Simplet découvre le BDSM : le dressage sévère d’un débutant #19

Bonjour à tous 🙂 J’espère que vous allez bien en cette journée un peu fraiche, moi je profite du soleil mais bien à l’abri derrière les baies vitrées ^_^ Au programme d’aujourd’hui le post #19 du récit, l’amorce de la dernière phase de cette partie (et oui on s’approche rapidement du post #24 !). Tout ne s’est pas passé comme je l’avais prévu mais ça a été un bon moment. Les soumis débutants sont parfois surprenants dans leur comportement. Je ne vais pas vous spoiler mais ça va monter en régime tant dans le domaine du plaisir que de la douleur.

S’il vous manque des morceaux du récit direction le sommaire pour vous y retrouver.

* * * 

Pendant qu’il s’allongeait docilement sur le sol je suis allée chercher quelques accessoires, je suis revenue en lui cachant ce que j’avais pris. Il faut savoir varier les plaisirs, montrer les instruments ou les cacher. En fait cela dépend de l’effet que je veux obtenir, c’est un élément de la communication non-verbale entre lui et moi. Si je veux lui faire peur je lui montre les instruments, classiquement c’est le fouet que je laisse trainer sur le sol ou la canne anglaise que je fais siffler dans l’air. Le sens est « prépares-toi mentalement à souffrir ». Par contre, si je lui cache ce que j’apporte, cela signifie que je veux renforcer ma présence dans la session. Je suis celle qui mène, celle qui voit au-delà de l’instant. Je consolide mon aura en étant ‘omnisciente’ alors qu’il est exposé, faible. Je me suis assise à cheval sur son ventre, plus souriante qu’il y a quelques minutes. Le but était clairement de le mettre mal à l’aise en modifiant soudainement mon comportement pour le perturber.

– À ton avis, qu’est-ce qui pourrait suivre ? Quelle est la suite logique ?

– Je ne sais pas mademoiselle.

– Ohlala l’expression interdite.

– Pardon mademoiselle je ne voulais pas dire ça.

– Mais tu l’as dit. Tu comptes souvent me parler sans réfléchir ?

– Non, pardon c’est ma faute.

– Ça c’est clair, c’est ta faute et c’est toi qui vas en subir les conséquences.

J’ai posé ce que j’avais pris derrière moi, entre ses jambes, pour qu’il ne le voit pas. J’ai attrapé la chainette de ses pinces avec les deux mains, comme les rênes d’un cheval, et je me suis amusée à tirer d’un côté pendant que je relâchais l’autre pour raviver la douleur.

– Peu importe ce que vous me demanderez je le ferai mademoiselle.

– Oui, ça c’est une base, mais ce n’est pas la réponse à ma question mon grand.

J’ai continué à tirer en alternance, un peu plus fort à chaque fois. Il a vite compris ce qu’il allait lui arriver s’il ne trouvait pas la bonne réponse assez vite.

– Si je te pose cette question c’est qu’il y a une réponse à ta portée. Ça ne me dérange pas d’attendre que tu la trouves. Ce n’est pas moi qui souffre inutilement.

J’aime contempler ces moments de désespoir dans le regard d’un soumis qui n’arrive pas à comprendre où je veux en venir, qui se rend compte qu’il souffre pour rien et que c’est sa faute.

– Vous allez vérifier que j’ai bien compris la leçon en me testant d’une autre façon, mademoiselle.

– Pas faux. Mais ce n’est pas ce que je veux entendre.

– Vous allez utiliser des pinces plus sévères, mademoiselle.

– Ça fait bientôt 30 minutes que tes seins en portent, ça fait beaucoup tu sais. Et j’ai plus d’imagination que refaire encore et encore la même chose.

– Vous allez utiliser un instrument pour me frapper.

J’ai tiré un coup sec sur ses pinces pour lui montrer mon mécontentement.

– C’est quoi cette réponse ? Tu es sur le dos, je suis à cheval sur toi, expliques moi en quoi c’est une position pour flageller un soumis ?

– Pardon mademoiselle, j’ai parlé sans réfléchir.

J’ai répondu ironiquement.

– Tu n’as pas réfléchi avant de parler ? Ah bon ? Je n’avais pas vu la différence.

Je me suis mise à tirer latéralement pour varier les plaisirs. Surtout mon plaisir en réalité, je ne crois pas que lui appréciait.

– Tu crois que c’est digne d’un bon soumis de s’adresser à une dominante sans réfléchir ? Si tu veux te prendre une volée de coup tu vas finir par la recevoir. Et ça ne sera que ta faute. Allez réfléchi un peu, mélange les éléments que tu as en ta possession.

