Week-end avec 3 soumis juin 2014 #33 : humiliation et tease and denial

Hello 🙂

Dans la partie précédente j’avais ordonné à deux de mes soumis de laver au jet le troisième dans un bassin à l’extérieur de la maison. J’avais prétexté qu’il était nécessaire qu’il soit propre avant sa mise en chasteté forcée, une excuse un peu facile pour cacher mes véritables intentions : je voulais le faire souffrir. Je sais bien que sa coopération aurait dû me satisfaire et pourtant je n’étais pas d’humeur à me montrer reconnaissante. Quelle malchance de son point de vue, il s’était comporté comme un ange en allant jusqu’à considérer sa mise en cage comme un passage nécessaire et j’allais quand même le punir et pas qu’un peu ! Je voulais le broyer. C’était de la pure méchanceté je ne vois pas d’autre raison.
Au-delà de mes discours sur la nécessité et la justice de mes punitions la réalité est qu’elles sont avant tout destinées à calmer mes envies. Un soumis aura beau être un amour il passera par la case supplice, moins que s’il était insolent mais quand même un peu.
D’ailleurs pourquoi en suis-je étonnée ? Je me définis volontiers comme une sadique ce qui est auto-explicatif en théorie. À chercher sans arrêt de justifier mon comportement de peste je dois finir par culpabiliser.
Peu importe, lui imposer une simple chasteté forcée n’allait pas suffire à me satisfaire j’en avais la certitude. J’en voulais davantage, j’étais comme possédée par cette pulsion qui voulait le castrer, purement et simplement. Elle voulait m’inciter à lui torturer le sexe jusqu’à ce qu’il me supplie de l’enfermer. Je me voyais déjà triomphante, posant un pied sur son dos alors qu’il gisait à même le sol implorant ma pitié. Cette envie dévorante ne s’apaiserait que si j’amenais le Chiot à reconnaitre que son sexe n’était désormais plus son jouet mais le mien. Il fallait qu’il se résigne à accepter que lorsque sa queue sortirait de sa cage cela ne serait pas pour sa satisfaction mais la mienne. Ce n’est que lorsqu’il aurait atteint ce niveau de castration « intellectuelle » que je pourrais connaitre le soulagement j’en avais la certitude.
En lisant mes textes vous pouvez me trouver excessive et cruelle, pourtant ce qui se passe dans ma tête est bien pire, et de très loin. À chaque seconde qui passait ma libido inventait un nouveau supplice plus terrible que le précédent et me le faisait désirer comme jamais. J’avais envie de leur mettre à tous les trois des pointes dans la cage, de les accrocher en croix dans une cave et de les laisser en place 3 semaines devant des vidéos pornos passant en boucle. Ils auraient beau résister à l’érection de leur sexe il finirait par tenter de monter avant d’être châtié sans aucune pitié. Ils haïraient leur condition jusqu’au désespoir alors que moi je me prélasserais dans la jouissance. Nos privilèges sont d’autant plus agréables qu’ils nous sont exclusifs. À quoi bon se réjouir de ce que l’on a si notre voisin a la même chose ? Je crois que les soumis ne comprennent pas cet intérêt à la cage, leur privation donne davantage de valeur à mes orgasmes c’est un fait. Ils devraient être fiers que leur souffrance améliore ma satisfaction sans avoir à réclamer de récompense supplémentaire. D’ailleurs vous savez que lorsque je prends du plaisir j’attache le trousseau de clé de mes encagés en tête de lit ? Techniquement il y a en où c’est un porteclé avec leur combinaison mais de manière symbolique c’est la même chose.
D’ailleurs j’ai déjà fait l’amour avec mon chéri tout en ayant un soumis en KTB sous le lit, c’était un de ses fantasmes. Sur le simple plan technique cela n’aurait rien dû changer au ressenti de mon plaisir et pourtant … Savoir que le moindre de mes gémissements allait décupler sa douleur m’a rendue très « démonstrative » et je me suis prise au jeu. Après coup sa queue avait des marques magnifiques ! Il m’a dit qu’il n’avait pas pu se masturber pendant 3 jours à cause de l’irritation. C’était terriblement excitant.
Que ce soit dans un cas, mon fantasme, ou dans l’autre, la mise en pratique sous le lit, mes victimes en sont réduits à un état où la castration apparait comme une solution miséricordieuse. Bien sûr dans le cas de mon fantasme je ferais preuve d’une cruauté implacable en la leur refusant tant qu’ils ne m’auraient pas servi à la hauteur de la déesse que je suis.
Des volontaires ? 🙂
Sur le plan personnel je vis plutôt bien d’avoir cette folle dans ma tête, notre relation est presque devenue affectueuse. Je me suis habituée à elle, même si parfois je la laisse crier en rigolant devant le ridicule de ses envies comme si elle n’était qu’une enfant capricieuse. Le seul problème est que parfois elle se barricade dans un recoin du cerveau, là où se trouve le bouton « désir », vous voyez de quoi je parle ? Celui qui provoque des élancements brulants dans le bas du ventre. Le genre de démangeaisons devenant violentes si elles ne sont pas satisfaites. Une fois recluse à côté de ce bouton magique elle prend un malin plaisir à l’actionner avec frénésie jusqu’à ce que je craque et que j’accomplisse la bêtise qu’elle voulait me faire faire.
D’ailleurs c’était le cas, j’étais à la limite de craquer. Tout était là, j’avais des soumis, des liens, une cave et un écran de télé. Il me suffisait de claquer des doigts et je pouvais réaliser ce fantasme. J’aurais pu dormir bercée par leurs larmoiements étouffés … et probablement finir avec des menottes quelques jours après mais pas pour du BDSM …
Dis comme ça je vais vous faire peur. Soyez rassurés il n’y a pas eu une seule seconde où j’ai réellement considéré cette option. Je suis une adulte responsable je sais où sont les limites. Je n’allais pas profiter de leur confiance pour les enchainer et abuser d’eux. Par contre je mentirais si je vous disais que ce genre d’envie ne me traverse jamais l’esprit.
Est-ce que les hommes ressentent la même chose vis-à-vis de nous ? Lorsqu’ils voient qu’il n’y a que quelques millimètres de tissu entre eux et l’objet de leur désir et qu’ils pourraient se passer de notre consentement avec facilité ?
Bref, lorsque j’ai ce type d’envie je rêverais d’avoir la capacité de me dédoubler et de me fesser moi-même. De mettre ma mauvaise conscience en travers de mes genoux et de la corriger jusqu’à ce que, les yeux pleins de larmes, elle consente à se calmer et à lâcher ce foutu bouton.
