Simplet découvre le BDSM : le dressage sévère d’un débutant #31

J’espère que la semaine commence bien pour vous, un peu de lecture pour égayer vos soirées au coin du feu. C’est toujours le même mouvement que la dernière fois : l’arrivée à la soirée et le tour dans la salle de préparation (Sommaire de l’histoire en cours). La prochaine fois je passerai au premier jeu de groupe de la soirée. Tant que je suis sur le planning jeudi ce sera une partie supplémentaire de l’histoire de Candice (encore un peu de pub pour son eBook par ici), pour ma part j’aurai le plaisir de vous retrouver samedi.
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J’aime la fébrilité des soumis pendant les pauses, quand ils prennent conscience de leur condition, de ce qu’ils ont fait, de qu’ils vont avoir à faire. Ces récréations sont nécessaires mais s’il ne faut pas les faire durer trop longtemps pour qu’ils n’aient pas le temps de sortir du personnage, il faut les laisser récupérer mais ne pas handicaper la suite des événements. Simplet était retourné à sa place naturelle en ma présence, autrement dit à quatre pattes sur le sol, comme tout bon soumis qui ne cherche pas les ennuis. J’étais assise en hauteur, une de mes habitudes, je suis petite je dois complexer sur cet aspect, j’aime avoir une vue d’ensemble de ce qui m’appartient. J’étais légèrement en arrière, les mains posées en retrait derrière moi, je le toisais d’une manière espiègle, le provoquant du regard à chaque fois qu’il osait détacher les yeux du sol.
Si entre nous il y avait un relatif silence nous pouvions entendre que dans les salles à côté de la nôtre certains étaient aussi en train de s’amuser. J’avais des frissons à chaque claque, à chaque sifflement dans l’air d’instrument et ils étaient nombreux. Témoignage sonore que certains soumis apprenait à grande vitesse les bases de la politesse. Quoi qu’il en soit j’étais émoustillée par l’ambiance, un des autres avantages des soirées sur les séances en duo. J’avais envie de griffer la table, comportement typique quand je sens le plaisir monter en moi, les hommes qui ont partagé mon lit s’en souviennent, ou plutôt leur dos en garde une trace.
Pour autant il n’y a pas que des avantages à la situation. Dans ces moments j’ai toujours une attraction inavouable vers l’envie de faire un concours d’intensité de coups avec mes consoeurs, une attitude nocive que je me garde bien de réaliser. C’est un des dangers des réunions de dominant(e)s, vouloir en mettre plein la vue et donner dans la surenchère.
Je balançais mes jambes pour attirer son regard, j’avais le droit de les bouger, j’étais libre, pas lui. Je lui ai fait signe d’approcher pour me servir de repose-pieds. J’ai commencé à passer mes talons sur toute la longueur de son dos.
– Regardes comme tu es tout contracté. Ça ne va pas.J’ai l’impression que tu te sens menacé.
J’ai pris mes talons en main pour défaire leur sangle avant de les poser du bout des pieds devant lui, sans la permission d’y toucher, il était encore trop tôt pour une récompense de ce type. J’ai posé à nouveau mes pieds sur son dos, le quasi-contact entre ma peau et la sienne l’a fait tressaillir, il n’y avait que l’épaisseur d’un collant pour nous séparer autrement dit rien. J’ai commencé à lui masser les épaules, en profitant pour apprécier mon futur terrain de jeu, parcourant les reliefs pour faire des repérages en vue de futurs contacts moins plaisants pour lui. Il n’était pas le seul à jouer avec la frustration avant de se libérer, j’allais me tenter pendant tout le début de la soirée pour être sûre que la fin soit mémorable, tant pour lui que pour moi.
Il hésitait à se laisser aller à apprécier mon contact, il avait compris mes intentions, je voulais lui faire baisser sa garde pour intensifier ce qui allait suivre, le rendre davantage éprouvant. Le pauvre fou, il pensait sérieusement pouvoir résister au contact des pieds d’une femme après tant de contrariété à son plaisir. Plus il luttait et plus j’appréciais le moment, anticipant la douche froide qu’il allait se prendre.
