Simplet découvre le BDSM : le dressage sévère d’un débutant #27

Je n’avais pas écrit l’avant-soirée en avance, je suis en mode écriture libre mais je le regrette. La dernière fois j’étais presque uniquement dans les explications, aujourd’hui je suis dans l’action. Ce n’est pas bien équilibré, il faudra que je réécrive tout ça pour mélanger. Ne vous inquiétez pas je vais passer à la soirée la semaine prochaine et le texte est mieux écris, j’ai eu un mois pour le peaufiner.

A la fin du texte j’ai mis un lien vers un sondage, une simple question alternative pour voir ce que vous auriez fait à la place de mes soumis. Prenez 10 secondes pour cocher une case svp la réponse m’intéresse.

Sommaire de l’histoire en cours : j’ai changé de page, j’ai créé une rubrique pour mettre un peu d’ordre dans le blog donc l’ancien sommaire ne sera plus mis à jour. Le nouveau c’est http://mllemilie.tumblr.com/histoirefin2013 vous l’avez dans le menu de droite. Je rajouterais les différentes histoires dans ce menu dès que j’aurais le temps. Je pense que cela facilitera grandement la navigation pour les nouveaux arrivants. Si vous l’aviez mis en favori pensez à le changer.

Bonne lecture et à mardi pour la suite.

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Comme je l’ai dit dans le post précédent j’aime jouer de manière très sadique avant d’aller en soirée. Je suis exigeante en temps normal, ma vision du BDSM est qu’il est une épreuve pour les soumis, je les pousse en avant comme des sportifs devant battre des records. Si vous me trouvez trop dure c’est que vous n’avez pas subi l’entrainement préalable. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir je ne déshumanise pas de manière aussi intense un débutant, il faut tout remettre dans la perspective d’une relation suivie. Pour résumer, à ce moment mon rôle en tant que dominatrice était d’être aussi cruelle que possible ce qui me convenait parfaitement. Faites attention de bien lire « cruelle » et pas « violente », ce sont deux notions différentes même si elles ne s’excluent pas l’une l’autre.

Le matin du jour tant attendu je me suis levée assez tard, pour être sûre de tenir toute la nuit sans faiblir, il aurait été dommage que je ne puisse m’occuper du cas de mon débutant à fond. J’étais en train d’émerger, profitant de la douceur ma couette. Je dors très bien en sachant que mes soumis passent un mauvais moment, c’est un peu comme avec la pluie, j’aime dormir en me sachant protégée. J’ai attrapé la télécommande sur le meuble à côté de mon lit, en une pression j’ai ouverts les cages dans lesquelles mes soumis avaient passé la nuit, c’est beau la technologie. Toujours dans mon lit je me suis étirée en attendant qu’ils arrivent. Je me suis assise en tailleur pour les regarder. Ils étaient là tous les trois, nus avec un numéro au marqueur sur le torse, des soumis d’âges, de corpulences, de parcours différents mais ayant envie de pousser un scénario de déchéance à son maximum. En tout cas une facette particulière des dégradations, celle qui consiste à être à la merci de l’autre, non-seulement être recadré pour son comportement, c’est une base en BDSM, mais également subir les caprices d’une princesse blasée. Etre considéré comme un moins que rien corvéable à merci. La clé dans ce genre de scénario est de pousser les soumis les uns contre les autres, établir des différences de traitements aléatoires, les forcer à se dénoncer les uns les autres. Les pousser à bout pour que la simple perspective d’obtenir un traitement de faveur soit suffisante pour leur faire abandonner toute éthique, toute morale. Il y a jouer à l’animal et en devenir un. C’est fou ce que le désespoir peut faire faire. Par exemple quand je remarquais quelque chose de mal fait j’en interrogeais un que je savais innocent, pour le forcer à balancer les autres. Pour le forcer à pointer du doigt le coupable sachant ce qu’il va se recevoir. Pousser les soumis à la délation est une forme de dégradation assez extrême, ils n’osent plus se regarder en face après ça. En situation de stress certains deviennent des héros, d’autres non. Difficile de savoir à l’avance. Surtout que ça ne me dérangeais pas qu’un soumis résiste à l’interrogatoire, il se serait simplement pris la punition prévue et même pire. Le coupable se serait senti d’autant plus mal de voir quelqu’un se sacrifier pour ses erreurs. Le genre de jeu dont nous ne pouvons pas sortir indemne émotionnellement.

