Simplet découvre le BDSM : le dressage sévère d’un débutant #7

Une partie assez intéressante de mon point de vue. Si un soumis est consentant pour avoir mal il faut quand même savoir l’y amener calmement. C’est tout un travail de l’y faire consentir “pour de vrai”.
Si vous avez du retard dans la lecture par ici pour le rattrapage.
J’ai un peu de retard dans l’écriture des parties suivantes, celles de la semaine prochaine, je réduirais peut être la longueur des posts pour temporiser. Je verrais bien. Là je me prépare pour une soirée halloween et quelques sessions ce qui devrait m’occuper une bonne partie du week-end. J’ai d’ailleurs temporairement teint mes cheveux pour l’occasion, désormais ils sont rose fluo. Si vous croisez une asiatique avec une couleur pareille sur Paris ce week-end ça sera probablement moi ^_^ N’hésitez pas à me dire bonjour si l’on se croise en soirée, au pire si vous êtes soumis vous vous ramasserez une gifle mais nous savons bien que ça vous fait rêver 🙂
Je pense avoir parlé de tout. A oui, dernier point, on m’a demandé si une annonce de recrutement était de moi. Ce n’est pas le cas. Je ne dis pas que cette personne usurpe mon identité, elle a le droit de s’appeler Emilie à ce que je sache, ce n’est pas un prénom rare en plus. Elle a d’autant plus le droit de recruter des soumis si ça lui chante mais ce n’est pas moi. Je recrute toujours sous un pseudo pour éviter que des soumis me sortent une présentation calquée sur mes idées alors qu’ils ne le pensent pas.
Cette fois-ci j’ai vraiment fini mes commentaires, bonne lecture.

* * *

J’estimais que la punition était suffisante, j’aurai pu le laisser continuer juste pour mon plaisir mais j’avais un planning chargé et il commençait à réellement pleuvoir. Je lui ai doucement donné un coup dans le menton avec le pied pour lui faire comprendre de relever la tête. Je lui ai fait un signe pour lui permettre de revenir sur le banc. En s’asseyant il a repris le parapluie en main.

– Merci. Je le déplie, mademoiselle ?

Je l’ai regardé dépité.

– Non tu attends que je sois trempée puis tu te le mets dans le cul.

Depuis le départ j’essayais de le ridiculiser en le faisant passer pour un imbécile, j’allais presque finir par croire que c’était vrai. Soyons honnête n’importe quelle dominatrice se serait mise à douter que c’était accidentel. Ce n’était pas un idiot mais je commençais à sérieusement penser qu’il le faisait exprès. Ne rigolez pas mais ce gars est diplômé d’une très grande école de commerce française dont je tairais le nom pour ne pas salir sa réputation. Ça ne s’invente pas un tel comportement. Je dis ça je dis rien, le stress a bon dos.

– Tu as besoin du mode d’emploi ou ça ira ?

– Ça ira, merci mademoiselle.

– Avec toi on ne sait jamais.

Il a déplié le parapluie pour nous abriter. Je l’ai regardé l’air surprise, comme s’il manquait quelque chose d’évident.

– Tu es sûr d’avoir bien compris ? Je t’ai passé mon parapluie parce que j’avais autre chose à faire de mes mains. À quel moment je t’ai dit que tu pouvais t’abriter toi aussi.

– Il est assez grand pour ça, je pensais que je pouvais, mademoiselle.

– Arrêtes de penser tu te fais du mal. Ce n’est pas le problème que ce soit possible, c’est une question de permission. Te mettre à l’abri des intempéries est un avantage et je ne vois pas pourquoi tu penses le mériter. Vas-y, expliques moi.

– Pardon mademoiselle.

– Non, tu ne vas pas t’en tirer à si bon compte. Tu as pris un avantage sans ma permission et sans le mériter alors tu m’expliques ton raisonnement où ça va barder.

Il ne faut pas hésiter à tourner le couteau dans la plaie quand un soumis fait quelque chose de répréhensible. Si je veux qu’il modifie son comportement je dois être intraitable.

