençais à peine à m’amuser. Vers le quinzième j’ai fait une pause, j’ai relâché son caleçon.

– Alors ça brûle ?

– Oui, mademoiselle, pardon.

– Fait une phrase, je veux une description de ce que tu ressens.

– Ça brûle, j’ai les fesses en feu, j’ai mal, ça pique. Ça se diffuse partout.

– Tu aimes cette brosse ? Elle change de l’autre pas vrai ? Je crois que nous allons faire en sorte de ne pas avoir à la sortir souvent pas vrai ?

– Oui, merci mademoiselle.

– Alors toujours convaincu d’être un bon soumis face à une mauvaise maitresse ?

– Non, mademoiselle. Je suis un très mauvais soumis, je le sais maintenant. Vous êtes parfaite. Je suis désolé mademoiselle.

– Tu sais ce qu’il arrive aux mauvais soumis qui se font reprendre après s’être rebellés ? Et ce n’est pas la peine de m’en vouloir. Tu l’as dit toi-même tu ne comprends que la manière forte. J’arrête de perdre mon temps à discuter et je vais t’éduquer de la seule façon que tu comprennes.

J’ai repris en main son caleçon, le ramenant dans la raie de ses fesses et le soulevant. Je crois que j’ai pu entendre le « non » intérieur qu’il a crié.

– Tu sais ce qu’un bon soumis doit faire avant de recevoir sa correction ?

Il avait les yeux fermés et les dents serrées.

– Merci de me punir mademoiselle.

Triste spectacle mais qui ne m’apitoyait pas le moins du monde. Je m’étais contenue bien trop longtemps il était temps de passer aux comptes. Je lui ai collé une bonne série. Quand j’ai relâché son caleçon il est tombé sur la table comme un sac de patates. Je l’ai laissé sangloter quelques secondes.

– Debout, remet-toi sur tes pieds.

Il s’est redressé, les jambes frêles, n’osant pas remettre son caleçon en place. Il avait vraiment l’air pitoyable. Il a mis quelques secondes avant de se rappeler qu’il fallait qu’il mette ses mains derrière la tête.

– Bon, tu es calmé ?

Il a hoché la tête.

– Oui, mademoiselle.

– Donc maintenant tu es prêt à obéir à un ordre facile pas vrai ? Tu vas pouvoir crier que tu n’es qu’un minable.

Il a répondu à demi-voix.

– Je suis un minable.

J’ai levé les yeux au plafond avant de le pousser dans le dos pour lui refaire prendre sa position sur la table. Instantanément il s’est remis à gémir.

– Rebelles toi autant que tu veux tu céderas avant moi. J’en ai fait craquer des plus coriaces crois-moi. D’accord c’était des vrais masochistes endurants, ce qui ne semble pas être ton cas, mais ce n’est pas mon problème tu assumes tes actes. Je finirais par casser ton petit égo à la con.

– Je suis désolé mademoiselle. 

– Blablabla. Tu finiras par abdiquer le pouvoir crois-moi. Tu en as pas marre d’être aussi stupide ? De te mettre dans des situations pareilles ?

La série suivante a été plutôt amusante, j’aime voir les soumis gigoter sous la chaleur des coups. J’ai regretté ne pas l’avoir en travers de mes genoux, c’est tellement marrant de sentir leur inconfort pendant que j’ai cette sensation de puissance. Il avait commencé à gueuler qu’il n’était qu’un minable.

– Un peu tard pour ça mon grand.

Quand j’ai décidé d’arrêter il n’en menait plus large. Au départ, au début de notre rencontre, il était un vrai coincé. Désormais il était prêt à toutes les humiliations pour calmer un peu la douleur.

– Debout !

J’ai l’ai regardé dans les yeux, je voulais voir s’il était loquace sans même que je lui en donne l’ordre.

– Je suis désolé mademoiselle, je ne suis qu’un minable bon à rien.

– Bien, tu vois ce n’était pas si difficile. À genoux. Je t’autorise à te consoler en pleurant contre ma robe.

C’est un ordre qui surprend généralement les soumis mais ils comprennent rapidement l’intérêt. Après une séquence aussi dure il est salutaire d’avoir un peu de réconfort. La tendresse après la punition voit sa force décuplée. Les soumis apprécient de se retrouver à genoux contre moi, la douceur du tissu après avoir connu la froideur de la table, mon parfum. Pendant la punition il y a certes quelques larmes qui coulent mais c’est plus une réaction automatique qu’une vraie séance de pleurs. Une fois contre ma robe par contre ça y va, la tension accumulée se décharge. Ils sont un toujours un peu timide au départ, ils n’osent pas me toucher mais après coup il faut presque les détacher de force tellement ils s’accrochent. Ça leur fait du bien. Un côté très maternel, il faut dire que dans une pièce aussi austère je suis le seul élément de réconfort, le seul moyen d’avoir un peu de chaleur humaine. Je suis celle qui punie mais aussi qui réconforte, le seul moyen que le cerveau a de régler le paradoxe c’est d’admettre que je n’ai pas le choix quand je le frappe, que c’est eux les seuls responsables.

