Week-end avec 3 soumis juin 2014 #40 : relaxation

Hello 🙂

Après un retard conséquent voici le fameux post 40 😀
Des 4000 mots initiaux il atteint en définitive les 8000, soit un dépassement de 100% rien que ça. Le pire c’est que je n’en suis toujours pas satisfaite mais je vais finir par faire n’importe quoi si je ne passe pas au chapitre suivant. Je crois qu’il faut parfois laisser passer et revenir quelques semaines après avec un regard neuf. Les thématiques fétichistes ne sont pas dans ma zone de confort et j’ai du mal à trouver les mots adéquats. Si vous avez des commentaires pour m’améliorer n’hésitez pas. Il n’existe pas, à mon grand regret, de manuel d’écriture pour les textes femdom.

Le prochain post est toujours prévu pour le 21.

Avertissement : comme je vais m’aventurer sur le territoire des théories gynarchiques je me dois de rappeler certaines choses. Tout d’abord gardez à l’esprit que tout cela n’est qu’un jeu de rôle, il ne faut pas prendre mes arguments au pied de la lettre. Lorsque je parle de supériorité biologique des femmes ce ne sont que des détournements pseudo-scientifiques pour me mettre en valeur.
Je sais que je vous énerve à le rappeler à chaque fois mais j’ai déjà croisé des gens croyant fermement que le chromosome Y n’était qu’un X cassé et que, par conséquent, les hommes étaient génétiquement inférieur. Scientifiquement rien ne peut être moins vrai. Surtout que chez la femme un des deux X s’inactive. Il ne manque pas un bout au chromosome Y c’est même le contraire, il a des gènes spécifiques.
Et puis de toute façon 50 % de notre ADN est commun avec la banane donc bon … La génétique est loin de tout expliquer.
Quant aux théories se basant sur une intoxication des hommes à leurs hormones sexuelles pour expliquer leur infériorité je pense qu’elles ont été écrites par des personnes n’ayant jamais été des adolescentes …
Le discours scientifique dans les théories gynarchiques a autant à voir avec la science que les rayons gamma dans les histoires des super-héros américains, ce ne sont que des simples prétextes pour légitimer une histoire.
La vérité c’est que nous ne sommes supérieures que lorsque nous décidons de l’être, nous avons le pouvoir parce que nous le prenons. Certains hommes sont stimulés par le défi et la lutte plutôt que part les récompenses faciles. Ils acceptent de rentrer dans un monde où nous dictons les règles par esprit de compétition.

Deuxième petite parenthèse, la privation réelle du plaisir est un crime. Il y a je ne sais combien de petites filles dans le monde qui sont mutilées dès le plus jeune âge pour qu’elles ne puissent jamais connaitre le plaisir. Ça ne veut pas dire que je souhaite la même chose aux hommes. Je ne prône pas réellement la vengeance des femmes sur les hommes. Encore une fois il s’agit de jeux, pas d’une castration réelle.

Ceci étant dit place au récit.

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Sommaire
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J’avais devant moi 3 soumis ne portant rien à l’exception d’une cage de chasteté et de seyantes marques de coups. Même si j’étais dans mon élément le moins que je puisse dire c’est que la situation sortait de l’ordinaire.
Etant en position de force j’ai décidé de les exploiter encore un peu. D’une voix autoritaire j’ai repris :
— Vous commencez à ressembler à quelque chose d’acceptable. Il en a fallu des efforts mais je crois avoir réussi à vous faire passer du statut d’animal sauvage à celui d’esclave domestiqué. Je crois que j’ai bien mérité des félicitations qu’en dites-vous ?
Un aspect souvent sous-évalué du rôle des soumis est de saisir où la dominante veut en venir et la suivre autant que possible dans ses délires. En l’occurrence je voulais leur faire comprendre qu’ils devaient s’humilier en me remerciant pour les avoir battus. Mon intention était qu’ils se sentent faible au point de préférer baisser l’échine plutôt que de se prendre une nouvelle volée de coups. D’une façon ironique je voulais leur faire reconnaitre que j’étais celle qui avait le plus souffert dans l’histoire, c’est bien connu donner des coups de fouet est bien plus difficile que les recevoir … Cette humiliation est bien plus intéressante qu’il n’y parait, elle force les soumis à reconnaître la valeur de mes efforts. Surtout que vous ne pouvez pas imaginer le plaisir qu’il y a à entendre ce genre de déclaration, vous avez l’impression d’avoir vos soumis au creux de la main et qu’il suffirait d’un rien pour que vous les broyiez. C’est très satisfaisant.
Chouchou s’est précipité pour me répondre.
— Vous n’avez pas retenus vos efforts pour nous aider et nous vous en remercions maitresse. Vous méritez bien que l’on prenne soin de vous en retour.
— Tu veux prendre soin de moi ?
— Ça serait un honneur maitresse.
Je n’avais aucun mal à le croire, étant fétichiste il devait mourir d’envie de toucher mon corps, mes pieds. Je n’allais cependant pas lui faciliter la vie.
— Hum, j’ai des doutes. Est-ce que ce n’est pas un piège pour me faire baisser ma garde ? Pendant que je me reposerais qui me dit que vous ne ferez pas de bêtises comme la dernière fois ?
Chouchou a rougi, il savait que ma remarque le visait tout particulièrement. Il a répondu d’une voix faible.
Je serais sage maitresse.
— Je serais presque tentée de te croire. Tu sais pourquoi ?
— Non.
— C’est un petit oiseau qui me l’a dit, un petit oiseau en cage. Une cage entourée de barbelés …
J’ai donné un coup de l’index sur son sexe. Pour le punir j’avais poussé la sévérité de sa détention jusqu’à lui imposer la présence de pointes intérieures pour lui faire comprendre ma façon de penser. Un supplice rappelant les vierges de fer moyenâgeuses, comme quoi les vieilles méthodes marchent toujours. De toute façon il faut ce qu’il faut pour dresser les soumis indisciplinés. Avec moi lorsqu’ils cherchent le bâton ils le trouvent.
Je me suis tournée vers Chétif.
— Et toi ? Tu seras sage ?
D’une voix affirmée il a répondu :
— Oui, bien sûr maitresse.
J’étais cependant dubitative.
— J’ai surtout l’impression que c’est de toi que je dois le plus me méfier. Une punition préventive va devoir s’imposer.