– Je suis désolé j’ai été insolent en sortant de mon rôle. Je dois apprendre à rester à ma place mademoiselle.

J’étais fière de moi, il avait au moins retenu cette partie des règles. Savoir s’humilier devant moi pour calmer mes colères est une des bases. Les soumis savent qu’ils exagèrent quand ils font ça, ils pensent juste jouer un rôle mais à force ça finit quand même par rentrer dans leur petite tête.

– C’est quoi ta place ? Sois plus précis.

– La place la plus basse possible.

Il n’aurait pas oublié le « mademoiselle » à la fin de sa phrase j’en serais restée là. Il ne l’avait pas fait exprès j’en suis sûre, en tout cas pas consciemment, mais je devais m’assurer qu’il savait qu’il devait me respecter au-delà des conventions habituelles.

– Donc ce n’est pas à moi de décider quelle est ta place ?

– Si bien sûr mademoiselle.

– Et pourquoi ?

– Parce que vous m’êtes supérieure mademoiselle et que c’est la chose la plus intelligente à faire.

– À l’avenir tu vas faire quoi ?

– Toujours choisir l’option la moins confortable pour ne pas voler des avantages qu’une larve comme moi ne mérite pas.

En finissant sa phrase il s’était résigné à se déplacer et à tendre le bras pour que je sois la seule protégée. Ce genre de petites vexations sont très utiles pour casser l’égo d’un soumis. Cela matérialise bien la hiérarchie qui s’installe. Je prenais un plaisir certain à voir les gouttes couler sur son visage. Il ne me regardait plus, je crois qu’il était vexé par ma décision. Le pauvre petit. Peu importe, du moment qu’il la respectait. Un jour il comprendrait que c’était nécessaire. Il fallait cependant que je ré-attire son regard vers moi et que je fasse redescendre la tension.

– Au fait je ne t’ai pas demandé, tu me trouves à ton goût ?

– Oui, mademoiselle, vous êtes très jolie.

– Merci, ça fait toujours plaisir à entendre. Toi par contre tu n’es pas super attirant. 

Pendant un instant il a fait la moue avant de se ressaisir pour éviter de me montrer que je l’avais blessé. Mauvais réflexe ça me motive encore davantage.

– Relax, ne fais pas la gueule à chaque fois que je te lance une pique, c’est le jeu, ne le prends pas pour toi.

– C’est un peu difficile, mademoiselle.

– Pas mon problème. Si tu veux prendre mes critiques frontalement c’est toi que ça regarde. J’essaye juste de te donner un truc, si tu ne veux pas faire l’effort de l’appliquer tant pis pour toi.

Progressivement je durcissais le ton le prenant au piège dans ma toile. Je terminais de feuilleter ses réponses, comme je m’y attendais ce n’était pas très brillant. Il trouvait peut-être que je le maltraitais mais vu son attitude j’étais vraiment très compréhensive. Quand on se prétend soumis on assume. Pourquoi vouloir faire les choses à moitié ?

– Pas plus loquace par écrit à ce que je vois. Tu sais que j’aurai mes réponses de toute façon ? La liste des méthodes s’épuise, je vais devoir passer à plus coercitif. Moi ça ne me dérange pas, c’est toi qui aura mal.

Il n’a rien répondu, il avait l’air d’un petit garçon qui vient de se faire prendre à faire une bêtise. Beaucoup de soumis ont du mal à vraiment admettre certaines choses, ils sont mal à l’aise, ils cachent certains fantasmes, les avouant à demi-mot. Ça semble faire partie du jeu pour mon plus grand désarroi.

– On va tenter en sens inverse. Quelles sont mes envies ?

– Je ne sais pas, mademoiselle.

– Quand je pose une question tu y réponds. Là j’arrête de jouer. Je ne reposerais pas ma question tu l’as très bien entendu la première fois. Je vais attendre jusqu’à ce que tu te décides à me répondre. Ce que je te demande n’est même pas personnel alors arrêter de jouer au con.

– Vous avez envie de me faire du mal, mademoiselle.

– Non, raté, essaye encore.

