Simplet découvre le BDSM : le dressage sévère d’un débutant #24

Avant dernier morceau de cette partie (même si je me demande s’il ne va pas y en avoir encore un après pour conclure). Une petite remise en question avant de repartir vers des jeux plus sereins. Il faut faire le point par moment avec les soumis, recadrer les choses. Rien que de très classique.

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* * *

Nous étions dans le couloir devant la cave, lui en robe et bien décidé à ne plus faire un pas de travers.

– Je vais te poser quelques questions. Prends ton temps pour répondre ce n’est pas une épreuve de vitesse. Je veux des réponses construites.

– Bien, mademoiselle.

Je lui ai fait signe de l’index pour l’inciter à répondre correctement.

– Pardon mademoiselle, je voulais dire que je vais mettre mes faibles capacités intellectuelles pour répondre au mieux à vos ordres.

J’ai acquiescé de la tête.

– Alors, première question, ai-je été trop exigeante aujourd’hui ?

Il a hésité, voyant le piège évident dans la question et cherchant à l’esquiver au mieux.

– Vous avez exigé que j’ai le comportement d’un soumis de base ce qui est beaucoup demandé pour un minable comme moi. Ce n’est pas vous qui êtes exigeante c’est moi qui suis nul.

Il n’en pensait clairement pas un mot mais au moins il interprétait le personnage qu’il était censé être. Les soumis débutant arrivent souvent en pensant être déjà les meilleurs, il faut leur faire comprendre qu’ils vont devoir commencer par apprendre à être un soumis de base. Il faut leur tracer tout un trajet à accomplir, plus il est long plus j’aurais de pouvoir sur eux.

– Deuxième question. Je ne demande pas si tu as aimé ça, je te demande si tu as l’honnêteté de reconnaître que toutes mes décisions ont été proportionnelle à ton comportement.

Un peu le même genre de question, j’avais bien sûr une idée derrière la tête et ça l’énervait un peu de ne pas savoir laquelle.

– Je n’étais pas habitué à devoir assumer les conséquences de mes actes. Vous n’avez fait que gentiment m’apprendre comment ça marcherait désormais.

Il avait bien appris sa leçon. Elle sonnait encore un peu faux mais au moins il savait ce que j’attendais de lui.

– Est-ce qu’à un moment tu as trouvé que j’avais mal réagis, que j’aurai pu réagir différemment ?

Il a pris une inspiration avant de répondre, il montrait un peu d’agacement mais il s’est vite repris pour ne pas que je le remarque, se rappelant où il était et dans quelle tenue.

– Vous avez été juste avec moi. Je vous ai cherché sans m’en rendre compte. Merci de m’avoir remis à ma place. J’aurai pu éviter vos sanctions en ayant un comportement approprié. Ce n’est pas vous qui êtes mauvaise c’est moi qui ne comprends que la manière forte, mademoiselle.

Jusqu’à présent mes questions avaient été simples, pour lancer la dynamique, il pouvait y répondre sans le penser. Ce n’était bien évidemment pas mon but ultime. J’allais passer à des questions qui allaient glisser pour commencer à le toucher plus intimement. Elles semblaient être des formulations différente du même concept, l’utilité étant de lui faire répéter que j’étais juste et lui mauvais mais avec des variations. J’étais partie de mes actions et j’allais finir par aborder plus directement son propre comportement. Il est plus facile de juger les autres que soi-même. En commençant par le mettre d’accord que j’avais été correcte je le menais indirectement à le forcer à accepter que lui ne l’avait pas été. Un soumis ne doit pas partir de la séance en pensant que j’ai été mauvaise, il doit être convaincu que la prochaine fois il pourra faire mieux, autrement dit accepter qu’il y ait une prochaine fois alors que je viens de passer mon temps à être sadique.

– Donc tu reconnais avoir été difficile ?

J’ai pu constater la différence sur son visage, cette fois-ci il s’était vraiment mis à réfléchir. Il s’y est repris à plusieurs fois, n’arrivant pas à formuler sa réponse. Parmi les bribes qu’il a dites il y avait un « pardon », l’air sincère.

– Avec le recul est-ce que tu reconnais qu’utiliser la manière forte était la seule façon de te mater ? Tu as conscience que tu n’es pas un homme, ni même un bon soumis. Tu pourrais le devenir mais ça demandera des efforts.

Ça lui a demandé un effort mais il a fini par dire :

– Je ne suis pas un bon soumis, j’ai eu ce que je méritais.