Je me demande si mes soumis se doutent qu’il y a autant de pensées troublantes à l’intérieur de ma petite tête ? Je pense qu’ils auraient peur s’ils savaient la vérité. Heureusement pour eux j’ai endurci ma volonté pour contrer ce type de poussée sadique. Je sais dire « non » et subir cette frustration intense qu’elle m’inflige en représailles sans jamais faillir à mes devoirs. Entre mes pensées les plus obscènes et mes actions il y a donc plusieurs barrages infranchissables et insubmersibles pour protéger mes partenaires…
Pourquoi suis-je en train de penser au Titanic ? 🙂
Et puis ne me faites pas la morale ! Vous ne me ferez pas croire que je suis la seule ici qui fantasme sur des scénarios irréalisables car trop malsains. Vous aussi aimeriez pouvoir faire plier l’autre pour votre unique plaisir j’en suis certaine ! Il serait hypocrite de prétendre que nos envies inavouées sont toutes innocentes et gentilles. Si vous croyez que dans un couple il suffit qu’un homme pénètre une femme sur une base régulière pour avoir une vie sexuelle équilibrée c’est que vous n’avez rien compris à la chose. Il y a toujours un fantasme inassouvi et un peu sombre qui se cache dans un coin.
Heureusement pour moi il y a des soumis tout aussi dingues qui me donnent l’occasion de me libérer. D’ailleurs pour revenir sur le débat « 1 ou plusieurs soumis » je penche pour la possession d’un nombre raisonnable. J’ai des fantasmes multiples et je n’ai, à ce jour, pas trouvé un soumis couvrant l’intégralité de mes envies. D’ailleurs l’avantage d’avoir plusieurs soumis à disposition en même temps, comme c’était le cas ce week-end, est que je pouvais répartir mes demandes de façon à ce que chacun n’ait à charge qu’un bout supportable de mes envies.
Pour en revenir au Chiot, ne pouvant donc l’émasculer de manière définitive j’allais me rabattre sur un simulacre de castration en lui posant une cage de chasteté. Cependant pour rester suffisamment proche de ce dont je rêvais il fallait qu’il souffre un minimum. Soyons raisonnable un moment, comme pourrais-je leurrer ma mauvaise conscience sans un minimum de réalisme ? Une mise en cage sans gémissements de douleur ni pleurs ne peut pas passer pour une vraie castration crédible. Je veux bien faire des efforts en minorant mes attentes mais les soumis doivent en faire aussi pour me satisfaire.
J’allais donc l’humilier et le frustrer avant de l’enfermer. En dominatrice responsable et juste – rires – j’avais décidé de lui ménager une pause après coup pour le laisser se remettre de ses émotions. Quelle générosité ! Même sur le moment j’avais conscience du ridicule de la contrepartie que proposait d’offrir ma mauvaise conscience. Non pas qu’il ne l’apprécierait pas, je savais que comme tous mes soumis il dormirait comme un bébé le soir, il tomberait dans son lit épuisé par tous mes assauts, cependant je devais être réaliste le compromis n’était pas assez à sa faveur.
J’ai décidé d’ajuster le niveau de réciprocité de l’échange, j’allais certes faire souffrir mon Chiot mais aussi rajouter dès maintenant une composante de plaisir pour égaliser. Attention je ne parle pas de jouissance ! Il ne faudrait pas abuser dans l’autre sens, quelques caresses suffiraient à harmoniser notre relation. D’ailleurs précision lexicale, j’avais déjà prévu de faire du tease and denial ne confondez pas les notions. Les jeunes sont souvent focalisés sur le sexe et ne se rendent pas compte que tout autour il y a des pratiques complémentaires amusantes. Lorsque je parlais d’apporter une « composante de plaisir » j’entendais lui donner un avant gout de ce que serait sa libération, c’est-à-dire une pratique plus intense, quelque chose de nouveau. En quelque sorte lui montrer ce qu’il avait à gagner à rester dans cette voie.
À l’opposer la frustration avait pour but de jouer sur la douleur de la privation. Les contrastes sont à la base du BDSM, nous adorons mélanger le plaisir et la douleur jusqu’à brouiller les limites. Pendant une punition, lorsqu’il devient dur de supporter nos envies de sévérité, les soumis ont le réflexe de penser à des choses agréables pour se donner du courage. Le cerveau finit par ne plus rien comprendre et rend les armes en laissant les émotions prendre le dessus.
Tout un programme !
J’ai agité une serviette pour inciter le Chiot à venir se sécher à mes pieds. Il s’est accroupi et a tendu la main pour la prendre, étant d’humeur espiègle je l’ai retiré dans un moment de provocation.
— Non ! Tu as déjà prouvé que tu ne savais rien faire de bien par toi-même, je vais donc me dévouer pour te sécher …
J’ai haussé les sourcils avec un sourire amusé. Il a émis une sorte de couinement de surprise. Après avoir connu la morsure de l’eau froide il allait avoir droit à la douceur de la serviette en coton maniée par une femme. Même s’il essayait de préserver les apparences sa peau devait déjà s’enflammer à l’attente des premiers contacts. Etre touché par sa maitresse est toujours un moment intense pour un soumis, nous faisons tout pour ça.
Ne voulant pas lui faire oublier ce que j’étais dans la relation j’ai ordonné avec fermeté.
— Va contre le mur. Mains sur la tête.
Rajoutant dans un deuxième temps en désignant les deux autres soumis.
— Vous deux aussi.
Je voulais pouvoir me rabattre sur eux si jamais le Chiot n’arrivait pas à supporter les supplices que j’avais prévus. Si je n’avais pas anticipé ils auraient pû voir les rapports de cause à conséquence entre sa fatigue et mes arbitrages. Il ne fallait surtout pas que je passe pour humaine !
Ils se sont alignés comme des enfants mis au coin, la nudité en plus. J’ai roulé la serviette pour m’en servir comme d’un fouet que j’ai abattu sur les fesses de mon petit Chiot.
— Dans l’autre sens !
Il a sursauté, de quoi rajouter à son stress et tendre son corps davantage. Ils se sont retournés tous les trois, se résignant à afficher leur sexe sachant pourtant que j’allais le viser dans les supplices à venir. Celui du Chiot était tout fripé après son exposition à l’eau froide.
Je les ai passés en revu en prenant mon temps. Scrutant le moindre centimètre de ces corps nus à ma disposition avec un sourire satisfait et un regard pervers. Il y a un plaisir aussi fort qu’immoral à profiter de la nudité de l’autre sans rien donner en échange. Un peu comme si vous l’obligiez à accepter son animalité alors que vous restiez pleinement civilisé. Dans un sens je peux comprendre les hommes dans les clubs de strip-tease même si je préfère ma version, elle est bien plus trash.
Encore une fois ne me faites pas la morale, je sais déjà qu’il est horrible de considérer l’autre comme un produit de consommation. Pourtant il est si bon de penser à satisfaire son appétit avec un buffet à volonté. Quel pied de se comporter en consommatrice exigeante faisant son marché ! Mon corps avait d’ailleurs très bien compris le profit qu’il pouvait en tirer et réagissait en conséquence.