Je continuais d’écarter les pinces latéralement. Cette fois-ci il n’était plus possible d’éluder la douleur en bougeant, les tétons étaient attirés d’un côté différent et à moins de se couper en deux il devait renoncer à sauver un de ses flancs.

– Pitié, mademoiselle.

– Je n’ai aucune pitié pour ceux qui ne la méritent pas. Tu mérites de la pitié ?

– Non, mademoiselle.

– Alors assumes ta place et obéis.

Il s’était mis à prendre de profondes inspirations pour essayer de contrôler la douleur. Un bon réflexe, les soumis le devinent assez tôt en général.

– Du face-sitting mademoiselle ?

J’ai retendu ses pinces brutalement dans l’autre sens.

– Arrêtes de penser avec ta queue ! Je t’ai déjà dit que ce qu’il y a sous ma robe n’est pas un terrain de jeu pour soumis. Et depuis quand il faut du matériel pour le face-sitting ?

– Pardon mademoiselle, c’était insolent je le regrette.

– Alors ?

– Je suis trop bête pour le deviner, pardon mademoiselle.

– C’est bien de le reconnaitre, mais tu ne peux vraiment pas connecter deux neurones pour deviner ?

– Non, je suis trop con, pardon mademoiselle.

J’ai lâché la chainette, quand un soumis commence à paniquer c’est peine perdue que d’essayer de le faire raisonner. Je me suis penchée en avant pour chercher son regard.

– Tu t’es vraiment fait du mal pour rien, la réponse était pourtant simple. Après autant de temps avec les pinces tes tétons sont très sensibles. Quelle maitresse je serais si je n’en tirais pas parti ? Et comment on s’amuse avec des tétons sensibles ? Avec de la cire, c’était si compliqué à deviner ?

– Non, mademoiselle.

J’ai attrapé les bougies derrières moi, je les ai allumées et posées à côté le temps que la cire commence à se liquéfier.

– Tu aurais pu le deviner mon petit Simplet ?

– Oui, mademoiselle.

– Donc si tu ne l’as pas fait c’était juste pour m’embêter. Si tu veux jouer à ça je vais te suivre. Nous allons voir lequel de nous deux craque en premier.

J’ai enlevé la première pince, son téton s’était déformé sous l’effet des pinces (temporairement je vous rassure) il avançait tout en restant aplati. Je l’ai fait se remettre en place en appuyant dessus. Il a grimacé. Si vous n’avez jamais connu c’est assez douloureux, c’est un peu comme en hiver lorsque que l’on rentre dans un bâtiment chauffé avec les mains ou les oreilles gelées. La circulation sanguine se rétablit rapidement ce qui devient douloureux. Il a tenté de se retenir mais à finalement laissé échappé un petit cri.

– Chut.

– Pardon mademoiselle, je n’aurai pas du me plaindre de votre traitement charitable, je vous remercie.

– C’est mieux.

Je me suis arrêtée pour le fixer.

– Tu n’as vraiment aucun amour propre. Je peux te faire dire ce que je veux c’est pathétique.

Il a baissé les yeux, il savait que me répondre lui causerait des problèmes. J’ai repris ma préparation, si le simple contact de mes doigts lui faisait mal la cire allait avoir un effet amusant. J’ai attrapé la première bougie. Je n’utilise pas souvent des chandelles, je préfère celles en pot, ça permet d’avoir une grande flaque de cire à disposition. Pour un débutant j’allais commencer par simplement quelques gouttes, ce n’était pas nécessaire de faire dans la surenchère avec lui. J’ai commencé à en laisser tomber tout autour de la zone, pour faire un joli cercle, avant de commencer à faire les rayons. Ça devait être mon côté « âme d’artiste » qui s’exprimait. En étant méthodique le soumis peut anticiper la prochaine zone d’impact, une petite torture délicieuse. Ce n’est pas si désagréable que ça en réalité, la chaleur provoque un petit pic d’inconfort mais en se diffusant elle en devient assez excitante. C’est un petit mélange de douleur et de douceur assez explosif. Une expérience à vivre selon moi. Il ne faut pas oublier que même chez les hommes les pectoraux ont des capteurs de plaisir. Après quelques minutes j’ai libéré son autre téton pour lui faire subir le même sort. Malgré tout ce que vous pouvez penser le but ultime du jeu avec les pinces était le plaisir. Quoi que je lui disais il ne s’en sortait pas si mal. En rendant sensibles ses tétons pour ensuite provoquer une petite brulure et une chaleur diffuse je voulais lui donner un moment de plaisir. C’est une forme très particulière de satisfaction, très honteuse. C’est très humiliant car la victime se sent coupable de prendre du plaisir après avoir autant souffert. Avec moi ça se mérite un moment de réconfort. J’ai fait une application méthodique de la cire. Les soumis se sentent d’autant plus vulnérable qu’ils ont l’impression d’être pris dans une machinerie. Je ne vais pas dire qu’il était bien, mais il était dans une sorte d’état second, oubliant le monde qui l’entourait. Il ne cherchait plus à échapper à son sort, il l’acceptait. J’aime beaucoup ces moments. Une fois fini je lui ai tapoté les joues, en réalité c’était assez brutal. Il a sursauté et a répondu mécaniquement.

