Week-end avec 3 soumis juin 2014 #16 : les mauvais choix et leurs conséquences

Après quelques semaines d’absence me voici de retour 🙂
Comme je l’avais dit l’autre jour j’ai effectué un gros travail sur mon style et ma méthode d’écriture. Il fallait que je fasse le point ma façon de rédiger. Après de nombreuses hésitations et de nombreux prototypes voici le résultat.
C’est loin d’être parfait j’en ai conscience mais c’est le meilleur compromis que j’ai trouvé. À un moment il faut arrêter de chercher la perfection et avancer. Le reste viendra avec le temps.
Mon objectif était de réduire ma présence dans le texte pour insister davantage sur les interactions avec les soumis. Par moment eux et moi sommes sur des longueurs d’ondes différentes et il est intéressant de voir tout ça s’entrechoquer. Désormais je vais essayer de rédiger en parlant de moi à la troisième personne (même si cela me semble déplaisant) et je ne serais plus qu’un personnage comme les autres. De cette façon je peux « sauter » d’un esprit à l’autre pour décrire ce qui s’y passe. Cela ouvre beaucoup de perspectives pour me renouveler.
Ne cherchez pas la continuité parfaite avec les parties précédentes il y a une cassure dans le style. C’est comme ça, faudra vous y faire.
Surtout n’hésitez pas à commenter j’ai besoin de conseils extérieurs.

Cette partie est axée sur le « drama », il était plus facile pour moi de commencer sur un moment tendu. La prochaine fois il s’agira davantage de douleur et mes premières notes sont encourageantes. Mettre en parallèle ce que je ressens et ce que ressens le soumis donne une dynamique assez intéressante. Je vous rassure je mettrais bien moins de temps pour la publier 😀

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Les 3 soumis coupaient consciencieusement l’herbe avec des ciseaux comme Emilie l’avait exigé. Cette tâche ingrate exigeait d’eux une grande patience et la capacité de se contenir. Quoi de plus frustrant qu’une activité minutieuse sans pause ? Ils mourraient tous d’envie d’extérioriser cette fureur qui grandissaient en eux. Ils auraient pu tout donner pour se défouler ne serait-ce qu’un instant. Malgré la tentation ils avaient cependant conscience que leurs désirs n’avaient que peu d’importance face à la volonté de leur maitresse. L’instrument de torture qui était fixé à leur entrejambe leur rappelant à chaque fois que tout mouvement brusque était interdit.
Il n’était pas non plus question de se relâcher ne serait-ce qu’une seule seconde. Malgré le côté « lavage de cerveau » de ce genre de corvée idiote les trois soumis se montraient particulièrement diligents, aucun d’entre eux ne voulant démériter. Ils savaient que la moindre pause se serait traduite par un retard dans la compétition ce qui aurait eu des conséquences encore plus douloureuses que le supplice qui leur était infligé. Leur maitresse les avait avertis, il y aurait un classement à la fin pour savoir qui avait été le plus efficace. Ils n’avaient pas encore connaissance de la sentence qui serait infligée au dernier mais aucun d’entre eux ne souhaitait la découvrir avant l’heure. Emilie n’était pas du genre à menacer à la légère. Faute d’autre option ils devaient continuer à couper l’herbe brin après brin.
Loin de toute cette souffrance, mais suffisamment près pour s’en délecter, Emilie se prélassait dans son transat. Elle profitait du soleil, imaginant ce qu’elle allait faire subir à Chétif d’ici quelques minutes. Si certains dominants ne préparent pas les supplices à l’avance, préférant rester spontanés et agir sur le moment, elle avait fait un choix différent, elle préférait ressasser le scénario en boucle pour le perfectionner.
Cette préparation avait le même effet que regarder longuement la vitrine d’une pâtisserie avant de céder à la tentation. Elle se laissait mariner pour se frustrer avant le passage à l’acte dans une sorte de préliminaire pour s’assurer qu’elle serait au top de son sadisme le moment venu.