Pour prendre un autre exemple, ils étaient devant moi, chacun avec un rôle différent, deux d’entres eux portaient une pantoufle, tandis que le troisième proposait une cravache. J’allais me lever, ils allaient me mettre mes pantoufles puis me présenter leurs fesses, j’allais en choisir un pour me servir de défouloir matinal, il allait se prendre une raclée, rien que pour que je puisse bien commencer la journée, les étirements avec cravache sont tellement agréables. J’agissais au hasard mais sans choisir celui qui avait le privilège de me présenter la cravache. Un se sentait en sécurité tandis que les deux autres commençaient à prendre peur. Pour pousser le vice un peu plus loin je n’attribuais pas les rôles, je les laissais s’arranger entre eux. Dans ces situations les soumis commencent par vouloir équilibrer les choses mais je m’arrange pour qu’ils passent rapidement au « chacun pour soi », reprise de l’adage classique « diviser pour mieux régner ». Etant évident que lorsque j’en attrapais un pour le démonter devant les autres le premier qui bronchait avait droit au même privilège. S’ils avaient envie de faire front commun ils y passaient tous. Sur le papier tout le monde est solidaire, quand il faut passer aux actes … Surtout si je fais faire un vote secret sur des petits papier.

Pendant que je faisais passer un sale quart d’heure à mon innocente victime les deux autres sont allés me préparer un café et refaire mon lit. Rien de mieux pour faire bien travailler des soumis que de mettre un fond sonore de punition. Comme les galériens étaient rythmés par le bruit du tambour mes soumis travaillaient en rythme avec mes coups sur leur condisciple. Assez « étrangement » les corvées sont effectuées de manière parfaite dans ces conditions.

Vous savez que je teste mes supplices sur ma petite personne avant de les infliger à d’autres, cela me permet de remarquer des détails que je n’avais anticipé.

D’ailleurs pour préciser sur l’expérience de la détention dans une cage je l’ai trouvé très intéressante. Ce n’est pas excitant au premier sens du terme mais en préambule d’une session de jeu c’est très efficace, rien que quelques heures sont suffisantes. Se retrouver nue en cage est très inconfortable comme vous pouvez vous en douter, vous testez différentes positions pour voir laquelle est la plus confortable. C’est un peu comme le bondage, d’ailleurs c’est une entrave au mouvement donc c’est logique. Vous êtes en quelque sorte prisonnier de vos pensées, même si vous n’êtes pas claustrophobe vous finissez par en ressentir les effets. Vous êtes obligé de faire le point, vous recentrer sur vous-même pour garder votre calme. Si votre dominant est expérimenté c’est vraiment éprouvant, j’ai eu droit à la cage simple pendant quelques heures, le temps de comprendre que ce n’était pas agréable, avant qu’elle m’entrave davantage pour me faire regretter ma première détention. J’ai fini les chevilles attachées à deux coins différents de la cage, les mains menottées dans le dos et attachées au plafond, la tête forcée de rester sur le sol avec un bandeau sur les yeux et un casque anti-bruit sur les oreilles. Une privation sensorielle associée à de la privation de liberté de mouvement. Au bout de 6hr j’étais devenue très docile malgré mon tempérament de base, l’autre réaction attendue était que je devienne folle mais ce n’était possible je l’étais déjà.

Dans cette situation vous passez par plusieurs phases, luttant contre l’envie de bouger, essayant de vous persuader que c’est vous qui ne voulez pas bouger, que vous n’êtes pas contraint. En voulant au monde entier puis à vous-même.

Ne vous arrêtez pas au côté horrible et en apparence inutile, c’est un supplice très intéressant pour apprendre à lutter contre l’énervement, à se maitriser. Pour éviter de craquer vous devez réussir à prendre le contrôle de vos émotions. Si vous voulez travailler sur votre capacité à gérer le stress c’est très efficace, ce n’est pas agréable, tout comme soulever des haltères est douloureux mais c’est le résultat qui compte.

Dans ces situations, quand ma dominante me pousse à bout, à chaque fois je repense à la chanson de Gloria Gaynor I will survive, cela m’aide. Chacun a ses petits trucs. (Live a lot to give me strength not to fall apart […] But now I hold my head up high And you see me, somebody new […] And just expect me to be free […] Oh no, not I. I will survive Oh as long as I know how to love I know I’ll stay alive I’ve got all my life to live) (je viens de mettre la musique et je suis en train de danser sur le lit pour l’anecdote). http://www.youtube.com/watch?v=ZBR2G-iI3-I

Comme je l’ai déjà dit, les soumis(es) ne sont pas tant des personnes aiment souffrir que des personnes qui sont capables d’en tirer une force nouvelle. Etre capable de rendre la souffrance une expérience positive. C’est une notion difficile à appréhender si vous ne la partagez pas.