Je me suis tournée vers le Chiot, Chétif a marmonné.
— Quitte à être puni j’ai tout intérêt à faire des bêtises alors.
Je me suis retournée brusquement vers lui.
— Qu’est-ce que tu as dit ? J’étais en pleine réflexion intense pour savoir si je repoussais ta prochaine jouissance d’une semaine donc je ne t’ai pas entendu. Tu veux bien répéter ? Je suis sûre que ça me sera très utile pour prendre une décision.
Il a baissé la tête en souriant. Il était entre deux feux, soit il ne répétait pas et se faisait punir parce que de toute façon j’avais très bien entendu, soit il répétait et se faisait tout autant punir.
Face à son impuissance à répondre j’ai repris :
— C’est ce que je pensais, pas de couilles lorsqu’il s’agit de passer à l’action. Si tu te crois malin sache que j’avais prévu de te laisser 10 minutes pour jouir ce week-end et que tu viens de t’en faire priver. Toujours aussi fier de ta provocation ?
Tout d’un coup il a moins fait le malin, certains hommes oublient parfois à quel point la détentrice de la clé de leur cage peut se montrer cinglante en quelques mots. Le premier coup l’avait désarçonné et il avait compris à quel point il s’était mis dans une situation dangereuse. S’il n’y prenait pas garde ma prochaine phrase serait « et encore une semaine de plus ». Il a préféré se faire tout petit sans chercher davantage le conflit.
— Non maitresse. Pardon. Merci de m’éduquer.
L’air satisfaite j’ai répondu :
— Je préfère ça.
La nature des soumis est de chercher à provoquer l’autorité pour se créer des problèmes, cette tendance me va tout à fait cependant il est nécessaire que je montre la plus grande fermeté à chaque tentative de rébellion pour ne pas les encourager sur cette voie et éviter les débordements.
Je me suis tournée vers le dernier des soumis.
— Et toi mon petit Chiot ? Je dois m’inquiéter de ton attitude ? Parce que tu m’as l’air plutôt content et je trouve ça bizarre.
Refroidi par la punition que je venais d’infliger à Chétif il a mesuré son attitude.
— Non, maitresse je ne veux pas de problèmes avec vous.
— Alors qu’est-ce qui te rend si heureux ?
Il a dégluti avant de répondre.
— C’est ma nouvelle cage. Je suis content de l’avoir.
J’étais sceptique, sa réponse n’était pas illogique cependant elle ne collait pas, en tout cas mon instinct faisait clignoter un voyant d’alarme dans ma tête. Il avait eu la tête d’un garçonnet espiègle qui vient de faire une bêtise. J’ai insisté par précaution.
— Tu sais que lorsqu’une femme te pose une question tu dois y répondre sans mentir ? Toute autre réaction est une insulte au sexe féminin et tu sais à quel point je ne supporte pas ça ?
Il a répondu en se précipitant.
— Oui, maitresse. Bien sûr ! Je ne veux pas vous insulter.
Il devenait de plus en plus nerveux, il me cachait quelque chose j’en avais la certitude. J’ai pris la décision de lui laisser une dernière chance de me répondre franchement, à défaut d’une réponse satisfaisante j’emploierais la douleur.
— Alors ? Qu’est-ce que tu préfères ? Prendre le risque de persister dans ton mensonge ou rectifier ta réponse ? Si tu crois que mon instinct n’est pas capable de savoir quand un homme me ment c’est que tu cherches les ennuis. De toute façon, depuis quand un manque de preuve m’empêche de punir ?
Mes menaces ont semblé faire de l’effet et il a répondu avec un soupçon de honte dans la voix.
— C’est que tout à l’heure vous avez dit que j’avais une petite queue, mais de nous trois c’est ma cage la plus grosse. C’est ça qui me faisait sourire.
Je n’ai pu retenir un gloussement, moi qui m’était imaginée le pire, les hommes sont irrécupérables. Amusée j’ai décidé de le pousser dans cette voie.
Et ça te rend fier ?
— Un peu.
— Sache que tes camarades sont chastes depuis plus longtemps que toi, c’est pour ça qu’ils ont une taille en dessous. Tu ne savais pas que les queues en cage rétrécissaient avec le temps ?
Il a semblé surpris par mon affirmation.
— Non maitresse.
Il regardait désormais la cage de ses camarades avec angoisse.
Il parait que scientifiquement ça n’est pas vrai, je n’ai pas fait d’études comparatives j’aurais du mal à argumenter dans un sens ou dans l’autre cependant cette rumeur court. J’ai pu constater qu’avec le temps les soumis préfèrent que j’aille en rétrécissant les modèles, ils supportent mieux la détention lorsque je leur mets des cages de plus en plus petites.
En tout cas je suis d’accord que ce ne sont au maximum que des effets temporaires, au retour à une vie sexuelle normale leur sexe fait la même taille. Ce n’est qu’à la sortie de sa détention qu’il semble plus petit, avant la première érection, un peu comme à la sortie d’un bain froid. Comme si les soumis passaient dans un état de repos dans lequel nous n’avons pas l’habitude de les voir.
D’un côté tant mieux que ça ne soit pas vrai, comme ça j’ai moins de scrupules à les laisser en cage longtemps. Je veux faire mal à mes soumis pas les blesser ou les mutiler. S’il y avait des répercussions à long terme je serais obligée de me modérer.
En tout cas dans le jeu de rôle BDSM l’idée que la cage fait régresser la virilité donne un côté castration lente qui a un effet positif sur le ressenti. Un peu comme une sorte de compte à rebours, si le soumis ne se comporte pas bien il n’aura pas droit à une libération et finira par perdre sa queue à cause de la détention prolongée. Je connais des soumis à qui cette idée donnerait des envies de défi pour voir jusqu’à combien ils peuvent descendre.
Son air candide m’a donné envie de continuer la provocation.
— Ça t’inquiète ? De savoir que petit à petit tu passeras à des tailles inférieures jusqu’à ce que ta queue devienne inexistante.
Il n’avait pas l’air rassuré.
— Je ne sais pas maitresse.
Je l’ai interrompu en m’esclaffant :
— Oh ! Regarde, la vilaine grossit dans sa cage. Oh, c’est adorable à quel point elle est pathétique.
Je me suis penchée pour taquiner sa queue en lui donnant des coups de l’index.
