Week-end avec 3 soumis juin 2014 #36 : un soumis à l’échafaud

Hello 🙂

J’ai mis du temps pour la relecture de cette partie du texte, je n’arrivais pas à être satisfaite mais désormais je pense être arrivée à un point final. La deuxième partie arrivera assez vite, peut-être même dans la journée.

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Sommaire du récit
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Le Chiot ayant monopolisé mon attention lors du précédent jeu les deux autres soumis étaient devenus jaloux, surtout Chétif. Pour redevenir le centre d’intérêt il avait usé du moyen le plus évident à sa disposition : me provoquer en me répondant en étant à la limite de l’insolence. Je n’étais pas fâchée pour autant, un des avantages à la domination en groupe est que les soumis se battent presque pour me donner des raisons de les punir. J’aime être gâtée de la sorte vous vous en doutez bien. N’étant pas du genre à laisser un soumis espiègle impuni j’allais donc me faire un plaisir de lui donner satisfaction à ma façon. Sans me laisser déstabiliser j’ai donc répondu à sa mise au défi.
— Encore une fois je constate que tu as appris tes leçons de travers. Rappelle-toi bien ce que j’ai dit : la tête d’un homme est vide de toute intelligence. Je n’ai jamais dit qu’elle était totalement vide ! Au contraire elle est pleine de saletés et c’est justement le problème. Tu imagines le boulot que j’ai pour déblayer tout ce dépotoir ? Je vais devoir vous « presser » pour « éjecter » toutes ces mauvaises pensées. Et toi le premier puisque tu sembles le plus atteint.
Nous avons échangé des regards amusés, il était comme un garnement se demandant à quel point j’avais mordu à son hameçon. Pour mieux l’amener dans mon piège j’ai préféré le laisser croire qu’il menait le jeu, ça ne serait que bien plus tard qu’il se rendrait compte à quel point je peux être rancunière. Pour parfaire l’illusion j’ai fait semblant de chercher une idée comme si j’avais été prise de court, mon plan était pourtant établi depuis bien longtemps, avoir spontanément des idées géniales impressionne souvent les soumis et je m’en sers en dissimulant que j’ai de longues phases de préparation.
J’ai fini par lancer les hostilités.
— Tu vois ce parpaing ? Va le chercher et met-le à mes pieds.
Un ordre plutôt énigmatique même s’il n’augurait rien de bon. Il est toujours amusant de laisser les soumis s’imaginer le pire et c’est un moyen très efficace de les stimuler. Il est cliché de dire qu’une femme doit savoir garder du mystère et pourtant même en BDSM c’est vrai. En tant que dominatrice nous avons le contrôle de la situation et nous devons l’avoir de manière exclusive, personne d’autre ne doit venir nous concurrencer.
Il a déposé le parpaing devant moi, on aurait dit un échafaud pour une exécution publique. D’ailleurs il n’y avait pas besoin d’être un génie pour se douter que ce n’était pas une tête que j’allais couper …
Chétif est retourné à sa place parmi les autres soumis, un peu comme si son rôle allait s’arrêter là. J’ai joué le jeu en le laissant croire quelques instants que cette mise en scène n’était pas pour tout de suite, la chute n’en serait que plus brutale.
En étant honnête je pense que c’était davantage une projection de ce que j’aurais aimé qu’il ressente plutôt que la vérité. J’aurais préféré qu’il soit une victime mais son état d’esprit devait être totalement différent, les soumis sont plus résistant et joueurs que cela, ils cherchent à rallonger leur supplice en attendant avec fébrilité que leur nom soit appelé plutôt que d’y plonger la tête la première. Ils aiment faire durer le plaisir.
En définitive qu’importe que nos recherches aient été différentes puisqu’elles étaient compatibles.
Je l’ai attrapé par l’épaule.
— Il va bien valoir te résoudre aux évidences. Tu sais à quel point je valorise la coopération des soumis.
— Bien sûr maitresse. Il est de mon intérêt de coopérer. Je connais mes leçons.
— Hum, pas assez si tu veux mon avis.
J’ai senti sa nervosité augmenter d’un cran lorsqu’il s’est avancé vers l’échafaud improvisé. En tendant l’oreille vous auriez pu entendre une marche funèbre accompagnant son avancée, en tout cas c’est ce qu’il y avait dans ma tête. Il s’est mis à genoux, attendant que je donne l’ordre tant redouté. J’ai dit d’une voix sévère.
— Tu sais très bien ce qui va se passer. Ne fais pas l’enfant.
