Week-end avec 3 soumis juin 2014 #15 : repas et jardinage

Le sommaire de l’histoire est ici.

J’étais dans le retour dans le salon avec Chétif, je me suis approchée du coin cuisine d’un pas léger. Chouchou m’a évalué d’un regard, j’attendais de lui qu’il montre son appréciation, voire qu’il me complimente ouvertement sur mon choix de tenue. Après tout je suis comme tout le monde, une part de moi cherche l’approbation. Il n’a pas réussi à dissimuler que je n’étais pas totalement à son gout. J’ai été vexée, il aurait pu faire un minimum attention pour ménager ma sensibilité. Je suis humaine, j’ai eu mal en voyant de la déception dans son regard. Les hommes s’étonnent parfois que nous réagissions violemment à certains comportements, il faut voir comment ils nous traitent ! C’est à vous dégouter de faire des efforts.
Il était évident qu’il aurait préféré que je mette des talons. Je sais bien que pour séduire un fétichiste il faut se concentrer sur un seul aspect, je ne suis pas idiote, pourtant j’étais contrariée. Je m’habille comme je veux et je n’aime pas que mes choix soient remis en cause. Je suis une femme pas une paire de talon mobile ! J’existe même lorsque je ne les porte pas ! Parfois les fétichistes m’énervent, ils sont obnubilés par un aspect et ne savent pas apprécier le reste. S’il continuait sur cette pente il allait tout simplement se retrouver privé de récompense, j’allais mettre aux oubliettes l’autorisation d’embrasser mes pieds il n’aurait que ce qu’il méritait.
Je me suis dit que je devais me calmer, j’allais lui laisser une seconde chance.
— Et voilà ! Je me suis changée.
Il a répondu sans un regard. Il savait qu’il dépassait une ligne et n’osait pas m’affronter directement.
— Oui maitresse j’ai vu.
J’ai attendu désespérément qu’il attrape cette perche. Il était pourtant évident que j’attendais un compliment. On ne parle assez de la méchanceté des soumis, elle existe pourtant. Il voulait me punir pour ne pas avoir mis de talons ? Sa fierté de mâle devait lui avoir fait oublier à qui il avait affaire. Les soumis ont parfois des petites pointes de rébellion qu’il faut tuer dans l’oeuf. Généralement ils la regrettent dès leur phrase finie mais ce n’est pas une raison pour ne pas les sanctionner. Ils doivent comprendre qu’ils ne peuvent pas s’en prendre à mon aura impunément. Les opérations de représailles sur les dominants sont de très mauvaises idées, s’il voulait être froid j’allais l’être aussi. Je ne laisse pas les gens me blesser dans mon égo sans riposter de la manière la plus cinglante dès que j’en ai l’occasion.
La soumission n’est pas qu’un jeu de rôle, si vous méprisez votre dominant la relation ne peut pas marcher. Il faut savoir respecter ses choix et l’encourager quoi qu’il arrive pour apaiser sa crainte de mal faire. Je repose sur mes soumis, s’ils veulent faire trembler l’édifice ils prennent le risque de tout faire s’écrouler. Je suis consciente que c’est un effort de systématiquement approuver son dominant mais c’est un réflexe à prendre. Toute relation impose certaines contrariétés.
Quand une dominante fait un choix le soumis doit penser « c’était la meilleure chose à faire » même s’il ne comprend pas immédiatement les implications. S’il y a une réaction que je désapprouve c’est bien quand un soumis conteste un jeu vers lequel je le pousse, les phrases du genre « je savais bien que je n’aimerais pas » sont rédhibitoires. Ce n’est pas une erreur de jugement, l’erreur aurait été de ne pas essayer.
Je m’égare. Cette réaction n’était qu’une petite poussée d’insolence je ne devrais pas y rattacher ce genre de réflexion généraliste. Chouchou, conscient que la situation était tendue a changé de sujet, il espérait que j’oublie cet incident.
— J’ai votre permission pour mettre la table dehors maitresse ? Pour que vous puissiez bénéficier du soleil.
Il n’allait pas me duper, il pouvait jouer les soumis attentionnés tant qu’il voulait je n’allais pas oublier sa réaction. J’allais laisser couler en apparence mais je suis rancunière. Il pouvait s’attendre à ce qu’une contre-attaque finissent par arriver au moment où il s’y attendrait le moins.
