Simplet découvre le BDSM : le dressage sévère d’un débutant #35

Je continue sur ma lancée, de quoi vous faire lire ce soir sous la couette (en tout cas c’est là que je serais il fait très froid par chez moi).

Actuellement je réduis la longueur des textes par manque de temps, je ré-équilibrerais tout ça pendant les vacances.

(Sommaire de l’histoire en cours et lien vers celle de Candice ainsi que le lien vers son eBook).

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Il est revenu vers moi, presque content d’avoir échoué et d’être débarrassé de cette humiliation. Inconscient qu’il était. Pour donner une comparaison dans un couple vanille cela correspondrait à un homme qui vient de se faire prendre à être infidèle. Je veux bien être d’accord qu’aller voir ailleurs est tentant voire même agréable mais il y a des règles à respecter dans une relation. Un couple BDSM, même éphémère comme le nôtre, comporte des engagements réciproques qui ne peuvent être brisés sans conséquences. C’était bien un comportement de soumis, penser à l’instant présent et pas au contrecoup. J’essayais de me retenir de le crucifier sur place mais c’était dur. Je suis pudique quoi qu’il paraisse, lorsqu’un soumis me blesse je ne le montre pas en public. C’était le cas, il m’avait fait mal. Le point le plus positif est qu’essayer de résister allait rendre l’explosion plus monumentale et qu’il s’en souviendrait. Savoir qu’il allait souffrir me soulageait un peu. Je l’ai regardé avec dédain.
— Je croyais avoir adopté un chien mais visiblement c’est davantage une chienne. J’avais pris le truc qui pendouille pour des couilles mais visiblement ce n’en est pas.
Je me suis accroupie pour l’attraper par le collier et qu’il comprenne le vrai sens de ce que je disais.
— S’il y a des trucs qui dépassent il va falloir les couper pour qu’ils n’induisent plus personne en erreur. Faire en sorte que la méprise ne se reproduise plus.
J’essayais de faire croire à tout le monde que je prenais la situation avec le sourire mais je ne voulais pas que lui pense que c’était le cas. Je l’ai discrètement pris à part dans une salle. J’ai fait les 100 pas pour me calmer un peu et préparer mon discours. Avant d’exploser je lui ai laissé une chance de se justifier, pour ne pas avoir de remords après.
— Tu m’expliques ?
Tout fièrement il a répondu.
— Ouaf.
J’ai du mal à imaginer plus mauvaise réponse. Il s’est mangé une gifle et ce n’était pas cher payé.
— Vraiment ? Tu veux la jouer comme ça ?
Une deuxième gifle est partie avant même qu’il est eu le temps de répondre.
— Tu veux vraiment me forcer à répéter ma question ?
— Non.
— Non qui ? !
— Non maitresse.
— Tu sais ce que ce terme implique ?
— Oui maitresse.
Il avait un air renfrogné, refusant de faire face à la gravité de ce qui arrivait. Ses deux joues ont eu droit à une nouvelle série de claques pour accompagner ma hausse de volume dans l’enguelade.
— Alors tu réponds à ma putain de question !
Il s’est pris une autre gifle. Je suis petite mais j’ai du coffre, quand je gueule je ne fais pas les choses à moitié.
— J’avais pas envie de le faire maitresse.
J’ai levé les yeux au ciel.
— Et ? Vas y explique en quoi c’est important.
Après quelques secondes de silence je lui ai collé 4 gifles à la suite. Sous l’émotion je commençais à avoir les joues probablement aussi rouges que les siennes.
— Tu m’as cassé dans mon trip. C’est quoi ce comportement ? T’en as rien à foutre de mon plaisir ? Tu te crois tout seul dans la relation ?
Il a baissé les yeux de honte, n’osant pas me répondre.
— Laisses moi deviner, tu penses que je devrais déjà être contente que tu te soumettes. Tu me prends peut-être pour un monstre mais je ne t’ai jamais fait autre chose que du mal. Je ne t’ai jamais blessé. Là tu viens de foutre en l’air mon scénario. Tu sais combien de temps j’ai bossé dessus ? Tu crois que ma vie est assez longue pour que je puisse la gâcher à planifier des trucs pour nous ? D’ailleurs tu as déjà pensé qu’il y avait un « nous » qui existait ? T’es bien un homme, toujours à penser à son petit confort du moment.
J’ai continué de rythmer la discussion par des gifles, il avait déjà des marques bien visibles et les larmes aux yeux. Il se retenait pour ne pas me donner la satisfaction de le voir craquer.
— Tu veux me faire honte en public ? Me défier ? Tu pensais que ça passerait tout seul ? Que je ne dirais rien ?
Il est resté sans broncher, j’ai soupiré, s’il voulait à jouer à celui qui craque le premier et abandonne il allait attendre longtemps. J’ai intensifié mes coups, j’avais mal à la main mais c’était sans mesure à ce que lui prenait.
— Tu vas me répondre ? Je commence à en avoir sacrément marre de tes silences.
Après l’avoir giflé de nouveau j’ai secoué mon poignet et je me suis massée la main. Il a semblé envier que j’ai la possibilité de le faire alors que ses mains devaient rester loin de ses joues. Je crois qu’il a même hésité à le faire mais s’est ravisé quand je me suis figée en voyant ses doigts bouger. Il s’est pris une nouvelle série préventive, il a cessé de penser à cette option. Il a semblé mécontent de son traitement.
— Je ne peux rien dire qui vous calmerait maitresse.
— Me calmer ? Tu me prends pour une hystérique ?
Je suis revenue vers lui, m’apprêtant à lui coller une nouvelle série. Il a reculé pour se mettre hors de portée de ma main.
— Pardon maitresse je ne voulais pas dire ça. Je suis désolé c’est ma faute.
Je l’ai menacé du doigt.
— Tu te remets tout de suite en position ou je vais vraiment péter un plomb.
— S’il vous plait maitresse.
— Justement, ça me plait. En place.
J’ai soufflé avant de l’attraper par la tête et le remettre en place moi-même.
— J’ai compris la leçon maitresse. Je ne recommencerais plus.
J’ai dû mettre moi-même ses mains dans son dos et le forcer à relever la tête pour exposer ses joues. J’ai dit froidement.
— Tu as perdu tout droit à avoir ton mot à dire. Seuls les bons soumis ont des avantages.
— Plus de gifles, je serais sage maitresse.
— Mais putain ta gueule avec tes mensonges.
Je voulais lui coller une gifle comme les autres mais au son de l’impact et au mouvement de sa tête je me suis rendue compte que je ne l’avais pas épargné. Le voir souffrir m’a fait du bien, il n’avait eu que ce qu’il méritait.
— Tu ne regardes que l’instant, tu ne vois pas l’enjeu global. Ce monde compte pour moi et tu perturbes mes plans. J’essaye d’être sympathique en prenant des débutants et tu envoies tout valser. Tu te rends compte à quel point tu es ingrat ?
— Justement maitresse je suis un débutant je ne suis pas assez fort.
— Il n’y avait rien de compliqué. Tu as volontairement abandonné parce que ça ne te plaisait pas !
Pour la forme il s’est repris une gifle. Je n’étais plus à sa près. Sur ce point j’étais un peu incohérente, je voulais qu’il réfléchisse à ses actes et je n’arrêtais pas de le frapper ce qui ne pouvait que le déconcentrer. Je n’avais pas totalement tort puisque j’essayais de faire en sorte qu’il ne veuille plus jamais se retrouver dans cette situation mais il perdait ses repères. Normalement j’aurais dû lui laisser entrevoir une sortie, là je semblais plutôt l’avoir mis dos au mur, il devait attendre que ma colère passe aussi dur que ce soit à supporter. Un soumis devrait savoir que s’il nous met dans cet état il devra en assumer les conséquences.
— Je suis une domina, j’ai besoin de savoir que je peux me reposer sur mes soumis, j’ai besoin de savoir que nous avons une vision commune.— C’est le cas maitresse.
Il était irrécupérable, je voyais bien que ses joues avaient déjà pris cher mais je ne pouvais pas m’arrêter de le gifler tant qu’il n’arrêtait pas de me prendre pour une conne. J’avais défini des règles et il essayait de me forcer à les abandonner, à céder pour ne pas lui faire trop mal. Il était en train de me mettre au défi pour me montrer qui avait réellement le pouvoir. Dans ces cas là je suis très ferme, c’est du « all-in », un duel à mort. Je suis restée silencieuse un moment, le calme avant la tempête puis je lui ai mis une nouvelle série, espaçant les coups pour qu’il puisse récupérer un minimum entre chaque claque, qu’il puisse penser que c’était fini avant que la suivante ne s’abatte. Je lui ai fait valser la tête de droite à gauche, cassant ses dernières résistances au point qu’il ne puisse retenir ses larmes.