Je suis une grande amatrice des soirées « vente d’esclave ». Sur le plan technique cela revient au même qu’une soirée classique, nous prenons tour à tour des soumis pour les mettre au supplice, à la différence que là les soumis sont alignés et attendent d’être choisi. À chaque fois je suis contrariée que les organisateurs prévoit autant de soumis que de dominantes. Ça serait tellement le pied que les soumis sachent que la moitié d’entre eux repartiront sans rien avoir subis. Vous les imaginez passer les soirées en ligne sans avoir le droit de bouger ? Leur tension à chaque fois que nous ferions un choix ? L’humiliation de faire partie des perdants.
Il faut que je me calme où je ne vais jamais finir ce texte.
Retour à la réalité, mes soumis attendaient avec fébrilité que je finisse mon inspection, espérant autant que redoutant d’attirer mon attention. À plusieurs reprises je me suis arrêtée devant l’un d’eux pour le narguer en le dévorant des yeux de haut en bas tout en émettant des gloussements énigmatiques. Ce qui me plaisait n’était pas tant la stimulation visuelle que l’ascendant que j’avais sur eux. Je pouvais les observer et les juger alors que la réciproque leur était strictement interdite. Ils devaient garder leur regard droit devant eux sachant que si je surprenais le moindre regard lubrique posé sur mon joli corps ils connaitraient le vrai sens du mot « enfer ». Pourtant ils en mourraient d’envie. Cette interdiction me rendait d’autant plus attirante à leurs yeux.
À vous sentir désiré à ce point n’auriez-vous pas été à la limite de défaillir comme je l’étais ? Rendez-vous compte ils en étaient presque à accepter la douleur rien que pour faire glisser leurs yeux quelques secondes sur mes courbes !
Il faut dire que j’abusais des provocations pour intensifier la tentation. Imaginez-vous à leur place : je viens de passer devant où en ricanant, vous pensez avoir un instant pour souffler après que mon attention se soit posée sur un autre et brusquement je fais un pas en arrière comme si j’avais vu quelque chose me déplaisant. Par réflexe votre respiration se coupe et votre corps se tend alors que je m’approche encore plus près…
Leur faire peur était hilarant. Je ne suis décidément qu’une peste et le pire c’est que j’en suis fière.
De manière assez prévisible j’ai fini par m’arrêter devant le Chiot. Les deux autres soumis ont été aussi jaloux que soulagés.
J’ai posé une des serviettes sur sa tête comme un voile. Il ne m’a opposé aucune résistance. Même nu, en extérieur, face à un petit bout de femme bien déterminée à s’amuser à ses dépens il ne se sentait pas capable de refuser son corps. Une réaction plus intelligente qu’il n’y parait. En tout cas une marque de confiance très agréable.
J’ai ajusté la serviette qu’il avait sur la tête, la faisant tomber devant son visage pour l’aveugler. Il était comme un cheval à qui l’on interdit la vision périphérique pour mieux le diriger. S’il voulait voir de la lumière il devait baisser les yeux vers ses pieds. Il ne le savait pas pour l’instant mais il allait quand même être témoin de l’essentiel, il allait pouvoir suivre des yeux mes mains passant sur son corps pour le stimuler et torturer. En prime il pourrait apercevoir le bout de mes escarpins.
Avec l’autre serviette j’ai frôlé ses épaules pour les débarrasser des quelques gouttes qui les recouvraient. Il était toujours contracté, n’osant pas se détendre et profiter du plaisir que je lui offrais de peur que je ne le surprenne par une douleur inattendue. Ce qui allait arriver bien sûr.
J’ai fait glisser la serviette vers son torse, commençant par sécher l’extérieur, évitant avec soin ses pectoraux, tournant autour et passant entre eux sans jamais les toucher.
Les deux autres soumis regardaient du coin de l’oeil, jaloux de ne pas être la cible de mes caresses.
Petit à petit j’ai rétréci la taille de mes cercles sur son torse.
Le Chiot a fini par craquer et il s’est abandonné à un soupir lascif. Il n’a pas pu voir mon sourire satisfait, j’avançais dans la partie « plaisir » du contrat que j’avais passé avec moi-même j’allais bientôt pouvoir lâcher la bride à ma mauvaise conscience.
De mon autre main j’ai saisi un de ses tétons pour le faire rouler entre deux doigts. Il en a été encore plus mal à l’aise, embarrassé par la montée du plaisir et l’appréhension de la douleur. Mes doigts le caressaient et en même temps son regard était attiré par la proximité de mes ongles, leur verni rouge de circonstance ne laissait aucun doute sur ma dangerosité, un peu comme ces animaux venimeux se parant de couleurs vives comme pour avertir du péril. Il me suffisait d’un poussée de malice pour que je transforme son plaisir en douleur. Dans un sens la situation était très représentative de la façon dont il me percevait, douceur et dangerosité, la symbolique même de la dominatrice.
D’une voix douce je lui ai demandé.
— Ils sont sensibles ?
— Je crois maitresse.
Etant d’humeur espiègle j’ai répondu avec sarcasme :
— Tu « crois » ?
Malgré son voile il a eu le réflexe de baisser la tête de peur que son expression trahisse son excitation ce qui m’a fait d’autant plus ricaner.
— Tu as perdu ta voix ? Ne t’inquiètes pas, une fois ton sale asticot en cage on partira à sa recherche. Je te promets que l’on cherchera jusqu’à ce que tu sois de nouveau capable de crier comme un bébé. J’ai plein d’instruments adaptés à ce genre de situation.
Loin de le refroidir cette menace lui a fait durcir les tétons. Je les ai pincés plus fort jusqu’à lui arracher un petit cri étouffé. J’étais plutôt fière de moi. J’ai repris un malaxage doux. Il a soupiré avant de répondre.
— Je crois que vous avez votre réponse maitresse.
— Lorsque tu ne veux pas me donner les réponses spontanément je suis obligée de te faire parler par la force. C’est ton choix tu assumes.
— Je n’ai pas l’habitude.
— De ?
— Qu’une femme les touche.
— Tes partenaires ne jouent pas avec ?
— Non maitresse.
— Et toi ?
— Non plus. Il n’y a pas d’intérêt.
J’ai levé les yeux au ciel, consternée par sa réponse.
— Tu te concentres sur ton vilain sexe et tu ne sais pas qu’il existe d’autres zones intéressantes sur ton propre corps ? Tu es pareil avec les femmes ? Tu te concentres sur ce qu’il y a entre nos jambes en oubliant tout le reste ? Pour toi nous ne sommes qu’un sexe sur pattes ?
— Non, bien sûr que non maitresse. Je n’oserais pas.
— C’est fou comme tu es crédible …
Je suis passé sur l’autre téton. Reprenant le sujet de départ.
— Alors comme ça ils sont vierges. Quelle chance j’ai ! Tu connais la règle ?
— Laquelle ?
