Week-end avec 3 soumis juin 2014 #39 : la mise en cage de chasteté

Hello 🙂

Vous l’attendiez le voici, le fameux encagement du Chiot 😀 J’espère ne pas vous décevoir.

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Sommaire du récit
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Encore essoufflée par l’intensité de mes bêtises j’étais allongée sur le lit, je n’osais pas bouger de peur de faire disparaitre cette sensation de plénitude. Elle était d’autant plus forte que je savais que j’étais la seule ici à pouvoir en profiter, un privilège qui me rendait spéciale, une situation si puissante. Après avoir pris du plaisir j’ai toujours les membres en coton et l’envie de me recroqueviller sous la couette. J’avais la tête enfoncée dans la douceur de l’édredon et de la musique dans les oreilles pour me décrocher de la réalité. J’aurais pu y rester toute la journée mais ça n’aurait pas été très responsable.
Au bout d’un moment j’ai fini par me redresser, les cheveux en bataille et un méchant sourire satisfait sur le visage. J’ai rougi un instant en pensant que mes soumis m’avaient peut-être entendu, je les avais laissé alignés contre le mur dehors en leur interdisant la moindre caresse. Ce n’est pas mon égoïsme qui me faisait rougir, bien au contraire me gaver de ce que je leur interdisais m’excitait, mais pour avoir connu l’extase. Je ne sais même pas pourquoi je suis si sensible sur ce point, parler de ce qui me plait ne me dérange pas, par contre aborder le sujet du point culminant me gêne, pourtant je ne devrais pas en avoir honte. Pratiquer le BDSM et être pudique est-ce compatible ?
Malgré tout ce que je dis sur la supériorité de mon plaisir sur celui de mes soumis je me sens toujours honteuse. Comme on dit « c’est ceux qui en parlent le plus qui ont un problème avec ». Pourtant je me suis améliorée sur le sujet, maintenant j’accepte de tourmenter les soumis en cage en faisant l’amour à côté d’eux avec mon copain. Par contre je suis encore sensible sur le sujet du visuel, je ne veux pas de témoins passifs dans ces moments-là, ils peuvent écouter mais pas voir. Je me rassure en me disant qu’ainsi je leur rappelle la valeur du sacrifice qu’ils font, la privation doit être douloureuse pour avoir de la valeur. Je n’en suis pas rassurée pour autant, le bonheur doit être une émotion me rendant trop vulnérable pour que je la gère correctement.
Quoi qu’il en soit, après quelques contorsions pour rattraper mes habits sans descendre du lit j’étais prête à repartir dans l’arène. J’allais dire que mes soumis avaient de la chance que je sois désormais bien plus apaisée mais ce ne serait pas honnête. Lorsque je suis excitée j’ai tendance à être joueuse et à laisser passer certains détails pour me concentrer sur ce qui m’amuse, au contraire lorsque je suis calme je deviens stricte et sévère. Je fais appliquer les règles à la lettre et il y a beaucoup d’occasion pour mes soumis de s’en prendre une.
Avant de sortir de la maison j’ai pris une grande inspiration pour me remettre dans le rôle, n’allez pas croire qu’il est facile de jouer les dominatrices déterminées. D’ailleurs petite parenthèse, il ne faut pas confondre agressivité et fermeté, il y a bien plus à gagner à être une force tranquille plutôt que d’épuiser les soumis en leur hurlant dessus en permanence. Je dis ça mais lors d’une thématique « militaire » avec plusieurs soumis et plusieurs dominatrices cela peut créer des situations intéressantes. Avouez, vous seriez aux anges d’avoir 3 femmes vous encadrant et vous hurlant dessus des ordres contradictoires en même temps. Cependant vous ne tiendriez pas longtemps et surement pas tout un week-end.
Je me suis avancée vers eux d’un pas lent, pas tant pour les faire angoisser que pour me laisser le temps de réfléchir, je n’avais pas encore décidé ce que j’allais faire. Tellement de possibilités et un seul choix possible, enfin trois pour être plus précise.