– Vous voulez que je vous respecte, mademoiselle.

– C’est déjà mieux mais ce n’est pas suffisant.

– Je dois vous obéir aveuglément, mademoiselle.

– Oui, j’ai besoin que tu me laisses te guider, que je puisse te faire progresser et nous savons tous les deux que tu en as besoin. Pour ça j’ai besoin que tu aies confiance en moi. Je sais que je ne suis pas à 100 % comme tu le voudrais, c’est comme ça, tu ne trouveras jamais une domina qui le sera. Fais avec, tu dois faire des compromis pour me satisfaire. Tout comme moi d’ailleurs, ne crois pas que parce que tu es un homme qui se soumet ça me suffit. Je fais aussi des concessions pour que ça marche. Respecte ce que je veux et je respecterai ce que tu veux, deal ?

Je lui ai pris la main pour renforcer l’idée de lien que je voulais installer.

– Ça te met mal à l’aise que je te touche ? Parce qu’il y aura des contacts entre toi et moi, enfin toi et mes instruments surtout, ça sera beaucoup moins doux que ma peau.

– Je vous promet que j’essaye, mademoiselle. Je n’y arrive pas c’est dur de changer des habitudes. Je vous respecte vraiment je vous le promets.Je fais des efforts.

– Ça ne suffira pas tu le sais ? J’ai besoin de résultats.

– Je sais mademoiselle, je me sens nul.

J’ai repris sa main.

– Tu sais qu’à résister comme ça tu vas m’obliger à utiliser des moyens plus douloureux.

– Je sais, pardon mademoiselle, je suis désolé.

Extérieurement j’essayais d’être la plus compatissante possible mais intérieurement je rayonnais. Non seulement il acceptait que je lui fasse du mal mais en plus il s’en excusait. Je mets parfois un bordel monstre dans la tête des soumis au point qu’ils en perdent le sens des réalités.

– Tu veux que je te fasse du mal pour te motiver ?

Il a hoché la tête. J’ai répondu d’une manière extrêmement sèche.

– Quand je pose une question on me répond.

Je me suis retenue de lui coller une gifle. Il l’aurait bien mérité.

– Oui, mademoiselle.

– Une phrase complète.

Il a dégluti.

– Oui, j’aimerai que vous me fassiez du mal, mademoiselle.

Je n’aime pas céder comme ça. J’aurai voulu une discussion plus ordinaire, sans tensions. Il fallait que je me résigne à changer de méthode.

– Ecartes les jambes.

Il a obéi sans trop comprendre à quelle sauce il allait se faire manger. Je lui ai collé mon genou entre les cuisses. Son sexe était remonté, collé contre son ventre, l’angle de mon genoux appuyait sur ses bourses pour les comprimer contre le banc. Lorsque je fais ça avec un soumis nu j’y vais doucement mais à travers un pantalon je n’ai aucune hésitation. J’ai fait basculer sa tête vers arrière, sa position était désormais très inconfortable.

– Ne fait pas de bruit tu ne voudrais pas attirer l’attention sur toi pas vrai ?

– Non, mademoiselle.

J’ai mis ma tête au-dessus de la sienne, le regardant avec aplomb pour amplifier son inconfort. Mes cheveux tombaient de chaque côté de ma tête obstruant son champ de vision. Si quelqu’un était passé à ce moment il n’aurait pas pu voir l’expression d’angoisse de son visage. J’avais mes bras autour de son cou, de loin on aurait pu nous confondre avec un couple d’amoureux. C’était un peu le cas, le BDSM est une forme d’amour particulière.

– Ne sois pas si crispé.

– C’est que ça fait mal, mademoiselle.

– Mais non, c’est juste inconfortable. La douleur va venir si tu réponds mal aux questions qui vont suivre. Tu sais que je ne bluff pas ? Là j’appuis à peine je ne suis pas à fond.

Il avait voulu que je passe à une méthode d’interrogatoire plus musclée, là il commençait à regretter d’être dans une telle position de vulnérabilité.

– Ne t’inquiètes pas tu vas juste avoir mal.