— Bonne idée. Ce n’est pas toi qui vas éclairer ma journée de toute façon.
Il avait cependant raison sur un point, j’avais besoin d’espace et prendre l’air est un petit plaisir simple qui me fait tellement de bien. J’ai mis un pied dehors, marquant un temps d’arrêt pour sentir la chaleur du soleil. J’ai soupiré pour évacuer un frisson dû à un petit courant d’air. Mon corps appréciait de n’avoir à présent qu’à peine un voile sur lui, j’avais même abandonné mon soutient-gorge, j’étais vraiment bien.
J’ai posé un pied sur la terrasse, elle était constituée de lattes en bois légèrement espacées, je me suis dit que j’avais bien fait d’opter pour des semelles plates. Si j’avais été en talons aiguilles j’aurais dû faire reposer mon poids sur l’avant pour que l’aiguille ne tombe pas dans un de ces pièges mortels.
Je me suis avancée vers la piscine pour ne pas gêner les va-et-vient des soumis dressant la table (c’est bien le seul dressage que je leur laisse ^^). Je regardais les reflets de l’eau projetés sur les murs, ils avaient un côté apaisant.
Pendant que mes soumis alignaient leurs gamelles sur le sol à côté de la porte je me suis rendue compte qu’il m’en manquait un, j’en avais laissé un au coin de l’autre côté du bâtiment. J’ai sifflé.
— Le Chiot ! Aux pieds !
Il est arrivé tout pataud, partagé entre la honte et la satisfaction de revenir dans mes bonnes grâces. Il avait dû avoir peur que je le laisse poireauter au coin pendant l’après-midi. Il s’est couché devant moi, me montrant qu’il se repentait de sa mauvaise attitude.
Je n’ai rien dit, il allait devoir attendre encore un peu avant d’être totalement absout.
Constatant une baisse de l’activité de mes soumis j’en ai déduit qu’ils avaient fini de préparer la table. Je suis revenue vers eux. La table était située sous un auvent composée de grosses poutres en bois et d’une toile blanche. Un coin assez sympathique pour prendre un repas en famille ou entre amis pendant les vacances. Assez loin pour ne pas être incommodé par l’odeur du chlore de la piscine mais tout de même assez près pour avoir ce petit côté « vacances ». Chétif a avancé ma chaise pour que je puisse m’installer. Je me suis assise confortablement, me calant contre les coussins qui garnissaient le siège.
J’étais la seule à table, vous vous doutez bien qu’ils n’avaient mis qu’un seul couvert. Il ne faudrait pas abuser, les soumis ne peuvent pas partager la table des dominants, par contre le repas avait bien été préparé pour 4. Le BDSM est éprouvant et il est important que les soumis conservent une alimentation correcte du point de vue nutritionnel. Cependant rien ne m’empêchait d’en gâcher le goût et je n’allais pas m’en priver. Une des techniques que je préfère consiste à tout passer au mixeur pour ne plus former qu’un seul plat, et quand je dis tout c’est tout : entrée, plat principal et désert. Je pourrais me justifier en disant que c’est neutre, que l’estomac ne voit pas la différence, la vérité c’est que c’est totalement horrible à avaler. Je devrais peut-être préciser en en-tête de cette partie qu’elle peut provoquer des nausées …. Et pas question de manquer d’appétit, gare à celui qui ne finira pas sa gamelle.
J’ai d’autant moins de scrupules qu’il n’y a absolument pas de contre-indications. En aucune façon ce repas pourrait devenir toxique une fois mixé. Je n’ai rien trouvé de mieux pour leur apprendre à vivre à la dure sans les priver d’aliments ! Et puis j’apprécie davantage mon repas si je les vois souffrir. Au départ ils font la tête mais après 2-3 fois ils prennent leur mal en patience.
J’adore infliger des privations et me réserver des privilèges, il à un côté très jouissif à voir leurs yeux envieux comme des enfants devant un magasin de jouet. Je me sens spéciale à bénéficier de privilèges exclusifs.