– Bah, voilà, c’était si dur que ça ? C’est des émotions plus fortes que derrière ton écran pas vrai ? Ça va ? C’est ce que tu voulais ?

Il a acquiescé, j’ai tapé du pied.

– Fais des phrases complètes si tu ne veux pas que je me fâche de nouveau.

– Pardon mademoiselle. Je n’aurais pas dû jouer avec le feu je le reconnais.

– Ça brule ? 

– Pas qu’un peu mademoiselle.

– Prend l’habitude de rajouter un merci quand tu parles d’une punition reçue.

– Pardon mademoiselle, merci de la correction.

– C’est pas grave. Tu as fait une bêtise, tu as été puni à la juste mesure, tout est rentré dans l’ordre. Ça va aller.

Je lui tapotais le dessus de la tête.

– Un peu dommage que l’on soit obligé d’en arriver là. À ton âge la fessée ne devrait plus être nécessaire. On va dire qu’il n’y a pas d’âge pour être éduqué correctement. 

C’est classique, un châtiment corporel sans humiliation n’est pas une vraie punition. Si je veux décourager les mauvais comportements je dois être efficace.

– Dis-moi. Est-ce que je devrais t’amener systématiquement à tes limites pour que tu commences à m’obéir ? Dis-le-moi on gagnera du temps et on commencera par ça à chaque fois.

– Non, mademoiselle, je vais obéir je vous le promets. Peu importe l’ordre je ferais tout ce que vous voudrez, je céderais au moindre de vos caprices.

– Attends. Tu m’autorises à faire des caprices ? Parce que sérieusement ça m’intéresse. Si je peux te faire du mal sans raison je suis preneuse.

Il avait la tête enfouie contre ma robe, presque dans un état second.

– Tout ce que vous voulez mademoiselle.

– Ça il ne faut pas me le dire deux fois. Remets-toi en position.

Je ne sais pas qui il haïssait le plus à ce moment, moi pour mon sadisme ou lui pour avoir dit une telle ânerie. Je ne l’avais pas inventé alors qu’il l’assume. Bizarrement il n’a pas trainé. Même quand j’ai attrapé son caleçon il s’est contenté de me remercier.

– La douleur a vraiment un effet dingue sur ton comportement. Et moi qui me retenais. Allez, debout.

Il avait joué le jeu il méritait bien cette récompense. Je sais être magnanime et lever une punition quand un soumis coopère.

– je suis fière de toi, tu as fait une promesse et tu en as assumé les conséquences. Tu avais probablement trop peur pour t’élever contre moi mais c’est quand même une bonne attitude. Vu ton changement de comportement je crois que je ne vais plus avoir besoin de ça.

Je lui ai tendu la brosse noire.

– Vas la ranger.

– Merci mademoiselle.

Au dernier moment, alors qu’il commençait à tirer sur la brosse, je l’ai retenue.

– Je n’aurais pas besoin de te demander d’aller la ressortir pas vrai ?

– Non, mademoiselle. Je vous le promets.

J’ai lâché la brosse pour qu’il aille la ranger. Il est revenu vers moi.

– Fais voir tes fesses.

Il s’est retourné.

– Un vrai champ de bataille. Tu auras des bleus demain, cette brosse fait çà. Mais ne t’avises pas de penser une seule seconde que c’est ma faute. C’est toi et ton comportement les seuls responsables. C’est toi qui as eu besoin de la recevoir.

– Je sais, mademoiselle.

– Retournes contre le mur.

Je me suis rassise en face de lui.

– Vu ton état je crois que nous allons pouvoir discuter de manière un peu plus … productive.

2 réflexions sur « Simplet découvre le BDSM : le dressage sévère d’un débutant #11 »

  1. Hypnotique… je dévore les chapitres les uns derrière les autres. Mille mercis !

    Il ne manque qu’une chose : le son de votre voix pour siroter encore plus goulûment ce récit ..

    Olivier

    1. Merci 🙂
      Je ne suis pas certaine que mes talents d’actrice soient suffisant pour faire de la narration audio, et puis le texte permet à chacun de s’imaginer les détails comme il l’entend sans se voir imposer un rythme.

      Émilie,

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