Il a eu un sourire gêné et a cessé de me regarder dans les yeux.

– Que penses-tu qu’il puisse t’arriver d’autre ? Je ne vais pas casser un nouveau jouet dès le premier jour. Ça va te faire du bien tu verras.

– Je ne suis pas sûr de ça, mademoiselle. Ce n’est pas le but.

– Si, si, si ça va te faire bien. Allez répètes.

Il ne se sentait plus suffisamment à l’abri pour me tenir tête.

– Ça va me faire du bien, merci mademoiselle.

– Jusqu’à présent tu n’as pas répondu à une seule de mes questions comme il faut. On est d’accord sur ce constat ? Désormais j’ai toute ton attention ?

– Oui, mademoiselle.

Pour la première fois depuis le début je pense qu’il était réellement motivé pour le faire. Les soumis fantasment sur les dominatrices sans savoir qui nous somme. Là, il prenait une leçon en accéléré, un soumis ne nous obéit pas parce qu’il le veut mais parce qu’il a peur des conséquences. Les soumis aiment jouer avec le feu sans se rendre compte qu’ils font forcément se brûler par moment. J’ai décidé d’en remettre une couche.

– Attends, je suis mal placée. Baisses un peu ton pantalon que je puisse mieux voir ce que je fais. Mets ta main dans ton caleçon et mets bien tes couilles vers l’extérieur. Elles sont trop collées contre ton corps je ne vais pas arriver pas à bien te les exploser.

Il a obtempéré sans faire le malin. Un brave petit condamné qui se rend tout seul sur l’échafaud et met sa tête sur le billot. J’aime bien cette attitude, un bon soumis qui coopère dans l’espoir d’atténuer sa peine. J’ai repris ma position, mon genou contre son bas ventre. Cette fois-ci je pouvais réellement lui faire mal en cas de réponse insatisfaisante. Toujours mon visage près du sien j’ai commencé mon petit interrogatoire.

– On va commencer par des questions très simples. Est-ce que tu as envie d’être un bon soumis ?

– Oui, mademoiselle.

– Est-ce que tu estimes avoir été un bon soumis jusqu’à présent ?

– Non, mademoiselle.

– Mais tu vas faire des efforts à partir de maintenant.

– Oui, mademoiselle.

– Tu es tout crispé ? Tu as peur de la douleur ? C’est le fait de ne pas savoir ce qui va t’arriver ? Tu veux que j’appuis un bon coup ? Pour que tu saches ce que ça fait ?

– Non, s’il vous plait, mademoiselle.

C’est dingue comme l’anticipation d’une punition rend les soumis polis.

– Tu as peur ?

– Oui, mademoiselle.

– De quoi ?

– D’avoir mal, mademoiselle.

– Tu sais que tu n’auras mal que si tu refuses de répondre. C’est ce que tu prévois ?

– Non, mademoiselle. 

– Tu sais qu’en réalité tu n’as pas peur de la douleur ?

Il a paru surpris par ma question.

– Je vous assure que j’ai peur d’avoir mal, mademoiselle.

– Tu crois peut-être que tu te connais mieux que moi ?

Il n’aurait pas été dans cette position je crois que son égo lui aurait fait dire oui. Désormais il préférait jouer la sécurité en se taisant.

– En réalité tu as peur que sous la douleur tu me dévoiles tes vilains petits secrets, ceux très intimes, ceux que tu n’as encore jamais dis à personne. Tu as 2 choix : soit l’humiliation des aveux, soit la douleur des mensonges. Aucune des 2 possibilités ne te plait et c’est ça qui te fait peur.

En réalité il n’en avait probablement pas encore conscience. En lui mettant le doigt dessus j’espérais bien qu’il se mette à craindre d’autant plus la situation.

– D’ailleurs, question suivante. Dis-moi un secret que tu n’as encore jamais dis à personne.

L’expression qu’il a eu sur son visage était parfaite, de mon point de vue. Il n’était pas prêt à me livrer ce genre d’information et il connaissait les conséquences du refus d’obéissance. Il avait d’ailleurs très bien deviné ce qui allait lui arriver. C’est un peu comme un premier baiser, la première douleur entre un soumis et sa dominatrice. On l’attend impatiemment et quelques secondes avant on a une poussée d’angoisse en se disant que l’on n’est pas prêt.