D’ailleurs il faut que je note dans un coin de chercher à faire une collection d’astuces de soumis pour résister intérieurement aux supplices. Ce serait des témoignages utiles.

Après j’ai des amies qui me demandent comment je fais pour aussi bien résister au stress pendant les examens, pas de secret, l’habitude.

Toujours dans mon optique de différencier le traitement de mes soumis seuls deux d’entre eux ont droit à l’immobilisation complète, le troisième étant « libre » dans sa cage. C’était d’ailleurs une nécessité pour qu’il puisse libérer les deux autres lorsque je déverrouillais leur cage à distance. Généralement celui non-entravé profite d’être le premier dehors pour prendre la cravache et ainsi éviter d’être mon souffre-douleur du réveil. Moi d’abord les autres ensuite avec toute la culpabilité que cela engendre.

Pour en revenir à mon propos de base, en testant ce jeu je me suis rendue compte de quelque chose, c’est peut-être une évidence mais je n’avais pas pensé qu’au bout d’une nuit en cage vous avez envie d’aller aux toilettes, et comme j’exigeais qu’ils viennent de suite à mon réveil ils ne pouvaient pas aller se soulager. Autrement dit à la douleur des coups s’ajoutait l’obligation de contracter sa vessie pour ne pas lâcher et se faire dessus. Sachant cela je prenais un plaisir tout particulier à le cravacher entre les jambes, les vibrations et la chaleur provoquée par la cravache si près de sa vessie devaient être délicieusement atroces.

Une fois fini, j’entends par là satisfaite d’avoir abusé de mon pouvoir pour infliger un châtiment sans raison, j’ai mis un peu de musique le temps de prendre mon café tout en dansant, j’étais en forme. C’est revigorant d’être sadique, une bonne façon de commencer la journée.

Je dois cependant confesser que même avec ce traitement j’étais tout de même frustrée. Je ressentais du plaisir à agir de la sorte mais pas suffisamment pour monter à l’orgasme. J’avais envie de planifier la soirée, ce que je ne pouvais pas faire, tout le reste ne pouvait être qu’un palliatif. Pour me changer les idées je suis passée au tapis de course, je fais du sport tous les matins, cela me fait du bien. Pendant ce temps mes soumis avaient un peu de temps pour eux tant qu’ils ne se faisaient pas remarquer. J’exigeais juste que l’un d’entre eux soit présent avec une serviette et une bouteille d’eau. Ils avaient le droit de tourner mais il devait toujours il y en avoir un. C’est plus éprouvant que vous ne pouvez l’imaginer, attendre sagement comme un meuble pendant que votre dominante vous ignore, dans son propre monde les écouteurs sur les oreilles. Vous ressentez votre inutilité mais vous ne pouvez pas vous dérober à votre tâche, les conséquences seraient trop douloureuses.

Une fois ma séance de sport finie je suis allée prendre une douche. Dès la porte fermée je me suis accroupie par terre, le visage dans les mains. Je n’en pouvais plus de tourner en rond avant la soirée. J’avais envie de tuer un soumis ou de me faire du mal, je ne pouvais plus continuer comme ça, il fallait que j’extériorise cette pression. Je m’étais promis de ne pas me punir mais ce n’était pas une petite chaine aux seins qui allait me faire du mal. Il fallait que je me ressaisisse, ce que je venais de penser était stupide. Mettre un pied sur le chemin du plaisir c’est perdre rapidement tout sens commun. Je devais temporiser et non pas me satisfaire. Si je commençais à céder à mes élans les plus sadiques j’allais devoir monter les doses pendant toute la journée, finissant au-delà des limites d’un débutant. C’était frustrant mais je devais rester assez bas. Etre sadique avec les autres fait descendre ma tension, me faire du mal la baisse pendant un petit moment avant qu’elle revienne plus forte. Mon plaisir est parallèle à celui des soumis, il faut enchainer plusieurs supplices pour le faire monter et finir en feu d’artifice. J’étais peut-être sadique mais ce n’était que par moments, les supplices étaient suffisamment espacé pour que reparte de zéro à chaque fois. Un peu comme des orgasmes interrompus, ça rend dingue.