– Merci mademoiselle.

– Ça va ?

Il était essoufflé sous le coup de l’émotion.

– Oui mademoiselle.

– La belle vie ? On n’est pas bien ici ? C’est agréable ?

Il était gêné de répondre, il se sentait coupable de prendre du plaisir à avoir mal. Il le percevait comme non naturel.

– Un peu mademoiselle.

– Ah ça, pas besoin de grand chose dans la vie, des pinces, un peu de cire, en tout cas quand on est un simple d’esprit.

– Oui mademoiselle, mais ça vous plait aussi.

J’ai souri.

– Attention à ne pas dépasser les limites.

– Pardon mademoiselle, j’apprécie quand nous jouons et que vous n’êtes pas en colère.

– Moi aussi, tu devrais mieux te comporter plus souvent. Tu sembles calmé, c’est bien.

– C’est grâce à vous mademoiselle.

Il faisait du zèle mais après tout c’est ce que je lui avais demandé. Je me suis levée.

– Allez mon grand il est quand même temps de passer à autre chose, retourne contre le mur.

Il est allé reprendre docilement sa position. j’ai pris un air sérieux en revenant vers lui.

– Bon, je crois que tu as appris les bases, qu’est-ce que tu en penses ?

– Oui, merci mademoiselle.

– On va pouvoir aborder un sujet plus sérieux. Ça ne me plait pas plus qu’à toi mais il faut bien y passer. Tu vois de quoi je veux parler ?

– Non, mademoiselle.

J’ai croisé les bras, je lui ai clairement fait comprendre que ce n’était pas la bonne réponse.

– Qu’est-ce que je t’ai reproché à plusieurs fois depuis le départ ? À par ta connerie mais ça on n’y peut rien. Toujours aucune idée ?

– Mon manque d’obéissance.

– Non plus, même si c’est lié.

Voyant qu’il ne trouvait pas la réponse j’ai enchainé

– Il faut qu’on s’occupe du problème du bas. C’est quoi ton problème du bas ?

– Mes hormones, mademoiselle.

– Ton comportement de pervers oui.

Je crois qu’intérieurement il a eu envie de me répondre que ce n’était pas si terrible.

– Tu comprends pourquoi je ne vais pas aimer aborder ce sujet. Je vais devoir te gronder très sérieusement pour gommer ce sale aspect primitif et ce n’est pas ce qui m’amuse le plus.

– Vous n’avez qu’à pas le faire mademoiselle.

Je me suis retenue de l’écorcher vif sur place. Il avait modifié son comportement en bien, je lui avais fait un compliment pour détendre l’atmosphère et là il repartait dans l’autre sens. Je n’aime pas cette sensation quand un soumis m’échappe des mains. Vous rallongez leur chaine et ils en profitent pour piétiner les parterres de fleurs. Même le plus idiot des soumis sait qu’essayer de dicter son comportement à une domina est très dangereux. Surtout quand elle est aussi tête de mule que moi.

– Je veux dire que je vais changer mon comportement. Vous n’avez pas besoin de vous mettre en colère. Vous l’avez dit vous-même je fais des progrès. Je vais travailler ça tout seul je vous le jure. Je préférerais que nous fassions des jeux plus agréables.

Je lui ai fait signe de continuer à parler, intérieurement je bouillais, j’essayais que rien ne transparaisse.

– C’est dans la nature des hommes d’être un peu comme ça, ce n’est pas si grave. Ce n’est pas un vrai problème. Je ne me cache pas dans des buissons pour épier les gens non plus.

Il avait souri pour essayer de mieux faire passer son message.

– C’est naturel, mademoiselle.

