Simplet découvre le BDSM : le dressage sévère d’un débutant #39

Je continue donc mon petit bonhomme de chemin dans la soirée, nouvelle séquence de jeu, plus soft même si le final, qui arrivera dans quelques publications, a été particulièrement intense.
Côté Candice elle avance dans son histoire, elle est en retard mais pas en difficulté. Elle a envie de traiter de l’ambitieux sujet de la domination “domestique” ce n’est pas rien. Qu’elle prenne son temps il n’y a pas de deadline.
Concernant une éventuelle publication eBook de mon côté je commence à me laisser séduire par l’idée. J’aime le format blog qui permet une écriture plus souple, me permettant des digressions sans aucun rapport, mais pour des textes plus long ce n’est pas le plus facile pour la lecture. Quand vous arrivez à 40 et quelques posts à recoller pour reconstituer une histoire ce n’est pas pratique. Je vais faire un compromis en commençant par un format intermédiaire. Je ne tiens pas à copier les autres mais bien à trouver mon propre style ce qui prend du temps. Je vais donc travailler sur des nouvelles, de l’ordre d’une 60ene de pages au format habituel peut-être plus, soit dans les 10-15 posts de blog. En essayant de trouver le bon mélange entre réflexion et action. Je parle habituellement de soirées mais je fais aussi des séances plus courtes, je me verrais bien partager avec vous des scénarios type “interrogatoire”, le soumis attaché sur une chaise ou pendu par les poignets au plafond, à la merci d’une tortionnaire sadique (un rôle d’interprétation très difficile pour moi vous vous en doutez ^_^). Des textes plus intenses avec des soumis expérimentés qui n’ont plus besoin d’être maternés. L’idée me motive je verrais si le résultat passe mon contrôle qualité.
Sinon :

Sommaire de l’histoire en cours et lien vers celle de Candice ainsi que le lien vers son eBook ainsi que les précédents témoignages d’hommes soumis.

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Après une séquence aussi riche en émotion que bénéfique il était temps de passer à autre chose. Il est important de structurer une séance en sous-unités plus faciles à gérer, le plaisir en continu serait une perspective intéressante mais malheureusement elle ne correspond pas à la réalité, nous avons besoin de pauses même lorsque nous nous amusons. Pendant cette soirée j’allais d’ailleurs amplifier le phénomène, je vous le rappelle mon soumis était un débutant, j’allais devoir varier les plaisirs pour, d’une part, tester différents jeux et avoir son avis dessus, et d’autre part il m’était difficile d’intensifier mes pratiques à l’intérieur d’un même champ faute à son manque d’expérience. Pour le formuler autrement je ne pouvais pas enchainer les paliers de douleurs comme si de rien n’était, je devais repartir du bas de l’échelle à chaque séquence pour ne pas le brusquer. Je vous donne peut-être l’apparence d’être dure avec lui mais il n’en était rien. Je lui faisais connaitre beaucoup de pratiques mais je ne les intensifiais pas autant que je l’aurai pu. Je veux bien croire que vous trouvez que quelques coups de ceinture sur les mains sont difficiles à supporter mais j’aurais aussi pu sortir la canne, elle a appris à plus d’un homme désobéissant à bien se tenir.
Quoi qu’il en était j’allais revenir à du BDSM plus festif, plus caricatural pour faire redescendre la tension, lui permettre de moins s’impliquer émotionnellement et donc de reprendre confiance en lui.
Le rôle du dominant n’est pas d’exécuter ce que veut le soumis mais de préparer un programme qui fera plaisir aux deux. La surprise, lorsqu’elle est bien gérée, est très excitante. Un soumis aime perdre le contrôle, il ne faut pas hésiter à proposer d’autres activités.
— Tu as des préférences pour le prochain jeu ?
— Je n’ai pas de critiques à faire envers vos choix maitresse.
— Je sais, je ne te demandais pas un jugement mais un avis consultatif.
J’ai froncé les sourcils pour paraitre plus sérieuse.
— Quand je te pose une question prends l’habitude d’y répondre. Tu ne voudrais pas être responsable de la transformation d’un avantage en punition pas vrai ? Parce que ma question était une prime pour ton bon comportement tu l’avais compris ?
— Pardon maitresse j’ai encore été trop lent d’esprit.
— Alors ?
— Je n’ai pas d’idées maitresse pardon.
