Week-end juin 2014 # 53 : la tête de mule

Bonjour !
Je vous ai manqué n’est-ce pas ? 🙂
Cela fait quelques mois que je n’ai plus de temps à moi, ceux qui me connaissent sauront pourquoi. Pour les autres, ne vous inquiétez pas, rien de malheureux.

La partie du jour est assez courte, j’ai dû couper en deux le texte initial qui était bien trop long. J’enverrai l’autre morceau d’ici quelques jours. Ça sera plus confortable de cette façon.

Si vous arrivez ici sans avoir lu les parties précédentes je vous conseille de commencer à partir du chapitre n°48 qui marque le début de l’action en cours.


Précédemment :
Nous avions procédé au tirage au hasard des cartes contenant les supplices que mes soumis auraient à subir le long de la soirée. Il était donc temps d’ouvrir les hostilités.


Mes 3 soumis étaient inquiets, qui ne l’aurait pas été dans leur situation ? À se retrouver nus et à genoux devant une jeune femme aussi sadique d’autoritaire sans savoir ce qu’elle leur réservait il y avait de quoi être tendu. Mes pas résonnaient sur le carrelage alors que je marchais autour d’eux. Ayant opté pour des cuissardes, et non des escarpins, l’effet était moins excitant qu’à l’accoutumé, en tout cas de mon point de vue. Situation étrange puisqu’elles avaient également des talons. Mon côté claustrophobe ne devaient pas aimer avoir les mollets enfermés dans un carcan de cuir.
Quoi qu’il en soit l’effet était suffisant pour que mes soumis fixent mes pieds avec envie. Il en faut tellement peu pour fasciner des hommes, quelques artifices et ils deviennent des marionnettes entre mes mains. Je ne vais pas m’en plaindre, surtout que je ne vaux pas mieux, il faut me voir en train de faire mon shopping, je suis tout aussi extatique qu’eux.
Des 3 soumis le plus anxieux était Chétif, la carte sur le dessus de la pile étant une des siennes il allait donc être le premier à y passer. Je me suis arrêtée devant lui, il a levé les yeux vers moi et s’est ramassé une première gifle. Sous l’effet de la surprise il est resté figé. J’ai imaginé ses pensées voler à travers sa tête et finissant par retomber en fragments, laissant son esprit vide de toute pensée cohérente. Les gifles ne sont pas que de la douleur, elles ont un effet déstabilisant, elles sont une interdiction de penser. Au moindre mot de travers le soumis est conditionné à craindre de s’en prendre une nouvelle ce qui le fait acquiescer à tout ce que je veux sans chercher à discuter. Dans ces conditions rien de mieux, à mon sens, pour démarrer une discussion avec un soumis qu’une bonne tarte en pleine face. Histoire de lui rappeler qu’il n’est pas en position de force face à moi.
Alors que la chaleur montait sur ses joues Chétif a baissé la tête, non sans glisser son regard le long des courbes de mon corps. Pour amplifier l’effet j’utilisais un petit truc classique en BDSM, les matériaux de mes vêtements avaient un potentiel fétichiste croissant alors qu’il baissait les yeux. Du tissu classique en haut en passant par le nylon des collants en finissant par le cuir des pieds. Plus son regard était bas et plus il était récompensé. C’est d’ailleurs pour cette raison que je préfère dominer en jupe et non en sous-vêtement ou en pantalon, sinon les soumis ont le mauvais réflexe de fixer leur regard sur mon bassin, ce qui est encore trop haut pour moi.
En arrivant à mes pieds Chétif a frémi, le contrecoup de la gifle ou une soudaine envie fétichiste. Peut-être les deux. À moins qu’il n’ait imaginé mes pieds envoyant valdinguer ses bourses, ce qui allait probablement arriver ce soir-là. Le conflit attraction/répulsion trouble souvent les soumis.
J’ai croisé les bras en tapant du pied.
— Va-t-il falloir que je répète ?
Il s’est éclairci la voix et a répondu :
— Pardon maitresse, je sais que je dois garder les yeux au sol en votre présence. Excusez-moi.
J’ai soupiré pour manifester mon mécontentement.
— J’ai beau ramener mes exigences plus bas, toujours plus bas, à chaque fois tu arrives à échouer. C’est déprimant. Je ne sais pas comment tu fais pour te supporter.
D’une tape sous le menton, je lui ai fait relever la tête.
— As-tu déjà oublié ?
— Oublié quoi ? Maitresse.
Je me suis esclaffée :
— Pour de vrai ? Tu me diras c’est peut-être la réponse à ma question. C’est en ayant la mémoire d’un poisson rouge, en oubliant toutes tes erreurs dès qu’elles sont commises, que tu supportes ta propre médiocrité.
J’ai eu un sourire en coin.
— À moins qu’en te giflant je t’ai mis les idées de travers. On va réaligner tout cela. Par sécurité. Fais voir l’autre joue.