Je me suis mise sous la douche pour éviter de craquer, la main sur le variateur de température j’avais encore envie de me faire du mal, une douche froide est un supplice après tout. J’ai progressivement baissé la température, je pense que je n’aurais pas dû finir complètement sur le froid. Elle a été éprouvante, l’eau glacée fait se contracter la peau et coupe la respiration mais elle m’a pourtant fait du bien. En me passant le sèche-cheveux sur le corps j’ai eu des frissons qui ont finis par converger en orgasme. Une belle bêtise. Tellement interdit, tellement bon, je me sentais coupable. Comme à chaque fois j’allais devenir sévère, le prochain soumis qui allait se mettre sur mon chemin allait prendre cher. Ce n’était pas « juste » selon vos critères mais c’est l’avantage d’être la justice incarnée, les soumis ne peuvent rien contester sans aggraver leur cas.

Je suis sortie de la salle de bain enroulée dans une serviette et d’un pas décidé, mes soumis m’attendaient dans ma chambre. J’ai commencé à m’habiller sans un mot, ils me connaissent, ils savent reconnaitre mes phases. J’aime l’idée de les savoir angoissés à l’idée que je suis pire que d’habitude. Je n’étais pas dans leur champ de vision, un soumis avec des pointes sur le sexe évite de mater, s’infliger une douleur inutile pour un simple coup d’oeil. J’ai sifflé pour les faire se retourner. Je n’étais pas totalement habillé, escarpins, pantalon noir pour le bas, pour le haut je n’avais qu’un soutien-gorge. Féminine, fière et intimidante. Je me suis mise devant eux, me penchant, j’aime voir mes soumis détourner le regard pour ne pas être tenté.

– Bien. Numéro 2 tu vas dans la réserve de matériel me chercher la canne en Delrin.

Elle doit être l’instrument le plus douloureux de ma collection. Pour les non-connaisseurs il s’agit d’une baguette en plastique dense, la canne anglaise est déjà très douloureuse lorsqu’elle est classique (dragon rattan cane) mais là elle en devient infernale. Un même instrument recouvre bien des réalités selon les personnes, les qualités, la façon de l’utiliser c’est pour cela qu’il faut être claire sur les catégories lorsque nous faisons le point sur les capacités des soumis. C’est important pour bien cibler la douleur, un débutant préférera quelque chose d’impressionnant mais soft, je n’ai rien contre ça il suffit d’être clair.

Pour en revenir à cette canne elle cingle fortement les fesses, c’est très aiguë comme douleur et elle laisse des marques profondes pendant des jours. Vous ne voulez pas être sur le chemin de ce genre d’instrument. J’avais lu une analogie amusante à son sujet, la comparant à l’effet d’une grille de barbecue vis-à-vis d’un steak. Je dois reconnaître que c’est l’aspect des fesses après quelques coups et la chaleur doit bien se valoir.

Je l’ai faite siffler dans l’air le temps que numéro 2 reprenne sa place, accroupi parmi ses congénères.

– Bien. Lequel d’entre vous veut me brosser les cheveux ?

Pour bien expliquer le choix qui s’ouvrait à eux, lorsque je demande un soumis pour un acte qui implique mon corps, un massage des pieds, des épaules etc… ils savent que s’ils se comportent mal ils seront sévèrement puni, ce qui normal le corps de la domina doit être vénéré et non pas altéré mais ils savent surtout qu’il va y avoir un avertissement. Toujours dans mon optique de les différencier, celui qui allait avoir le privilège de me toucher n’allait pas être celui qui allait recevoir l’avertissement. L’un d’entre eux allait souffrir pour qu’un autre puisse s’amuser. Il n’y a que moi que cette idée fait sourire ? 🙂 D’autant que voir une personne souffrir est très bon pour augmenter l’appréhension de la punition.

J’aime les faire se battre pour ce genre de choses. Ils étaient tous volontaires, ne serait-ce que pour éviter le châtiment. Je n’avais pas besoin d’expliciter la situation, en soutien-gorge avec cette cane à la main j’étais la dominante sur laquelle les soumis fantasment sans avoir envie de la rencontrer. Malheureusement au moins l’un d’entre eux allait pourtant devoir y passer.

– Comme vous êtes tous intéressés je vais faire monter les enchères. Le premier qui me balance une bêtise des autres aura ce privilège.

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