Simplet découvre le BDSM : le dressage sévère d’un débutant #9

Le début de semaine est difficile. Après un week-end aussi chargé mais tellement bon il est dur de reprendre une vie plus ordinaire.
J’espère que vous aussi vous avez passé une bonne fin de semaine. J’ai jeté un coup d’oeil aux stats de fréquentation du blog. Visiblement certains ont pris du temps pour lire, c’est bien. Cela me motive d’autant plus pour prendre du temps pour écrire. J’ai un peu de retard sur mon planning, je temporise en réduisant un peu la taille des publications. Je pense que ça reste acceptable.

Concernant l’histoire actuelle, j’en ai fini avec la partie en extérieur. Il est temps de le tester à l’abri des regards indiscrets. De manière assez logique je vais alterner jeux physiques et humiliations. Si vous avez du retard dans la lecture par ici pour le rattrapage.

* * *

Après quelques minutes de trajet nous sommes arrivées en bas de mon immeuble. Je lui ai tendu les clés.

– Merci, mademoiselle.

Il a jugé bon de ne pas me demander ce qu’il devait en faire, la leçon du parapluie avait dû être suffisante. Il m’a tenu la porte en baissant les yeux.

– Quelle galanterie. Tu comptes devenir aimable à partir de maintenant ? Je vais peut-être réussir à faire quelque chose de toi après tout. Comme quoi il ne faut jamais désespérer.

Il ne faut pas hésiter à faire remarquer les bonnes actions pour encourager les bons comportements. C’est un équilibre entre punition et récompense. Dans le hall je lui ai désigné la porte menant au sous-sol, il s’est empressé de l’ouvrir. Sur le pas je l’ai regardé. J’ai hésité à lui coller une gifle d’abord et l’engueuler ensuite ou à faire l’inverse.

– Tu comptes que la lumière s’allume toute seule ou tu préfères que je me fasse mal en tombant dans l’escalier.

– Pardon, mademoiselle. Je suis désolé.

Il s’est précipité dans l’embrasure de la porte pour chercher l’interrupteur.

– Tu comptes faire les choses à moitié ? Parce que moi ce n’est pas ce que je ferais. On s’est compris ?

– Oui, pardon mademoiselle.

J’avais la main qui me démangeait mais je me suis retenue. J’essayais d’être la plus gentille possible, de ne pas être aussi intransigeante que d’habitude. Ce n’est pas facile d’aller contre sa nature. Je veux bien admettre qu’il semblait regretter son geste, il baissait les yeux, il essayait de bien faire, mais c’est les résultats que je dois évaluer, pas les bonnes intentions. J’ai laissé coulé. C’est en silence que nous sommes arrivés devant la porte de ma cave.

– Un sous-sol c’est un peu glauque je te l’accorde mais pour un petit test rapide ça suffira. Je sais qu’à froid ce n’est pas facile, mais bon, ce n’est pas comme si tu avais le choix pas vrai ?

Je lui ai lancé un sourire complice. A l’intérieur le décor était très dépouillé, je ne voulais pas jouer les clichés noir/rouge, bougies et lumière tamisé. Au centre une table vide, à sa gauche une caméra sur trépied, des lampes braquées contre le mur en face, sur la droite une table avec une jolie collection d’instrument. C’était presque comme un bloc opératoire, aseptisé, froid, intimidant.

– Ferme la porte derrière toi et donne-moi les clés.

J’aime bien laisser le soumis verrouiller la pièce, il prend conscience qu’il n’a plus de porte de sortie. Qu’il est a ma merci.

– C’est insonorisé donc n’hésite pas à te lâcher et à crier. Ça te fera du bien tu verras. Pas uniquement pour gérer la douleur mais aussi pour me guider. Ça évitera que j’intensifie mes coups pour te faire craquer. Parce que c’est ce qui arrivera si tu restes silencieux.

Cela fait partie de mes envies, j’aime entendre mes soumis gémir et pleurer. C’est sadique d’exiger des soumis qu’ils expriment leur inconfort, ce n’est pas dans la nature des mâles de montrer leurs sentiments mais c’est une faiblesse qu’ils doivent m’exposer par humilité. Ce n’est pas la seule utilité, les soumis qui se lâchent décharge pas mal d’émotions accumulées, ça leur fait du bien de crier un peu même s’ils surjouent. Au final c’est un mauvais moment pour eux mais tout le monde y trouve son compte.