Ne pouvant rien me refuser il a tourné la tête pour la mettre dans l’alignement de ma main. Sa docilité m’a fait frémir. Avec un élan de motivation je me suis fait un malin plaisir à lui colorer l’autre joue comme elle le méritait.
De mon point de vue cette nouvelle gifle a été décevante. Certes elle avait fait son office mais elle avait été trop rapide, c’est le problème principal des gifles, à peine administrées j’ai envie de recommencer.
Ne pouvant me retenir j’ai sorti ma carte « joker » habituelle, celle dont j’abuse un peu trop souvent.
— Hum, elle était un peu faiblarde celle-là. Mieux vaut la refaire. Ne prenons pas de risques.
Chétif a soufflé en rigolant.
— Je n’ai pas trouvé, maitresse. Votre revers est toujours aussi délicieux.
— Dommage, c’est mon avis qui l’emporte. Mais merci du compliment.
J’ai à nouveau levé ma main, Chétif n’a même pas cherché à l’esquiver. C’était si bon, j’en avais les doigts engourdis et ils en avaient bien besoin. Depuis le début de la soirée ils avaient envie de glisser sous ma jupe pour faire des bêtises mais je le leur avais interdit. Ces picotements, cette chaleur, douleur même, les soulageait. Avoir mal en faisant mal est une expérience intéressante.
Pour justifier cette violence en apparence gratuite je me suis mise à faire la leçon à Chétif.
— En début de soirée tu as spécifiquement demandé. Non ! Exigé ! Parce que monsieur a des exigences…
Il a baissé la tête.
— Que ce soir nous ne communiquions que par gifles interposées.
Il y a eu un déclic dans son regard, un « ah oui ça ! ». Son corps a frémi des orteils à la tête, dans quel pétrin il s’était encore mis. Dans le même temps il était si bien à cette place qu’il n’aurait pas voulu l’échanger avec quelqu’un d’autre. Le regard hautain d’une femme le mettant au défi d’encaisser un jeu impossible le rendait terriblement impuissant et c’était ce qui le faisait vibrer. Les gifles ont quelque chose de castrateur, surtout lorsqu’elles sont administrées par une femme en tenue de soirée à un soumis nu et à genoux. Ce n’est pas qu’un coup, c’est un jugement de valeur, un marqueur de statut, l’humiliation est grande.
De mon côté j’étais également toute émoustillée par la situation. Avez-vous idée de ce que cela fait d’avoir un homme aux joues rouges devant soi ? Un homme ayant baissé les armes pour se plier à vos règles. Ce n’était pas tant la stimulation visuelle que la promesse, tout ce que cela impliquait. Je pouvais faire de lui tout ce que je voulais sans retenue il ne broncherait pas.
Cela me rappelle une soirée récente chez des amis, rien de BDSM ne vous méprenez pas. En arrivant j’avais glissé à mon homme que je lui ferai sa fête en rentrant, que je lui rougirai les fesses jusqu’à l’incandescence avant de les défoncer au strapon… Le genre de chose que vous ne devez pas dire à un homme en cage de chasteté depuis des semaines. Surtout lorsque vous portez une robe de soirée et des escarpins.
Pendant tout le repas il a bavé en me lançant des regards désespérés. Son stock d’hormone était en feu, il ne pouvait plus penser qu’à ça, la soirée a dû sembler si longue. Surtout que je m’amusais à le provoquer du pied sous la table, l’air de rien, tout en lui lançant des regards provocateurs de temps en temps. C’était comme souffler sur des braises, et il ne pouvait rien me reprocher sous peine de se faire priver de ce dont j’avais parlé. J’avais l’impression d’avoir ses bourses en main et de les broyer lentement. J’étais contente de mon effet, du pouvoir que j’avais sur lui.
En rentrant il s’est presque jeté de la voiture en marche pour se précipiter à l’intérieur de la maison. Lorsque j’ai passé la porte je l’ai trouvé dans le couloir de l’entrée, nu, avec son collier, me présentant laisse et cravache. J’adore être accueillie de la sorte, je me sens vraiment chez moi. Cette sensation d’être le centre de l’univers est une vraie drogue.
Entre deux sourires j’ai dit à Chétif :
— Peut-être que tu comprendrais mieux si j’articulais plus distinctement. Si je détachais chaque syllabe.
Une nouvelle série de gifles est partie, bien plus lente et sonore que la précédente.
— Alors ? Toujours pas compris ? Dois-je répéter encore plus fort ? Si tu veux jouer au dur d’oreille ça ne me dérange pas, j’ai toute la soirée.
Il a fait une grimace et un mouvement de la mâchoire, je ne l’avais pas raté. Avec peine il a articulé :
— Voulez-vous que je retourne la première carte ?
Il s’est pris deux nouvelles gifles, notre code pour un « non ». Il a soupiré.
— Voulez-vous que je prenne la carte et que je vous la donne ?
Cette fois il s’est pris trois gifles en réponse, donc un « oui », il a exécuté l’ordre.
Résistant à la tentation de regarder le contenu il m’a tendu la carte que j’ai acceptée avec satisfaction. Mon attitude s’est néanmoins rapidement dégradée.