J’avais comme intention de lui permettre de moins s’impliquer pendant le jeu mais comme je voulais aussi le récompenser j’avais voulu lui demander son avis. Malheureusement il n’était pas aussi coopératif que je l’aurai voulu. C’était compréhensible puisqu’il était dans une phase de récupération. Nous venions de partager un bon moment, surtout moi en fait, et il devait en être récompensé, je devais aller de son côté de la ligne du plaisir mais il refusait de me donner un indice sur le chemin à prendre. Les soumis sont parfois si hésitants quand il s’agit de recevoir une récompense. Ils n’osent pas toucher la rétribution de leurs efforts alors qu’ils l’ont pourtant bien méritée. Je n’aime pas qu’ils me forcent la main, qu’ils me forcent à devoir choisir à leur place. Pour citer Malraux « Ceux qui croient que le pouvoir est amusant confondent “pouvoir” et “abus de pouvoir ». Je ne devrais pourtant pas râler c’est la contrepartie de mon autorité sur lui, je ne peux pas tout avoir à la fois. Autant il est facile de savoir où est mon intérêt autant il est compliqué de bien viser quand il s’agit du plaisir de l’autre, surtout lorsqu’il se cache dans des pratiques qui peuvent être douloureuses.
— Tic-tac, tic-tac, si tu ne veux pas me dire ce qui te ferait plaisir tu ne l’auras pas.
Il s’est crispé, je n’allais rien pouvoir tirer de lui, j’étais seule sur ce coup-là. Je crois que l’expression adéquate est « la solitude des sommets ».
— Bon ok, j’essaye de penser à ta place.
J’ai essayé d’avoir l’air sérieuse, mettant mes mains sur mes tempes dans une parodie grossière de numéro de mentalisme. Comme je l’ai dit je voulais faire baisser la tension et amener un peu de bonne humeur pour contraster avec ma sévérité précédente. Il faut de tout pour rythmer une soirée.
— Hum effectivement il n’y a que du vide. Et des femmes nues. C’est ce à quoi tu penses ?
Il souriait, c’était mon but.
— Maintenant oui maitresse.
C’est comme si je vous disais de ne pas penser à un éléphant, ça aurait l’effet inverse. Je repense à un auteur qui parlait de l’écriture, c’était Stephen King je crois, il décrivait le métier d’auteur comme celui d’un magicien effectuant un numéro de télépathie, mettant des images à distance dans la tête du receveur, dans l’espace et le temps, grâce à la baguette magique que constitue son stylo. C’est une description plus agréable à entendre que « et sinon comme vrai métier tu veux faire quoi ? » mais je digresse (mais j’ai le droit c’est un blog pas un livre).
— En attendant qui est-ce qui est nu et qui est habillée ? Facile de voir qui de nous deux est civilisé.
— D’ailleurs vos vêtements vous vont très bien maitresse.
— C’est vrai que tu aimes les vêtements féminins. Je crois que je viens de trouver un paramètre pour mon jeu. Reste plus qu’à trouver comment transformer cette information.
(note : je fais lire mes textes avant publication pour avoir des retours et il parait que tout le monde ne comprend pas cette formulation. C’est une référence à « transformer un essai », le vocabulaire du rugby ne doit pas être remonté jusqu’à Paris. Dans le sens c’est un synonyme d’optimiser. Encore une fois http://www.youtube.com/watch?v=jU8Tg1cRZhY).
— Quelles sont les autres informations dont je dispose ? Il faut un jeu calme pour récupérer. Il faut bien laisser cette jolie peau se reposer avant la prochaine série. Quelque chose d’humiliant aussi. Qu’est-ce que tu en penses ?
— J’ai un peu de mal avec l’humiliation en public maitresse.
J’ai croisé les bras en prenant un air mi-dépité mi-amusé.
— Tu es sûr que j’étais la bonne personne à qui le confier ?
— À y réfléchir à deux fois probablement pas maitresse.
J’ai hoché la tête pour approuver.
— À y réfléchir à deux fois j’ai une très bonne façon de te faire souvenir de la leçon. Consoles-toi en te disant que c’était un acte manqué. Que ton inconscient voulait que tu affrontes cette peur.
Au delà de la formulation il est important qu’un soumis se confie. Il n’avait plus l’air très rassuré, il n’avait pourtant à avoir peur j’avais trouvé une bonne idée.
— Je crois que j’ai quelque chose qui relie tous les points. Qu’est-ce que tu dirais de faire un peu de service en soubrette ? Te montrer devant tout le monde en talons, robe noire et jupon blanc. À être disponible pour rendre le moindre service.
J’ai répété la dernière partie de la phrase pour insister sur les sous-entendus.
— Entièrement disponible pour n’importe quel service même le plus dégradant. L’idée te plait ?
— Un peu maitresse.
Il a rougi, ne se doutant pas une seconde de mon intention finale, je ne vais pas la dévoiler tout de suite même à vous, c’est une idée dont j’étais particulièrement fière et je ferais tout pour la mettre en valeur dans le récit.