Par exemple rien que le fait de restreindre l’accès aux toilettes m’amuse terriblement. À la maison mon homme n’a pas intérêt à aller se soulager sans demander la permission. Il est trop mignon quand il vient solliciter cette faveur. Surtout que s’il ne fait pas assez d’effort pour m’attendrir je rejette sa demande et lui interdit d’en refaire une pendant 30 minutes. Dans des moments pareils, quand nous nous échangeons ce regard si particulier, il comprend ce que signifie être tenu en laisse. Je suis la patronne et il n’a qu’à bien se tenir. Aucun de ses privilège n’est acquis et il doit me séduire jour après jour pour rester dans mes bonnes grâces.
Le Chiot a reniflé les gamelles, ne semblant pas apprécier ce qu’il y avait dedans. Il devait se demander ce que c’était.
J’ai tapoté sur la table pour avoir leur attention.
— Vous faites le service tout les trois. Je me moque de comment vous vous organisez mais je veux que ça claque. Réactivité ! C’est le maitre mot. Si je finis mon verre vous me servez, si je finis mon pain vous en replacez un morceau. Dès que je vous fais signe pour le plat suivant c’est tout de suite que je le veux, pas dans 30 secondes.
Je rêverais que ce soit la règle dans tous les restaurants. Attendre 15 minutes entre chaque plat m’énerve profondément. Les serveurs se plaignent de leur boulot sans se rendre compte que s’ils m’avaient comme patronne …. le secteur de la restauration aurait encore plus de mal à recruter … Ce n’est donc pas une bonne idée 🙂
— Votre repas peut bien attendre. Ce n’est pas comme si vous aviez besoin de manger chaud.
J’ai rigolé, ils ont essayé de sourire mais la perspective de manger froid ne leur plaisait pas le moins du monde. Déjà que leur plat n’était pas appétissant.
J’ai commencé mon entrée. Ils attendaient mes nouvelles exigences, bien alignés comme des domestiques. J’ai pris mon temps, je les narguais, cela faisait partie du plaisir. J’ai entendu un ventre qui gargouillait. Visiblement ils avaient faim.
— Votre repas vous fait si envie que ça ? Bon ok vous pouvez y aller mais à une condition. Ce ne sera pas une gamelle chacun. Vous en prenez une et vous la finissez à trois puis vous passez à la suivante. Vous lapez chacun votre tour et si j’en vois un en prendre une part supérieure à celle des autres.
Je les ai pointés de l’index.
— Parce que je vous connais. Vous autres les mâles. Toujours à jouer de votre virilité et à tout transformer en compétition. La seule compétition qui sera tolérée ici sera celle que j’autoriserais. Compris ?
— Oui maitresse.
J’ai laissé un silence pour marquer les esprits.
— Je disais donc. Si l’un de vous veut jouer de sa virilité pour prendre une part supérieure à celle des autres je lui « couperais » toute envie de continuer.
Lorsque vous alignez les mots « virilité » et « couper » dans votre discours vous obtenez un effet très amusant sur le visage des soumis. C’est à essayer je vous assure. La castration ce n’est pas que physique, c’est aussi imposer des changements de comportement.
— C’est la dure vie des femmes. Nous devons apprendre aux hommes à ne pas se comporter … en homme. Quelle gageure ! Nous devons vous enfoncer dans le crâne que le réflexe de défendre votre territoire est stupide. Ici tout m’appartient. Vous n’êtes que des invités. Vous n’avez aucune possession à défendre. Surtout que tout va beaucoup mieux quand les décisions sont prises par des personnes compétentes.
Je pense qu’ils n’avaient pas la moindre intention d’abuser du repas, bien au contraire, ils devaient avoir envie d’en manger le moins possible. Ils n’avaient pas faim à se point. Mon intention était pourtant plus profonde qu’une simple humiliation. Les hommes soumis sont assez mal à l’aise de partager « leur » maitresse avec d’autres, c’est un réflexe de territorialité. En les faisant partager une gamelle je voulais leur montrer que la cohabitation pacifique n’était pas une option facultative.
Ils n’ont pas apprécié l’expérience, qui l’aurait aimé de toute façon ? Face à l’inconfort de se retrouver si proches les uns des autres ils devaient se forcer pour refouler leur agressivité. De mon point de vue c’était un supplice très distrayant. Il fallait voir les frissons de dégout qu’ils avaient, ils étaient si mignon à se contraindre à prendre leur part.