— Et ?
Il a haussé les épaules. À suivi une rafale de gifles marquées.
— Depuis. Quand. Un. Putain. De. Soumis. A. Le. Droit. D’être. Impoli. Avec. Sa. Maitresse ?
J’en avais mal à la main. Personne n’aurait aimé être à la place de Chétif à ce moment-là. Je ne suis même pas certaine qu’il était encore là, son regard était vide. Mais ce n’était pas ma faute ! Il avait voulu que je sorte le grand jeu côté gifles il n’avait qu’à assumer. On ne va pas me reprocher de suivre les contrats à la lettre tout de même !
— Lorsque l’on a l’immense privilège de me servir la moindre des choses est de me remercier !
Entre deux grimaces il a fini par répondre :
— Pardon et merci maitresse.
J’ai fait quelque pas le temps de me calmer et de le laisser récupérer. J’avais la carte face cachée contre mon ventre.
Après lui avoir laissé quelques instants de répit j’ai dit :
— Nous allons donc commencer par celui qui le mérite le moins.
J’ai tourné la tête vers Chouchou.
— Quoi que, côté médiocrité que vous êtes tous tellement bas qu’il est difficile de faire un classement. Peu importe. Pour « ça » je ne pouvais pas me retenir.
Tous mes soumis m’ont regardé avec l’air de dire « mais qu’est-ce que cette petite sadique va encore nous sortir… ».
— C’est quelque chose que nous n’avons jamais pratiqué. Et qui va te surprendre au début. Mais c’est normal, ton esprit est trop limité pour voir au-delà des évidences et essayer de nouvelles choses. Moi je n’ai pas ces tares. C’est pour ça que je suis digne d’avoir la direction des affaires.
Le principal intéressé a acquiescé.
— Tout à fait, maitresse, chacun son rôle. Et vous jouez le vôtre à la perfection. J’en sais quelque chose, j’en porte la marque au visage.
J’ai soufflé avec arrogance.
— Exact. J’ai non seulement le rôle le plus difficile mais en plus je le fais bien. L’exact opposé de ton attitude…
Je l’ai provoqué du regard, il a détourné les yeux, ce n’était pas le moment de se ramasser une paire de claques pour une phrase un peu trop ironique. Pourtant plusieurs devaient se bousculer dans sa tête.
J’ai repris.
— La vraie question étant : est-ce que ton petit cerveau étriqué de mâle va être capable de me faire confiance et d’accepter que je sais mieux que lui ce dont il a besoin ? Va-t-il jouer le jeu ou au contraire va-t-il tout faire pour détester ce que je vais lui proposer ? Rien que pour la satisfaction de me contrarier.
Je me suis penchée vers lui.
— Et en payer les conséquences le cas échéant.
Chétif a répondu :
— Tout ce que je sais, maitresse, c’est qu’un esclave a tout intérêt à ce que sa maitresse soit heureuse. Sinon il recevra le fouet.
Je me suis esclaffée :
— Comme si sentir le fouet claquer sur ta peau était ton pire cauchemar ! Tu crois me rassurer en disant ça ?
Il a haussé les épaules en baissant la tête pour cacher un sourire. Même après une sévère série de gifles son côté mauvais garçon était encore d’aplomb. La capacité des soumis à encaisser et à se remettre en selle m’étonnera toujours.
Pour mettre fin au suspens j’ai retourné la première carte, un cheval y était dessiné ce qui les a laissé perplexes. Il faut savoir que la plupart des cartes n’ont pas de texte mais un dessin, pour me laisser une marge d’interprétation plus large. Une petite astuce dont je suis plutôt fière.
— Un peu de ponyplay ne fera pas de mal pour dérouiller un vieux canasson comme toi. Pour 2 points.
Il semblait surpris, peut-être déçu. Dominer est dramatique, soit vous faites encore et toujours les mêmes choses, au risque de vous lasser, soit vous prenez le risque d’essayer de nouvelles choses et ça peut ne pas payer. Être dominante c’est être souvent angoissée ce qui a un effet négatif sur notre libido et peut nous rendre mécontentes pour un rien. Ça explique bien des choses, notamment pourquoi nous sommes si difficile à satisfaire. Un défi qui ne fait pas peur aux soumis.
Ceci-dit cette réaction négative faisait partie de mon plan, je voulais présenter le jeu sous son plus mauvais angle pour qu’ensuite Chétif regrette son manque de confiance et culpabilise. Un soumis doit apprendre à ne pas douter de sa dominante. Il ne doit jamais oublier que sa satisfaction est notre priorité même si nous n’en donnons pas l’impression. L’abandon total du pouvoir, au point de ne même plus juger intérieurement ce qui est demandé, amène le soumis dans un état de docilité particulier. Ce n’est pas facile mais la récompense est incomparable.
Je lui ai crié dessus :
— Ne me regarde pas comme ça ! C’est toi qui a choisi cette carte pas moi !
Un autre avantage de l’usage du hasard pour sélectionner les réjouissances, je m’en lave les mains.