Le jeu de la soubrette est un classique du BDSM, parfois perçu comme trop caricatural mais je voulais lui faire expérimenter différentes pratiques donc je restais dans la même mentalité. Peu importe qu’il aime ou pas je voulais qu’il puisse juger après avoir essayé.
— Ne reste plus qu’à aller chercher l’attirail alors. Restes là. Et ne penses pas à des choses excitantes pendant que je ne suis pas là.
La fin de la phrase était sadique je sais. Pour une soirée il est important de prévoir une large gamme de matériel même s’il ne sert pas, il ne faut pas se retrouver coincée par manque d’anticipation sinon nous pourrions passer pour des débutantes.
Il y a une particularité avec le jeu de la soubrette, en effet beaucoup de soumis pensent ne pas l’aimer le jugeant trop caricatural, pourtant, lorsque je les force, ils découvrent bien souvent qu’il a de nombreux avantages et qu’il peut être la source de bien des satisfactions. Un des grands défauts des individus est d’être coincé au niveau sexuel, moi la première, appelez ça un complexe judéo-chrétien ou n’importe quel autre nom c’est une réalité. Jouer un personnage dévoyé aide à se sortir de ce carcan. Ce type de jeu est très bon pour les débutants puisqu’il les aide à dépasser leurs premières inhibitions. Ce n’est pas le genre de jeu à juger avant d’avoir testé.
— Première pièce de ton uniforme de travail. Tu devines laquelle c’est ?
— Je ne sais pas maitresse, les talons ?
— Non, bien avant. Le plug vibrant à télécommande. Nous sommes au 21eme siècle tu sais, aujourd’hui tous les objets se commandent à distance, même les objets de service les plus idiots.
Je lui ai mis le plug sous les yeux avant de me reculer pour l’activer d’une pression sur la télécommande.
— Que serait une soubrette moderne sans une télécommande ? Une clochette c’est tellement bruyant, tellement primitif, heureusement que la technique nous a proposé une solution de remplacement. C’est silencieux mais la soubrette comprend quand même tout de suite qu’elle est demandée.
Quand vous êtes une dominatrice il y a toute une phase de découverte des instruments et autres gadgets. Si vous êtes aussi perverse que moi vous entrevoyez tout de suite les usages les plus sadiques qui peuvent être faits. Quand j’ai découvert les plugs à télécommande j’ai été comme une enfant ouvrant ses cadeaux de Noël. Les possibilités sont géniales. Imaginez pendant une séance de shopping devant témoins, la gêne de sentir le jouet s’activer en soi sans pouvoir l’arrêter. Il y a forcément une montée du plaisir, les joues qui deviennent rouges « sans raison ». La première réaction est d’essayer de camoufler sa gêne pour que personne ne le remarque mais notre capacité d’auto-contrôle a ses limites. Surtout avec une télécommande à plusieurs vitesses, voir son dominant menacer de passer au niveau supérieur alors que le plaisir est déjà en train de monter est un supplice à avoir vécu au moins une fois dans sa vie. J’attends impatiemment le modèle avec carte micro-sim pour activation à distance sur des kilomètres 🙂 S’il y a des ingénieurs parmi vous pouvez déjà compter sur une acheteuse si vous lancez le produit.
Lorsqu’il a pris le plug en main j’ai arrêté les vibrations, toujours souriante ce qui ne faisait que l’inquiéter davantage.
— Tu es assez grand pour le mettre tout seul, le lubrifiant est à côté.
Il a mis une bonne dose de lubrifiant sur le bout avant de l’enfoncer en lui.
— Il est à ta taille ?
— Oui merci maitresse.
— Il glisse un peu ? Tu as un string dans ta panoplie il va aider à le tenir en place.
Il l’a rapidement trouvé et mis, j’ai toujours trouvé les hommes en string ridicules, d’un autre côté c’était le but. Je lui ai montré la télécommande.
— Ça te dit de l’essayer tout de suite ?
Il a hésité, se souvenant qu’il devait forcément répondre par oui ou non comme je lui avais reproché juste avant.
— Oui maitresse.
J’ai fait une grimace.
— Moi je pense que je vais encore attendre un peu. C’est mieux. Continue de passer ton uniforme.
Le plus amusant avec les plug télécommandés c’est de les activer quand le soumis ne s’y attend pas. Il a enfilé la robe noire et blanche, mis les collants et les talons adéquats. C’est amusant tous ces jupons, je les trouve très jolis, difficiles à porter au quotidien je trouve que c’est dommage. Lui aussi prenait visiblement du plaisir à se transformer ainsi. Alors qu’il finissait d’attacher les talons j’ai activé le plug sans prévenir. Il a eu un sursaut avant de continuer son action embarrassé.
— Un problème ?
— Non maitresse.