— Elle veut prouver qu’elle existe encore ? C’est peine perdue j’ai déjà gagné. Tu ne peux que rendre ta défaite plus douloureuse encore. Eh ! Tu sais quoi ma grande ? J’adore te voir te débattre donc n’arrête pas !
Je me suis redressée en rigolant.
— Ça devrait te faire peur et pourtant il y a un côté étrangement excitant pas vrai ?
J’ai regardé les deux autres soumis.
— D’ailleurs il faudra que je pense à vous la rétrécir encore un peu vous deux. Vous devriez être capable de supporter une bonne taille en dessous maintenant.
Le Chiot a osé poser une question.
— Combien de temps ça prend ?
— Trop longtemps si tu veux mon avis. C’est comme toutes les bonnes choses, il faut les mériter. Parce que je ne critique pas l’effet, il ne me dérange pas le moins du monde.
Son air gêné m’a fait rire. J’ai développé.
— Dans un monde gynarchique les queues non-optimales ont vocation à disparaitre. Il serait sadique de laisser à ceux qui n’ont aucune utilité sexuelle l’espoir qu’un jour ils pourront connaitre l’extase dans le corps d’une femme. Autant vous réduire au maximum pour que les choses soient claires. Il y a les mâles reproducteurs et puis il y a … Vous trois. Ne soyez pas vexés, ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas être utile ! Pas de cette façon c’est tout.
Ils avaient un air mélangeant envie et crainte, un peu de douleur même, mon discours leur avait donné des envies au point que leurs cages soient obligées de les punir.
Je n’avais pas prévu de leur faire un sermon gynarchique mais il s’imbriquait bien dans le moment.
— C’est comme ça que la nature fonctionne lorsqu’on la laisse faire. Ce qui ne sert à rien à vocation à disparaître. C’est la loi de l’évolution. C’est comme ces organes qui ne sont que vestigiaux, les seins chez les hommes par exemple, ils n’ont pas d’utilité donc ils ne sont que résiduels. Ou vos orgasmes, les nôtres durent en moyenne 20 secondes là où les vôtres font à peine 6 secondes …. La nature s’est aperçue de son erreur et génération après génération elle essaye de supprimer votre capacité à jouir. C’est bien la preuve qu’il faut vous interdire de prendre du plaisir pour ne pas aller contre sa volonté. Il est même de notre devoir de l’aider. Et puis le plaisir masculin est une maladie si simple à guérir que je me demande pourquoi nous ne l’avons pas éradiquée plus tôt.
J’ai semblé réfléchir un instant avant de reprendre.
— C’est vrai ce n’est pas la sagesse qui domine le monde mais la brutalité. La faute à qui …
Imaginer vivre en esclave dans une société dominée par les femmes est un fantasme irréaliste et pourtant beaucoup de soumis aimeraient y croire, et moi aussi.
Quoi qu’il en soit j’allais finir par leur faire peur avec mon discours gynarchiste, surtout au Chiot, j’ai baissé d’un cran.
— Je plaisante. Je ne massacre pas les couilles des gentils garçons, les vilains ce n’est pas sûr mais les gentils sont en sécurité. Il faut bien encourager les bons comportements.
Le Chiot a souri et dans un élan pour s’amender a dit :
Alors je serais un gentil garçon maitresse. Je vais faire en sorte de ne pas vous demander trop de travail.
— Tu fais comme tu veux. Au pire tu assumeras les conséquences de tes actes.
— Je commence à vous connaitre, maitresse. Je sais ce dont vous êtes capable si on vous met en colère.
— Je vais prendre ça comme un compliment. Pour revenir au sujet je réduirais progressivement la taille de ta cage pour l’adapter à tes évolutions. Ne t’inquiètes pas, il parait que plus elles sont petites plus elles sont confortables. En tout cas c’est ce que mes soumis m’ont rapporté. Au début vous avez tous peur de passer aux cages small et micro mais une fois que vous avez eu la chance d’y être enfermé quelques semaines vous ne pouvez plus les quitter. Et pas parce que vous êtes coincés dedans !
J’ai pouffé de rire, dans ma tête j’avais imaginé la scène façon dessin animé, lorsqu’un personnage a la tête coincée dans un bocal et qu’un autre tire pour essayer de l’en sortir au point de l’étirer. Quoi que, dans le cas d’un homme et d’une cage de chasteté cet effet pourrait être utile …
J’ai repris mon calme.
— Une cage trop large c’est du tease and denial permanent, ta queue commence à se préparer au plaisir qui ne vient pas. Dans une petite cage elle ne commence même pas à grossir, c’est plus facile à gérer pour elle. Sans parler que c’est bien plus discret sous les vêtements. Pas vrai les garçons ? Vous aimez les petites cages ?
Chouchou s’est précipité pour répondre.
— Oui maitresse. Elles sont plus adaptées à notre morphologie. En plus elles sont à votre image, fermes et sévères, mais elles sont aussi justes. Tant que nous n’avons pas les pensées baladeuses nous n’avons pas mal.
Chétif a pris la suite, je voyais qu’il faisait lui aussi des efforts pour se repentir, il devait espérer obtenir une grâce et récupérer quelques minutes pour se donner du plaisir cette semaine. J’aime leur laisser croire que c’est possible ça a un effet positif sur leur comportement. Il a dit :
— Les petites cages sont plus à même de permettre de poursuivre notre éducation même lorsque nous n’avons pas la chance d’être à vos côtés. Et nous en avons bien besoin. C’est transformer la soumission en philosophie de vie.
J’étais fière d’eux, j’ai regardé le Chiot. Sur le ton de la confidence je lui ai dit.
— J’en connais deux souffrent tellement qu’ils préfèrent abdiquer et se plier à mes volontés plutôt que de continuer à lutter vainement. Tu devrais prendre exemple sur eux. Au moins c’est la preuve que la douleur est efficace pour modifier les comportements, elle peut casser mêmes les instincts les plus primitifs d’un homme c’est pour dire. Tu comprendras mieux bientôt.
Mis plutôt mal à l’aise par cette perspective il a tenté de répondre en souriant :
— J’ai hâte d’y être, maitresse !
Je l’ai regardé avec compassion. Qu’il se rassure je ne lui demanderais rien qui ne soit pas à sa portée.
J’ai recentré la discussion.