Après quelques minutes de ce jeu je l’ai repoussé, attrapant mes talons du bout du pied pour les remettre en place. J’ai pris ma cravache, la faisant taper dans ma main gauche en augure à la reprise des festivités. Je suis descendue de ma table en sautant à pieds joints sur le sol, provoquant un bruit sec précurseur de biens d’autres du même style. Il a essayé de cacher son sursaut, ne voulant pas montrer ses faiblesses face à moi, il savait que j’en tirerais parti. J’ai fait courir le bout de ma cravache sur son dos, arrivé sur son arrière-train je me suis arrêtée.
– Présentes mieux tes fesses.
– Oui, pardon maitresse.
Il a creusé les reins, cédant docilement à la pression de ma cravache dans l’espoir infime d’atténuer sa peine. Comportement inutile, un soumis n’a que peu de prise sur la quantité de douleur qu’il recevra, le seul paramètre sur lequel il peut réellement influer et la présence ou la privation de récompense. Un mauvais soumis sera frappé jusqu’à ce qu’il casse, un bon soumis sera frappé tout autant sous un autre prétexte mais recevra une récompense. C’est la dure condition des esclaves, il ne faut pas se faire d’illusion sur leur sort. J’ai écarté ses cuisses pour regarder sa cage, frottant le bout de ma cravache sur ses bourses. L’anneau à la base de sa cage les compressaient, les faisant bien ressortir, une cible bien tentante. Dans ces moments vous pouvez faire dire n’importe quoi aux soumis et je ne m’en prive pas.
– Pourquoi tu es privé de plaisir ? Tu as été un vilain garçon ?
– Oui maitresse, même sur l’échelle des hommes je suis un minable. Je vais m’améliorer je le promets.
J’ai ricané, il en faisait des tonnes en jouant au gentil soumis dévoué. Il faut dire que j’avais commencé à tapoter ses bourses de ma cravache, il savait qu’un mot de travers et les coups allaient tomber. Pour ne pas trop l’épuiser j’ai relâché un peu la pression, en profitant pour lui remettre son plug « queue-de-chien ». Ce n’est pas si terrible, c’est une autre forme de plaisir. Lorsque vous êtes privés de votre source habituelle de satisfaction vous vous adaptez, nous essayez de nouvelles voies. C’est instructif bien au-delà des apparences. Je plaisante, si c’était si positif cela ne m’amuserait pas autant, c’était avant tout de l’humiliation pure et gratuite. Il a eu un spasme quand ma cravache est revenue sur ses bourses. J’avais une envie folle de les frapper, elles étaient gonflées, sous pression, n’attendant que mes coups. Un mot de travers, s’il me laissait ne serait-ce qu’une prise minime et je m’y accrocherais pour lui faire découvrir un type de douleur très intime. En attendant je devais avancer sur le planning.
– Bien, maintenant je crois que tu es finalement prêt pour passer dans la cour des grands. Avant de sortir j’ai quelques dernières consignes, écoutes les bien je suis très sérieuse.
J’ai pris un instant pour dramatiser la situation.
– Pour l’instant j’ai été plutôt sympa avec toi pour détendre l’atmosphère mais dehors ça va changer.
J’ai dégainé mon regard de psychopathe, celui que j’ai quand je ne rigole pas et que je veux effrayer mes soumis. Il a détourné le regard par déférence.
– Je suis ta maitresse pas ta copine c’est compris ?
– Oui maitresse. Je vais rester à ma place. Je vous considère comme une déesse supérieure n’ayez aucun doute la dessus.
– Je suis très sérieuse. Tu vas avoir droit à du dog-training. Tu vas être mis en compétition et je compte bien finir classée. Je peux tolérer beaucoup de choses tu le sais mais une attaque à mon égo passera très mal.
– C’est normal maitresse. C’est pour cette raison que vous avez le pouvoir. Vous l’utilisez pour faire de grandes choses. Seul je serais inutile.
J’avais été trop intimidante il n’osait pas la moindre réflexion un tant soit peu provocante. C’était trop injuste de laisser ses bourses intactes. J’ai soupiré.
– Deuxièmement. Tu te prétends intelligent ?
– Oui maitresse, mais beaucoup moins que vous, je vous assure.