L’envie de se protéger les parties sensibles malgré l’interdiction de bouger devait les mettre mal à l’aise, c’était son but, la mise à nue devant un membre du sexe opposé crée une fébrilité supplémentaire.
Pour dramatiser la situation j’ai tiré la table de jardin vers eux en faisant trainer les pieds sur le sol dans un crissement très inquiétant. J’imaginais des frissons leur parcourir le dos et s’ajouter à la honte de s’exposer nu à mon regard.
Je les ai ignorés en préférant prendre tout mon temps pour ramasser le sac « spécial chiot » ainsi que le mètre ruban. J’ai pris un grand soin à me pencher, et non pas me baisser, sous le bon angle pour leur offrir une pleine vue sur mes fesses. Lorsque je porte des escarpins je trouve quelles sont très jolies et je m’amuse à attirer le regard dessus. Je ne sais pas s’ils ont osés regarder ou s’ils ont réussi à refouler leur instinct, dans les deux cas j’avais gagné.
Je me fais souvent la critique d’être trop petite donc j’apprécie fortement d’avoir des talons pour rallonger mes jambes.
Je me suis approchée du Chiot le mètre ruban à la main.
— Après avoir pris tes mesures en excitation il me faut celles au repos. Visiblement tu es prêt.
J’ai donné quelques coups de l’index dans sa queue flasque.
— Je vais me dépêcher avant que cette vilaine ne commence à s’exciter. Je serais très contrariée que tu grossisses à nouveau avant d’être enfermé. Tu sais déjà à quel point je n’aime pas être contrariée …
— Oui maitresse, je vais penser à autre chose.
Je me suis figée.
— Autre chose ? Tu pensais à quoi là ?
Il s’est dépêché de répondre.
— À rien. Je n’oserais pas !
Il a baissé les yeux pour éviter d’avoir à supporter mon regard inquisiteur, je n’allais pas le lâcher pour autant.
— Va-t-il vraiment falloir que je t’interroge à la dure pour obtenir une réponse ?
Il a tenté de sourire pour dédramatiser.
Vous ne laissez rien passer maitresse.
— C’est pour ça que je suis à ma place. Et pour ça que tu es là… J’attends toujours ta réponse.
La situation était embarrassante pour lui, il savait que j’attendais de sa part qu’il me livre la vérité et pourtant il essayait de l’esquiver. La punition n’allait en être que plus sévère s’il continuait sur cette voie.
Il a marmonné.
— Ce n’était rien d’important.
J’ai répondu sèchement.
— Ça sera à moi de juger.
J’ai levé ma main droite en écartant les doigts pour commencer un décompte de 5 secondes. Il a baissé les épaules, l’air dépité il s’est décidé à répondre comme je l’attendais.
— Ce n’était pas vraiment une pensée, plus des sensations, je profitais de la douceur de vos doigts. Dit comme ça on dirait une bêtise.
Je le regardais avec insistance.
— Peut-être parce que s’en est une.
— Oui, maitresse. Pardon j’arrête.
Pour ne pas perdre davantage de temps j’ai pris les mesures dont j’avais besoin.
Lorsque tu seras en cage tu paieras cher ce genre de pensée.
— À ce point ?
— Tu crois que je plaisante en parlant de chasteté ? Je n’utilise pas le terme de privation de plaisir à la légère.
Pour renforcer la mise en scène intimidante j’ai fait semblant de faire des calculs sur un bloc. J’adore jouer avec la peur des hommes d’être jugés sur leur truc.
— Une cage adaptée est la clé de la réussite d’une chasteté au long terme. Il faut qu’elle soit assez ample pour que la douleur soit supportable, il serait dommage de l’abimer au point de la rendre insensible à la douleur, ça serait une perte dont je ne me remettrais pas.
J’ai ricané et il s’est forcé à le faire aussi.
— D’un autre côté il faut qu’elle soit assez petite pour que tu ne puisses pas t’échapper. Sans oublier qu’il s’agit d’une détention punitive, il ne faudrait pas que ce soit trop confortable non plus, ça serait contre-productif. Elle ne pourrait pas expier son horrible comportement.
