Simplet découvre le BDSM : le dressage sévère d’un débutant #13

Et mince :/ Je suis partie à midi en oubliant de poster le message du jour. Trop de choses à penser à la fois je m’y perd. Ce n’est pas grave voici le post en question #tadam
C’est la fin de la discussion du dernier message, la fois prochaine (samedi) on repassera à des jeux. Je vous conseille de lire les parties 12 et 13 en même temps pour une meilleure compréhension => sommaire.

Concernant le blog soumis je devrais avoir fini de répondre aux mails d’ici ce week-end.

* * *

Je m’étais dis que j’allais le laisser se confesser sans le punir mais ça devenait de plus en plus dur. Autant je veux bien accepter que je suis une peste, autant le laisser dire par un soumis ça devient limite. Je m’étais fixée une ligne j’allais m’y tenir. Ne venez pas me dire ensuite que je ne fais pas d’efforts pour mes soumis.

– Je n’aime pas ma place, mademoiselle, je suis en bas de l’échelle et je préfèrerai être en haut. J’ai des rêves de grandeur alors que je ne le mérite pas, vous aviez raison de ne pas accepter mon comportement. J’aimerai être un bon soumis pour vous remercier du temps que vous prenez avec moi.

– Tu veux ma permission pour avoir une seconde chance de me poser des questions ?

– Oui, s’il vous plait mademoiselle.

– Vas-y.

– Mademoiselle, sans vouloir être indiscret, j’aimerais savoir ce qui vous attire dans les jeux de domination, en quoi un soumis peut-il vous être agréable ? Comment puis-je être utile ?

J’étais réellement contente. Il s’est passé beaucoup de choses entre lui et moi ce jour là mais je crois que ça a été un moment décisif. Bien sûr j’aurai préféré qu’il me pose des questions plus tôt mais au moins nous y étions. Pour la première fois depuis le début il me montrait de la considération, il donnait de l’importance à ce qu’il y avait dans ma tête. J’aime que l’on s’intéresse à moi, à ce que je désire. Ce n’est pas si difficile de me satisfaire, rien que les personnes qui essayent sincèrement me plaisent.

– Vague sujet, pour faire simple j’ai envie d’être une déesse. C’est un cliché mais je veux que toutes les histoires de princesse que l’on m’a raconté étant petite deviennent vraies. D’avoir le monde à mes pieds d’un claquement de doigts. D’avoir tout pour moi sans avoir à faire de concessions. Je ne vois pas l’intérêt que j’aurai à voir petit, à rester modeste. Je n’ai qu’une vie autant en profiter. Je suis une fille qui n’a pas envie de se résigner à une vie ordinaire, je ne veux avoir aucune limite. Je ne vais pas me contenter du minimum parce que quelqu’un a décrété que la vraie vie ce n’était pas comme ça.

J’ai marqué une pause pour trouver mes mots.

– Pour caricaturer, quand j’étais petite je voulais un poney, maintenant je vois plus grand et c’est un royaume entier que je veux. Pour cela j’ai besoin de larbins, de serviteurs dévoués pour me décharger des corvées, on ne peut pas être une vraie princesse sans sujets.

Je l’ai observé, essayant de deviner ce qui se passait dans sa tête.

– Je cherche des minables, comme toi, dont la vie n’a aucun intérêt pour leur donner un but. Leur donner l’opportunité de servir une cause supérieure, ma vie à de l’importance.

J’ai souri en lui lançant un regard complice.

– C’est prétentieux ce que je viens de dire, pas vrai ?

– Un peu, mademoiselle.

Il s’est vite repris.

– Mais vous avez le droit.

– Tu as compris le message sous-jacent ?

– Oui, je crois, mademoiselle.

– Je veux que mes esclaves soient dévoués à ma cause, qu’ils adhérent réellement à ma vision du monde. Je pense fondamentalement que l’ordinaire, la banalité est une malédiction. Je veux trouver la force d’aller plus loin et ma puissance je la tire des sacrifices que mes soumis peuvent faire. C’est difficile je le sais mais un sacrifice doit être douloureux sinon ce n’en est pas un. C’est pour ça que j’insiste autant, tu dois souffrir.

J’ai marqué un temps de pause pour lui laisser intégrer cette donnée.

– Rien ne t’y oblige, c’est pour ça que tu seras récompensé pour l’avoir fait. C’est pour cela que je veux des soumis qui obéissent au moindre claquement de doigt. Je ne veux pas passer mon temps à être contrariée et à devoir vous discipliner. J’ai besoin de dynamisme, je n’ai pas envie de te trainer comme un poids mort. Je ne veux pas ressasser les mêmes choses jour après jour. Ces moments avec mes soumis je les veux aussi loin de la réalité que possible. Je veux des émotions fortes. Étant petite j’avais plein de rêves. Plein de fougue dans le coeur et j’ai l’impression qu’en grandissant tout s’éteint. C’est un peu une lutte désespérée je le sais mais j’ai envie de voir de nouvelles choses tous les jours alors même que le stock s’épuise. Je veux savoir que je peux compter sur toi peu importe les obstacles sur la route et la seule façon de m’en assurer c’est de te maltraiter en permanence pour te rendre insensible à la douleur.

Il était pensif, je crois que j’étais en train de rendre le fantasme sérieux, en faire une philosophie de vie alors qu’il ne s’y était pas préparé.