– Ce soir tu vas mettre toute cette grande intelligence au service d’une seule cause, jouer au mieux le rôle qui t’es attribué. Tu peux ne pas trouver ça amusant mais si tu veux une récompense il va falloir passer par là.
– Bien maitresse, je ferais de mon mieux. Je n’échouerais pas.
– Echouer n’est pas la pire des bêtises que tu pourrais faire ce soir. Tu pourrais avoir l’idée idiote d’abandonner. De ne pas aller jusqu’au bout.
– Et devoir en répondre devant votre divine autorité ? Je suis masochiste pas suicidaire maitresse.
Je ne sais pas s’il s’amusait à me tourmenter en jouant au soumis parfait ou si c’était juste un coup de bol. Quoi qu’il en était je n’avais pas de raisons de le punir. Pas encore. Mon réservoir interne de frustration était en train de monter, je n’allais pas craquer, j’allais attendre patiemment mon tour.
– Arrêtes d’être spirituel ça ne va pas à un soumis.
– Votre intelligence doit déteindre sur moi maitresse. Merci.
– Continue comme ça et c’est ma cravache qui va déteindre sur ta peau.
Je n’étais peut-être pas aussi patiente que çà mais je ne suis pas passée à l’acte. J’ai retiré ma cravache de ses bourses pour y mettre ma main, commençant à le caresser.
– Il est si facile de passer de la douceur … à la douleur.
J’ai augmenté la pression de ma poigne.
– Il suffit d’une seconde d’inattention et les efforts d’une soirée peuvent être réduit à néant.
Il a gémi devant cette perspective, la castration est un fantasme masculin puissant que les hommes ont pourtant du mal à voir devenir réel.
– Alors c’est ça ton « outil viril », il me semble bien fragile pourtant.
Entre deux spasmes il a répondu.
– Je ne suis rien maitresse, les hommes sont des usurpateurs. Le monde appartient au vrai sexe fort, les femmes.
J’ai une certaine expérience des jeux BDSM, même s’il est prétentieux de le dire à mon âge, je n’ai jamais rencontre un homme ne s’écrasant pas dans cette situation. Même les masochistes les plus endurcis, ceux qui me cherchent en permanence, n’osent plus dire un mot quand je menace leurs bourses. La verge passe encore mais le moindre danger sur leur truc pendouillant et ils deviennent des agneaux. Je n’avais pas le droit de faire ça, il était sage je ne devais pas le punir. Je serrais à peine mais c’était déjà trop pour un soumis qui joue le jeu. J’ai des règles, je dois les respecter.
– J’avais l’intention de te laisser apprendre en étant puni pour chaque erreur mais je vais te donner un tuyau puisque tu as été joueur tout à l’heure
– Merci maitresse. Je ne mérite pas votre gracieuse bonté.
– Je ne veux plus t’entendre parler jusqu’à nouvel ordre, maintenant tu grognes, tu aboies. Tu joues réellement au chien, plus tu seras réaliste plus tu gagneras des points auprès de moi. Je te rappelle que ce n’est pas destiné à te faire plaisir mais à justifier des récompenses. Si tu peux y prendre du plaisir tant mieux pour toi c’est du bonus mais ce n’est pas nécessaire. Tu dois être convaincant coute que coute.
Nous avons échangé un regard puis il a répondu.
– Ouaf.
Je me suis redressée, ses bourses avaient gagné cette manche-là, je sais reconnaitre une défaite mais elles ne perdaient rien pour attendre. Je me suis approchée de la porte, tapant sur ma cuisse pour l’appeler.
– Simplet, aux pieds.
– Ouaf.
Je lui ai désigné la porté de la cravache en souriant. Il était prêt à faire son entrée dans le monde du BDSM et que je le présente en tant que mon soumis. Nous avons remonté l’allée des soumis en attente. Il y a peu de temps il était parmi eux, désormais il crapahutait en chien à côté de sa maitresse. Une position bien plus enviable, il pouvait se vanter d’avoir progressé dans la hiérarchie des soumis. D’ailleurs il semblait fier de son nouvel attirail se laissant même à regarder de nouveau mes talons, ils devaient avoir un effet hypnotique qui lui. Il anticipait déjà sa récompense. Ce n’était pas le moment, le fétichisme serait pour plus tard mais c’était évidemment une partie du programme. Il prenait ses aises je n’allais pas me gêner pour le faire aussi. J’allais voir comment il allait réagir face à un ordre plus « subtil ».