Je luttais contre moi-même pour ne pas trop jouer avec lui, il fallait vraiment que je l’enferme avant qu’il ne reparte en mode « excitation », pourtant la tentation était si grande. À chaque phrase je me disais « encore une provocation et tu arrêtes… » et à chaque fois j’en voulais davantage. Je me rassurais en me disant qu’il était important de laisser mariner les soumis avant consommation.
— Normalement tu devrais connaitre ta taille mais comme tu es un imbécile tu n’as rien préparé. Tu aurais dû t’entraîner sur de courtes périodes pour voir si tout allait bien. Là, tant pis, tu y seras pour de bon quoi qu’il se passe. Si je me trompe dans mes estimations et que je te mets une cage non-adaptée tu n’auras pas le droit de te plaindre. Ta bêtise t’as condamnée à souffrir en silence !
Il n’avait pas l’air rassuré, il devait se demander si son oubli était si grave que ça. J’adore jouer avec la culpabilité des soumis.
— Enfin bref, comme je dis toujours « si vous voulez que le travail soit bien fait ne le confiez pas à un homme, ou prévoyez un fouet ».
Je lui ai fait un clin d’oeil avant de retourner vers la table pour fouiller dans le sac. J’ai sorti une cage classique, un anneau plein sans charnière et une pièce principale avec des barreaux métalliques espacés de moins d’un centimètre. Je n’allais pas faire dans l’originalité pour sa première fois.
Après l’avoir déballée je l’ai posé sur la table. Je me suis retournée pour chercher du regard les cages des deux autres soumis, elles étaient à leurs pieds, je suis allée les ramasser.
En constatant des saletés j’ai fait une grimace.
— Je peux savoir pourquoi elles sont pleines de traces de transpiration ?
Ils n’ont pas su quoi répondre. J’ai enchainé.
— Vous ne savez vraiment pas prendre soin des choses précieuses.
Mes critiques étaient totalement injustes bien entendu, ce n’était que de la mauvaise foi de leur reprocher de ne pas nettoyer l’intérieur de la cage.
— Un commentaire à faire Chétif ?
Il a eu l’expression « et mince ! Pourquoi moi ? ». Il a quand même répondu.
— Non maitresse, nos queues étant sales par définition elles ne peuvent que salir ce qu’elles touchent. C’est pour ça qu’elles ne doivent pas toucher les femmes.
— Je vois qu’au moins l’un d’entre vous à appris sa leçon. Quoi qu’il en soit il va falloir les laver avant la pose.
Je me suis appuyée sur le rebord de la table.
— Et je crois que faire la vaisselle est une corvée qui vous incombe par nature, messieurs. Il est hors de question que j’abime mes délicates mains.
J’aime cet argument, « ma peau est trop sensible pour manipuler des produits ménagers », il n’est pas de moi, c’est un soumis qui me l’a suggéré mais je l’ai pris à mon compte.
J’ai désigné de la tête le bassin qui avait servi à laver le Chiot.
— Lorsque vous aurez fini ramenez-les pour inspection.
— Bien maitresse.
Alors que Chétif passait à côté de moi je n’ai pu m’empêcher de le dévorer du regard, son corps affichaient de très jolies bandes rouges se concentrant vers ses fesses. Il restait cependant quelques zones blanches qui contrastaient. Je n’ai pu résister à l’envie de lui mettre un coup de cravache à la volée, il aurait été criminel d’agir autrement. Nous avons échangé un regard complice alors qu’il luttait contre la tentation de se frotter les fesses.
Ils se sont agenouillés devant le bassin, j’ai lancé :
— Surtout ne lésinez pas sur le savon. Il faut qu’elles soient nickel, vous n’aurez pas l’occasion de les enlever avant longtemps.