Je l’avais menacé de gueuler très sérieusement, pour lui faire peur, mais là il avait gagné, j’allais le faire pour de vrai. Je me fâche rarement comme ça mais quand ça arrive, il vaut mieux ne pas être dans le coin. Je l’avais prévenu, un soumis ça doit rester discret. C’est beaucoup plus simple pour lui s’il obéit, en réalité c’est dur mais c’est au moins la voie la moins douloureuse. Les âmes sensibles doivent s’abstenir de me chercher pour leur propre bien. Il allait comprendre ce que me mettre en colère signifiait.

– Il y a d’autres méthodes pour me faire changer de comportement. Pas besoin d’utiliser des méthodes extrêmes. Il y a d’autres façons d’arriver à vos fins.

J’ai attendu qu’il fasse le silence de lui-même. Mentalement je préparais ma réplique.

6 réflexions sur « Simplet découvre le BDSM : le dressage sévère d’un débutant #19 »

  1. Ce commentaire s’adresse à l’ensemble de votre blog.
    Quel talent Dame Emilie, quelle maîtrise, quelle connaissance des soumis, quelle expression de l’art D/s, quelle intelligence, quelle vision, quel sens de la psychologie…
    Lire votre blog est un réel bonheur, même une révélation. Sentiment d’être compris.
    Je connais que très peu de Dames qui, comme vous, méritent autant le titre de Maîtresse dans le sens le plus noble de l’art de vivre D/s
    Un vrai bonheur
    Vous rencontrer, juste pour le plaisir d’échanger avec vous, est un rêve que je n’ose espérer.
    Merci Madame.

  2. J’ai à la fois envie de faire connaître votre blog et celle de garder le bonheur de vous lire que pour moi…
    J’aimerais beaucoup converser avec vous. Mais je suppose que cela restera un fol espoir tellement vous devez être sollicitée.
    Au plaisir de vous lire et vous relire encore Dame Emilie.

    1. Merci 🙂 Vous ne pouvez pas savoir le bien que ça fait d’avoir ce genre de commentaire. Écrire n’est pas neutre émotionnellement et au moment de se lancer il y a toujours cette répulsion du clavier. Il est bien plus important qu’on ne le croit de soutenir moralement ceux qui osent.
      Et, effectivement, la liste d’attente est longue mais il ne faut pas désespérer pour autant 😀

      1. Je suis de nature optimiste, on m’a appris à apprécier la chance que j’aie, vous voyez ce que je veux dire :). Franchement grâce à votre blog, je découvre l’autre côté de la barrière, même si, par l’observation, qualité indispensable pour un soumis, je suppose que vous en conviendrez, j’ai pu apprendre beaucoup de la vision côté Dames. J’écris aussi et je connais la valeur de votre investissement Dame Emilie. Votre blog me donne envie de faire le contre-champ du vôtre, comme un dialogue entre vous et moi, mais j’ai bien peur de me montrer bien présomptueux quand je vois l’ampleur de la tâche, l’étendue de votre savoir et surtout votre talent. (sans aucune flatterie, je vous assure)

        Je suppose, encore :), que vous avez mon mail, ce serait avec un grand plaisir que je converserai avec vous. Vraiment un grand plaisir et un honneur Madame.
        Comme vous me le suggérer Dame Emilie, je ne vais donc pas désespérer, mais au contraire espérer voir un message avec une adresse inconnue s’afficher sur mon écran.
        Après tout les désirs d’une Dame sont des ordres et certains son plein d’espoirs.
        Avec mon respect sincère.

        1. J’adore lire les blogs de soumis, comme vous dites « ça permet de découvrir l’autre côté », parce que moi aussi j’ai envie d’apprendre à vous connaitre. Les soumis sont des êtres si fascinants.
          Pour les mails pas de problème, mais je préviens j’ai souvent une bonne semaine de retard sur les réponses :/ J’en reçois tellement.

          1. Ce serait un véritable honneur Dame Emilie, et je pèse mes mots. J’espère être à la hauteur et pourvoir vous faire partager de nouveaux aspects côté soumis, ou peut-être faire comme vous, et vous faire redécouvrir ce que vous connaissez déjà. Ne voyez pas dans ma remarques la plus petite once d’orgueil, mais plutôt le désirs et le fol espoir de vous donner autant de plaisir à me lire que j’en ai à vous lire.
            Et là je réalise que je viens de me lancer à moi même un sacré défi…
            Je saurais attendre votre premier mail Madame (n’ayant pas le vôtre), ainsi que toutes vos réponses. Je ferais comme le renard du petit prince… apprécier l’attente et en faire un instant de bonheur.
            Je vous remercie Dame Emilie.

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