— Pour en revenir au sujet nous somme tous unanimes, j’ai bien bossé, et même j’ai eu un comportement exemplaire comparé à votre paresse.
J’ai attendu qu’ils acquiescent tous les trois.
– J’ai donc bien mérité une pause pendant laquelle vous allez vous occuper de moi.
Chétif a répondu :
— Oui maitresse. Vous méritez de profiter de ce soleil et de la piscine.
Suivi par Chouchou :
— Vous ne devriez pas vous fatiguer autant avec nous. Vous devriez profiter au maximum de ce week-end.
J’ai soupiré.
— C’était mon plan. Mais il a été perturbé par des imbéciles qui ne connaissent pas leur place.
Chétif a essayé de s’amender.
— Pardon maitresse. Nous avons retenu la leçon, désormais nous allons vous servir sans que vous ayez à intervenir.
— Je l’espère ! Comme je suis de bonne humeur je vais vous autoriser à vous reposer un peu vous aussi. Mais pas trop ! Si je claque des doigts il faudra être là pour me servir.
— Merci maitresse.
Alors qu’ils commençaient à se relâcher j’ai rajouté en direction de Chouchou.
— Toi ne rêve pas !
Il m’a regardé, décontenancé. J’ai avancé d’un pas déterminé vers lui pour l’attraper par le collier.
– Tu n’as quand même pas cru que j’allais te laisser souffler après ce que tu as fait ? Tu as beaucoup à expier il faut y consacrer chaque instant.
Chouchou a eu un instant d’hésitation, est-ce que je voulais le punir ou juste lui faire peur ? Il a fini par répondre.
—Bien sûr, maitresse. Merci. Je ne considère pas ça comme une punition mais comme une chance de me racheter.
Il avait beau dire il semblait anxieux de savoir ce que je lui préparais. J’ai dit :
—Pendant que je me reposerais près de la piscine il me faudra une table basse pour poser mon verre et ton dos fera très bien l’affaire. Tu pourras aussi servir de porte serviette lorsque je me baignerais.
Il a eu un moment de flottement pendant lequel il a évalué les éléments que je venais de lui donner, était-ce une bonne ou une mauvaise chose pour lui ?
En définitive il n’a pas semblé très satisfait, il faut dire que la punition que je lui décrivais était bien abrutissante. Imaginez-vous à sa place, obligé de rester immobile de la pire des manières, traité comme un vulgaire objet ! Lorsque vous êtes contre un mur vous pouvez bouger un peu de temps en temps pour éviter une crampe, par contre avec un verre sur le dos il vaut mieux éviter, imaginez un peu s’il le cassait ! Il se ramasserait une de ces engueulades dont il faut du temps pour se remettre.
Avec mon copain j’utilise une variante lorsqu’il me dérange en s’agitant trop, ou en faisant du bruit, je lui impose de se mettre à genoux les bras tendus avec deux codes empilés sur les mains. En général après 15 minutes il est calmé pour la soirée.
En voyant la réaction résigné de Chouchou j’ai soupiré.
— Ne fait pas cette tête ! Je sais que ça n’a pas l’air très alléchant mais c’est à la hauteur de tes faibles capacités intellectuelles. Et puis ça te changera d’être utile pour une fois. De toute façon c’est un boulot qui doit être fait et j’ai le droit de l’affecter à qui je veux.
Pour éviter de me contrarier davantage il a répondu.
— Loin de moi l’idée de vous contester maitresse. Il sera fait selon vos désirs. Je n’ai pas besoin d’éprouver de la joie pour bien vous servir.
J’ai eu un petit sourire sadique.
— Tu préférerais ?
Il a souri à son tour en me répondant, il ne voyait pas les ennuis arriver.
— Ça serait toujours mieux.
— Oh vraiment ? Donc si en plus d’être un porte-serviette je te demandais de me sécher les pieds lorsque je sortirais de la piscine ça ne te dérangerait pas ?
Son visage s’est illuminé et il a répondu.
— Alors je serais le meilleur porte-serviette qui n’ait jamais existé !
Son corps a été parcouru par un spasme, en un instant son expression a viré au neutre avant de devenir grave. Je savais ce qui se passait, j’avais agi à dessein.
Lorsqu’il avait imaginé me sécher les pieds les pointes dans sa cage s’étaient rappelées à son bon souvenir.
Il faut dire qu’il l’avait bien cherché, lorsque vous êtes fétichiste et que vous êtes astreint à porter une cage de discipline vous faites attention à fuir toutes les situations à risque. Il voyait désormais le supplice abrutissant que je lui offrais au départ comme un cadeau à côté de la tentation que je lui mettais désormais sous le nez.
Je me retenais de toutes mes forces pour ne pas aggraver la situation en tenant un discours qui l’exciterait davantage. Mon intention initiale avait été de simplement jouer à le provoquer mais je voulais désormais le faire souffrir gratuitement. Il faut me comprendre, je pouvais faire de sa vie un enfer rien qu’en prononçant quelques mots bien choisis, ma bouche me brulait presque tellement la tentation était forte.
Par sécurité j’ai préféré prendre congé en rentrant pour mettre mon maillot de bain le laissant méditer sur son sort. Si je ne m’étais pas éloignée j’aurais pu lui faire vraiment mal, je ne sais pas combien de temps j’aurais pu résister à la tentation.
Rapidement mon esprit a été occupé par d’autres préoccupations, quel maillot allais-je mettre ? Rien de trop sexy désolé de vous décevoir, je n’aime pas exhiber mon corps.
Une fois mon choix fait j’ai cherché quoi mettre par-dessus, je ne voulais pas me trimballer en maillot deux pièces dans une maison occupée par 3 pervers frustrés, je n’allais me dévoiler qu’au moment de rentrer dans l’eau. Sans trop d’hésitation j’ai mis un mini-short et un débardeur noir. Pour tourmenter Chouchou comme je le prévoyais j’avais besoin d’avoir les jambes nues, d’où le mini-short. J’imaginais déjà leurs regards affamés sur mon corps, toute cette tension sexuelle qui allait les consumer de l’intérieur pendant que je serais libre.
J’aurais aussi pu mettre un paréo mais je ne voulais pas qu’il puisse regarder dessous pendant qu’il me sécherait les pieds, par pudeur cette fois. Il est paradoxal d’aimer jouer les allumeuses tout en voulant préserver sa pudeur.