— Lorsque l’on découvre un territoire inexploré on en prend la propriété. À ce rythme je sens que beaucoup de choses vont m’appartenir à la fin du week-end… à commencer par ton cul.
Il a essayé de répondre sans trouver quoi dire. J’ai relancé la discussion.
— C’est le froid qui les rends aussi durs ? Ou ils sont contents à l’idée d’être torturés ?
Il a gloussé nerveusement.
— Ils ne savent pas ce que c’est d’être torturés.
J’ai répondu en ricanant.
— Pas encore… Une fois que ta queue sera en cage je leur apprendrais à prendre du plaisir et à avoir mal. Peut-être en même temps si je suis de bonne humeur.
— J’en ai de la chance.
— Oh ! Je sais bien que tu n’es qu’un petit pervers qui n’attend que ça !
J’ai retiré la serviette qu’il avait sur la tête. Nos regards se sont croisés avant qu’il ne baisse les yeux de honte. Il avait pris conscience de ce qu’il venait de me dire. Notre discussion n’était pas la description d’un fantasme mais bel et bien de ce qui allait arriver. Il était tellement rouge que j’ai cru qu’il allait faire un malaise. Il aimait jouer au chien mais sur le moment il se serait bien transformé en souris pour aller se cacher dans un terrier loin de moi.
J’ai profité de son trouble pour en remettre une couche.
— De quoi as-tu honte ?
Il a mis du temps à trouver ses mots, j’en ai profité pour glisser mes mains le long de son torse.
— Je ne pense pas mettre déjà retrouvé dans une situation si embarrassante.
J’ai pincé à nouveau ses tétons.
— Tu n’as pas oublié quelque chose à la fin de ta phrase ? Qui suis-je ?
En serrant les dents il a répondu.
— Ma maitresse.
J’ai intensifié la pression, mes ongles s’enfonçaient dans ses aréoles. En détachant les syllabes j’ai dit.
— Pas de possessif !
— Pardon, Maitresse.
J’ai relâché la pression tout en gardant ses tétons en main, je les malaxais pour transformer la douleur en plaisir. Il était au bord des larmes, s’en était presque trop facile.
Qu’est-ce qui t’intimide dans ce que je te fais ?
— Tout. Maitresse. J’en serais incapable sans vous.
— Pourtant tout à l’heure tu as été un chien et ça ne semblait pas te déranger.
Alors qu’il commençait à répondre je l’ai pincé de manière brusque. Il a fini sa phrase d’une voix aiguë.
— Ça je ne pourrais jamais l’oublier, maitresse.
— Ce n’était pas aussi intense ?
— Ce n’était pas pareil.
— Tu m’en diras tant. Pourquoi ?
— C’était mon fantasme, maitresse. J’avais l’impression d’avoir le contrôle.
J’ai relâché la pression, recommençant à rouler ses tétons entre mes doigts.
— Et ce n’est plus le cas ?
— Je n’arrive plus à penser droit, maitresse.
Je l’ai relâché. Il a semblé être contrarié, il aurait sans doute voulu que je continue ce que je faisais. J’ai fait glisser un doigt de ses pectoraux au bas de son ventre. Son sexe avait repris des couleurs mais il ne pointait pas encore vers le ciel, il était encore trop engourdi par le froid. J’ai dit en rigolant.
— Visiblement il n’y a pas que des pensées qui manquent de vigueur.
Je me suis reculée. Il semblait presque rassuré que je revienne en terrain connu, les moqueries sur l’entrejambe d’un soumis sont un classique si ce n’est un passage obligé. J’ai soulevé son sexe avec un doigt.
— Plutôt pathétique tu ne trouves pas ?
Presque sans passion il a répondu.
— Oui maitresse.
Il connaissait le script et s’était résigné à le réciter à la perfection. Après le jeu sur son torse je lui laissais une sorte de pause émotionnelle. J’ai continué.
— C’est avec ça que tu comptes satisfaire une femme ?
Toujours comme un robot il a débité.
— Non maitresse, je ne ferais cet affront à aucune femme.
Je n’étais pas contrariée, je le faisais réagir comme je le voulais. Je pensais « vas-y, fait semblant de coopérer tu ne fais que m’encourager à y aller plus fort, tu regretteras plus tard ». Il savait que je le provoquais à dessein, il voyait le piège et pourtant il hésitait presque à se précipiter dedans en toute connaissance de cause.
Les soumis prennent plaisir à ce genre d’humiliation tout en sachant qu’elle ne se finira pas en orgasme. La frustration grossit jusqu’à devenir douloureuse. Il arrive toujours un moment où ils en viennent à désirer la douleur, pas pour elle-même mais pour ce qu’elle induit. La gifle qui vient sanctionner la mauvaise réponse est libératrice car elle est un palliatif au plaisir qui ne vient pas. Pendant quelques instants le soumis est désorienté, ergo il n’est plus tourmenté par son désir. Situation d’autant plus intéressante que le Chiot connaissait déjà la douleur de ma main pour se l’être prise à plusieurs reprises. C’est comme aller chez le dentiste, vous savez que ça sera un mauvais moment et pourtant vous passez la porte volontairement. C’était la même chose pour le Chiot, il savait que notre séance d’humiliation allait mal se finir et il ne lui restait plus qu’à donner le top départ. La question était de savoir combien de temps il allait tenir avant de craquer…
J’ai lancé les hostilités.
— Je me demande pourquoi les soumis en ont toujours des petites. Il y a peut-être un rapport de cause à conséquence qu’est-ce que tu en penses ?
Je ne lui ai pas laissé le temps de répondre.
— Les mecs avec les plus grosses queues ont besoin de l’irriguer davantage ce qui laisse moins de sang disponible pour le cerveau. Les hommes biens montés sont donc les plus cons ce qui expliquerait qu’ils ne soient pas soumis. Ils ne sont pas capables de voir où est leur intérêt. Je crois qu’il faudrait faire une étude, mesurer tous les mecs dans une université et les comparer à des sportifs.
Soit dit en passant ce sont des conneries mais passons. Toujours sans lui laisser l’opportunité de répondre je me suis exclamée.
— Mais non ! Ça ne va pas. Toi tu es con ET tu as une petite queue. C’est un contre-exemple qui discrédite la théorie.
Il grimaçait pour se retenir de rire. Encore un peu et il craquerait. Les débutants sont si précoces. J’ai poursuivi mes moqueries.
— À moins que tu la préfères comme ça. Après tout avec une petite tu peux mieux la prendre en main et la presser pour en extraire le jus.
Je me suis écriée.
— Mais oui c’est ça ! Les grosses queues sont pour satisfaire les femmes, hors c’est clairement pas à quoi elle te sert. Comme te branler est ton activité principale la nature a dû s’adapter. Les plus gros masturbateurs comme toi doivent avoir les plus petites.