Le Chiot regardait avec intérêt, découvrant les règles d’un supplice qui lui serait appliqué un jour ou l’autre, plus tôt qu’il ne pouvait l’imaginer d’ailleurs. Chétif s’est résigné à poser sa verge sur le parpaing devant lui. Il était nerveux, le fameux regard du condamné avant l’application de sa sentence. Désormais il était trop tard pour reculer, trop tard pour regretter d’avoir fait une bêtise. Quoi qu’il fasse son destin était déjà tout tracé. Je dramatise, il était exactement là où il voulait être. Les soumis font exprès de se retrouver dans cet état de fébrilité avancé parce qu’ils l’adorent. En un sens tant mieux pour moi je m’amuse autant d’être le bourreau qu’eux aiment être des victimes.
Chétif étant expérimenté il savait que ce n’était que le début et qu’il ne devait pas baisser sa garde, je lui réservais forcément des surprises et il ne voyait pas encore lesquelles.
J’ai posé mon escarpin droit sur son sexe.
— Une dernière chose à dire ?
Il a fait « non » de la tête, j’imagine qu’il avait la bouche sèche à cause de l’émotion. À moins qu’il n’ait été trop focalisé sur mon pied pour accorder de l’attention à ce que je disais. Quoi qu’il en soit je me suis permis un commentaire ironique.
— Crois-moi tu ne vas pas rester silencieux longtemps.
Il n’a pas su quoi répondre. D’ailleurs qu’aurait-il pu dire ? Lorsque votre sexe est à quelques secondes de se faire broyer entre un parpaing et un escarpin vous avez d’autres préoccupations que de répliquer à votre bourreau qui se moque de votre situation. À titre personnel je serais très vulgaire mais ce ne serait pas très intelligent, c’est mon côté suicidaire.
Sous mon pied j’ai senti son sexe se durcir, j’ai souri, plus il y a de résistance plus mon plaisir est grand. Malgré la semelle je ressens ces choses il ne faut pas croire.
Après avoir tâté le terrain, littéralement, j’ai mis la sentence à exécution en aplatissant lentement sa verge.
J’ai toujours trouvé étonnant la capacité du sexe masculin à tolérer la déformation alors même qu’il est dur, rien qu’avec mon faible poids je peux provoquer une pression suffisante pour le mettre à l’épreuve. C’est presque comme si la nature avait prévue cette utilisation. Je m’égare.
Arrivée au maximum j’ai lentement fait tourner le bout de mon pied comme pour écraser une cigarette, essayant de montrer le plus grand dédain même si ce faisant je me mordais la lèvre inférieure d’excitation.
Une simple pression aurait été bien sûr indigne d’un soumis aussi expérimenté que lui, je devais m’appliquer pour être à la hauteur. D’ailleurs je ne le prenais pas en traitre, tout était prévu, Chétif aimant être mis à l’épreuve et il savait que je n’avais pas l’intention de lui épargner quoi que ce soit, il était d’ailleurs là pour ça. La perspective de se faire torturer le sexe pour le pousser dans ses derniers retranchements devait être aussi cruelle qu’excitante.
Je ne sais pas ce qui de la torsion ou de l’humiliation de voir son sexe ainsi méprisé a été la plus efficace mais son trouble a semblé passer un pallier. C’était probablement le mélange, en tout cas j’avais atteint mon premier but.
Je lui ai relevé le menton, je ne voulais pas rater son air larmoyant et suppliant, il fallait bien que je m’amuse moi-aussi. Je n’ai pas été déçue de ce que j’ai trouvé, ses yeux étaient si expressifs qu’ils m’ont donné l’envie de broyer son sexe encore plus fort pour leur faire conserver ce magnifique éclat à tout jamais. On dit souvent que les hommes ne savent pas exprimer leurs émotions, j’ai envie de répondre « c’est que vous n’y allez pas assez fort ! ».
Il faut dire que j’avais préparé mon plan avec minutie, étudiant tous les aspects dans les moindres détails. Par exemple j’avais choisi un matériau rugueux comme support pour que le contraste avec mes semelles soit le plus fort possible. En faisant rouler son sexe sur le côté j’alternais ainsi sur son gland les caresses de mes escarpins et la froideur du contact avec le parpaing. Tout était fait pour maximiser l’effet et rendre l’expérience inoubliable.
Au bout d’un moment ses émotions sont devenues si fortes qu’il a fermé les yeux, on aurait dit qu’il était à moitié conscient. Il était surtout à point pour la phase 2.
