Simplet découvre le BDSM : le dressage sévère d’un débutant #38

Enfin ! Je vous poste la fameuse partie qui m’a demandé pas mal de boulot. Vous n’allez peut-être pas vous en rendre compte mais j’ai eu de mal à mettre à plat mes émotions. J’ai une tendance à la pudeur qui m’empêche de vraiment développer ces moments. C’est peut-être pour ça que je passe pour inhumaine 😀

Je prend la suite mardi, je voulais faire un break avant la séquence de jeu suivante mais Candice n’a pas fini le texte qu’elle prépare donc je continue ^_^ A moins que je vous mette un des témoignages que j’ai en stock

Sommaire de l’histoire en cours et lien vers celle de Candice ainsi que le lien vers son eBook ainsi que les précédents témoignages d’hommes soumis.

J’ai vu que j’ai une tonne de mails à répondre, je vais les faire sous peu ne vous inquiétez pas.

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Il est important de savoir manier ses instruments pour générer un supplice le plus éprouvant possible. Par exemple savoir varier la douleur induite pour que notre soumis ne connaisse pas à l’avance l’intensité du prochain impact, qu’il appréhende chaque coup, qu’il se tienne à carreau pour ne pas aggraver son supplice. Il n’est pas nécessaire de faire dans la surenchère pendant une punition, alterner des coups sévères avec des plus doux est suffisamment sadique pour éprouver n’importe quelle volonté.

Je passe parfois pour une maitresse sévère mais ce n’est pas totalement vrai, pendant une punition je suis intransigeante mais j’adapte la gradation de douleur aux spécificités de mon partenaire. Je suis sévère dans le sens où je maitrise le sujet et que je sais comment mettre mal à l’aise mon soumis, je ne le laisse pas gigoter dans tous les sens mais au contraire je le force à se figer. Je le force à participer, à être actif pendant les châtiments ce qui n’est pas facile pour les hommes qui n’assument pas totalement leur côté soumis. La violence est davantage psychologique que physique.

Pour en revenir à l’histoire, j’étais en train de lui mettre des coups de ceinture sur les mains. Je lui avais mis une règle sur les coudes pour le forcer à résister contre l’impact, il était également à genoux pour qu’à la fois il soit dans une position de pénitent, les mains offertes, mais aussi que je puisse m’aider de la gravité pour frapper. C’était le set-up de base et il était terriblement excitant je dois le reconnaitre.

Je ne frappe pas mes soumis dans une optique de battre un record, ce n’est pas infliger la douleur en elle-même qui me fait vibrer c’est d’avoir le pouvoir entre mes mains, savoir que je peux moduler la douleur, voire l’arrêter, me fait me sentir puissante.

Les punitions sur les mains sont très spectaculaires en ce sens que les soumis voient les impacts, psychologiquement c’est très dur de les subir. À force de tenir la position et de la douleur ils se mettent rapidement à trembler, à lever les yeux au ciel, à essayer de réguler la douleur en variant leur respiration. C’est extrêmement excitant de les voir lutter pour respecter mes ordres, de les voir continuer de tendre les mains par obéissance. J’en frissonne rien qu’à y repenser.

Il faut que j’arrête d’écrire quand je n’ai pas de soumis à disposition c’est trop frustrant, je vais me rendre folle. C’est peut-être ce que je veux d’ailleurs. Quelle idée d’autoriser mes soumis à profiter d’une semaine de vacance, j’aurais dû anticiper ce problème.