J’ai claqué des doigts pour avoir le plat principal. Ils se sont dépêchés, trop content d’interrompre leur « délicieux » repas. Une fois servi ils sont restés béas à côté de moi à attente d’un nouvel ordre.
Je leur ai fait signe de reculer.
— Allez oust ! Votre repas vous attends. Vous n’allez pas gâcher la nourriture pas vrai ?
Ils ont répondu à regret.
— Non maitresse.
Je dois avouer que mon repas n’était pas mal, ils s’étaient vraiment donné du mal pour cuisiner, cela m’a remis de bonne humeur. Comme quoi la faim devait être en partie responsable de mon irritabilité.
Lorsqu’ils ont eu fini de vider collectivement leur première gamelle je leur ai dit de me l’apporter pour inspection.
— Remplissez là à nouveau en prenant un peu des deux autres. Comme vous avez été sages je vous laisse avoir votre propre gamelle pour la fin. Je suis gentille pas vrai ?
— Oui maitresse.
— Avec de l’enthousiasme ça donne quoi ?
— Merci maitresse !
J’ai rigolé, ils m’avaient répondu en coeur comme des enfants de maternelle.
Quoi que vous puissiez penser ils ont apprécié le privilège que je venais de leur accorder. Lorsque vous avez peu le moindre fragment de confort devient un luxe exceptionnel.
Une partie du plaisir que ressentent les soumis apparait lorsqu’ils retrouvent leur vie normale, qu’ils reprennent le gout de plaisirs simples comme pouvoir s’habiller à leur convenance, pouvoir donner leur avis. Ils deviennent bien plus gentil avec les autres. Les soumis satisfaits sont des hommes charmants.
Un peu plus tard j’ai de nouveau claqué des doigts pour qu’ils débarrassent le plat principal et que je passe au désert. Après m’avoir servie ils sont retournés à leurs gamelles pour les laper de plus en plus vite. Ils avaient doublé la cadence sachant qu’une fois mon repas fini elles seraient inspectées et qu’elles devraient être rutilantes. Le seul à avoir un temps de retard a été le Chiot mais voyant ses camarades accélérer il s’est douté que c’était la chose la plus intelligente à faire.
J’ai claqué des doigts.
— Café !
J’étais pensive, cherchant une note pour le repas et le service. Il aurait été trop simple pour eux que je n’attribue pas une évaluation à mon repas. Les soumis sont très réactif lorsqu’ils ont une échelle pour se positionner, c’est leur esprit de compétition, ils veulent toujours faire mieux si vous leur donnez une direction. Les objectifs sont une façon simple d’obtenir des modifications de comportement.
Comme mon café était trop chaud j’en ai profité pour inspecter les gamelles. Chétif et Chouchou attendaient à côté de la leur, la présentant pour que je puisse l’inspecter. Le Chiot observait, se doutant qu’une règle existait mais n’arrivant pas à se résigner à avaler une bouchée de plus de cette bouillie infâme. Il devait espérer que sa jeunesse lui épargnerait une sanction. Les deux autres soumis lui faisaient pourtant des signes des yeux pour qu’il comprenne. Ils faisaient de leur mieux pour l’aider sans rompre le silence auquel ils étaient tenus, ils n’étaient pas prêt à se sacrifier pour lui.
— Vérifions si vous n’avez pas gaspillé le moindre morceau de nourriture. Même si je pense que vous n’êtes pas bête à ce point.
Il y a eu un rire jaune collectif, le Chiot voyait les problèmes arriver mais ne faisant toujours rien si ce n’est paraitre anxieux. Certains soumis ne peuvent s’empêcher de chercher les ennuis.
J’ai repoussé du pied sa gamelle devant lui.
— Je ne plaisante pas. Fini ta gamelle. Je ne le répéterais pas.
Etant de bonne humeur je lui laissais une chance de se rattraper. Il s’est mis à lécher les rebords avec passion comme si sa vie en dépendait. Visiblement je lui faisais suffisamment peur pour qu’il puisse dépasser le dégout que lui inspirait le plat. Il ne faut jamais sous-estimer ce que la présence d’une domina peut provoquer chez un soumis. Ils peuvent déplacer des montagnes avec la motivation adéquate.