Je l’ai enlacé puis j’ai baissé les yeux vers son entrejambe en faisant une grimace de dégout. Je l’ai pris sur le ton de la confidence.
— Si c’est vrai tu dois sacrément abuser du porno pour en avoir une aussi petite. Tu as déjà pensé à te faire soigner ?
Je m’amusais comme une petite folle à le provoquer, d’ailleurs l’expression qui en résultait sur son visage était hilarante. C’était à se demander ce qui le démangeait le plus entre son envie de se secouer la queue ou me dire d’aller me faire voir. Aucune des deux options n’était une bonne idée soit dit en passant. Pourtant il était si tenté …
J’ai repris.
— C’est comme ça ? Elle était grosse à la base mais tu l’as abimée en abusant d’elle ? Tu l’as cassée comme tu le fais avec tout ce que tu touches ?
Je me suis détachée de lui en faisant un pas en arrière brusque, comme effrayée.
— Tu ne me touches plus. Plus aucun de vous ne me touche tant que je n’ai pas tiré cette affaire au clair ! Si vous êtes contagieux je dois le savoir.
Mon intention était d’être super dramatique mais j’ai pouffé de rire juste après, partant en fou-rire jusqu’à en pleurer, incapable de me retenir après que mon imagination m’ait envoyé une image intenable. Pour éviter de trop passer pour une folle je leur ai dit ce qui m’était passé par la tête après avoir repris mon sérieux.
— Désolé. Je me suis imaginée faire mes séances en tenue de protection anti-bactériologique jaune fluo. Vous savez les combinaisons pressurisées qui vous font ressembler à des bibendums. Ceci-dit il faudrait au moins ça pour me protéger de votre idiotie.
Chouhcou a répondu :
— Peu importe vous seriez parfaite dans n’importe quelle tenue.
— Fait attention je vais te prendre au mot.
Laissant au Chiot un instant de trêve j’ai fait un détour par Chouchou. En prenant le temps de choisir mes mots je lui ai dit.
— Donc si je veux faire nos prochaines séances avec des bottes en caoutchouc à la place de mes escarpins ça ne te posera pas de problème ? Qu’est-ce que tu en dis mon petit pervers fétichiste ?
Son corps était tendu, il savait qu’un mot un peu de travers et je le ferais pour de vrai. Je peux priver un soumis de l’accès à sa queue il s’en moque, par contre si je menace d’un embargo sur mes escarpins c’est la fin du monde… Donnez-moi un levier et je soulèverais la planète 😀
Il a marmonné.
— Vos choix sont toujours parfait, maitresse.
— Ah vraiment ? Donc je peux le faire ?
À contrecoeur il a répondu.
— Je n’ai pas le droit de vous interdire ou vous donner une permission pour quoi que ce soit, maitresse. C’est à vous de prendre toutes les décisions.
Des mots terribles et pourtant si précieux pour moi. Pour me plaire il devait s’en tenir à la version officielle : il était en totalité à ma merci. C’était à moi d’être raisonnable et non pas à lui de me superviser. Les soumis font souvent l’erreur, les limites sont énoncées lors des préparations des séances, pendant leur déroulement je ne veux pas en entendre parler. Certains l’oublient parfois et les conséquences sont déplaisantes.
Etant plutôt en forme je ne l’ai pas lâché.
— Jolie théorie. Tu irais jusqu’à me supplier de n’en faire qu’à ma tête ?
Pour être prudente j’ai rajouté.
— Ou tu préfères regretter de ne pas l’avoir fait ?
Il a eu un sourire nerveux. J’adore offrir de tels choix aux soumis, c’est mon côté démocrate très consensualiste – rire – il n’est pas tombé dans le piège en répondant.
— Comme toujours je préfère faire ce que vous me conseillez maitresse.
Je me suis rattrapée à ce que j’ai pu.
— Je te « conseille » ?
— Je voulais dire « ordonne », pardon maitresse.
— Je préfère ça. Alors ? J’attends.
L’obligation faite à un soumis de me supplier de lui faire quelque chose qui ne lui plait pas est toujours un moment intense pour moi. C’est à ce genre de chose que vous voyez si le soumis a vraiment des tripes. Bien sûr je n’abuse pas en passant vraiment à l’acte, les limites sont les limites, je ne fais qu’insister sur le pouvoir absolu qu’il fait semblant de me donner.
Il a inspiré avant de dire.
— Maitresse, pourriez-vous n’en faire qu’à votre tête sans aucune considération pour mes préférences ?
J’étais toujours en mode « peste ».
— Tu peux faire mieux que ça. J’en suis sûre.
Il a dégluti, la situation commençait à sentir le roussi pour lui, en tout cas c’est ce que je voulais lui faire croire. Il s’est repris.
— Maitresse, s’il vous prenait l’envie de piétiner ce que j’aime le plus au monde cela serait encore la plus belle chose que je pourrais obtenir dans la vie.
J’ai ricané. J’adore lorsque mes soumis font dans la surenchère lorsqu’il s’agit de parler de ma supériorité. Et puis mettez-vous à ma place, j’étais flattée. Je savais que c’était exagéré et pourtant je rougissais.
J’ai répondu.
— Tu vois quand tu veux te donner de la peine c’est beaucoup mieux.
J’ai claqué des doigts puis j’ai montré le sol de l’index.
— Tu peux me remercier pendant 20 secondes.
Ce n’est pas le genre d’ordre que j’ai besoin de répéter vous pouvez me croire. Il s’est précipité à mes pieds, s’allongeant sur le sol comme un vermisseau, les mains dans le dos. Il s’est mis à embrasser le bout de mes escarpins à grand renfort de « merci, maitresse ».
J’ai beau dire que je ne suis pas fétichiste je dois reconnaitre qu’avoir des hommes qui me vénèrent à ce point ne me laisse pas insensible. C’est idéal pour le moral et l’amélioration de l’image de soi. Je faisais la fière ce n’est pas peu dire. J’ai regardé les deux autres soumis.
— Il y a des jaloux ? Il va falloir bien vous comporter vous aussi si vous voulez quelque chose.
Les soumis sont souvent mal à l’aise de voir un des leurs se faire récompenser alors qu’ils n’ont rien. Ce n’était pas mon problème.
Au bout de 20 secondes – il ne faudrait pas abuser des bonnes choses tout de même – j’ai de nouveau claqué des doigts. Il s’est arrêté net pour ne pas compromettre les récompenses futures. J’aime les soumis bien dressés.
Je suis revenue vers le Chiot.
— Où en étions-nous ?
Il a baissé les yeux. Le pauvre idiot, comme si j’allais lui laisser la chance de rester passif pendant son humiliation. J’ai repris avec une intonation qui ne laissait aucun doute sur ma contrariété.
— Je t’ai posé une question je crois. Normalement tu aurais dû comprendre que c’était à ton tour de parler.
Voyant qu’il n’avait pas le choix il a répondu.
— Vous parliez de ma taille maitresse.