J’ai toujours trouvé que les hommes qui coopèrent à leur supplice sont adorables, lorsqu’ils sont de vrais agneaux non par conviction mais par peur du bâton. C’est un peu la même sensation lorsque vous les forcez à vous remercier après une punition. Je n’allais pas seulement leur couper l’accès à leur queue, c’était bien plus sadique que ça, je les forçais à montrer du respect à l’instrument de leur supplice. Dans ces conditions les enfermer était un vrai plaisir, je me sens si puissante. Le week-end dernier mon homme était de corvée d’entretien des instruments en cuir, j’adore l’odeur de ces produits, le genre d’atmosphère qui ne me laisse pas insensible. Il fallait voir sa tête en lustrant le strap lourd, il le craint celui-là.
Mon regard est revenu sur le Chiot.
— Toi aussi tu y vas. On ne sait jamais quels résidus de produits chimiques il peut y avoir sur ces machins.
Il s’est approché lentement, intimidé par le fait de devoir toucher sa cage pour la première fois. Je l’ai encouragé.
—Ne soit pas anxieux, c’est ta nouvelle meilleure amie. Très bientôt vous allez être « inséparables » tous les deux.
J’adore me moquer des soumis qui sont déjà à terre.
D’un air railleur cachant mal sa nervosité il a répondu.
Vraiment ?
— Oui. Et si tu n’es pas convaincu je pourrais te faire une démonstration. Par exemple en tirant dessus après la pose. Pour voir si elle tient bien…
Il a haussé les sourcils.
— Je crois que ça ira, merci quand même maitresse.
— Comment tu la trouves ?
— Intimidante.
— Tu n’as pas à avoir peur d’elle, pour l’instant elle n’a pas de dents elle ne te mordra pas.
— Pour l’instant … Je vais faire en sorte qu’elle n’en ait jamais.
— On verra ça. Ce n’est pas gagné.
Il s’est dirigé vers les autres en tenant sa cage précieusement contre lui, il était trop choux.
En les voyant à genoux près du bassin en train de nettoyer leur engin de torture j’ai pensé aux ménagères d’autrefois autour d’un lavoir, si ce n’est que je veillais à ce qu’ils ne s’échangent pas des ragots.
— Surtout frottez bien, je ne laisserais rien passer !
Il y a tout un plaisir à regarder des soumis entretenir le matériel alors que je reste les bras croisés.
En attendant qu’ils finissent j’ai joué avec ma cravache pour les intimider, je voulais qu’ils n’en mènent pas large en rapportant leur cage pour l’inspection. Je l’ai fait tournoyer dans des mouvements amples pour créer des sifflements inquiétants.
Chétif a été le premier à venir chercher mon approbation, il devait moins craindre ma cravache que les deux autres. Je me suis faites la remarque que j’allais devoir remédier à ce problème au plus tôt.
Je sais ce que vous vous dite je suis complètement schizophrène, je punis les soumis qui passent en dernier pour les motiver à être plus rapide et je punis également les soumis diligents… Allez vous-y retrouver !
Alors que j’inspectais sa cage sous tous les angles j’en ai profité pour jeter un coup d’oeil à la victime de mes envies castratrices. J’ai eu un sourire en coin en constatant qu’elle était flasque, toute pendouillante et inoffensive. Le seul état qu’elle connaitrait avant longtemps.
— Bien. Mets-la dans sa cage.
— Oui, maitresse.
Je l’ai observé manipuler avec précaution son sexe pour l’enfermer dans sa prison de métal. Je trouve un homme en cage très sexy. Savoir qu’il est ma propriété ne me fait que l’apprécier davantage. Alors que sa main s’avançait pour ramasser le cadenas qui était sur la table elle s’est pris un coup de cravache.
— Ne touche pas à ça ! Je me réserve cette partie.
— Bien maitresse.
En prenant tout mon temps j’ai posé le verrou, le fameux clic a retenti pour signaler que Chétif s’était embarqué dans un jeu très intense.
— Voilà qui est mieux.
Par acquit de conscience j’ai testé la solidité de l’ensemble.
J’adore la tête des hommes lorsque vous manipulez leur oiseau, ils essayent de paraitre indifférent alors qu’ils sont très mal à l’aise, c’est adorable.