– Tu te rappelles ce que je t’ai dit sur le choix que tu as vraiment et sur celui que je dois avoir l’impression d’avoir ? Tu l’as intégré c’est bon ? 

– Oui, merci mademoiselle.

La réponse avait été mécanique, il était très mal à l’aise je pouvais le sentir. Je me suis assise sur la table au centre de la pièce, balançant mes pieds dans le vide, nonchalante, pour affirmer que j’étais à l’aise et que je maitrisais l’espace.

– Tu te mets en sous-vêtement s’il te plait ? Pourquoi s’il te plait d’ailleurs. Allez, on rentre dans les rôles, fini la complicité ok ?

Il a acquiescé toujours nerveusement.

– Une dernière chose à dire ? Après toutes les règles s’appliqueront et tu ne pourras plus agir avec moi comme si on était égaux d’accord ? Je t’écoute.

Il y a eu un long silence.

– Pas de dernier mot ? Même pas envie de me traiter de tous les noms pour te défouler tant que tu en as l’occasion ? T’as vraiment pas de couilles. 

Il n’a pas apprécié la remarque, ce n’était pas mon intention d’ailleurs.

– Faut t’y habituer, tu vas t’en prendre plein la gueule. Tout ce que tu pourras répondre désormais c’est « merci mademoiselle ». En tout cas dans un premier temps, si tu le mérites ça deviendra du « merci maitresse ».

Je lui donnais un aperçu de l’enjeu, de la récompense qu’il aurait s’il se donnait à fond. Ça motive, il faut instaurer une dynamique : oui je vais souffrir mais derrière il y a une récompense.

– Tu vas regretter tu sais, vraiment pas envie de me lancer une petite vacherie ?C’est ton choix.

J’insistais mais c’était pour renforcer le sentiment d’infériorité. S’il n’ose pas se rebeller même quand il le peut il le regrettera plus tard mais ne pourra s’en prendre qu’à lui. Il fait un choix et devra l’assumer. Il doit se sentir faible, constater son manque de courage.

– Tu es sûr que tu es prêt à me faire face en mode sévère ? Ça va te faire drôle tu sais. Tu devrais te méfier de tes désirs, ils sont mauvais conseillers. Bon, ok. J’espère que tu as eu l’occasion de partager tout ce dont tu avais besoin parce désormais tu n’as plus ton mot à dire. Désormais tu ne me parles plus sans permission, tu ne décides plus de rien. Tu ne seras libéré que lorsque je le déciderais. J’arrêterai de te tourmenter pour la même raison que je jette mes jouets, parce que tu seras cassé.

Il était immobile, il attendait mon premier ordre, oubliant qu’il l’avait déjà reçu.

– Dit donc tu te prends pour qui ? Tu veux vraiment me faire répéter mon tout premier ordre ? Très mauvaise idée, mais c’est toi qui vois.

Je crois qu’il ne savait plus où il en était. Il m’a lancé un regard un peu désespéré.

– Les habits. Plus vite que ça.

En temps normal je démonte les soumis qui me font répéter un ordre, je ne supporte pas ça. Malgré ce que j’avais dit j’étais encore en train de l’accompagner dans l’entrée du rôle, je faisais des concessions et lui accordait des passes-droits sans le lui dire. Il s’est rapidement mis en sous-vêtement comme ordonné. Je crois que je commençais à faire ce qu’il attendait de moi, en tout cas ce qu’il avait prévu que je lui fasse faire.

– Hop, dos au mur. Les mains derrière la tête, regarde droit devant toi. Je m’en fous que ce soit froid.

C’était un peu cliché mais il y avait des lampes braquées à cet endroit, pas tant pour l’éblouir que pour augmenter l’impression d’être exposé. J’étais toujours sur ma table, en face de lui.

– On va jouer aux confessions. Tu vas répondre aux questions que je vais te poser, sans aucune hésitation. Comme pour ce que tu m’as avoué tout à l’heure. Si jamais tu as oublié ce qu’il arrive dans le cas contraire je serais contrainte de te le rappeler. Tout ce que tu vas dire vas être filmé, visage découvert. C’est une petite sécurité pour éviter que tu ne me poses un lapin plus tard. Tu respectes mes règles et rien de grave ne se passera. Je ne dis pas que tu ne peux pas renoncer, rien ne se passera si tu viens me le dire en face. Ce que je punirai en diffusant cette vidéo c’est la lâcheté. Compris ?

– Oui, mademoiselle.