— Sois plus précis.
— De mon sexe.
— Et dans une seule phrase ça donne ?
— Vous parliez de la taille de mon sexe.
— Qu’est-ce qu’elle a ?
— Elle ne vous plait pas.
De manière ostensible j’ai regardé ma main droite, un dernier avertissement avant le déluge.
— Je ne vais pas tourner autour du pot longtemps !
Il a pris un air renfrogné avant de se résigner à dire ce que j’attendais de lui. Ma main devait sacrément lui faire peur pour que la simple menace le rende si docile. Il faut dire que je ne l’avais pas raté lors des dernières gifles. Désolé mais elles ne sont pas censées être agréables c’est dans le descriptif !
Lentement il a dit.
— Vous trouviez à juste titre que ma queue est toute petite et que j’étais le seul responsable à trop me masturber.
Je me suis détendue plutôt contente de ce qui venait de se passer. Pour un homme il doit être particulièrement douloureux de faire ce genre de déclaration, en tout cas j’imagine ou plutôt je l’espère.
En souriant j’ai dit :
— Tu vois on se sent mieux après avoir dit la vérité.
Il a émis une sorte de grognement. Je me suis figée. Etait-il revenu sur sa décision ? Voulait-il que nous partions en dispute ? J’ai tâté le terrain.
— Qu’est-ce que je dois en déduire ? Penses-tu que je puisse avoir tort ? Dis-moi.
Sans me regarder il a dit :
— Je n’abuse pas du porno.
J’ai regardé les deux autres soumis en rigolant.
— C’est que ce petit chiot pense avoir des crocs suffisant pour m’attaquer.
J’ai haussé les sourcils en provocation.
— Va-t’il falloir que je me défende ? Tu veux que je te montre mes griffes ?
En ronronnant j’ai passé mes ongles sur son torse ce qui n’a pas semblé lui déplaire malgré le danger qu’ils représentaient. Sans le lâcher des yeux j’ai repris.
— Donc tu as une autre raison pour être si petit ? Explique-nous.
Sa nervosité était palpable, il a déclaré.
— C’est l’eau froide qui me fait devenir petit, maitresse. En temps normal je ne suis pas comme ça. Je veux bien croire que j’en ai une petite mais pas à ce point.
— Si je comprends bien tu veux dire que chaude elle a une taille décente ?
Plutôt modeste il a répondu.
— Oui, maitresse, enfin pas trop pathétique.
À mon sourire satisfait il s’est bien douté que quelques bricoles allaient lui arriver, d’ailleurs les deux autres soumis se marraient à côté. Ils avaient très bien compris ce que je j’allais faire et n’étaient pas le moins du monde solidaire. Si seulement ils savaient que j’avais aussi un plan pour eux. Chaque chose en son temps, d’abord ma première victime. Avec sarcasme j’ai dit.
— Je suis curieuse. Un soumis bien membré ? Je veux voir ça de mes propres yeux. On va donc devoir te la « réchauffer ».
Il a acquiescé d’un hochement de la tête avant de changer brutalement d’expression en voyant que j’avais ramassé une cravache. Il a tenté de se rattraper.
Je … Je voulais dire en érection, maitresse.
— Non, non, non j’ai bien dit « chauffer » et c’est ce qu’il va lui arriver. Ecarte les jambes il faut qu’elle soit bien exposée.
Conditionné à m’obéir sans réfléchir il a exposé son sexe. À l’aide du bout de ma cravache j’ai soupesé ses bourses. Je crois que j’aurais pu prendre une photo de lui pour illustrer la définition de « désespéré » dans le dictionnaire. Ou encore une de moi pour illustrer « être contente ». Bon d’accord ça marche aussi pour « sadique ».
Il a tenté de se rattraper à ce qu’il pouvait.
— Je promets que je serais sage.
J’ai gloussé.
— Envie de négocier ?
Il avait ce regard, celui qui dit « j’ai envie » et en même temps « j’ai peur aidez-moi ». Je me suis approchée de lui, attendrie par son attitude.
— Ne t’inquiètes pas tout va bien se passer si tu fais ce que je dis. Tu ne veux pas de problème pas vrai ?
Il a hoché la tête.
Etre une dominatrice est compliqué, nous sommes à la fois bourreau et complice. Nous devons aider les soumis à subir nos supplices sans craquer. Magnanime j’allais lui laisser une chance d’éviter la cravache sur le sexe. Pas à n’importe quel prix mais une chance tout de même. Avec calme je lui ai demandé.
— Qu’est-ce que tu disais déjà sur la taille de ta queue ?
Son attitude a changé du tout au tout, désormais il était volontaire pour s’auto-humilier. Comme quoi tout est une question de motivation.
— Elle est toute petite. Minuscule. Elle ne pourra jamais satisfaire une femme. Je me masturbe trop je le reconnais. Je ne le ferais plus. J’ai retenu la leçon.
J’ai attendu un instant avant de répondre.
— Tu vois. Quand tu veux tu sais être raisonnable. Fais-la se lever.
Il m’a regardé avec de grands yeux.
— Euh, vous voulez que je …
J’ai gloussé.
— Généralement je n’ai pas besoin de me répéter pour ce genre d’ordre…. Montre-moi les compétences que tu as développées en matière de plaisir égoïste. Ne me fais pas attendre.
J’ai rigolé en le voyant prendre son sexe en main, il avait l’air si petit par comparaison. Vous voyez les statues grecques avec des pénis d’enfants de 10 ans ? La même chose.
Bon ok j’exagère. Il faudrait que j’arrête avec les godes-ceintures démesurés et les hommes compressés dans une micro-cage je perds mes points de repère.
Il m’a regardé encore une fois pour être sûr d’avoir ma permission. J’ai insisté.
— Ne sois pas timide. Vas y franchement ! Nous sommes tous adultes ici nous savons à quoi ça ressemble. Enfin ces deux là on peut être oublié depuis le temps.
Les deux nigauds à côtés du Chiot ont eu l’air froissés par ma remarque mais ils n’ont rien répliqué,
j’ai relancé ma pique pour voir s’ils se laisseraient avoir cette fois-ci.
— Ça va vous vous en souvenez encore ?
Chétif a dit avec un sourire embarrassé.
— Ma dernière fois ne date pas de si longtemps
Sa réponse m’a plu, pile celle que je voulais. En étant honnête je reconnais qu’il avait dû le faire exprès. Il avait dû se dire « perdu pour perdu autant la rendre heureuse ». Je me suis exclamée.
— Parfait ! Je pensais avoir été trop dure avec vous deux mais c’est bon ! Je vais pouvoir rallonger votre détention encore un peu. Ne soyons pas radins : « beaucoup ». Tout va pour le mieux !
Je lui ai fait un clin d’oeil qui laissait présager des jeux très intéressant. Retournant vers mon petit Chiot j’ai vu qu’il s’affairait pour stimuler son asticot. Je l’ai encouragé, ou humilié c’est selon, c’est la même chose en fait.