– Sois sage. Ne va pas renifler le cul des soumis qui attentent.
Il m’a regardé l’air de dire « ce n’était pas mon intention de toute façon » avant de comprendre que je voulais qu’il le fasse. L’idée ne semblait pas lui plaire mais à mon sourire il avait compris que je voulais le pousser à la faute. Il s’est repris, il ne voulait pas me laisser une victoire aussi facile. Il s’est écarté de quelques pas avant de timidement se mettre à renifler ses congénères. Il était pathétique, il avait encore une fois esquivé l’opportunité que je puisse le frapper mais pour cette sympathique auto-humiliation j’allais laisser passer.
– T’es qu’un minable tu le sais.
– Ouaf ouaf.
Il se prenait au jeu, tant mieux il le supporterait d’autant plus, un soumis ne doit pas se mettre systématiquement en positon de conflit avec sa maitresse.
Nous sommes passés à côté d’Alison qui n’avait rien raté de la scène. Elle lui a ébouriffé les cheveux.
– C’est un joli toutou ça. Il a compris où est sa place, mais oui.
Il a eu un moment d’hésitation, jouer le chien qui fait la fête c’est régresser mentalement, c’est devenir capable d’être heureux pour un rien. Ce n’est pas si facile mais une fois lancé difficile de s’arrêter, surtout lorsqu’il a découvert un des avantages du plug. En voulant secouer sa queue de fourrure il avait fait se balancer ses hanches, il venait de découvrir que ce mouvement faisait onduler le plug et lui donnait du plaisir. Désormais il allait tortiller du cul pendant toute la soirée pour notre plus grande satisfaction. Qu’est-ce que les hommes ne feraient pas pour un peu de plaisir.
Nous sommes rentrés dans la salle principale de la soirée, une grande pièce divisée en unité par des fauteuils tournés les uns en face des autres en petits comités. Au centre il y avait un grand espace libre, une arène où nous allions pouvoir jeter nos soumis pour nous distraire. Il y avait une faible musique d’ambiance ne parvenant pas à couvrir les bruits des lanières qui s’abattaient sur de chanceux soumis dans les pièces latérales où avaient lieu les jeux individuels et les ateliers. Il faisait assez sombre, il y avait certes des lumières sur les côtés mais l’essentiel de l’ambiance lumineuse venait de bougies installées en nombre un peu partout. Quelques soumis étaient exhibés enchainés mais c’était davantage de la décoration que des punitions. Être entravé pendant des heures, quelle belle façon de passer une soirée.
Nous avons croisé des connaissances que j’ai pris soin de saluer, le mot d’ordre était que nous devions ignorer les soumis au départ, nous faisions comme s’ils n’étaient pas là pour les laisser s’habituer au lieu.
Je sais que j’ai la réputation d’être sévère mais cela n’apparait pas au premier regard, il y a des dominas à l’allure agressive, je préfère le look princesse souriante bien que capricieuse. Chacun son style et ses préférences. Je détonnais un peu dans le décors même si la cravache que j’avais sous le bras rappelait à tous qu’il ne fallait pas me chercher.
Nous avons déambulé jusqu’à trouver une place qui me convienne. Je lui ai mis une pression sur la nuque pour lui intimer l’ordre de se coucher sur le sol. C’est tout un nouveau monde qui s’ouvrait à lui et qu’il devait appréhender calmemant. Vous pensez spontanément aux pieds qui sont à portée de langue mais ce n’est pas aussi réduit. Au ras du sol vous découvrez le monde sous une nouvelle perspective, c’est dépaysant, si vous voulez vous changer les idées c’est un moyen comme un autre. Personne ne faisait attention à lui il était dans une situation d’un voyeur pouvant observer ce qu’il veut sans rendre de comptes. Au départ il avait été jaloux que je ne m’occupe pas plus de lui mais il y trouvait des avantages.

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