Voyons voir ça. Si je trouve la moindre chose à redire tu sais ce qui arrivera ?
— Une séance de ballbusting, maitresse.
— Hé ! Pourquoi gâcher la surprise aux deux autres ? Tu n’es qu’un sale rabat-joie !
Il n’a rien répondu, il savait que ma phrase ne s’adressait pas à lui mais aux deux soumis qui attendaient leur tour pour passer l’inspection.
Avant de le relâcher je me suis amusée à passer les doigts dans l’anneau, sous les bourses, une zone très sensible aux caresses. Je vous laisse imaginer sa réaction… Je pouvais m’amuser à ce genre de provocation maintenant qu’il était de nouveau enfermé.
Je l’ai renvoyé contre le mur et je suis passée au Chiot. Je lui ai soulevé la queue de la cravache.
Je vois qu’elle a compris qu’elle devait rester sage.
— Vous savez être convaincante, maitresse.
— C’est en effet un de mes nombreux talents. Tu en connais un autre ?
— Euh, la beauté, maitresse.
— Je pensais davantage à ma sévérité lorsqu’il s’agit de juger une vilaine queue dissidente. Crois-moi je ne suis pas commode lorsqu’il s’agit d’assurer la chasteté d’un homme, tu pleureras plus d’une fois, mais ce n’est pas grave, ça te forgera le caractère. Il est important qu’un soumis sache prendre sur lui.
Au moins on ne pourra pas me reprocher de ne pas l’avoir prévenu.
— C’est tentant, maitresse.
— J’espère bien !
Je lui ai tendu l’anneau.
— Commence par mettre ça. Tire bien tes bourses vers l’avant pour le placer derrière. Comme ça si ta queue essaye de se redresser tes bourses seront étirées pour te punir.
Comme un bon petit toutou docile il a obtempéré malgré la description que je lui faisais.
Je lui ai ensuite tendu la pièce principale. Alors qu’il mettait sa queue à l’intérieur je l’ai arrêté.
Gland décalotté. Toujours. Je veux que tu puisses profiter au maximum de la sensation de l’acier contre ta queue.
— Oui maitresse.
— Si ta zone la plus sensible est protégée tu ne pourras pas apprécier le doux contact des barreaux froids à leur juste valeur. Tu ne pourras pas les sentir s’enfoncer lentement dans ta chair à chaque pensée impure. Ça serait dommage.
— Très !
Rien qu’à cette perspective sa queue a commencé à reprendre du volume.
— Tu devrais faire vite avant qu’elle ne devienne incontrôlable !
— Oui maitresse.
Sans aucun ménagement il a rétracté son prépuce et a enfoncé sa queue avec vigueur dans la cage, sans même regarder. En un instant c’était fini, sa queue était à moi. En tout cas dès que le cadenas serait en position.
— Tiens bien les deux morceaux en place pendant que je verrouille.
Je l’ai mis en place en laissant la clé dans la serrure. J’ai pris du recul comme pour vérifier l’équilibre de la pose.
— Tu te sens à l’étroit ?
— Un peu maitresse.
— C’est bien, ça sera éducatif. À la moindre prise de volume tu sentiras immédiatement la pression te rappelant que tu es désormais ma chose. Tu te rappelleras que ton corps m’appartient. Ça sera un rappel de ta condition d’homme soumis aux femmes à chaque moment de la journée.
Il y a vu une occasion de faire un commentaire.
— Faudrait pas que ce soit trop étroit non plus.
Sa remarque m’a amusée et j’ai pris mon temps pour répondre, le provocant du regard entre temps.
— Pourquoi ? À ce que j’en sais les hommes aiment plutôt bien fourrer leur queue dans des endroits très étroits … Généralement ça ne vous dérange pas.
Il a rougi. Je me suis mise contre lui, l’enlaçant d’un bras. Il haletait de plus en plus fort.
— Tu te rappelles cette sensation ? La pression autour de ta queue alors qu’elle glisse doucement dans un endroit très accueillant ? Cette douce chaleur qui te chatouille alors que l’orgasme approche ?