Pour éviter les accidents j’ai mis des sandales plates, les escarpins près d’une piscine ne sont pas des plus conseillés, c’est comme lorsqu’il pleut sur les pavés à Paris, on se fait avoir une fois puis on évite.
En redescendant j’ai croisé le Chiot qui marchait encore en étant cassé en deux, en me voyant il a détourné le regard. J’ai eu envie de retourner le couteau dans la plaie.
On a de vilaines pensées en me voyant ?
— Non maitresse, votre corps vous appartient et je n’ai pas le droit de le regarder.
— Même si je m’habille sexy ? Une femme qui s’habille sexy c’est forcément une salope qui ne demande que ça. Elle ne peut que vouloir que tu la dégrades au moins dans tes pensées.
J’ai pris une pose aguichante, il a grimacé.
— Sans votre permission je n’ai pas le droit de vous regarder. Je ne dois pas présumer que votre façon de vous habiller m’est destinée. C’est à moi de détourner le regard pour ne pas vous agresser et non pas à vous de vous réfréner dans vos choix vestimentaires. Vous pouvez vous habiller comme vous voulez c’est moi le problème et je dois assumer.
— En voilà un bon comportement !
Il a souri en rougissant.
La cage a accéléré mon rythme d’apprentissage.
—Il était très bas au départ donc ça n’a pas été bien difficile de l’augmenter. Toujours aussi volontaire pour me donner la clé ? Parce que les choses ne vont pas aller en s’arrangeant.
Il avait les mains moites, son angoisse augmentait.
— Je commence à en avoir peur.
— C’est pour ton bien. Et puis il me semblait que tu aimais te confronter à la difficulté ?
— Ma fierté masculine me pousse parfois à faire et dire des choses stupides.
— Seulement « parfois ». C’est déjà bien de le reconnaître. Et plus sérieusement ça va ?
— Je me sens un peu ridicule à me balader nu avec ça.
— Mais il ne faut pas ! Il faut changer tes valeurs ! Tu peux croire que la cage te fait paraître faible mais ce n’est pas une tare, la soumission te rend très attractif. Reconnaitre ses défauts pour chercher à les améliorer est une bonne chose. Tu crois que nous aimons les hommes frustres et vulgaires ? Certaines peut-être, mais pas moi en tout cas. J’aime voir des hommes à mes pieds, des hommes qui me sont dévoués même dans mes demandes les plus abusives. Il y a une forme de beauté dans l’abnégation. Te voir accepter la privation de ton plaisir pour te consacrer au mien te donne un charme que tu n’aurais pas à l’état brut.
Il a continué de rougir, j’ai poursuivi mon argumentaire.
— Et puis tu ne te prives pas de plaisir, tu te prives d’une forme de plaisir c’est différent. Tu en découvriras d’autres en chemin ! Le plaisir de se consacrer à l’autre. Le plaisir du travail bien fait. Le plaisir d’être passif pendant les relations. Le plaisir d’être la propriété de l’autre, d’être sous sa protection. Le prix n’est pas si fort que ça quand tu y penses. Pour l’instant ça te parait abstrait parce que tu n’es que dans la première phase, tu verras tout à l’heure lorsque je te sodomiserais au strapon tu changeras d’avis.
Lorsque j’ai utilisé le mot « strapon » il a eu un frisson.
C’est … Je ne sais pas quoi en penser. Penser à ça me … trouble.
— Tu n’as plus envie ?
— Si, au contraire, je voudrais même que ce soit tout de suite.
— Pour être débarrassé ?
— Oui.
— Et te priver de l’angoisse de l’attente ? Ça ne me ressemblerait pas trop ça.
Il a ricané en se retenant de dire ce qu’il pensait. Il s’est contenté de répondre :
— Même si je suis sage ?
Il y a eu comme un déclic dans le regard, comme s’il venait de comprendre ce que je voulais faire.
— C’est ce que vous voulez, que je sois prêt à tout pour en finir avec l’attente et que vous puissiez abuser de moi…
Il avait effectivement compris mon plan. Ce qui ne changeait rien. Je me suis esclaffée.
— « abuser » oh le vilain mot ! Je n’abuse jamais de mes soumis. Vous êtes juste très sage au point de me laisser faire des choses très amusantes c’est tout.
— Vous savez nous inciter à être sage.
— C’est juste un point de détail, ça ne change rien à l’idée générale.
— Si vous le dite maitresse.
— C’est que ça doit être la vérité !
J’avais de la compassion pour lui, il était en terrain inconnu et pourtant il me suivait sans trop hésiter, c’était mignon.
– Ça te fait encore mal ?
Il tremblait un peu.
— Mon sexe …
Je l’ai interrompu.
— Prend l’habitude d’utiliser un adjectif négatif lorsque tu parles de ton sexe. À force de le répéter tu te convaincras qu’il te fait du mal et ça sera plus facile d’accepter sa détention.
Il a repris.
— Mon sale sexe ne veut pas se laisser faire. Il résiste et il se fait punir. Je n’arrive pas à me vider la tête pourtant j’essaye. Au moindre stimuli les fantasmes repartent.
Une réaction très classique, c’est pour ça qu’il faut privilégier les poses de cage pendant le week-end, le corps à besoin de quelques jours pour s’adapter et il vaut mieux être en privé plutôt que d’être mal à l’aise devant ses collègues.
Je lui ai répondu :
— Je vais te donner des lignes à copier, copier 150 fois l’alphabet te fera du bien. Si ça ne suffit pas je te ferais faire les tables de multiplication après.
Il a semblé étonné par ma réaction, il ne s’attendait pas à ça.
— Je ne sais pas.
J’ai mis les mains sur les hanches.
—Ah mais je ne te demandais pas ton avis jeune homme ! Tu vas me les faire et plutôt deux fois qu’une ! Enfin plusieurs centaines de fois plutôt qu’une pour être plus précise.
J’adore ces moments où le soumis se sent obligé de vous trouver drôle par peur de se faire taper sur les doigts.
J’ai continué.
— Depuis quand tu as le droit de répondre autre chose que « merci maitresse » lorsque je te donne quelque chose à faire ?
Pardon maitresse, j’avais l’esprit ailleurs.
– Fait attention, d’ici peu de temps tu te ramasseras des semaines pour « retrouver tes esprits » dans ce genre de situation.
Il a très bien compris ma menace. Il n’allait cependant pas s’en tirer avec un simple avertissement.