Je me suis arrêtée plutôt calmée à vrai dire, les gifles ne sont pas une technique très compliquée mais elles soulagent bien. Il a été sonné pendant quelques minutes, pas au point de perdre connaissance je vous rassure mais de quoi redouter la moindre menace supplémentaire.
— Vas-y. Redis un mot de trop que je te remette la même chose.
Il regardait ma main avec crainte, elle était prête à s’abattre à nouveau. Je le mettais face à ses contradictions, s’il voulait me pousser à bout il allait connaitre l’enfer. Il semblait stupéfait, me regardant avec de grands yeux apeurés, prenant la mesure de la faute qu’il avait commise. Il avait mis son plaisir avant le mien, il m’avait cherché et je n’avais pas craqué avant lui. Un vrai soumis comme je les aime à besoin de savoir que sa domina est forte et tient ses paroles.

Je me suis assise sur une banquette à l’autre bout de la pièce. Les engueulades sont en plusieurs phases, l’explosion initiale est destinée à mettre le soumis en condition, qu’il baisse ses défenses pour être davantage réceptif à la seconde partie, celle basée sur la réflexion et la mise à plat des problèmes. Après l’avoir physiquement frappé j’allais retourner le couteau dans la plaie pour lui faire comprendre son erreur et le mater. La dernière phase pourrait alors commencer, l’expiation, le sacrifice pour obtenir mon pardon. Un long chemin que les soumis doivent s’attendre à parcourir à chaque fois qu’ils refusent d’obéir.

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