Alors qu’il ne faisait plus attention j’ai levé ma main et sans qu’il ne se doute de rien je l’ai giflé. Sous la surprise son corps s’est contracté, il a soupiré avant de lâcher un « merci maitresse » de rigueur.
Je lui ai laissé quelques instants pour qu’il puisse profiter de la sensation si particulière de la dissipation d’une gifle, un mélange de frisson superficiel sur la peau et de chaleur. La sensation de pression de la main reste d’ailleurs imprimée bien plus longtemps sur les joues que sur les fesses par exemple, c’est vraiment particulier. Lorsqu’un soumis porte la marque d’une précédente gifle il sait qu’il est en période probatoire, il vous regarde en étant conscient que si dans les minutes à venir il vous remet en colère la prochaine gifle au même endroit sera bien plus douloureuse, c’est un moyen de négociation très efficace.
Vous vous doutez bien que je n’allais pas m’arrêter là, une seule gifle n’est pas un traitement digne pour un soumis expérimenté, par contrat il était prévu que je me lance dans une très longue série.
Je veux bien me reconnaitre plein de défaut mais je suis honnête, lorsque je m’engage dans un contrat je l’exécute à la lettre, il avait été clair sur le fait qu’il voyait la soumission comme un défi, il voulait que je le maltraite jusqu’à ses limites et je n’allais pas me faire prier pour lui accorder ce souhait.
Gifle après gifle j’ai été sans pitié, j’ai mis tout mon coeur pour imprimer la marque de mes mains de chaque côté de son visage. Chétif subissait sans rien dire, il savait que j’étais amatrice du bruit que font les coups et ne voulait pas gâcher mon plaisir en étant trop démonstratif. Je n’accepte les larmes d’un soumis que si elles sont sincères sinon elles ne me déclenchent rien bien au contraire. Lorsque je vois des vidéos où les acteurs font clairement semblant je reste totalement froide.
Chétif avait beau avoir de la volonté ce genre de bonne résolution ne peut pas durer bien longtemps, il vient toujours un moment où la douleur devient insupportable. Petit à petit le bruit des gifles a été concurrencé par des gémissements de douleur.
Lorsque même des soumis masochistes ont mal c’est que vous faite votre boulot correctement.
Une fois épuisée par l’effort, gifler est une activité bien plus physique qu’on ne le croit, j’ai pu observer le résultat de mon travail. Je pouvais être fière de moi, ses pauvres petites joues étaient d’une rougeur exquise au point de me faire craquer. Je trouve que les hommes sont très mignons avec le visage écarlate et les yeux larmoyants, ils ont l’air si vulnérables que j’ai envie de les consoler. Mes mains se sont posées avec douceur sur ses joues et j’ai parcouru ses pommettes des pouces, sentant la douce chaleur se propager. C’était si agréable que j’en avais des envies terribles. J’ai glissé mes mains vers l’arrière de sa tête pour saisir avec fermeté sa nuque. Ainsi contraint il n’a pu que se laisser faire lorsque je l’ai forcé à se rapprocher de mon bassin. Après ce qu’il venait de prendre le contraire aurait été étonnant. Etant d’un naturel reconnaissant lorsqu’un soumis est coopératif je l’ai récompensé en relâchant la pression que mon escarpin imposait à son sexe. D’une voix froide dissimulant tant bien que mal mon excitation j’ai ordonné :
— Rend hommage à ma supériorité.
Il a répondu dans un soupir de plaisir.
— Bien, maitresse.
En guise d’introduction il a embrassé avec douceur mes hanches, enchainant ensuite en posant ses lèvres en leur centre, en plein sur mon mont de Vénus, provoquant ainsi de douces chatouilles intimes. J’ai soupiré à mon tour, il y a des hommes qui savent y faire.
Quelque part j’étais contente d’avoir un pantalon pour établir une protection bien heureuse face aux assauts de mon soumis. Sans barrière de défense je n’aurais pas pu rester stoïque face à un contact direct de ses lèvres sur ma peau, j’aurais pu perdre le contrôle et me laisser aller à des émotions très fortes. J’aurais pu me montrer vulnérable face à des soumis en liberté.