— Il faut que je rajoute des pointes à ta cage ou tu vas réussir à te concentrer sur ta tâche ?
J’ai attendu qu’il soit au milieu de sa réponse pour passer le niveau 2
— Je vais y arriver … maitresse.
Je suis désolé mais ce genre de jeu me fait toujours rire. Voir les réactions du soumis à une simple pression sur un bouton ne me lasse pas. Surtout que des vibrations si près du sexe sur un soumis qui est frustré sexuellement depuis des jours c’est très amusant à regarder il faut le reconnaître, il y a ce petit côté douloureux à la privation que je trouve très excitant. J’ai coupé les vibrations pour ne pas qu’il puisse s’y habituer.
— Tournes sur toi-même que je puisse admirer la transformation.
Il a tourné lentement, il n’était pas habitué au port des talons. Ils n’étaient pourtant pas très hauts, j’avais prévu qu’il ne soit pas à l’aise avec et je ne voulais pas prendre de risques, je voulais éviter qu’il se torde la cheville et que nous soyons obligés de finir la soirée aux urgences. Je ne voudrais pas critiquer les hôpitaux anglais, surtout à Londres ils ont des locaux et du matériel impeccable comparé à Paris, mais un samedi soir … avec uniquement des hôpitaux universitaires à proximité … vaut mieux pas avoir un truc compliqué 😀 Vous allez me trouver médisante mais pour avoir testé les deux j’ai eu l’impression qu’ils étaient plus accueillants à Londres mais moins compétent, après je ne suis pas une abonnée et j’étais peut-être mal tombé.
Enfin bref, je disais donc il avait la panoplie de base de la french-maid.
— Fais quelques pas. Marche dans la pièce. Un peu de tenue, marche le dos droit.
Il ne faut pas brusquer les choses, c’était un soumis en formation. Je l’ai laissé s’habitué à ses talons avant de passer à l’aspect plus BDSM. Le fantasme de la soubrette est lié à l’objectification de l’autre, en passant cet uniforme il affichait qu’il acceptait de perdre son indépendance d’esprit. C’est très reposant de ne plus se soucier de ce que ressent l’autre qui est à disposition. En tant que dominant vous n’infligez plus de supplice à un être humain mais à un symbole, un archétype. Inversement en tant que soubrette savoir que l’autre peut nous imposer les pratiques les plus dégradantes est lié à une forme d’excitation, n’être plus qu’un objet de satisfaction sexuelle. Bien sûr le jeu reste en réalité consensuel mais c’est l’ambiance qu’il s’en dégage.
— Pas mal. Il ne manque plus qu’un élément. Prêt ?
— À quoi maitresse ?
— Aux entraves. Une vraie soubrette doit subir des restrictions aux mouvements, sinon ce n’est pas marrant. Tu dois être prisonnier de ta tenue.
Je lui ai passé des menottes aux chevilles avant de lui lier les avant-bras dans le dos.
— Voilà, comme ça c’est mieux. Fais le tour de la pièce pour voir.
Il a commencé à avancer à petit pas, s’assurant de son équilibre par peur de ne pas pouvoir se rattraper. J’ai attendu qu’il soit suffisamment à l’aise pour réactiver son plug quelques instants. Faire face au plaisir était une épreuve pour lui, tout comme la dernière fois que je l’avais vu, pendant que je lui écrasais la verge avec mes semelles.
— Ta cage est inconfortable ?
— Oui maitresse.
— Ne le montre pas ou tu vas comprendre ce que cela veut dire.
Après avoir connu la douleur un jeu plus fétichiste lui donnait envie de satisfaction sexuelle mais j’allais encore le frustrer, il n’était pas question de prise de plaisir en plein milieu de soirée, cela aurait signifié perdre le contrôle du soumis après.
Il manquait aussi un aspect de la préparation mais je ne comptais pas y avoir recours. Généralement j’impose un entretien d’embauche préalable, ce type de jeu est lié à la notion d’esclavage, la victime doit être désespérée pour tomber aussi bas volontairement. Habituellement j’insiste sur cet aspect. Cela donne des discussions du type « je consens à te prendre comme soubrette mais uniquement si tu acceptes toutes mes conditions sans rien opposer. C’est tout ou rien tu ne mérites pas mieux ». Par exemple dans le cadre d’un scénario « chantage », j’en ai fait un il n’y a pas longtemps avec un cadre-dirigeant d’une grande entreprise qui avait ce genre de fantasme. Se retrouver au plus bas de l’échelle, récurer le sol avec une brosse à dent tenue avec la bouche et en uniforme de soubrette. Jusqu’à ce point je peux comprendre que tout le monde ne partage pas le fantasme mais dans des niveaux plus softs ce sont des jeux très amusants.

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