Le choix de la position et de l’instrument influe grandement sur la difficulté de l’épreuve mais ce ne sont pas les seuls facteurs. Pour les coups sur les mains je pouvais varier la douleur en fonction de l’angle et de la zone d’impact. Il y a toute une gradation entre le fait de taper la totalité des deux mains, la douleur étant sur une zone plus large donc mieux répartie et plus supportable, et frapper du bout de la ceinture sur une zone très réduite, a fortiori sur le bout des doigts. Je pouvais frapper plusieurs fois d’affilé au même endroit ou lui laisser le temps de se reposer un peu avant de continuer. C’était subtil, je cherchais en permanence le bon équilibre entre le fait de le provoquer en lui faisant mal et le fait de respecter ses limites. Je veux que mes jeux durent longtemps et je dois tout faire pour. Si je tapais à pleine force il ne tiendrait pas plus de 25 coups avant de définitivement craquer, ça ne serait pas amusant. J’ai mon propre rythme de plaisir, il me faut au moins une séquence de 20-30 min pour trouver de la satisfaction donc j’ai besoin que les soumis tiennent la distance. Certains dominants veulent faire craquer leurs soumis, j’aime les éprouver mais pas au point qu’ils arrêtent de jouer.

Je ne sais pas comment vous décrire ce que je ressens lorsque je sais que le prochain coup sera fort et que je tourne autour de mon soumis connaissant cette information à laquelle il n’a pas accès. Ces frissons dans les bras quand je m’apprête à frapper, mon coeur qui s’accélère au moment où mes muscles se contractent, le bruit de l’impact accompagnant la détente de mon corps. J’ai de la satisfaction à voir la réaction sur son visage lorsqu’il subit. Cette première phase où il essaye de lutter, puis vient le débordement émotionnel, le moment où il se rend compte qu’il ne peut rien faire et qu’il se laisse aller à accepter de souffrir. J’en ai la tête qui tourne et des battements dans les tempes quand ce n’est pas une larme au coin de l’oeil.

J’ai décidément besoin d’un soumis là tout de suite, à faire des pauses toutes les 5min pour me calmer et me vider la tête cette partie de l’histoire ne va pas être postée avant longtemps. Il faut que j’arrête de parler de ce que je ressens où je vais pouvoir continuer ce blog sur twitter avec des posts de 150 caractères 🙂

Comme le dit le dicton « la musique adoucie les mœurs », c’est vrai je suis calmée. Par contre j’ai Karma Chameleon de Culture Club dans la tête maintenant c’est malin. Quoi que c’est très à propos puisqu’elle parle du courage nécessaire pour défendre ses idéaux, de ne pas avoir peur de souffrir pour ses convictions. Elle critique ceux qui ne font que suivre le sens du vent, passivement. Joli choix inconscient de musique.

Il faut que je me recentre sur les faits et pas les émotions.

Quelque chose à dire ? Un commentaire à faire ?

Non maitresse.

Et pourquoi ça ? Ne me mens pas je le saurais.

Petite phrase sadique lâchée sans crier gare, je voulais le forcer à faire un choix sachant qu’il y aurait des conséquences. Pour le soumis subir en silence est le plus facile, c’est se dire que tout est de la faute de la dominante. Au contraire être forcé à prendre un risque est très inconfortable. Il était adorable à voir, il baissait les yeux, je pouvais sentir son coeur s’accélérer alors qu’il réfléchissait à la meilleure réponse à apporter.

Votre pédagogie a porté ses fruits maitresse. Je ne pense plus rien que vous ne m’aillez pas mis dans la tête.

Il avait fermé les yeux par lâcheté, ne voulant pas voir ma réaction, je me suis approchée de lui pour lui relever la tête en la tirant par les cheveux. Il allait devoir m’affronter. Surtout qu’il n’avait pas à angoisser, sa réponse était parmi les meilleures qu’un soumis m’ait jamais faite dans ce genre de situation.

Si ce genre de méthode est si efficace ça te dirait de passer un cap supplémentaire ?

Je ne sais pas maitresse, c’est vous qui décidez.

Tu aimes souffrir ?

Non maitresse mais si c’est ce que je mérite je dois le supporter, merci de me punir.