– 5, 4, 3, 2, 1 ….

Je me suis bien appliquée, il fallait qu’il s’en souvienne longtemps. J’ai pris grand soin à tourner mon genou sur lui-même pour faire varier la pression et ne pas épargner une zone. J’aime voir les changements d’expression du visage d’un soumis quand il a mal. Ses tentatives pour masquer qu’il souffre, quand il grimace en se retenant de gémir.

– Garde tes cuisses bien écartées, ne rend pas la situation plus difficile.

J’ai viré du doigt une petite larme qui avait coulé sur son visage. J’étais satisfaite.

– Regarde moi droit dans les yeux. À partir de maintenant, à chaque fois que tu auras mal je veux que tu me remercies. Compris ?

– Merci mademoiselle.

C’est le dur moment où les soumis se rendent compte que j’ai plus de pouvoir sur eux qu’ils n’avaient espéré m’en donner. Quand ils se rendent compte qu’ils ont perdu pied. Il faut savoir les accompagner, leur expliquer que tout va bien se passer, les rassurer.

– Calmes-toi, tu me fais confiance ? Tout va bien se passer, fait juste ce que je dis et tout ira bien. Je sais que tu protèges certaines informations mais c’est justement ces infos là que je veux. Crois-moi, je vais te délier la langue. Tu sais que les femmes aiment bien les hommes qui ont une langue agile pas vrai ?

Il a eu du mal à répondre à mon sourire complice. Ce n’était faute de vouloir détendre l’atmosphère en plaisantant.

– Tu n’as pas d’idées pour répondre à ma question ? Parce que, oui, tu vas devoir quand même y répondre. Je vais être gentille et rétrécir le champ alors. Quand est-ce que tu t’es branlé pour la dernière fois ?Je t’avais demandé une info que personne ne connaissait, pas forcément quelque chose fondamental. Tu avais réellement une possibilité d’échapper à la douleur si tu avais voulu. Mais non il faut que tu joues les fortes têtes. Alors, réponse ?

La question était indiscrète mais il n’était pas en état de penser à ce genre de détail. Il a répondu sans trainer.

– Avant de venir, mademoiselle.

– Quel fantasme ?

– Une vidéo avec la canne anglaise, mademoiselle.

– Ouh, c’est dur ça. Pas assez imaginatif pour le faire sans support visuel ?

– Non, mademoiselle.

– Une femme qui administrait ?

Il a répondu très rapidement, presque fièrement.

– Oui, bien sûr, mademoiselle.

– Et qui recevait ?

Cette fois-ci il n’a pas osé me répondre. J’ai dû le remotiver un peu.

– 5, 4, 3, 2, 1 ….

Pour mon plus grand plaisir il a laissé échapper un petit cri. Lorsque j’ai relâché la pression il m’a regardé dans les yeux, hésitant à me remercier sachant qu’il ne le pensait pas. Il m’a défié du regard. Comme ses testicules s’était un peu écartées j’avais désormais pris le parti d’en écraser une seule à la fois pour être sûre de ne pas me louper. J’ai appuyé un bon coup, la réaction ne s’est pas faite attendre.

– Pardon mademoiselle, merci. Je suis désolé, merci.

Il avait visiblement eu très mal mais ses remerciements étaient sincères. C’était presque de l’amour. Il voulait une relation avec une personne qui ne céderai pas à ses caprices. C’était dur mais c’était ce qu’il attendait de moi. Il n’en avait probablement pas conscience mais il me testait aussi, il voulait savoir si j’étais ce que je prétendais être. Du regard je lui ai signifié qu’il oubliait quelque chose, il a eu un moment de panique, il n’a pas tout de suite compris ce que je voulais. Il n’avait pas l’intention d’être insolent mais il ne savait plus quoi faire. Même sous la douleur un soumis doit toujours penser à moi et à mes ordres. Juste avant que je passe aux conséquences il a eu un éclair de lucidité, il avait juste oublié de répondre à ma question.