Des bourrelés rougissants se sont formés entre les barreaux. Plus sa queue gonflait plus je souriais. Il est si facile d’exciter un mec. J’ai renchéri.
— À moins qu’elle ne préfère sentir le bout d’une langue courir sur tout son long en faisant des vagues. Ça aussi ça doit être agréable.
Le Chiot en avait les larmes aux yeux. Je ne l’ai pas laissé tranquille pour autant.
— Oh oui, elle se rappelle ce qui se passe lorsque tu la serres fermement devant une vidéo dégradante, lorsque tu l’amènes à l’extase. Elle s’en souvient encore… Mais bientôt elle aura oublié jusqu’au terme « jouissance » je peux te le garantir.
Il a eu le réflexe de se pencher en avant, tous les hommes font ça la première fois, je l’ai laissé faire, essayant de l’apaiser en parlant d’une voix calme.
Première érection réprimée ? Alors ça fait quoi ?
— Ça brule, maitresse.
— C’est ce que tu ressentiras à chaque fois que tu essayeras de voler du plaisir. Parce que c’est ce que tu essayes de faire en ce moment. Si ça peut te rassurer c’est sans danger, juste douloureux. Tu n’as qu’à penser que c’est une punition pour toutes les femmes que tu as salies dans ton imaginaire.
— Je paye le prix fort.
— Non. À peine le capital. Si tu veux les intérêts je peux te les servir …
— Non, merci maitresse.
Il était désormais à genoux devant moi. La tête contre mes jambes pour chercher du réconfort.
— Respire profondément ça va passer. Tu l’as vu ta cage est bien ajustée pour être agréable au repos. Si tu chasses ces vilaines pensées tu n’auras plus mal. Là tu te punis tout seul, tu es bien bête. Tu dois faire la morale à ta queue, lui dire que ce n’est plus la peine d’essayer elle n’a plus les moyens de prendre du plaisir sans ma permission.
Ne vous moquez pas de lui, les débuts dans le monde de la chasteté ne sont pas faciles à supporter, c’est tout un apprentissage. Une fois que les soumis ont pris le rythme ils peuvent rester en cage sur de longues périodes mais un débutant va passer de très mauvais moments. Bien sûr cette souffrance n’est pas vaine, lorsqu’ils retrouvent l’usage du plaisir il s’en retrouve décuplé ce qui leur donne envie de rejouer. En tant que dominatrice nous devons les accompagner en douceur mais avec fermeté, il faut qu’ils comprennent qu’ils n’en sortiront pas de si tôt et qu’ils doivent composer avec. Si vous êtes trop compréhensive les soumis vont chercher à vous avoir à l’usure.
Tu ne t’attendais pas à ce que ça fasse si mal ?
— Non.
— Non qui ?
— Non maitresse, pardon.
— Ce n’est pas parce que nous sommes passés à une autre leçon que tu dois oublier les précédentes. Tu ne veux tout de même pas que je me fâche ? Tu ne veux tout de même pas que je te mette les pointes de discipline tout de suite ? Ça serait dommage. En l’état actuel des choses elles feraient de sacrés dégâts.
— Oui maitresse. J’essaye. Je vais la calmer. Tout ça c’est ma faute.
— Ne t’inquiète pas. Je sais que tu es un peu débile mais je t’aime bien quand même.
Je lui ai gratté la nuque comme un animal de compagnie.
— Tu es mon petit imbécile rien qu’à moi, et oui, et oui.
Il a semblé adorer ce qui n’a pas arrangé la situation. J’avais hésité à le faire mais j’avais bien fait de suivre mon instinct. Certains soumis aiment que je leur parle mal mais en gardant une certaine cohérence, d’autres préfèrent que j’y aille franchement et que je les traite en débiles mentaux. Je ne juge pas, chacun ses fantasmes, ce qui importe pour moi c’est le contrôle, c’est savoir ce qu’ils aiment pour m’en servir pour les manipuler à mon profit.