— Pour la peine tu me feras les voyelles en rouge et une consonne sur deux en noir.
Cette punition allait lui donner de quoi s’occuper l’esprit un bon moment. Comme il avait déjà assimilé le concept du « je remercie pour la punition pour ne pas me faire gronder davantage » il a baissé la tête.
— Merci maitresse.
— Je préfère ça.
Ce qui était vrai, les hommes qui cèdent à mes caprices me satisfont grandement, j’ai l’impression d’être spéciale.
En ce qui concerne la punition en elle-même vous pouvez la trouver débile mais elle est très efficace pour supprimer un début d’érection, les tables de multiplications sont encore meilleures mais je me les gardais sous le coude en plan B. En vérité tout ce qui peut occuper l’esprit fait bien l’affaire, du coloriage au bricolage. Si j’ai bien un conseil à donner aux hommes en cage qui souffrent ça serait bien de se réciter les tables de multiplication.
De mon côté j’aime aussi donner des lignes à faire, c’est tellement simple de choisir un chiffre de façon arbitraire et de voir les soumis forcés d’exécuter sans rien dire. C’est si facile, 100, 200, 300, un pur caprice, et si le soumis dit un mot, hop je double, c’est sans effort pour moi et très énervant pour lui.
J’ai attrapé quelques feuilles et des stylos d’une main et l’oreille du Chiot de l’autre, j’aime rester classique, et je suis allée dehors près de la table de jardin.
— Tu fais la première ligne sous ma surveillance. Applique-toi.
Les hommes n’aiment pas se faire traiter comme des gamins d’où mon malin plaisir à le faire. N’osant pas m’affronter il s’est mis à écrire comme je lui avais ordonné. Permuter les couleurs à intervalle régulier n’est pas aussi aisé que vous pourriez le penser. Au moins j’étais sûre que des pensées troublantes ne viendraient pas le tourmenter. J’ai inspecté la première ligne.
— Bien. Tu vas me refaire ça 150 fois. De là-bas je pourrais te surveiller du coin de l’oeil, si je te prends à rêvasser ne serais-ce qu’une seule seconde tu te prends 100 lignes supplémentaires compris ?
Oui maitresse.
— Tu es sûr ? Si tu relèves le museau ne serait-ce qu’une seconde pour regarder le ciel, 100 lignes de plus. Je serais implacable. On ne fait pas de pause pendant une punition. Si tu crois que je n’oserais pas laisser monter le nombre à plusieurs milliers c’est que tu me connais mal. Tu resteras là toute la nuit s’il le faut !
– Bien maitresse.
– Met ta main gauche derrière ta tête pour la maintenir en place, ça évitera les accidents. Même un mouvement réflexe te vaudrait 100 lignes bonus.
À ce moment je crois qu’il a vraiment senti le poids de la soumission. En tant que dominante nous devons exercer notre autorité à intervalle régulier pour que les soumis n’oublient jamais cette sensation.
Je l’ai regardé faire les lignes suivantes avant de m’avancer vers la piscine, Chouchou m’y attendait à genoux. J’ai dit avec fermeté :
— Les bras en croix. Dos à la piscine.
— Bien maitresse.
J’ai posé ma serviette sur un de ces bras tendus. Mes vêtements ont rapidement rejoint l’autre côté. Je me suis dirigée vers les escaliers descendant dans la piscine.
Lorsque la plante de mes pieds a effleuré l’eau tout mon corps a frissonné, ces successions de contractions m’ont fait prendre conscience que mon corps était tendu au-delà de ce que j’imaginais. Parfois je projette une aura de confiance qui va jusqu’à me tromper moi-même. Dès les premières secondes dans l’eau je savais que cette baignade me serait profitable.
Malgré la fraicheur de l’eau j’y suis rentrée assez vite, je n’ai pas de mal à me faire violence lorsque j’en prends la décision, il faut dire que la sensation de glisser dans l’eau apporte une satisfaction particulière, comme le sport en général d’ailleurs. Ce mélange d’effort physique et le massage de tout le corps par l’eau qui glisse apporte un bien-être qui me fait à chaque fois dire qu’il faudrait que j’y aille plus souvent. J’adore fermer les yeux et m’asseoir au fond de l’eau, être totalement englobée, apprécier le silence ou en tout cas des bruits étouffés. Ça me fait du bien de m’isoler, de me couper de monde. Ce n’est pas simplement contrôler mon corps et lutter contre l’instinct de remonter qui me plait, c’est plus complexe.
Je ne sais pas combien de temps j’y suis restée, en tout cas j’étais épuisée en sortant. Je me suis dépêchée de remettre mes vêtements, même si mon maillot était encore trempé dessous je ne voulais pas me dévoiler. De toute façon avec les couleurs foncées il n’y avait pas de risque de transparence.
J’ai toujours une angoisse à me balader à moitié nue. À cause de l’eau froide j’avais les seins qui pointaient et je ne voulais pas que mes soumis puissent savoir ce qui se tramait sous mes vêtements. Je sais pourtant que les maillots sont épais justement pour camoufler ce genre de choses mais ça ne me suffit pas pour me rassurer.
Alors que je me séchais les cheveux j’ai remarqué que Chouchou regardait avec intensité les marques que j’avais laissées en sortant de l’eau, les pieds et les orteils étaient bien dessinés et cela semblait lui plaire. En tout cas elles constituaient un palliatif moins excitant que de regarder les originaux.
Par provocation je lui ai dit :
— Tu préfèrerais que ces marques soient sur ton dos ?
Ses grimaces se sont intensifiées ce qui m’a fait rire. Je sais être gentille mais lorsque mes soumis me cherchent je sais tout autant assurer la discipline.
Ne le plaignez pas trop j’avais pris la décision de ne pas le torturer longtemps. Je voulais simplement qu’il comprenne bien que je ne tolère pas les tricheurs.
Pour le faire languir encore davantage je suis allée jeter un coup d’oeil à la punition du Chiot avant de le laisser faire son massage.
J’avais toujours la serviette dans les cheveux et j’étais à moitié dégoulinante lorsque j’ai enlacé le Chiot par derrière en passant mes bras sur son torse et en posant mon menton sur son épaule.
— Alors ça avance ?
Surpris il m’a répondu avec véhémence :
— Vous allez mettre de l’eau partout maitresse !