Ce genre de discours signale un soumis en baisse de motivation, difficile de lui en vouloir d’ailleurs il n’est pas facile de rester concentrer alors que l’on se fait frapper. Dans ces cas-là je mets le soumis au défi d’y arriver, soit en me moquant de ses faiblesses soit en l’encourageant. Généralement cela fonctionne bien pour le faire repartir dans le jeu.

Tu crois que tu vas survivre à cette soirée ? Tu t’en crois capable ? Tu es sur la bonne voie pour obtenir une récompense mais il faut que tu passes ce cap. Tu te souviens tout ce que tu as mis sur la liste de tes fantasmes préférés ? Tu as envie de les voir se réaliser ?

Oui maitresse.

Alors prêt à les mériter ? À payer le prix fort.

Il a répondu mollement.

Oui maitresse.

Je lui ai mis une gifle.

Tu me réponds correctement. Soit du dit non, soit tu tu réponds oui avec conviction mais il n’y a pas d’autre alternative. Fait un choix putain !

Je lui ai collé une deuxième gifle, bien plus forte que la première au point de le déstabiliser et de faire tomber la règle qu’il avait encore entre les coudes. Il s’est empressé de tenter de la remettre en place. J’étais en face de lui les bras croisés. J’ai attendu un instant qu’il se calme de façon à ce qu’il puisse « apprécier » la suite.

Je crois que cet incident règle notre problème. Tu vas prendre plus cher mais au lieu de débloquer une récompense ça sera simplement pour payer ta faute. Tu trouves ça juste ?

Oui maitresse.

Pourquoi ?

Si j’avais répondu correctement à votre question je ne me serais pas pris des gifles. Je suis responsable de mon échec.

Tu auras au moins retenu ça.

Merci maitresse.

Relèves la tête je n’en ai pas fini avec les gifles.

Je lui en ai mis 4 de plus en plus fortes.

La règle est toujours en place. Tu vois ce n’était pas si difficile de résister. Tu aurais fait ça il y a quelques minutes et tu ne te serais pas mis dans ce pétrin.

Je sais.

Et ?

Je n’ai pas votre force de caractère maitresse.

C’est une excuse ?

Non maitresse, je dois faire de mon mieux.

Bien. Nous allons continuer en changeant un détail. Entre chaque coup tu vas me remercier et demander que le coup suivant soit plus fort. Et tu le fais poliment compris ?

Oui maitresse.

Je me suis remise en position.

Non, tu sais quoi ? je suis encore trop gentille, je te facilite trop la tâche.

Je lui ai mis un bandeau sur les yeux, il perdait un des aspects du supplice, celui de voir venir les coups mais il gagnait une plus grande concentration sur la douleur et les bruits.

Voilà, comme ça tu apprécieras un peu mieux ton programme d’éducation.

Merci maitresse.

J’ai donné le premier coup, pas très fort mais comme la mise en place avait changée je recommençais la gradation à partir du bas de l’échelle.

Merci maitresse le coup suivant peut-il être plus fort s’il vous plait

Puisque tu le demandes si poliment.

J’aime provoquer mes soumis avec ce genre de réplique. Je sais qu’intérieurement ils bouillonnent, qu’ils meurent d’envie de me dire d’aller me faire voir, c’est d’ailleurs pour cette raison que j’aime tant le faire. J’ai toujours détesté devoir remercier pour une punition, c’est tellement humiliant que j’adore le faire faire. Ils doivent se maitriser et se contenter de dire la phrase qui leur causera le moins d’ennuis. J’aime frustrer mes soumis.

La punition a continué, je me suis amusée à faire claquer la ceinture contre elle-même pour le faire sursauter. Qu’il ne sache pas quels coups étaient vrais et lesquels étaient faux avant l’impact. Ce jeu avait pour but de l’énerver, de pousser ses nerfs à bout. Au bout de quelques coups je lui ai retiré son bandeau.

Bon. Où en sommes-nous mon vilain garnement ?

J’apprends à respecter les règles que vous fixez.

Tiens, en parlant de règle.