C’est important qu’un soumis se résigne à accepter qu’il n’est pas bon. S’il veut progresser il faut qu’il accepte qu’il y a des choses à améliorer. C’est un idéal qui doit chercher à atteindre pas le point de départ.

– Tu comprends pourquoi tu dois m’obéir ?

– Vous savez ce qui est bon pour moi, mademoiselle.

J’ai nié de la tête.

– Non, peu importe ce que tu dis tu n’as pas compris. Tu veux toujours la solution de facilité, le résultat sans les efforts. J’ai refusé de prendre cette voie alors tu m’en veux.

– Je ne vous en veux pas, mademoiselle.

– Si, tu n’oseras jamais le dire mais tu m’en veux. Même si au fond de toi une petite voix te dis que j’ai raison.

Nous avons échangé un regard, il ne pouvait pas honnêtement soutenir que je ne l’avais pas contrarié. J’aurai été vexé du contraire, c’était mon rôle, une domina qui fait ce que son soumis veut n’est qu’une actrice docile.

– Tu veux m’obéir ? Parce que c’est censé ?

– Oui, mademoiselle.

– Donc si je te demande de faire le tour du quartier en robe tu l’envisageras ?

J’aime mettre les soumis face à leurs contradictions.

– Là je prends une décision censée, tu as fait une bêtise je te punis. Tu sais que si je ne fais rien je n’aurai jamais aucune autorité sur toi. Les premières sanctions doivent être exemplaires. Si les rôles étaient inversés qu’est-ce que tu ferais ?

L’inversion des rôles est une bonne technique pour faire comprendre au soumis mes actions. Je ne devrais pas avoir à le dire, il aurait dû essayer de me comprendre pour mieux me servir.

– Je me punirais mademoiselle. Mais je préfèrerais une autre punition.

– Et tu accepterais qu’un soumis ait un truc à dire à sa punition ?

– Non, mademoiselle.

– Je peux tout à fait le comprendre que tu ne sois pas content. La question est : acceptes-tu mes choix, tous mes choix ?

Je lui ai relevé la tête qu’il venait de baisser pour le regarder dans les yeux.

– Tu as envie de te soumettre ? V’est une vraie question, c’est maintenant que tout va se décider. Se soumettre c’est accepter de faire ce que l’autre nous dit sans lui contester le pouvoir. Est-ce que tu es capable de dire «  je n’en ai pas envie mais je n’ai pas le choix » ? Je peux te laisser du temps pour réfléchir si tu veux mais il me faut une réponse définitive. Tu sais que j’ai raison, que ça te ferait du bien de te faire humilier.

– Je ferai tout ce que vous voudrez mademoiselle. Pour vous faire plaisir je ferais n’importe quoi mais pas ça.

– Non, tu ne veux pas me faire plaisir. Tu refuses de faire la seule chose que j’aimerai que tu fasses, que peux-tu m’offrir d’autre ?

– Je vous promet que je ne recommencerais plus.

– Je suis d’accord, mais là on parle de punitions, de conséquences. Je sais très bien que tu as compris le message. Là, je veux que tu payes ta dette envers moi c’est différent. Je vais te laisser un peu seul pour réfléchir. Soyons bien clair tous les deux, aujourd’hui j’ai été plutôt gentille vu ton comportement. J’ai toléré des jokers parce que tu étais un débutant. Je ne serais pas aussi conciliante à chaque fois, à toi de voir si tu veux tenter le challenge. Je crois en toi, en ta capacité à relever les défis mais je ne veux pas continuer comme ça. Je ne peux pas te trainer, te faire avancer en marche forcée. J’ai besoin que tu coopères.Pas forcément que tu réussisses mais au moins que tu essayes. Aujourd’hui j’ai passé mon temps à faire de la discipline et pas à respecter mon planning. Tu trouves ça normal ?

– Non, mademoiselle.

C’était là le vrai but de la discussion, vous pouvez argumenter que ce n’était qu’un débutant, je suis d’accord, mais il ne s’était pas montré coopératif c’est le moins que je puisse dire. Ce n’était pas évident mais il devait faire un choix, voulait-il être un soumis ?

– Je te laisse le temps de décider : tu veux rentrer chez toi comme un looser avec la preuve que tu n’as pas les couilles pour te soumettre. Ou recommences jusqu’à arriver à un résultat convenable. Je suis honnête avec toi ça sera très dur. Tu prendras des coups.