Sa réponse m’a hébétée, il n’avait quand même pas osé utiliser ce ton avec moi ? !
Je me suis redressée et j’ai posé ma main en plein milieu de sa feuille y laissant une marque bien visible. J’ai dit sèchement.
— Ce n’est pas grave tu vas tout recommencer. Et avec le sourire. Et tu ne me reparles plus sur ce ton ou ma main je vais la mettre ailleurs et tu ne vas pas apprécier ça !
Je ne supporte pas que l’on me fasse ce genre de remarque, lorsque je mange des pistaches devant la télé et que mon homme me dit de ne pas en mettre partout, comme si j’étais une enfant que l’on doit surveiller ! La seule réponse possible est « pas mon problème c’est toi qui nettoieras ». Les soumis ont parfois du mal à intégrer que je suis la reine dans le domaine et qu’il ne faut surtout pas me faire de remarques désobligeantes.
Je suis retournée vers Chouchou plutôt contrariée, nager m’avait détendue mais il n’avait pas fallu 5 minutes à ces imbéciles pour tout gâcher. J’étais déjà en train de préparer ma revanche et ils n’allaient pas aimer ça !
Chouchou attendait avec fébrilité à côté du transat, il devait être partagé entre l’émoi de pouvoir me toucher et la peur de la souffrance qu’il allait recevoir en retour de la part de sa cage de discipline.
Je me suis assise de côté sur le transat, lui faisant signe d’approcher pour qu’il se mette à genoux devant moi. J’ai pris sa cage en main. Il s’est contracté. Pour l’empêcher de compenser la traction en avançant j’ai mis un de mes pieds sur une de ses cuisses.
La pauvre petite queue enfermée … Ça te fait mal de m’avoir déçue ?
— Oui, très mal maitresse. J’ai été indigne de votre confiance.
— Tu m’en veux de t’avoir encagé de la sorte ?
— Non, maitresse. Merci de m’avoir encagé avec les pointes pour m’aider à me concentrer sur la qualité de mon service à votre égard. Si ma queue est en détention de haute sécurité c’est qu’il y a des raisons, elle n’est pas innocente dans l’affaire. Je ne vous reproche pas ce qui est uniquement de mon fait. J’ai voulu agir de mon propre chef et ça a mal tourné. Je n’aurais pas dû vouloir penser par moi-même. Je n’ai que ce que je mérite. Je vous ai gâché votre plaisir et vous me gâchez le mien, ce n’est que justice.
J’ai grogné, il avait bien choisi son moment pour être sage lui. Même en étant de mauvaise foi je voyais qu’il avait retenu la leçon.
Je fixais sa cage, je pouvais voir l’effet qu’avait mon pied appuyant si prêt de son sexe. J’étais comme hypnotisée par l’enfoncement lent des pointes à la base de sa queue. J’essayais d’imaginer ce que cela pouvait lui faire.
Il m’a tiré de ma transe en posant une question.
— Je peux aller chercher l’huile de massage maitresse ?
Il essayait de se sortir de ce mauvais pas en s’éloignant de moi le plus vite possible, le temps de reprendre contrôle de ses émotions.
J’ai répondu sèchement en relâchant sa queue.
— La vraie question c’est pourquoi tu ne l’as pas déjà apportée ? Toujours aussi peu prévoyant c’est lamentable.
— Pardon maitresse.
Je l’ai regardé s’éloigner avec un certain abattement, je lui gâchais son plaisir au plus haut point et il s’excusait de ses rares erreurs. Il était assez difficile de comprendre pourquoi il avait peur que je le répudie. Les soumis sont parfois illogiques, ils s’emportent pour des défauts qu’ils sont les seuls à voir.
Lorsqu’il est revenu je lui aie fait signe une nouvelle fois d’approcher plus près pour lui saisir la cage.
— Je sais que je te l’ai déjà dit mais comme j’ai l’impression que tu oublies régulièrement tes leçons je répète. Pour toi obéir n’est pas un choix mais une nécessité. Je te connais et je sais ce dont tu as besoin. Ne me refais plus jamais un coup pareil c’est clair ? Je ne veux pas de tricheurs parmi mes soumis.
— Ça ne se reproduira plus.
J’ai pointé du doigt la pièce portant les pointes.
— J’espère pour toi parce que sinon elles reviendront.
Il y a eu un déclic dans son regard, il venait de remarquer que j’avais sa clé à la main. J’allais le libérer de ce supplice bien plus tôt que prévu. Il ne s’en est pas rendu compte mais son comportement exemplaire des dernières minutes venait de le sauver.
Après avoir enlevé les pointes j’ai refermé à nouveau sa cage. Il a soupiré de soulagement.
Je me suis étendue sur le transat en mettant mes lunettes de soleil.
— Fait ton office. Et surtout que je n’ai rien à te reprocher.
Il a répondu d’une voix distraite.
— Merci maitresse. Je vais faire de mon mieux.
À peine libéré de ses pointes il en profitait déjà pour rattraper son retard en faisant glisser son regard le long des courbes de mes jambes, prenant tout son temps pour me dévorer du regard avant de passer à l’action.
J’ai toujours été curieuse de savoir ce que les soumis fétichistes ressentent dans ces moments. Autant pour les escarpins je peux comprendre, l’association entre les rondeurs et la ligne effilée du talon, un mélange de beauté et de danger. Idem pour les jambes qui ont un galbe agréable au regard et un toucher doux. Autant je trouve les pieds terriblement communs. Rien qui ne me motiverait au point d’endurer des supplices aussi sévères que ce que je leur inflige.
D’un autre côté c’est une situation commune, dans un couple les envies sont inversées, je suis attirée par les hommes mais je ne partage pas leur attirance pour nous, il m’arrive d’être jalouse d’une autre femme mais je n’ai pas envie de ne faire qu’une avec.
À y réfléchir les fétichistes doivent ressentir la même chose que moi lorsque je les mets en cage, le plaisir de prendre le contrôle de leur corps. Ça doit être pour ça que je suis toujours tendue, je ne veux pas qu’ils aient la main. Mes soumis ne disposent pas de mon corps, c’est l’inverse, c’est moi qui me sers d’eux.