— De toute façon je suis certaine que tu vas apprécier, même si c’est différent. Je te connais. Surtout que c’est l’occasion rêvée de tester un nouveau joujou que je viens d’acquérir. Comme je disais plus tôt, j’ai trop hâte…
Je suis allée farfouiller dans le sac à matériel.
— On m’en a dit que du bien. Enfin… Les dominas, pas les soumis.
J’ai gloussé. Chétif était tendu.
J’ai sorti le jouet en question du sac, en l’état il ressemblait à une sorte d’entrelacement alliant cuir et métal.
— C’est un bâillon, un mors pour être plus précis. Mais pas un modèle standard, celui-là a été spécialement conçu pour les adeptes du ponyplay également masochistes.
Je suis revenue vers lui.
— Il va te garder la bouche ouverte dans un angle qui deviendra rapidement douloureux. Cela va te demander un effort permanent des muscles. Tu deviendras dingue. Il parait que tous les soumis pleurent la première fois.
J’ai haussé les sourcils pour le provoquer.
— J’ai hâte de voir ça.
Il a eu un sourire nerveux et a dit avec une certaine prétention :
— J’espère ne pas vous décevoir alors, je ne suis pas facile à faire pleurer.
— Ah bon ?
J’ai approché une main de son visage et, de l’index, j’ai ramassé une larme qui lui avait coulé au coin de l’œil. Les gifles ont souvent comme effet secondaire de déclencher quelques larmes réflexes. Je l’ai agité devant son nez.
— Visiblement je sais utiliser les bonnes méthodes…
Chétif déteste que l’on pointe ses faiblesses, surtout si c’est pour le ridiculiser, pourtant je n’avais pas pu m’en empêcher, il est trop amusant de piétiner l’égo masculin.
Je me suis penchée pour mettre en place le harnais autour de sa tête.
— Parfait. On dirait que ça a été fait pour toi. Je crois qu’on pourrait serrer un peu plus mais pour une première fois ça ne serait pas raisonnable.
J’ai ricané.
— Depuis quand suis-je quelqu’un de raisonnable ? Je ne vais pas commencer aujourd’hui…
Après une dernière provocation du regard j’ai serré un bon coup.
En réalité j’étais encore en position normale, c’était juste de la mise en scène, la psychologie influe beaucoup sur le ressenti.
Une fois les deux cadenas en place de chaque côté pour verrouiller l’ensemble j’ai passé mes doigts sur les sangles en cuir.
— L’imagination humaine lorsqu’il s’agit de faire mal à ses semblables est fascinante. Tu ne trouves pas ?
Il a émis quelques gémissements. Je lui ai pris le visage entre les mains.
— Pour l’instant je sais que tu ne ressens que de l’inconfort. Ne t’inquiète pas, le plat de résistance arrive. Et tu n’auras pas d’autre choix que de le déguster. Je t’imagine déjà roulant par terre en gémissant. Tu me supplieras du regard de te libérer, et je resterai là à te regarder en rigolant. Au départ je comptais être gentille mais vu que tu meurs d’envie de pleurer comme une fillette ça sera la condition de ta libération. Ça prendra le temps qu’il faut mais on arrivera à cette réaction.
Un descriptif qui était loin de lui faire peur, au contraire il avait ravivé son intérêt. Je crois qu’il était en train de prier pour que j’ai raison. Le passage où il avait été déçu par l’annonce de ce jeu était désormais bien loin.
Je me suis relevée. J’ai pris du recul pour admirer le résultat. J’ai rigolé.
— Tu as fière allure harnaché de la sorte. Cela met en valeur ton ridicule naturel.
Son regard était un mélange d’inquiétude et d’amusement. Il espérait que je ne lui avais pas sur-vendu l’expérience et en même temps il aurait été rassuré que ce soit le cas. Pas facile pour les soumis de faire le tri dans leurs émotions.
— Je te laisse t’habituer à ton jouet, je reviens d’ici quelques minutes et nous passerons à ton dressage. Parce que bon, tu me connais, je dois avoir un rôle actif dans ta souffrance. Je ne peux pas juste rester à regarder, il faut que je jette du sel sur les plaies. Ce qui est loin d’être une bonne nouvelle pour toi ! Même si je vois dans ton regard ton envie d’être insolent. Tu tâteras de la cravache pour ça. J’aime mes animaux domestiques bien dressés. Pas vrai le Chiot ?
Il a aboyé timidement en réponse. Il ne semblait pas vraiment pressé que j’en finisse avec Chétif, et pour cause, il avait vu que la nouvelle carte sur le dessus du paquet portait son symbole. Il savait qu’il était le prochain sur la liste. Voir le danger arriver et ne rien pouvoir faire rend les soumis si impuissants. C’était si excitant.
J’ai accroché des rênes en cuir au harnais de Chétif et je les ai noués au pied de la table. Une précaution inutile même si elle restait dans la symbolique du ponyplay. J’ai ensuite laissé Chétif en plan pour aller m’occuper des deux autres soumis.