Je lui ai donné sa liste de pratiques et limites.

– À toi de choisir. Si quand je reviens cette liste est déchirée c’est que tu me laisses le champ libre pour t’éduquer. Sinon j’essaierais de te trouver une consoeur plus conciliante.

Je l’ai laissé tout seul. Un débutant ne peut pas, dès le début de la rencontre, dire qu’il veut être soumis. Ils le disent tous mais je ne peux pas le prendre en compte. Ils doivent avoir un aperçu de ce qui va leur arriver pour prendre cette décision. J’ai conscience d’être exigeante, de demander des efforts mais ils sont nécessaires. La soumission c’est avant tout dans la tête, c’est à l’annonce d’une punition se mettre en position et dire merci. La soumission c’est difficile, ce n’est pas rester passif mais travailler sur soi. C’est accepter de ne jamais donner l’impression à l’autre que l’on remet en cause son autorité. J’allais tenir compte de ses limites ne vous méprenez pas, j’avais une copie de sa liste. Je voulais juste qu’il accepte l’idée que c’est moi qui choisissais les limites.

Lorsque je suis revenue il s’est mis à trembler. D’expérience c’est un bon signe, cela veut dire que le soumis a intégré que j’étais une figure d’autorité. Je me suis planté devant lui, constatant que les pages étaient déchirées. Je crois qu’il attendait à ce que je lui pose une question, à la place j’ai tapoté du pied pour attirer son regard vers le sol. Il a compris le message et a embrassé mes escarpins en me remerciant.

– J’ai ta parole ?

– Oui, mademoiselle.

– Relève la tête. Tu peux pleurer contre ma robe ça te fera du bien.

Il a posé la tête contre mes hanches. Un moment de réconfort après l’effort. C’est important pour conditionner correctement son soumis.

– Alors niveau qualité de la soumission j’ai déjà vu mieux mais tu peux quand même m’appeler maitresse à partir de maintenant.

C’est une de mes manies, il faut que j’ai le dernier mot, ce n’est pas le soumis qui consent à la relation c’est moi qui accepte de le prendre.

-Parce que oui tu n’as pas été si mauvais, je suis juste un peu dure. Mais ça je suis la seule à pouvoir le dire, ne t’amuses même pas à le sous-entendre. J’ai des pouvoirs qui dépassent les tiens.

Il a hoché la tête en acceptation.

– Il a fallu passer en force mais je crois que tu as compris ce qu’implique l’obéissance. Au départ tu étais prêt à obéir aux ordres qui te plaisaient mais maintenant tu as compris le véritable sens du mot soumission. Ce n’est pas grave, ça arrive les fortes têtes, il faut les remettre à leur place, c’est une mauvaise habitude à perdre. L’intelligence, la logique ne t’ont pas suffies pour te convaincre à m’obéir. J’ai dû employer la manière forte mais maintenant ça va mieux.

J’ai passé ma main sur ses cheveux, d’un côté pour lui donner une sensation de contrôle, il était en effet coincé entre mon corps et ma main, d’un autre côté pour lui être agréable.

– Comme tu as été sage je peux convertir le tour du quartier en suppression de ton dernier joker. À moins que tu veuilles le garder. Le perdre signifie la fin du traitement de faveur, ça ne sera plus si simple. Tu devras te comporter particulièrement bien pour en gagner et je serais beaucoup plus sensible pour te les faire perdre.

– Merci, maitresse.

Il a marqué un temps de pause avant de prononcer « maitresse », il a pris conscience de l’honneur qu’il y avait à pouvoir utiliser le terme. Il avait survécu à un rite de passage particulièrement dur et en était fier.

– Il aurait du t’en rester vu le peu de difficulté de ce qu’on a fait aujourd’hui, ce n’est pas grave, tu as juste grillé tes cartes bonus ce n’est pas comme si c’était la fin du monde. Je crois que tu commences à être sage, on va pouvoir rentrer.

Il a voulu se relever mais il a rencontré la résistance de ma main sur son épaule. Immédiatement il s’est mis à genoux.

– Pardon maitresse.

Le simple fait d’avoir heurté ma main le faisait s’excuser. Il avait intégré qu’il devait aussi obéir aux ordres informulés, un petit détail qui m’a fait très plaisir. Ce n’est pas si difficile que ça de me satisfaire. Il s’est pris une claque sur les fesses pour le faire avancer.

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