— Ça c’est un gentil garçon bien obéissant. J’espère qu’il sera aussi sage lorsqu’il devra retenir son venin.
Il y avait un côté assez lamentable à le voir s’astiquer de la sorte, je n’étais pas la seule à me marrer d’ailleurs c’était aussi le cas des autres soumis à côté.
Vous pourriez penser que la masturbation devant un public (initié) ne diffère pas beaucoup de celle en privé, il n’en est rien. Ne sous-estimez pas l’inconfort que peut avoir le regard des autres et leurs commentaires.
Prendre du plaisir a deux n’est pas difficile, nous n’avons pas honte de nous montrer dans cet état de fragilité puisqu’il est partagé. Le faire en extérieur avec la peur de se faire surprendre est aussi amusant pour l’adrénaline. Par contre devoir mettre en scène son plaisir pour des spectateurs c’est une tout autre paire de manche. C’est comme devoir jouer à la stripteaseuse alors que tous les regards sont braqués sur vous ou pire devoir simuler un orgasme bruyant. En soirée devant des inconnus c’est une humiliation terrible. Montrer son plaisir n’est pas naturel, ou plutôt nous avons appris à le cacher et il n’est pas facile d’oublier cette honte. C’est comme les soumis gênés que nous sentions leur érection pendant que nous les fessons en travers des genoux. Parce que oui nous le sentons ne soyons pas hypocrite. Les soumis ont honte de trahir qu’ils sont masochistes. C’est un peu comme si l’érection était la pire chose qui leur arrive lorsque nous les sermonnons. Vous croyez quoi ? Que nous aussi nous restons insensible ? Nous sommes tous des adultes jouant de manière volontaires à des jeux BDSM. Nous ne faisons pas ça pour la beauté de l’art !
Après je comprends que nous n’en parlions pas pour mettre encore plus mal à l’aise le soumis, nous jouons de leur sentiment de culpabilité. La honte rend la chose plus excitante encore, pas sur le moment bien sûr, le plaisir arrive après, en privé, en repensant à ce que vous avez vécu. En tout cas chez un certain public, tout le monde ne l’aime pas, cela peut traumatiser. Il faut un penchant pour l’humiliation ce qui était le cas du Chiot selon toutes les apparences. Il faisait une tête plutôt amusante, je l’imaginais sans mal en train de supplier son corps de ne pas le trahir. Son esprit était partagé entre l’excitation du jeu et le stress de rater ce qui le faisait rester à mi-chemin. Comme je le disais un peu plus haut être la seule personne obligée à afficher son plaisir vous fait déjà vous sentir pathétique, imaginez alors ce que vous ressentiriez si vous n’y arriviez pas, surtout devant une femme. Je ne me lasserais jamais de la peur de l’impuissance chez les hommes. Leur « ça va venir, ça va venir » alors que je les regarde avec un sourire narquois.
Il faut dire que je ne l’aidais pas. La masturbation implique une interaction avec l’imagination, il ne suffit pas de se stimuler physiquement, mon rôle était donc de l’empêcher de se concentrer.
— Tu rougis ? Comme c’est mignon.
Il a répondu.
— Je n’ai pas l’habitude d’être en extérieur, maitresse.
— Il n’y a pas de honte à avoir tu as ma permission. C’est lorsque tu veux le fait tout seul comme un voleur que c’est mal.
— Oui maitresse.
Je lui ai mis la pression.
— En parlant de mauvaises choses. Tu ne m’aurais pas menti tout à l’heure ? J’attends toujours de voir une queue décente.
— C’est plutôt intimidant, maitresse.
Devoir réfléchir à des réponses à mes questions l’empêchait de bâtir un scénario dans sa tête. Il avait envie que je me taise pour le laisser se concentrer sans oser me le dire. Je l’ai poussé à continuer.
— De quoi ?
— De le faire devant vous comme ça.
— Tu es embarrassé par devoir le faire devant une fille ? Je veux dire devant une vraie, pas derrière ton écran comme un pervers.
— Oui. Il y a un peu de ça, maitresse.
Je voyais sa queue monter, la situation devait être suffisamment excitante en elle-même pour le stimuler. Ce n’était pas bon. Je lui ai mis une tape sur le poignet pour lui faire retirer sa main. Je me suis penchée comme pour parler à sa queue.
— Elle est timide devant les filles ? Elle a peur de grossir devant nous ?
J’ai ricané en me relevant, prenant les deux autres soumis à partis.
— Une queue qui a peur de bander devant une femme …C’est tout un concept vous ne trouvez pas ?
J’ai gloussé.
— Elle est aussi conne que son propriétaire et c’est pas peu dire.
Chouchou a dit :
— Elle n’a pas encore connu les bienfaits de votre éducation, maitresse.
J’ai rigolé avec lui mais pas pour les mêmes raisons, si seulement il savait que j’avais prévu de les inclure dans une session de tease and denial collective d’ici quelques minutes il aurait moins fait le malin.
Il y avait un côté sournois à cacher cette information mais c’était si bon. Ils allaient tellement culpabiliser lorsqu’ils le sauraient.
J’ai regardé le Chiot, toujours en le provoquant. Je voulais qu’il échoue et pour ça il devait être stressé. Je devais lui mettre la pression, il n’y avait aucune gentillesse dans ma voix.
— C’est vrai ça ? Je vais devoir lui faire passer un sale quart d’heure pour lui apprendre à m’obéir ? Tu sais ce dont je suis capable. Tu m’as vu à l’oeuvre tu sais que je suis douée pour torturer des sexes.
Le Chiot a dégluti.
— Je crois qu’elle préférerait éviter, maitresse.
Toujours de manière stricte j’ai lancé.
— Donc elle va se lever vite fait. Du nerf ! Si tu ne la fais pas obéir moi j’y arriverais.
Il a repris sa masturbation. Lorsqu’il a fermé les yeux pour favoriser son imagination je l’ai giflé.
— Eh ! Reste avec nous.
À moitié sonné il a bredouillé un :
— Oui maitresse.
À être sans cesse dérangé il n’arrivait pas à se motiver assez ce qui était très amusant à regarder.
J’ai continué avec mon attitude autoritaire.
— Tu crois que c’est comme ça que l’on fait ? Si tu ne sais même pas comment ton corps fonctionne comment tu veux donner du plaisir à une femme ? Allez du nerf !
Oui maitresse. Je fais ce que je peux.
— Ce n’est pas suffisant ! Comme toujours. À rester aussi petit je vais finir par croire que tu n’as jamais été un homme. C’est ça ? Tu es une soumise travestie en homme ? Ta queue n’est qu’un accessoire décoratif, elle n’est pas fonctionnelle ?
Non maitresse je vais y arriver.