J’ai pris la règle qu’il avait entre les coudes.

Qu’est-ce que tu penses de t’en prendre quelques coups ? Ça te ferait plaisir ?

Oui maitresse ça me plairait beaucoup.

Il avait dit ça sans aucune conviction et je pouvais tout à fait le comprendre. Je préfère les ceintures, elles font une bruit plus sympathique. Les règles carrées en bois c’est sourd comme impact, ce n’est pas pareil. Je lui ai quand même mis quelques coups.

Toujours pas envie de bouger ?

Si maitresse j’ai envie de bouger mais je n’ai pas le droit. Je ne peux pas prendre de décisions par moi-même à chaque fois je fais des erreurs. Je dois me contenter d’attendre vos ordres.

Je lui ai remis quelques coups avant de retourner le couteau dans la plaie.

Vas y, désobéi, c’est si facile.

Il avait l’air pitoyable.

Vous êtes une femme et je suis un homme. Je ne peux pas vous désobéir, ma seule raison d’exister est de vous servir.

Tu nous vénères ?

Vous êtes mes supérieures.

Je me suis accroupie devant lui à quelques mètres, lui faisant signe du doigt.

Viens par là.

Il s’est mis à avancer à quatre pattes, il a eu une contraction lorsqu’il a posé ses mains sur le sol ce qui m’a fait sourire.

— Embrasses mes seins. Et ne me fait pas répéter ça serait dommage pour toi.

Mon corset les compressait et les faisait avancer, ils en étaient d’autant plus provocateurs. Il s’est avancé doucement, sous la pression de mal faire, il n’avait pas envie de passer un pallier supplémentaire dans le supplice. Il les a embrassés très délicatement. Il frissonnait au point d’en avoir les dents qui claquent. Il ne devait plus savoir où il était le pauvre petit. J’avoue que le but principal était surtout mon propre plaisir mais j’appréciais son mal être.

Remets-toi en position.

Encore hagard il a présenté ses mains.

Je lui ai mis quelques coups pour donner le change, à peine plus d’une dizaine, avant de passer mes doigts sur les siens. Un geste doux pour contraster, alterner entre douleur et plaisir.

J’aime toucher les zones que je viens de punir, je trouve que c’est très sensuel comme contact, parfois douloureux pour le soumis surtout quand je pince la peau mais c’est une partie de mon rituel il est préférable de ne rien faire qui pourrait m’interrompre. Au départ je ne le faisais pas, je ne devais pas assumer ce que je faisais, depuis que j’ai découvert que j’aimais ce type de caresses je ne m’en lasse plus. J’ai laissé ma marque sur son corps, un bout de moi-même qu’il va garder quelques minutes, parfois plus. Lors de ces moments je prends pleinement conscience que je suis celle qui a le pouvoir de récompenser ou de punir, le centre de son univers, il supporte cette douleur pour moi et j’aime le savoir.

Pourquoi tu supportes ça ?

Vous êtes brillante maitresse. Je me sens utile auprès de vous. Même si vous êtes dure avec moi vous me faites me sentir spécial.

J’ai été agréablement surprise de voir qu’il était honnête avec lui-même. Parfois les soumis nous en veulent de les avoir puni, une façon de se décharger de la culpabilité de savoir qu’ils ont des fantasmes différents de la norme. Lui au contraire avait pleinement conscience de sa place dans le fantasme en tant que soumis. C’était peut-être le fait de l’avoir fait embrasser mes seins qui l’avait aidé à s’en rendre compte.

Ma vie est vide de sens sans vous maitresse. J’ai de la chance de vous avoir trouvé je dois tout faire pour ne pas vous perdre.

Sois sage, acceptes d’être puni quand tu fais une bêtise et tu ne me perdras pas. Tu veux pleurer un peu contre ma jupe ?

Il a hoché la tête et je l’ai laissé faire. Un moment de silence l’un contre l’autre pour stabiliser nos émotions.

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