La suite par ici…


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12 réflexions sur « Week-end juin 2014 # 53 : la tête de mule »

  1. Bonjour.
    Bien sur vous nous avez manqué.

    Très très bien écrit.
    Et surtout malgré la longueur du texte cela reste constant au niveau de la qualité.

    Merci pour ces écrits que vous nous faites partager et qui doivent vous prendre du temps.

  2. Bonsoir Emilie

    Une fois de plus un très joli récit que l’on prend beaucoup de plaisir à lire. toujours cet impression d’être spectateur privilégié.
    Je ne sait pas si c’est le fait que vous publiez un peu moins, ou tout simplement parce que vos textes sont de plus en plus beaux mais j’ai , à chaque parution un bonheur toujours plus grand, à les lire et les relire plusieurs fois.

    Merci Emilie

    1. Merci 🙂
      Je passe davantage de temps dessus, j’étale les relectures et ça me permet d’avoir un oeil neuf à chaque fois. Ça doit aider.

  3. passage qui retienent mon attention dans la lecture de ce récit,…:
    « Il en faut tellement peu pour fasciner des hommes »
    je peus en effet le confirmer, moi par exemple quand j’admire et je bave en regardant les oustiens gorges et les string de mes collègues de travail féminines sous leur combinaisons blanches, elle me font bander comme un gros con, mais je peus pas l’avouer.. donc en effet , il en faut tellement peut pour nous fasciner.. SUPER Emilie, bien vue cette observation sur nos race masculine.. lol 😉

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