– Le bdsm c’est une guerre, mais pas entre la dominatrice et le soumis, au contraire nous sommes partenaires. Nous souffrirons ensemble. Ce n’est pas qu’une vue de l’esprit, les obstacles sont terribles, ils sont à l’intérieur de nous. Les pires limites qui existent sont celles qui sont gravées au plus profond de notre foutue tête, celles que nous trainons à tout moment de la journée. Je n’en peux plus de celles ci, c’est un enfer qui doit s’en aller et j’ai besoin de toi pour ça. J’ai besoin que tu partages cette souffrance, que tu luttes contre cette petite voix qui te dit de te rebeller. C’est dur mais nécessaire. N’essaye pas de comprendre, c’est la seule chose à faire pour me satisfaire. Je veux qu’après coup nous puissions nous retourner ensemble sur le champ de bataille pour voir tout le chemin parcouru et en être fier.

Qu’est-ce que je peux être lyrique quand je m’y mets. Tout ça est vrai, je dis souvent que je suis une psychopathe, ce n’est pas le cas. J’ai cette petite voix en moi qui me dit d’arrêter de penser à faire souffrir les autres. Ce « arrêtes d’être toi » en permanence, « tu ne vaux pas mieux que les autres » elle me rend folle. J’ai soupiré.

– Je veux des personnes qui voient les choses en grand sans être des obstacles. Autrement dit, soit tu m’es utile, soit tu me fais perdre mon temps et je te jetterai sans regrets.

Je lui ai mis une pichenette sur la joue.

– Tu comprends pourquoi je suis anxieuse. Pourquoi je te traite aussi durement alors même que je sais que tu es un débutant ? 

– Oui, pour ne pas me laisser prendre de mauvaises habitudes.

– Non, pas vraiment, enfin si mais ce n’est pas mon objectif premier.

J’ai laissé un blanc pour voir s’il était capable d’avoir une vision plus globale. Il ne l’était pas, pas grave, la planification fait partie de mes compétences pas de celles des soumis.

– Tu sais pourquoi nous sommes là ? 

– Me tester

– Avant quoi ?

– Pour une soirée, mademoiselle.

– Tu vois où je veux en venir ? Entre dominatrices il n’y a pas de guerre ouverte mais il y a des luttes de pouvoir. Bien sûr que lorsque nous sommes regroupée nous essayons de faire les malignes en prétendant avoir les meilleurs soumis. Tu veux que j’ai honte de mes sujets ? Tu veux me faire honte ? Tu crois que j’accepterais une telle défaite ? Vu que tu penses à toi en priorité tu imagines les conséquences qu’il y aurait sur ta vie ? 

– Je ne penserais plus à moi en priorité mademoiselle je vous le promets.

– Là-bas, je t’aurai demandé de crier que tu n’étais qu’un minable, tu aurais refusé, il se serait passé quoi ? Toutes mes consoeurs se seraient moquées de moi dans mon dos. Voire ouvertement pour me taquiner. Tu n’aimes pas me voir en colère pas vrai ? Attends de me voir vexée.

– Je me comporterai bien en public, je vous le promets.

– Tu sais que c’est encore plus dur en public ?

– Oui, mais ça me motivera.

Il a souri.

– Je sais que vous me tueriez dans le cas contraire

– Oh non, la mort serait une sanction trop douce pour ça. Si ça devait arriver tu souhaiterais que je te tue. Je te ferai vivre un tel enfer. Je te garderai en vie le plus longtemps possible pour te faire regretter chaque seconde où tu m’aurais fait honte.

Je l’ai regardé dans les yeux en le provoquant. Evidemment que je bluffais, il le savait, il ne pouvait pas en être autrement mais je voulais lui laisser un doute. En tout cas l’avertir que m’embarrasser ne serait pas sanctionné par une simple fessée. C’est vous que je vais vraiment torturer en disant qu’il le découvrira plus tard. C’était prévisible ceci-dit, un débutant en public, même avec toute la bonne volonté du monde ne peut pas être à la hauteur. Je ne peux que chercher à limiter les dégâts. Pour le point positif c’était une soirée avec que des soumis débutants et il ne s’en est pas si mal tiré.

– C’est bien qu’on mette les choses à plat aujourd’hui. Plus tard les conséquences auraient été désastreuses. Je me fous que tu dises être endurant, que tu acceptes pleins de pratiques. Ce n’est pas ça la soumission. Le meilleur soumis n’est pas celui qui se prend le plus de coups. Le bon soumis c’est celui qui se plie en quatre pour moi, celui qui prend sur lui, qui est sage quand il le faut, qui sait se faire oublier. Plus un soumis fait d’efforts plus il me fait me sentir spéciale. C’est le point le plus crucial à retenir. Je veux que l’on me traite d’une manière spéciale. Ok ?

– Qu’est ce que je peux faire pour votre plaisir mademoiselle ?

– je peux te demander n’importe quoi ?

– Oui bien sûr mademoiselle.

– Même ce qui est hors limite d’après ton questionnaire ?

Il a eu un moment d’hésitation avant de se ressaisir.

– Oui mademoiselle, je vous fait entièrement confiance pour choisir ce qui est à ma portée et qui vous fera plaisir, ce n’est plus à moi de mettre des limites

– Donc même si ça ne te plait pas tu le feras ?

– Oui mademoiselle je serais fier de prendre sur moi si ça peut vous faire plaisir.

C’est un défaut fréquent chez les soumis que de venir avec une liste et la rappeler à tout bout de champ. Bien sûr que j’en tiendrais compte, je veux juste que l’on évite de me le redire. C’est contre-productif de vouloir me rappeler les limites pendant le jeu.

– Je suis super fière de toi, vraiment, reste juste un léger détail, un minuscule petit détail. Le passage des mots à la réalité.

– Je vais vraiment bien me comporter mademoiselle

J’ai essayé d’être la plus positive possible pour ne pas le couper dans son regain de motivation mais le regard que je lui ai lancé signifiait « j’attends de voir ».

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