Au gré de ses divagations elle pensa à son homme, il était en pension chez Candice pour le week-end. Elle eut un sourire malicieux lorsqu’elle essaya de deviner quel supplice il pouvait bien être en train d’expérimenter en ce moment même. Savoir que son homme était en train de subir tourment sur tourment l’excitait au plus haut point. Un soumis fini par s’habituer aux supplices infligés par sa maitresse donc passer un week-end entier avec une autre allait lui faire expérimenter des pratiques nouvelles et relancer sa libido. Surtout qu’elle avait bien insisté auprès de Candice, elle s’était montrer très claire, elle voulait récupérer son homme à genoux. Il fallait absolument qu’il soit désespéré et docile à son retour. Sa complice avait pour mission de le frustrer jusqu’à la limite de la folie mentale, un très gros défi que Candice avait promis de relever non sans une certaine malice. Le but ultime étant de retrouver son homme tellement à cran qu’il se montrerait très efficace pour la satisfaire sexuellement et ainsi mériter sa propre libération. Elle se mordit les lèvres et serra les cuisses en imaginant ce qu’il allait lui faire, elle ne savait que trop bien qu’un homme motivé est capable de miracles.
Elle ne put retenir un soupir, ce plan était parfait, tout le monde en sortirait gagnant ce qui ne tachait rien au plaisir bien au contraire.
Elle coupa la musique qu’elle avait dans les oreilles et posa son livre. Elle allait appeler Candice pour prendre la température.
— Re-bonjour, c’est moi. Juste un petit coup de fil pour prendre des nouvelles. Le patient réagit bien au traitement ?
Candice gloussa avant de répondre.
— Ça dépends de ce que tu entends par « bien ». À toi de voir. Je te mets sur haut-parleur. Voilà. Alors jeune homme tu apprécies ton séjour ?
L’homme d’Emilie répondit avec un soupçon de provocation dans l’intonation.
— Oui madame.
Immédiatement le son d’un coup de cravache cinglant l’air et heurtant la peau fit sursauter Emilie. Elle rougit en regardant autour d’elle, heureusement personne n’avait été témoin de la façon dont son corps s’était contracté en entendant le coup tomber. Elle laissa échapper un ricanement nerveux. En fantasmant depuis plusieurs minutes elle s’était mise à cran et le son de cet impact avait eu effet dingue sur son rythme cardiaque. Il avait été la goutte d’eau faisant basculer son corps en mode pré-orgasme. Elle prit une profonde inspiration pour calmer sa respiration haletante.
D’humeur joueuse elle ne put s’empêcher de provoquer Candice.
— Il me semble un peu faiblard ce coup par rapport à d’habitude. Tu es malade ? Si c’est le cas tu n’es pas obligée de t’occuper de lui on peut reporter tu sais.
Elle n’était pas le moins du monde concernée par l’état de santé de Candice, c’était de la pure espièglerie. Elle essaya de contenir le rire qui montait en elle, imaginant sa tête vexée et la vengeance que cette réflexion allait provoquer. Elle était fière d’elle, son homme allait prendre cher et c’était une situation très excitante. Même à distance elle continuait de lui pourrir la vie. Elle se rassura en pensant que de toute façon il aimait être traité de cette façon.
Au travers du téléphone elle l’entendit gémir, il avait conscience d’être aux mains de deux dominantes qui faisaient une sorte de compétition pour le tourmenter. Une situation qui fait fantasmer les soumis jusqu’à ce qu’ils se retrouvent à la vivre.
La réponse de Candice ne s’est d’ailleurs pas faite attendre, plusieurs coups très vifs sont tombés sur la malheureuse victime lui arrachant des cris de plus en plus aiguës.
Candice repris le téléphone.
— Je te laisse j’ai encore du boulot.
Puis, s’en couper la communication pour qu’Emilie puisse en être témoin, elle poursuivit.
— Contre le mur ! Un peu de tease and denial va te faire du bien, en tout cas il va m’en faire.
Elle raccrocha.
Emilie eu besoin de quelques minutes pour reprendre ses esprits, après cette courte discussion sa peau avait rougie sous l’excitation, il aurait suffi d’un rien pour l’enflammer. Elle reprit une profonde inspiration, elle savait qu’elle devait garder le dessus sur ses propres émotions pour ne pas exploser dès les premiers coups sur Chétif. Elle était sûre qu’elle aurait un orgasme pendant qu’elle le frapperait. Ce n’était pas toujours le cas, c’était même rare, mais à ce moment là elle était bien disposée et contrairement aux apparences ce n’était pas une bonne chose. Il ne fallait pas qu’elle prenne du plaisir trop vite où Chétif ne recevrait pas de quoi se satisfaire.
Elle lutta contre ses envies quelques minutes, ressentant une certaine tendresse lorsqu’elle pensa que son homme était également en train de connaitre du tease and denial. Elle sentit comme une connexion avec lui.