J’ai ramassé ma tasse de café pour l’amener vers les transats qui bordaient la piscine. En revenant vers mes soumis j’ai mis mes lunettes de soleil, je faisais ma diva.
— Je vais faire une pause digestive. Pour être sûre de ne pas être dérangée je vais vous occuper.
Ils regardaient tous ailleurs pour ne pas croiser du regard mon sourire sadique, il a tendance à les mettre mal à l’aise.
— J’ai justement le jeu parfait pour vous. C’est plutôt une compétition à vrai dire. Attendez là.
Je suis rentrée quelques instants dans la maison pour chercher du matériel. Je suis revenue avec tout un tas d’objets. Je voyais dans leur attitude qu’ils avaient commencé à assembler les pièces du puzzle dans l’espoir de trouver où je voulais en venir.
De tout ce que j’avais pris dépassaient plusieurs baguettes de 50cm. Cela aurait pu faire penser à une séance de birch, c’est un croisement entre la cane et le martinet, vous prenez un bouquet de baguettes et vous frappez les fesses de la victime. Ce n’était bien sûr pas la bonne solution, après un repas je ne fais pas d’efforts violents et surtout je ne pouvais pas me reposer et les frapper en même temps. Il fallait que ce soit un jeu où je n’aurais pas à être présente pour surveiller. La réponse la plus évidente n’était donc pas la bonne.
J’ai laissé tomber sur le sol des protections pour les mains et les genoux. Du même type que le Chiot avait déjà. En parlant de lui, il venait de pousser du bout du nez sa gamelle à mes pieds pour que je puisse constater qu’elle était toute propre. Il devait craindre que je lui réserve un traitement plus sévère qu’a ses amis s’il n’était pas diligent. Ce n’était pas mon intention, plutôt je n’y avais pas pensé.
— Equipez-vous puis mettez-vous sur le dos. Les jambes repliées sur le ventre. Faites ressortir vos bourses.
Je me tapais dans les mains avec les baguettes. Ils avaient vraiment peur de se faire frapper et j’en jouais. Celui qui n’aurait pas obéi à ce moment aurait eu mal.
Mon véritable plan était de m’inspirer d’un instrument de supplice appelé le « humbler », littéralement cela se traduit par « l’instrument qui rend humble ». Lorsque j’ai découvert cette pratique rien qu’au nom je savais que ça allait me plaire… Elle consiste à placer un carcan pour tirer les bourses derrière les cuisses. Une fois posé le soumis est obligé de rester plié en deux pour ne pas avoir mal. Il ne peut plus marcher qu’à petits pas et courbé à 90° ou à quatre pattes. Il faut bien ça pour casser l’égo d’un mâle … Je sais, je peux parler …. Heureusement que ça ne peut pas fonctionner sur moi je crois que je ne le supporterais pas.
Classiquement c’est un carcan en fer, ce qui fait que si le soumis essaye de forcer pour se redresser il s’arrache littéralement les bourses. C’est pour ça que je n’utilise pas de métal, bien sûr aucun soumis ne se ferait mal volontairement mais il suffit d’un élément de surprise, un sursaut et le drame arrive. Je préfère utiliser deux baguettes de moins d’un demi centimètre de diamètre mises à l’horizontale de chaque côté des bourses. Je n’ai plus qu’à les lier entre elles et elles sont forcées de rester en arrière. Le soumis se retrouve obligé de rester courbé. S’il force trop les baguettes se cassent sans le blesser. La sécurité avant tout. D’accord, il ne sera pas déçu du voyage puisqu’avant de se rompre elles ont le temps de tirer sur les testicules et de provoquer une douleur plutôt amusante à regarder.
Si vous n’arrivez pas à visualiser la scène cherchez sur Google vous trouverez bien une image.
J’ai fait un pas en arrière pour admirer le résultat.
— Marchez un peu. Voilà. Vous pouvez toujours vous déplacer c’est le plus important.
Il y a un plaisir tout particulier à être entourée d’hommes au sol comme une bergère entourée de son troupeau, de voir leur dos offert aux coups. Je suis d’ailleurs allée chercher une cravache pour la faire courir sur leur dos et éveiller leurs sens.
Mes 3 soumis étaient tendus mais semblaient pouvoir se déplacer lentement sans souffrir.