— Je commence à douter. C’est pour ça que tu n’as pas peur de la cage ? Tu ne sais pas te servir de ta queue donc ce n’est qu’un pseudo-sacrifice pour m’arnaquer ?
— Non maitresse.
Je lui ai crié :
— Alors fait le ! Tout ce que tu sais faire c’est prétendre ! Tu ne fais jamais rien de bien !
Essayez de vous masturber avec une personne qui vous crie dessus, c’était une mission impossible et je le savais. La situation n’allait qu’empirer avec le temps. Pendant tout le début de la séance il avait voulu se masturber et maintenant que je la lui autorisais c’était pour la lui gâcher. Il a essayé de se rassurer.
— Je vais le faire maitresse. Je sais comment faire.
J’en ai remis une couche pour l’angoisser.
— Si tu sais faire et que tu ne le fais pas c’est de l’insolence. De la rébellion contre mon autorité ! Tu sais comment je traite les rebelles ?
Je me suis penchée pour lui saisir les bourses. Je les ai écrasées entre mes doigts et ma paume. D’une voix aiguë il a répondu.
— Oui maitresse ! Je ne suis pas un rebelle.
Je la’i lâché avant de reprendre mes moqueries.
— Il te faut une fellation peut-être ?
Il a été gêné en imaginant ce que cela pouvait donner. J’ai corrigé.
— Attends, je n’ai pas dit par moi ! Ne rêve pas !
Il a fait une grimace en comprenant que je parlais des deux autres soumis.
— Tu n’es pas fan de l’homosexualité forcée ?
— Non maitresse.
— Pourtant je suis sûre que tu es le premier à aimer voir des filles jouer ensembles.
Je lui ai mis une gifle.
— Ne pense pas à ça tu te fais du mal.
— Oui maitresse.
Chouchou, toujours à la ramener pour montrer qu’il est le meilleur élève, a commenté.
— Le plaisir entre femmes est le seul 100% légitime. Dans un monde gynarchique le plaisir entre hommes c’est tout ce qu’il ne faut pas faire.
J’ai tourné la tête vers lui, décidée à lui faire payer cette interruption.
— Ne soit pas stupide ! J’adore vous voir vous amuser entre vous. Vous êtes si ridicule à ne pas oser vous toucher, vous êtes honteux à être excité à cause de votre frustration. D’ailleurs si je me rappelle bien tu as eu du mal au début. À mi-chemin d’une chasteté de deux mois je t’avais proposé d’être soulagé par la bouche d’un homme. Tu avais refusé. Au bout de 6 semaines je t’avais refait la proposition et qu’est-ce que tu avais fait ?
Chouchou était rouge de honte.
Avant de me faire critiquer je précise qu’il est bi et qu’il aime se faire traiter comme un prostitué forcé à aller avec des hommes. C’est son fantasme. Il a répondu.
— J’avais joui jusqu’aux larmes en giclant dans sa bouche, maitresse.
J’ai haussé les sourcils de satisfaction. J’ai continué.
— La première fois il avait fallu 6 semaines de frustration mais désormais c’est plutôt régulier. Si je ne me trompe pas tu as pris le pli. Tu es même devenu une bonne petite suceuse.
Comprenant que l’humiliation était le prix pour m’avoir interrompu il a coopéré.
— Je n’ai pas le choix maitresse. Je dois soulager au moins 10 hommes pour avoir droit à ma propre libération.
Je suis retournée vers mon Chiot.
— Alors ? Toujours pas tenté par une fellation ?
Il a fait une grimace.
Non maitresse.
— Pas encore ? Ça viendra ne t’inquiète pas. En attendant astique-toi le manche correctement. Je n’hésiterais pas à recourir à tous les moyens nécessaires pour la mettre droite.
— Oui maitresse.
Je l’ai laissé essayer encore un peu avant de reprendre mes menaces.
— Attention ça va tomber. Punition pour rébellion. Tu feras moins le malin après. À moins que …
J’avais un sourire narquois. Le Chiot était très attentif à ce que j’allais proposer. J’ai repris.
— À moins que tu avoues publiquement que tu ne sais pas faire fonctionner ta queue …
Quelques mots et il était tiré d’affaire … Vous allez trouver ça stupide mais il hésitait pour de vrai entre la punition ou l’humiliation. Comme tous les hommes l’auraient fait dans la même situation d’ailleurs. Même s’il n’était pour rien dans son impuissance passagère il la prenait à coeur.
J’ai laissé l’idée le travailler, le supplice a continué quelques minutes avant que je relance l’idée.
Dis le.
— Quoi maitresse ?
— Que tu ne sais pas te masturber.
Il a baissé les yeux et a marmonné.
— Je ne sais pas me masturber.
Je n’allais pas le lâcher.
— Mieux que ça. Dis que tu es pathétique au point de ne pas savoir le faire.
J’ai sorti mon téléphone pour filmer. Il a grommelé.
— Je suis pathétique au point de ne pas savoir comment me masturber.
— Avec plus de conviction ! Supplie-moi de t’apprendre à utiliser ta queue !
Il a pris une inspiration.
— Je suis pathétique au point de ne pas savoir comment me masturber. S’il vous plait maitresse apprenez-moi à me servir de ma queue.
— Encore une chose que tu ne sais pas faire correctement.
— Oui maitresse.
Je filmais toujours.
Soyons bien clair. Tu demandes à une femme de t’apprendre à te servir d’une queue ?
— Oui maitresse.
— Donc tu es con au point qu’une femme en connaisse davantage que toi sur ton propre corps ?
— Oui maitresse, vous ne pouvez pas en connaitre moins.
— Tu n’as pas l’impression d’être minable ?
— Si maitresse.
Je crois que je l’avais vexé. Ce n’était pas grave rien ne pouvait venir gâcher ce moment, je le voyais venir… J’ai essayé de camoufler ma surexcitation.
— Comme j’ai pitié de toi je vais t’apprendre à te masturber. Tu as une idée de la façon ?
Il a rougi.
— Non maitresse.
J’avais mon regard de prédatrice.
— Moi j’en ai une.

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5 réflexions sur « Week-end avec 3 soumis juin 2014 #33 : humiliation et tease and denial »

  1. Bonsoir Emilie

    Au risque de me répéter, relire une seconde fois chacun de vos posts tranquillement, doucement, prendre le temps de bien visionner chaque scène est un moment de bonheur encore plus intense.

    Merci Emilie

  2. Bonjour Emilie voila je souhaiterais m’initier au bdsm mais je sais pas comment faire j’habite sur chateauroux (36) et je voudrais savoir si vous connaissez des gens ou des site pour trouver une partenaire. Votre blog est vraiment parfait j’adore vos texte merci pour tout et merci d’avance pour votre réponse
    Undefined

    1. Je comptais l’envoyer tout de suite mais en fait je vais attendre une semaine de plus.
      Ah et temps que j’y pense, pour tous les autres lecteurs du blog son adresse est ……. xD

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