— Il faut que tu apprennes à contrôler tes envies pour être un bon soumis et il n’y a pas 50 façons. Il faut que tu passes par là. Il faut que tu aies mal. C’est le prix à payer.
Dans un gémissement il a dit.
— Il n’y a pas de réduction pour les adorables chiots ?
J’ai durci le ton.
— Non, et ça pourrait rapidement devenir bien pire. Si tu continues à faire l’enfant capricieux ça le sera. N’oublie jamais qu’avec moi il vaut mieux ne jamais se plaindre et obéir sur un claquement de doigts.
Nos regards sont restés bloqués l’un sur l’autre, il a compris que je ne plaisantais pas. Il a regardé le sol.
— Pardon maitresse. J’arrête de me plaindre. Je suis chanceux d’être là je ne dois pas l’oublier.
— Mets-toi debout.
Il a essayé de se redresser lentement. Je lui ai fait comprendre que je perdais patience.
— Plus vite ! Rien à faire que ça fasse mal. Tu es un homme alors tu souffres debout, c’est ton rôle tu dois l’assumer. Si tu ne voulais connaître que la douceur et le plaisir tu t’es trompé de sexe. Toi tu n’es fait que pour souffrir et servir. Chacun sa place et la tête haute.
— Oui maitresse.
Plus facile à dire qu’à faire je sais.
Je vous vois venir, j’étais trop sévère avec lui. Non ! La sévérité fait du bien aux soumis, il faut leur maintenir la pression pour qu’ils n’oublient jamais qu’ils sont en laisse. C’était une sorte de marche forcée, petit à petit je passais des paliers dans la difficulté.
Pour le rassurer j’avais laissé la clé dans la serrure, je voulais qu’il se sente capable de tout arrêter par lui-même si vraiment ça ne lui plaisait pas. L’expérience était déjà assez intense comme ça pour lui supprimer toute marge de manoeuvre. Certains soumis peuvent partir dans une sorte de crise de claustrophobie une fois la clé hors de portée. Quoi que j’en dise il n’est pas naturel d’enfermer un sexe, c’est même contre-nature et nos instincts primitifs peuvent devenir violents en réaction.
Alors que j’étais encore attentive au sort du Chiot j’ai capté un regard de Chouchou. Il a immédiatement tourné la tête et a pris son expression « Pourvu qu’elle n’ait rien vu. Si elle savait ce que je pense elle me mettrait en cage jusqu’à ce que j’ai oublié comment jouir ». Manque de bol je l’avais capté et il allait se faire taper sur les doigts, sur le « gros doigt du bas » en particulier…
Le BDSM est aussi un jeu du chat et de la souris, les soumis doivent être tentés de faire des bêtises, je dois les en dissuader. J’ai répondu avec un air amusé.
— Mets ta cage.
— Merci maitresse.
Il a cru que j’allais passer sur son attitude. Le fou ! J’avais simplement besoin de l’enfermer avant de le punir. Il est venu faire verrouiller sa cage.
— Je vois que tu souffres le martyr. Toutes ces vilaines pensées qui viennent te salir. Je vais te libérer de cette souffrance.
Il savait ce qui l’attendait, ce n’était pas la première fois que je le punissais de la sorte mais ça ne rendait pas le supplice plus doux pour autant. Lentement j’ai inséré la pièce portant les pointes à l’intérieur de sa cage avant de verrouiller l’ensemble avec le cadenas. Il était assez ironique de dire que j’allais le libérer de la souffrance en lui faisant ça.
— J’espère que cette fois tu retiendras la leçon.
— Oui maitresse.
Je me suis baissée pour souffler dessus.
— De toute façon tu as été un vilain garçon, tu te souviens ?
— Oui maitresse, très vilain.
Il allait devoir faire preuve d’un contrôle absolu s’il ne voulait pas infliger les pires tourments à sa pauvre queue. Tout ça pour un regard trahissant ses pensées, je suis cruelle parfois.
Je suis revenue vers le Chiot, il semblait avoir repris en consistance, j’ai mis ma main sur la clé.
— Prêt ? Pas de regrets.