– Une femme, pardon mademoiselle.

Je l’avais déjà prévenu, quand je pose une question on y répond et je ne repose jamais ma question sans qu’il n’y ait de conséquences, à lui de s’en souvenir. Il a fermé les yeux, se préparant à avoir mal.

– Tu avais peur de quoi en ne me répondant pas ?

– Euh, que vous le preniez mal mademoiselle.

– Il n’y a pas de raison. Tu as le droit d’aimer voir une femme soumise si elle est volontaire. Du moment que tu ne fantasmes pas sur me soumettre tout va bien. Je ne suis pas si sévère que ça. Encore une fois tu as eu mal pour rien. La vérité aurait été bien plus douce si tu l’avais dit dès le départ. Mais, non il faut que tu me résistes. Au final on arrive à la même conclusion mais il faut que tu te débattes. Pourquoi ne pas avoir accepté d’obéir dès le départ ?

– Je ne sais pas, mademoiselle. La peur d’avoir mal.

– Tu te rends compte que c’est ton comportement qui cause ta douleur ? C’est toi et personne d’autre qui rend les choses difficiles. Allez, ne te laisse pas abattre. Tu ne vas pas abandonner maintenant que tes défenses commencent à tomberTu es un battant pas vrai ?

– Je ne sais pas mademoiselle.

J’essayais de le remotiver et il ne jouait pas le jeu. Il fallait que je fasse redescendre un peu la tension pour le stimuler positivement.

– Ray. La prochaine fois qu’on te demande si tu es un dieu, tu réponds oui !

Il m’a regardé interloqué. J’ai baissé les épaules, dépitée.

– Il me semblait que tu avais de la culture. Tu ne reconnais pas des citations de films ? SOS fantômes, non ?

Il n’a pas trop su quoi répondre.

– Je n’ai pas ce genre de culture mademoiselle.

– Pardon ! Qu’est-ce que ça veut dire ? Que mes références sont stupides ?

Je voulais détendre l’atmosphère, baisser la tension d’un cran mais il en avait profité pour se montrer insolent. Voilà ce que je gagne à être gentille avec un soumis. Il s’est pris un nouveau coup entre les jambes. Je parle réellement d’un coup, j’avais fait prendre de l’élan à mon genou. Ce n’était pas intentionnel, c’était parti tout seul je vous le jure. J’ai regretté immédiatement après. J’aurai au moins dû le laisser s’expliquer, une formulation maladroite ça arrive, il ne faut pas punir sur l’instant quand on est en colère je le sais. Désormais il n’arrivait plus à masquer sa souffrance.

– Pardon mademoiselle, je suis un minable, je suis désolé. C’est ma faute, je ne serais plus insolent je vous le promets.

Au moins il se rendait compte qu’il avait été impertinent. Je l’ai laissé se calmer.

– Ça va mieux ? Pourquoi tu as été aussi stupide ? Tu as retenu la leçon au moins j’espère ?

– Ça fait vraiment mal, mademoiselle.

– Ça te plairait ça ne serait pas éducatif.

– Si vous plait ne me faites plus ça, mademoiselle, je vais jouer le jeu je vous le promets.

– Ce n’est pas moi qui décide.

Il n’avait pas besoin d’insister, j’avais très bien compris dès le départ. Il voulait me faire comprendre que j’étais aux limites de ce qu’il aimait subir. Ça ne sert à rien de répéter je ne suis pas stupide. Tout ce qu’il allait gagner c’était me vexer. Il prenait conscience qu’il avait des limites. Peut-être pas tant du point de vue douleur que sensation de danger. Les punitions sur le sexe ont un côté castrateur qui n’est pas évident à gérer pour le soumis. Ce n’est pas facile de perdre sa virilité devant une femme. Il devait s’y faire, peu importe la façon il aurait cette sensation en permanence lorsqu’il serait avec moi. Il devait l’accepter. Il apprenait aussi que j’avais des limites et que c’était très désagréable de les toucher. Un peu comme un cheval qui touche une clôture électrifiée. Il essaye quelques fois avant de revenir vers le centre de son enclos. J’avais retiré mon genou pour le laisser reprendre un peu de consistance. Je l’ai remis pour continuer la discussion.