Il a pris une des serviettes en coton et a séché avec délicatesse l’eau qui restait sur mes jambes. Il est parti du haut de mes cuisses puis est descendu en s’attardant sur les genoux pour finir en glissant jusqu’aux pieds. Il a été méthodique et n’oubliant aucun recoin, même entre les orteils. Un grand moment de stress je dois avouer, je les trouve boudinés, sans parler qu’ils étaient tout fripés à cause de leur séjour dans l’eau et j’avais peur qu’ils ne lui plaisent pas. Comme souvent j’angoisse pour un rien et au contraire il a semblé les trouver adorable.
Lors d’un massage j’ai du mal à lâcher prise, je n’aime pas que l’on touche mon corps, j’aime avoir le contrôle de la situation, être dessus. Faire la belle en talons et jupe ne me pose pas de problème, je peux me mettre en valeur avec des accessoires, les collants gomment les moindres défauts de mes jambes, le corset projette ma poitrine pour lui donner du volume. Par contre lors d’un massage il n’y a que mon corps brut qui est scruté dans ses moindres défauts. J’ai toujours peur que les soumis trouvent un détail rédhibitoire, une courbe imparfaite ou je ne sais trop quoi. Pour moi ce sont des épreuves aussi terrifiantes que flatteuses.
Derrière mes lunettes de soleil je pouvais l’observer l’air de rien, il était concentré sur mes orteils, il inspectait leur vernis dans l’espoir d’y trouver un impair qui lui aurait donné l’occasion de sortir la trousse de pédicure.
Pas de chance pour lui j’avais été méthodique. En réalité c’est mon homme qui l’avait fait mais j’avais supervisé.
Une fois qu’il a eu fini son inspection il a plié la serviette pour en faire un piédestal pour le pied dont il s’occuperait en second, il a saisi l’autre avec douceur.
Il s’est attaqué au gros du travail en commençant par les orteils, il les a séparés les uns des autres en entrelaçant ses doigts entre eux. Lorsque je porte des escarpins ils sont compressés les uns contre les autres et les triturer pour libérer cette tension accumulée est relaxant. Sans parler du fait qu’ils sont très innervés ce qui accentue le bombardement de signaux de bien-être.
J’essayais de lutter pour ne pas fermer les yeux, je voulais continuer de le surveiller du coin de l’oeil mais l’envie était trop forte. Je ne pouvais pas lutter, mon corps me signifiait qu’il aimait que l’on prenne soin de lui. J’étais obligée de me relaxer … Pauvre de moi.
J’ai essayé d’imaginer ce qu’il pouvait ressentir, je lui avais enlevé les pointes pas la cage donc son érection devait être maintenue en respect par la force ce qui ne veut pas dire qu’il ne ressentait pas de satisfaction. Cette idée m’a fait sourire, j’imaginais les barreaux s’enfoncer dans sa verge lui renvoyant des signaux douloureux pendant que mon corps était choyé. J’étais étendue, apaisée, alors que lui souffrait de me faire du bien.
Le plaisir est toujours meilleur lorsqu’il est égoïste.
Il a enchainé en me massant la plante des pieds de haut en bas pour finir par le talon. Pour lui c’était une phase à haut risque, je suis très chatouilleuse et je pourrais réagir très violemment en cas de maladresse. Heureusement Chouchou avait assez d’expérience pour éviter de me causer ce genre de désagrément.
Après plusieurs minutes à me masser le pied Chouchou est passé au gros morceau, les chevilles. Il a pris mon talon en coupe dans ses mains en positionnant ses pouces sur les côtés. Avec douceur il m’a fait faire quelques rotations dans un sens puis dans l’autre pour détendre l’articulation.
Porter des escarpins impose aux chevilles une position non-naturelle et elles ont bien besoin que l’on prenne soin d’elles après pour qu’elles puissent retrouver leur légèreté.
Je commençais déjà à sentir l’odeur de l’huile de massage, quelque chose de sucré, un peu de pêche je suis sûre. Le genre d’odeur qui reste en mémoire et que vous associez systématiquement au réconfort par la suite. Je pense que pour lui aussi cette odeur avait cet effet.
Progressivement il a ajouté des mouvements circulaires autour des malléoles. J’ai ouvert les yeux un instant, il avait un air béat. Il aurait été en train de se caresser lui-même qu’il n’aurait pas eu l’air plus heureux.
J’ai regretté un instant lui avoir retiré la cage de discipline avant de me dire qu’il méritait quand même une récompense. À défaut d’orgasme il pouvait au moins avoir la liberté de se concentrer sur ce qu’il aimait faire, prendre soin du corps d’une femme.
Après avoir exercé son art sur mon autre pied il a posé le plat de sa main sur tout son long avant de la faire glisser vers mes jambes. Il a parcouru avec légèreté la surface à la recherche des zones les plus tendues, il faisait une sorte d’état des lieux des raideurs. Lorsqu’il a commencé à malaxer mes mollets mon corps a été parcouru de frissons, je n’avais pas conscience qu’ils avaient soufferts à ce point. Vous me direz, c’est un effet secondaire classique des escarpins. Il lui a fallu plusieurs minutes pour leur faire retrouver leur souplesse.
J’ai fermé les yeux, j’étais bien, entre le massage et la chaleur du soleil je me suis presque endormie.

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À venir :
– 41 : des choses plus masochistes soft / 21 mai
– 42 : des punitions bien plus sévères / 26 mai
– 43 : humiliation + sodomie / 31 mai

2 réflexions sur « Week-end avec 3 soumis juin 2014 #40 : relaxation »

  1. Bonsoir Emilie
    C’est à mon sens le premier post ou vous parlez autant de vous, de votre beauté, de votre pudeur, et comme d’habitude, vous le faîte merveilleusement bien; je vous imagine avec votre mini short et votre debardeur allant à la piscine , le rêve; mais restons dans le contexte, nous sommes dans du bdsm et une très belle fille habillé sexy se promenant devant trois hommes nus avec des colliers de chien et surtout des cages de chastetés que la même belle fille leur à obliger à mettre quelques temps auparavant et en plus les aguichant, difficile d’être plus sadique.
    C’est ce qui fait que ce post est génial, vous parlez si bien de vous , de votre beauté, et trois hommes nus qui vous dévorent des yeux en ayant leurs sexes encagés. j ‘adore.

    Merci Emilie

    1. Merci 🙂
      C’est peut-être pour ça que j’ai eu du mal à l’écrire, je n’aime pas parler de moi, ce qui est problématique sur un blog 😀

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