Il m’a regardé, les yeux encore larmoyants.
Aucun, maitresse.
— Sûr ? Lorsque je te libérerais ça ne sera que pour te faire prendre du plaisir dans l’humiliation et la dégradation la plus complète. Bientôt je t’aurais tellement conditionné que tu ne pourras plus bander dans une autre situation.
— C’est ce que je veux.
Il a fermé les yeux pendant que la clé glissait lentement hors du cadenas avant de sursauter en entendant un deuxième clic. Je venais d’accrocher la clé à son collier.
— Tu vas la garder pour moi jusqu’à ce que tu sois prêt.
Il m’a regardé l’air vexé.
Mais je suis prêt ! Maitresse.
— Si tu penses ça c’est que tu ne l’es pas. Lorsque tu me donneras la clé je la garderais jusqu’à ce que je décide que les objectifs que j’ai fixés auront été atteints.
C’est le but du jeu.
— Justement je ne crois pas que tu l’as compris dans sa totalité. Le simple fait que tu me contestes ne fait que renforcer ma théorie. Jusqu’à présent tu as tout au plus consenti à m’obéir, désormais tu ne vas même plus pouvoir penser me résister. Tu te rends compte du gouffre qu’il y a entre les deux ? Il m’a suffi d’une paire de sein pour t’amener ici et te pousser dans tes retranchements. Avec cet engin accroché à toi, d’ici quelques semaines, tu ne seras plus qu’un parfait petit zombie décérébré. Tu n’auras plus assez de volonté pour me refuser quoi que ce soit. Je vais pouvoir te faire atteindre des niveaux d’intensité dans les jeux que tu n’imagines même pas encore. Tu vas arriver à un état de dépendance qui dépasse l’entendement.
Je lui ai mis une tape amicale sur la joue.
— Lorsque tu auras compris ce qu’elle représente tu me la donneras.
Je crois que les deux autres soumis ont été jaloux de ce traitement de faveur. Peu importe, je voulais que le Chiot se sente en confiance et que la décision de me donner la clé soit murement réfléchie. La symbolique n’en serait que plus forte.
En réalité rien n’allait changer dans notre relation, je ne le forcerais pas à faire des choses auxquelles il n’aurait pas consenti, bien sûr, mais une partie du jeu de chasteté est de le penser. C’est comme dans le bondage, il faut accepter de perdre le contrôle de son corps au profit de l’autre.
Je lui ai souri pour dédramatiser.
Et puis tu n’as qu’à pas utiliser la clé et faire « comme si ».
— Oui maitresse. Mais ça ne sera pas pareil.
— Patience.
Il a soupiré un bon coup. Je lui ai demandé :
— Tu te sens mieux ?
— En quelque sorte maitresse.
— Tu vois ce n’était pas si terrible que ça. Tu as été bien bête d’attendre aussi longtemps.
Il a souri en retour.
— Oui, maitresse. Pour moi fini le plaisir.
J’ai haussé les sourcils avec un air espiègle.
Là où ton plaisir fini le mien commence …

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À venir :
– 40 : on passe à des thématiques plus fétichistes / 16 mai
– 41 : des choses plus masochistes soft / 21 mai
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– 43 : humiliation + sodomie / 31 mai

3 réflexions sur « Week-end avec 3 soumis juin 2014 #39 : la mise en cage de chasteté »

  1. Bonjour Emilie

    Vous qui aviez peur de nous décevoir, ce post est une très grande réussite, la narration est largement à la hauteur de l évènement
    C’est simple, pour moi c ‘est, pour l’instant le plus beau post du récit.
    Il y a, un peu plus d ‘un an , quand j ‘ai découvert votre blog , prenant l ‘histoire de simplet en cours, j ‘ai passé des moments merveilleux, inoubliables
    (si vous saviez, le nombre de fois que j ‘ai rêver d ‘ être à sa place) et j ‘ai retrouvé la même excitation en lisant ce post, me donnant l ‘envie de relire tous l’histoire de ce cher Simplet.
    Encore merci Emilie

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