– Et oui, tant que je n’ai pas toutes mes réponses ça va continuer. Tu aurais dû choisir la méthode douce, maintenant c’est trop tard. La prochaine fois que je te laisserais un choix tu seras peut-être plus malin.

J’ai replacé mon genou bien contre son sexe.

– Dis-donc il y a une sacrée tension en bas. Tu ne dois pas tant souffrir que ça en définitive. On dirait l’état d’un petit adolescent puceau qui enlace pour la première fois une fille. Tu sais te retenir pas vrai ? Ça me fait penser, tu connais la règle ? Je ne veux absolument pas d’éjaculation pendant une séance, sauf ma permission. Peu importe mes raisons c’est une règle absolue. Je ne plaisante pas là dessus, pour être sûre que tu soimotivé j’ai une méthode très simple, la punition correspondante est disproportionnée. D’ailleurs pour en revenir aux bases je fais la distinction entre les jeux récréatifs et les punitifs. Il nous arrivera très souvent de jouer à des choses que tu aimes plus ou moins. Par contre quand tu passeras la frontière que j’aurais placée il y aura également des sanctions, mais celles-ci seront hors limites. Tu viens d’en faire l’amère expérience. Je crois que tu l’avais déjà compris, en jouant au con avec moi tu te fais du malLe but étant de réellement faire changer ton comportement. Les bêtises ça arrive, l’important c’est d’en assumer les conséquences. Il y aura un prix à payer pour me convaincre que tu regrettes vraiment. Par exemple si tu éjaculais,je t’imposerais probablement une humiliation publique, du genre faire le tour du quartier en robe. Et pas de safeword possible, tout ce que tu gagneras à résister c’est que je te mette à la porte tel quel, autrement dit la plupart du temps ça sera nu. Compris ?

Il m’écoutait avec la plus grande attention. Il avait le droit de me répondre, je ne le contraignais pas encore à la demande de permission systématique, mais il n’osait plus prendre la parole de peur de dire une ânerie et de ce faire écraser les bourses en représailles. Pas de bol pour lui je commençais à en avoir marre de ses silences. J’ai appuyé un bon coup, bref mais suffisamment pour le faire sursauter.

– Oui, merci, mademoiselle.

C’était sorti mécaniquement, je ne pense pas qu’il se souvenait de la question, ça avait du lui faire vraiment mal.

– Dis-donc, ça devient dur en dessous. Ça te plait ce que je te dis ? Tu fantasmes sur l’humiliation publique ?

– Non, mademoiselle.

– Alors sur quoi ? La robe ? Tu fantasmes sur la féminisation ?

Il n’a rien répondu. Même bêtise même traitement. La réponse n’a pas tardé.

– Oui, mademoiselle, je fantasme sur le travestissement.

Il avait répondu à haute voix, au point de me surprendre. J’ai regardé autour de nous pour vérifier que personne n’avait entendu. Il avait du avoir sacrément mal pour changer de comportement aussi vite, ses mains étaient agrippées au banc, ses doigts étaient presque incrustés dedans. Visiblement j’avais trouvé un bon angle d’attaque pour le faire parler. Je n’avais aucun remord, je lui avais laissé plusieurs chances de s’expliquer, il avait préféré la manière forte il assumait. J’ai repositionné l’angle de mon genoux au-dessus de son autre testicule en prévision de la prochaine mauvaise réponse. Ile ne faisait plus du tout le malin.

– Travestissement dans un but de ridiculisation ou de manière réaliste ?

Il n’a pas répondu immédiatement, j’allais le punir une nouvelle fois quand il a répondu.

– Réaliste, mademoiselle. J’aimerais être une petite fille sage.

C’était bien, il venait d’apprendre que lorsque je pose une question on y répond. Même si c’était humiliant l’alternative était autrement plus déplaisante. C’était un peu tard mais il avait fini par l’accepter.