— Passons aux consignes. Puisque bien sûr ceci n’est destiné qu’à empêcher les évasions pendant que je ne vous surveillerais pas. L’essentiel du jeu va être une compétition. Vous allez jouer ….
J’ai échangé un regard avec chacun des soumis pour faire monter la tension.
— … à la tondeuse à gazon !
Je leur ai laissé le temps d’imaginer ce que cela pourrait être. Il faut savoir rester mystérieuse pour stimuler leur imagination.
— Et comme je veux pouvoir faire ma sieste tranquillement vous allez tondre silencieusement.
Je rigolais toute seule à les voir essayer de comprendre où je voulais en venir. J’ai continué de sortir les objets que j’avais amenés, cette fois-ci il s’agissait de ciseaux à ongles. Ce sont des ciseaux classique si ce n’est que leurs lames sont ridiculement petites et ne permettent de couper qu’un brin d’herbe à la fois. Ils voyaient désormais où était le piège.
— Pour être sûre que vous ne trichiez pas en faisant semblant de couper je vous ai sorti des pots. Il y aura un classement pour savoir qui a été le plus efficace et …. disons que …. dernier ne sera pas une position enviable.
Ils ont très bien compris le message. À l’aide d’un marqueur j’ai mis leur nom sur des bocaux différents que j’ai posés devant la terrasse.
— Je pense que vous n’avez pas besoin de davantage de détails.
— Non maitresse.
— Alors go !
Se déplaçant avec prudence à quatre pattes ils se sont dirigés pour prendre les pots. L’herbe était à une dizaine de mètre de là.
— Non ! Les pots restent ici. Vous risquez de les casser à les déplacer.
Ils ont compris qu’une partie de l’épreuve consistait à faire des aller-retours, ce qui était loin d’être simple à cause des baguettes. Dès qu’ils feraient un mouvement trop brusque ils fermeraient les yeux à cause de la douleur.
Cette compétition était basée sur le principe d’adaptation aux handicaps. Face à l’adversité les soumis devaient réussir à modifier leur comportement pour atteindre l’objectif. Basiquement c’était survivre face à l’adversité. C’est très intéressant comme jeu et cela ouvre pleins de possibilités, par exemple leur demander de faire du feu, de construire un abri. Tous les trucs que font les scouts pour faire simple. Il y a une satisfaction à être capable de survivre quoi qu’il arrive, en tout cas d’avoir l’illusion que nous en serions capable.
Le challenge reposait sur la gestion des efforts, il fallait qu’ils coupent des brins d’herbes, les gardent en main sans les faire tomber pour les ramener aux bocaux. Faire des aller-retours faisait perdre du temps mais ne pas en faire faisait prendre le risque de les tomber et d’avoir du mal à les ramasser avec leurs gants. C’était compliqué comme jeu ce qui allait les occuper pendant un temps.
Chétif et le Chiot sont passés à côté de moi, le Chiot avait un peu d’avance, il avait appris à se déplacer à quatre pattes efficacement. Lorsque Chouchou est passé à ma hauteur je l’ai arrêté.
— Pas si vite mon grand !
J’ai posé un pied sur son front pour l’obliger à s’immobiliser. Il était mécontent que je lui fasse prendre du retard sur les autres. Il ne savait trop bien que lorsque je mets des soumis en compétition il ne faut pas arriver dernier. Difficile cependant de me dire que je n’étais pas juste, il ne pouvait qu’intérioriser son agressivité. Après quelques (longues) secondes je me suis enfin décidée à parler.
— Qu’est-ce que tu penses de ma nouvelle tenue ?
Un frisson a parcouru son corps, il venait de comprendre que l’heure de la vengeance avait sonné. Il m’a répondu d’une petite voix.
— Elle est parfaite maitresse.
— Vraiment ?
— Oui.
— Tu es sûr que rien ne te dérange.
— Non maitresse. Rien de rien.
Il a dégluti. Je pouvais entendre ses pensées « Je vais me faire démonter. Pourquoi j’ai été agressif envers ma dominante ? ». Je sentais qu’il était pressé de partir rejoindre ses petits camarades, non plus par esprit de compétition comme quelques instants auparavant, mais pour éviter mon courroux. La vie d’un soumis n’est pas simple et j’allais le forcer à m’affronter.