Il devait se demander si je bluffais, ce qui était le cas d’ailleurs, mais je pense avoir été suffisamment convaincante pour ne pas lui laisser de doutes. C’était aussi utile pour lui, ne pensez pas uniquement au côté sadique. Si un jour il a peur de venir à une séance il n’osera pas se désister pour autant. Je le force à être courageux en ne lui laissant pas le choix, c’est tellement plus simple pour lui. Un soumis a des envies contradictoires, envie de se soumettre mais peur de ce qui pourrait lui arriver. Je n’ai rien contre un soumis qui abandonne, il y en a tellement sur le marché que je ne vais pas m’attacher sur un duo qui ne fonctionne pas. Par contre je tiens à ce qu’on me le dise en face, c’est me manquer de respect que de me laisser sans nouvelles. Je peux ne pas convenir à leur vision de la domination mais cela n’empêche qu’ils me doivent le respect en toute circonstance. Ceci dit je filme plus ou moins discrètement chaque session pour une question de preuve du consentement au cas où quelque chose tournerait mal, réflexe de juriste. Cette caméra ne semblait pas le déranger plus que ça, son regard était surtout attiré sur ma droite par le tréteau équipé de liens recouvert par une couverture pour adoucir le contact. Il savait très bien à quoi cela pouvait servir.

– Mal à l’aise devant toutes les femmes ou c’est juste devant moi que tu es timide ?

– Un peu toutes.

– Pourquoi ?

– J’ai peur qu’elles se servent de mes faiblesses à leur avantage, mademoiselle.

– C’est un bon début de savoir que l’on est vulnérable.

– Merci, mademoiselle.

Je l’ai toisé du regard. D’un signe du doigt je lui ai intimé l’ordre de tourner sur lui-même.

– Pas très musclé tout ça. Depuis combien de temps que tu n’as pas mis les pieds dans une salle de sport ?

Ma remarque l’a fait sourire.

– Un peu de temps, mademoiselle.

– Ça t’amuse ? Je vais te voir la plupart du temps nu. Je ne vais pas tolérer longtemps que tu ne ressembles à rien, je mérite un minimum de confort visuel.

– Pardon mademoiselle je ne l’avais pas vu comme ça.

– En plus c’est bon pour travailler l’endurance à la douleur. Pas la peine que je fasse un long discours, tu sais déjà que tu as un tout petit peu besoin d’exercice. Enfin, un petit peu c’est un euphémisme pour te ménager, on s’est compris pas la peine que j’insiste là dessus ?

– Non, mademoiselle j’ai compris.

J’ai regardé l’heure.

– Il n’est pas tard. Lorsque l’on finira les salles de sport devraient être encore ouverte, tu iras prendre un abonnement en rentrant. Je te laisse le choix de l’endroit, tu m’enverras un scan de l’adhésion avant ce soir. Je serais intraitable là dessus. Il y a la méthode douce, celle où tu prends les devant pour me faire plaisir, et la méthode dure. Le résultat sera le même, comme toujours ton comportement influera sur la route que nous emprunterons pour y arriver, pas sur la destination.

– Bien mademoiselle.

Cette remarque avait pour but de l’humilier mais pas uniquement. Soyez un peu honnêtes messieurs vous ne faites pas le quart des efforts que nous faisons pour être agréables à regarder. Pourtant ça ne ferait pas de mal à beaucoup d’entre vous. Je ne faisais que rééquilibrer les choses.

– C’est quoi cette tête ? Tu as une remarque à faire ?

– C’est que ça prend du temps, mademoiselle. J’ai un emploi du temps chargé.

– Et alors ? Je ne comprends pas bien ta remarque. Je n’ose pas imaginer une seule seconde que tu impliques que je ne mérite pas que tu prennes du temps pour ma satisfaction. Il est évident que je suis prioritaire dans ta vie. J’ose encore moins imaginer que tu sous-entendes que les femmes ont des emplois du temps plus légers pour se consacrer à des choses aussi futiles.

Il n’a rien répondu.

– tu veux vraiment que nous ayons une discussion sur ta forme physique ? Ça ne me dérange pas ce n’est pas moi qui passerais le plus mauvais moment.

– Non, merci mademoiselle.

Même s’il ne me regardait pas dans les yeux je crois qu’il a pu sentir mon regard contrarié envers lui.

– Bon, on va commencer l’interrogatoire par des choses simples que même toi tu connais, c’est pour dire. Regarde droit devant toi et décline nom, prénom, date de naissance, adresse, numéro de téléphone, emploi et confesses que tu as des fantasmes de soumission.

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