– Je prends note, tu sais tu n’as pas à avoir honte de tes fantasmes. Nous sommes là pour les réaliser tu sais, enfin si tu es sage je te permettrais de les réaliser. Tu connais le deal : tu me satisfais et je te permets d’être heureux.

Il avait les joues rouges. Je me suis toujours demandé pourquoi les soumis, je pourrais même généraliser à tous les hommes, fantasment sur le travestissement. Dans les soirées étudiantes où le thème est le déguisement beaucoup d’entre eux choisissent de porter des robes pour plaisanter. Toutes les occasions sont bonnes à prendre. Je ne pense pas que depuis que je suis étudiante j’ai vu passer une seule soirée déguisée sans qu’un ami me demande s’il pouvait m’emprunter une robe. C’est par envie de porter un vêtement interdit ? Il est vrai que nous avons plus de libertés qu’eux pour nous vêtir. Une femme peut porter un pantalon dans la rue sans poser de problèmes alors qu’un homme qui s’aventurerait à porter une robe serait montré du doigt. À moins que ce soit par envie de se sentir faible comme une fille. Je ne sais pas, je ne sais même pas si la réponse est unique selon les hommes.

– C’est la première fois que tu en parles à haute voix ? Ça fait du bien pas vrai ?

– Oui, merci mademoiselle.

Il avait répondu mécaniquement, je ne suis pas sûre qu’il se sentait bien pour l’instant. Quand j’aurai retiré mon genou il apprécierait probablement de s’être confessé mais pour l’instant la peur de la question suivante était trop présente pour qu’il se réjouisse.

– Fini l’adolescence où tu fantasmais dans le vide et en solitaire. Bienvenue dans la vie d’un adulte qui assume sa sexualité de manière épanouie. Bon tu n’assumes pas encore vraiment mais ne t’inquiètes pas je suis là pour ça. Te guider, te faire progresser. Ça fait partie de mon fantasme de t’aider.

J’ai attrapé la liste de ses fantasmes, après l’avoir parcourue je l’ai enroulé sur la longueur pour le frapper avec au visage.

– Tu ne l’avais pas dit dans ta liste de fantasmes. Tu crois que c’est malin de me cacher des choses ? Tu me caches quoi d’autre ? 

– Rien, mademoiselle. Je ne pensais pas que c’était important.

Je l’ai frappé une seconde fois avec ma matraque improvisée.

– C’est moi qui décide ce qui est important. Sois au moins honnête.

– Pardon mademoiselle, je ne recommencerais plus je le promets. 

En finissant sa phrase il avait fermé les yeux en prévision de l’arrivée d’une douleur. Il devait penser que sa réponse ne me satisferait pas. Pourtant je l’avais cru. Je pensais qu’il avait compris la leçon et qu’il n’était pas en état de continuer à me mentir. J’ai retiré mon genou en marmonnant, il a soupiré au point de me faire me demander s’il n’avait pas eu un orgasme lorsqu’il s’était rendu compte que je levais l’interrogatoire. Il m’avait fait une confession plutôt honteuse de son point de vue, il aimait jouer à la petite fille, ce n’est pas évident de l’admettre. Je n’avais pas eu toutes mes réponses mais j’avais un changement de comportement, c’était un mieux et ça méritait une récompense. En tout cas au moins la levée du supplice.

– Bon, si tu n’as plus rien à me dire on se lance ?

J’avais encore des choses à apprendre sur lui mais j’avais décidé de passer au sous-sol de mon appartement pour la suite des réjouissances. La douleur lui déliait la langue j’allais continuer dans cette voie. Son entrejambe avait eu sa dose j’allais varier un peu les plaisirs. J’ai attrapé son bras gauche pour le dénuder, j’ai attrapé un marqueur et j’ai tracé 3 cases.

– 3 jokers, après tu pourras considérer que tu es recalé. Je peux déjà te dire que je ne suis pas super satisfaite de toi. Rien de grave je mets ça sur le dos du stress mais ne pense pas que pour l’instant tu as assuré ok ?

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