— Pourtant j’ai eu l’impression que tu avais des pensées suicidaires.
— Non. Je vous assure maitresse je connais les règles. Je n’ai pas à porter un jugement sur votre personne. Vous faites ce que vous voulez et vous choisissez toujours la bonne option parce que c’est vous qui définissez le bien du mal.
— Je n’ai pas le moindre doute que tu connais les règles.
— Je vous promet maitresse vous êtes magnifique dans cette tenue.
Il commençait à trembler. Il devait avoir peur de ce que je lui réservais, à moins que ce ne soit le fait de le retenir en posant ma semelle sur son front qui l’ait excité et qu’il s’en sente coupable.
— Toujours dans le déni ? C’est ton problème j’ai tout mon temps.
Ce n’était pas une réaction inattendue, je fais en sorte que mes soumis sachent que je ne suis pas le genre de personne devant laquelle ils doivent avoir envie de confesser une bêtise. J’ai insisté.
— C’est quoi le problème ?
— Juste une absence. Pardon maitresse.
— Je préfère ça. Explique.
— J’ai eu tort de ne pas vous apprécier à votre juste valeur mais ce n’était que pendant un instant.
J’ai gloussé.
— Si ce n’était que pendant un instant ce n’est pas grave alors !
J’ai appuyé plus fort sur son front.
— Pardon maitresse. Un instant c’est déjà trop.
— Tu me rappelles la règle numéro 2 ?
Il l’a débité mécaniquement ce qui a contrasté avec la voix cassée qu’il avait au début de la discussion.
— L’’esclave doit tout à sa maitresse et elle ne lui doit rien car il n’est rien.
— Je crois que je vais devoir recourir à quelque chose de plus fort pour te la graver plus profondément dans le crâne. Qu’est-ce que tu en penses ? C’est nécessaire ?
À contre-coeur il a répondu.
— Oui maitresse.
— Tu penses que la cane sera capable de te faire perdre toute envie de désapprouver mes choix ?
Question difficile, il n’aimait pas du tout cet instrument mais l’alternative était de me contredire ce qui était justement ce que je lui reprochais. J’avais pioché dans les pratiques qu’il n’appréciait pas intentionnellement.
À regret il a répondu.
— Oui maitresse.
Je ne le punissais pas tout de suite, je voulais qu’il appréhende la douleur et qu’il se résigne à la subir avant de passer à l’acte.
— File.
Il est parti sans rien dire. Je lui ai mis un coup de pied dans les bourses pour qu’il n’oublie pas qui était la chef ici.
— Je te déconseille d’être le dernier au classement du jeu.
Je venais de le calmer pour un bon moment. Je suis retournée vers mon transat pour prendre mon café. Je me suis allongée pour lire un livre (The maze runner de James Dashner, c’est de la science fiction post-apocalyptique plutôt sympa, il est adapté au cinéma dans un film qui sort en octobre https://www.youtube.com/watch?v=LyPiCH_4Al4 ). J’allais pouvoir me reposer sans que mes soumis se retrouvent désoeuvrés. Une situation très plaisante. J’adore être assise confortablement alors que mes soumis sont à genoux dans la terre en train de faire un truc stupide.

3 réflexions sur « Week-end avec 3 soumis juin 2014 #15 : repas et jardinage »

  1. Bonjour Emilie
    Encore un très beau post, à la fois humiliant et amusant; humiliant de manger dans la même gamelle à trois, humiliant pour un homme de porter un humbler ,amusant d’imaginer vos trois soumis a quatre pattes avec leur robe vichy coupant l herbe avec des ciseaux de manucures les bourses plus ou moins à l air, prisonnières de leur étaux; j aime faire un peu de jardinage , mais j’avoue que je n ‘ai jamais essayé de cette manière cela ne me tente pas vraiment.
    Bonne fin de journée et merci

    1. Merci 🙂
      Je le trouve un peu en dessous des posts habituels, un peu moins inspiré. Ces pratiques étaient surtout là pour meubler entre des jeux plus intenses.

  2. Merci Emilie de trouver quelques instants de votre précieux temps pour répondre à chacun de mes commentaires, j apprécie beaucoup.
    C est tout de même un beau post !
    Bonne soirée

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