Lorsque j’accepte qu’un soumis me donne du plaisir je prends toujours des précautions, c’est presque une nécessité pour que je puisse me détendre. Il faut que je sois certaine que mon partenaire sache qu’il prend un très gros risque si je ne suis pas satisfaite. S’il fait le boulot à moitié il devra s’attendre à subir des conséquences très fâcheuses. Juste pour vous donner un exemple : vous n’avez pas idée de la compétence qu’acquiert un soumis lorsqu’il s’agit de faire usage de sa langue lorsqu’il a un collier électrifié de dressage pour chien autour du sexe et que j’ai la télécommande en main. C’est dur pour lui comme traitement mais qu’est-ce que c’est bon pour moi… Il oublie complètement son plaisir pour se focaliser sur le mien.
N’allez pas imaginer une scène horrible, ce genre de collier n’envoie que de petites décharges pour signifier mon mécontentement, ce n’est pas une séance de torture. Cependant ils sont très efficaces pour conditionner les soumis.
Alors que j’étais dans mes pensées il m’a embrassé une deuxième fois, avec bien plus de vivacité ce qui m’a pris par surprise. Mon corps a été parcouru par une vague de plaisir inattendue et comme à chaque fois où j’ai l’impression de perdre le contrôle j’ai des réflexes défensifs. Je l’ai repoussé sans ménagement pour lui administrer une gifle.
— Avec plus de douceur ! Ce n’est pas ton sale sexe que tu touches ! Recommence.
Réaction injuste je vous l’accorde. Il ne faisait qu’être efficace et je rejetais mon trouble sur lui. Je n’ai jamais dit que j’étais facile à comprendre. Ce n’était d’ailleurs pas que ma faute, il faut savoir que chez nous les orgasmes sont potentiellement plus forts que chez les hommes et qu’il faut donc manipuler notre plaisir avec douceur pour ne pas nous brusquer.
De toute façon peu importe que ma réaction ait été injuste nous n’étions pas dans un état rationnel et il n’y avait pas besoin que nos comportements soient censés. Je suis sûre qu’il avait apprécié se ramasser cette gifle de toute façon.
Pour la troisième fois il a déposé une série de longs baisers entre mes hanches les accompagnant cette fois-ci de quelques mots.
— Merci maitresse de me laisser rendre hommage à votre féminité. C’est ce qu’il y a de plus précieux en ce monde.
C’était si bon ! Le moins que je puisse dire c’est que ce jeu n’allait pas améliorer mon complexe de supériorité.
J’ai répondu avec un brin d’espièglerie dans la voix.
— Tout à fait, mon sexe est précieux pas comme le tient.
À peine ma phrase finie j’ai piétiné à nouveau son sexe avec intensité en arborant un sourire sadique. Je donnais des à-coups en appuyant de toutes mes forces avant de relâcher tout aussi brutalement. J’ai répété ce mouvement plusieurs fois d’affilé. Il a inspiré pour absorber la douleur puis a répondu.
— Oui merci maitresse de le traiter comme il le mérite.
J’ai relevé mon pied droit, Chétif a jeté un coup d’oeil inquiet pour voir dans quel état j’avais laissé son sexe. Il allait bien je vous rassure, il avait repris sa forme comme si de rien n’était. Si le corps d’une femme est une machinerie complexe qu’il faut manipuler avec douceur celui d’un homme est un machin très résistant je veux bien le reconnaitre. Vous avez d’un côté une belle voiture de luxe italienne et de l’autre un 4×4 boueux mais increvable. Chacun sa spécialité.
J’ai exposé la semelle de mon escarpin en gardant appui du talon sur le parpaing. Il a compris de lui-même ce que j’attendais de lui. Avec délicatesse il s’est penché pour l’embrasser. Lorsqu’il s’est rendu compte que son sexe l’avait sali en perdant quelques gouttes de liquide séminal pendant l’écrasement il s’est mis à la lécher en s’excusant.
À titre personnel devoir s’abaisser à nettoyer les traces de son excitation fait partie de mes limites, j’entends par là lorsque je subis cette humiliation, c’est si cruel. Pourtant cela ne semblait pas le déranger. Je m’imaginais la honte qu’il ressentait, à sa place je n’aurais jamais pu regarder le dominant dans les yeux après une telle dégradation. En le regardant faire je me sentais très orgueilleuse, lui était capable de s’abaisser à le faire. Le pire était peut-être que je n’en avais pas encore fini avec lui, j’allais pousser le vice jusqu’à lui imposer une remise en cage sans libération. Je frissonnais déjà en pensant à ce qu’il allait éprouver en me remerciant lorsque je verrouillerais son cadenas.
D’un geste méprisant de la main j’ai désigné les deux autres soumis et je lui ai dit.
— Retourne avec les autres minables de ton espèce.

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