Il ne fut pas facile pour elle de faire comprendre à chaque cellule de son corps que l’orgasme n’était pas pour tout de suite et qu’il fallait encore patienter. Ce n’était que partie remise, elle n’allait pas se satisfaire toute seule alors qu’elle avait plusieurs hommes sous la main.

De leur côté les 3 soumis continuaient d’effectuer leur tâche sans la moindre idée de ce qui se tramait à quelques mètres d’eux. Chouchou était en train de retourner avec sa récolte vers les récipients de collecte. Malgré la douleur il essayait d’être le meilleur, il n’avait pas le choix, depuis peu une idée n’arrêtait pas de trotter dans sa tête. Il n’avait pas la moindre explication sur l’origine de cette sensation mais il estimait être mauvaise posture. Il en était sûr, sa maitresse ne le portait plus dans son coeur. Elle ne lui avait rien dit officiellement mais il en était persuadé. Ce week-end ne pouvait être qu’un test d’évaluation qu’il devait réussir pour maintenir son statut de soumis. Il savait qu’Emilie faisait régulièrement le tri dans son carnet d’adresse et si, jusqu’à présent, il avait résisté à ces vagues de répudiation il estimait être en danger cette fois-ci. Surtout depuis ce damné moment d’inattention qu’il avait eu dans la cuisine lorsqu’il avait oublié de la complimenter sur sa tenue. Il se reprit, il devait être honnête avec lui-même, il l’avait fait exprès. Une sorte de geste suicidaire, comme pour causer volontairement la fin de la relation et ne pas avoir à faire face à un rejet. Il s’en voulait encore de ce moment de faiblesse, ce n’était vraiment pas le moment de démériter.
Ce genre de paranoïa est fréquente chez les soumis. Plutôt que de laisser les dominants juger ils préfèrent anticiper le verdict. C’est une mauvaise idée car bien souvent ils sont bien plus sévère avec eux-mêmes que ne le sont les dominants. En quelque sorte il s’agit d’une forme particulière d’amour, ils se disent « l’autre est tellement bien qu’il ne mérite pas quelqu’un de médiocre comme moi ». Ils se prennent la tête pour rien, les dominants sont en vérité bien plus tolérants et justes dans leur attitude. Ils voient la beauté des soumis là où eux-mêmes ne voient que des défauts.
Alors bien sûr les apparences sont trompeuses, les dominants passent leur temps à rabaisser leurs soumis mais c’est une des parties du jeu de rôle, il y a de l’amour au fond, de l’amour vache. En tout cas une forme de respect du sacrifice. Lorsqu’une dominante traite plus durement un soumis c’est qu’elle l’aime tellement qu’elle ne veut rien laisser passer. La sévérité n’est absolument pas une preuve de désintérêt bien au contraire.
Lorsque les soumis mettent un pied dans ce raisonnement paranoïaque ils commettent deux erreurs majeures qui peuvent justement causer une potentielle rupture. La première erreur est l’usurpation de pouvoir. Les règles sont claires : ce sont les dominants qui doivent avoir le pouvoir de juger et d’évaluer, pas les soumis. Voler ce pouvoir est une infraction grave. Non seulement ils se font du mal mais en plus ils manquent de respect à leur dominant. Cette attitude est totalement rédhibitoire.
La deuxième erreur est le réflexe de protection que les soumis ont à l’approche du rejet. Ils se distancient pour éviter de trop souffrir. Paradoxalement ce mouvement de recul est perçu par les dominants comme une envie du soumis d’être libéré. Les dominants se mettent à penser qu’ils ne sont plus à la hauteur et par acte de générosité lui rendent sa liberté. Car peu importe les apparences, le vrai but des dominants est de rendre leurs soumis heureux. Lorsqu’ils n’ont plus l’impression d’y arriver ils en souffrent. Ils le perçoivent comme un échec, prenant ce repli du soumis comme le signe qu’ils dominent mal.
C’est un piège classique et pourtant beaucoup de soumis y tombent. Chouchou n’arrêtait pas de se dire qu’il n’avait rien pour lui. Il pensait : Comment puis-je rivaliser avec un jeune soumis et un maso ? Pour lui tout était logique. Le Chiot avait sa jeunesse et un physique suffisant pour ne pas laisser leur maitresse indifférente. Lorsqu’il les avait vus s’amuser ensemble dans la cour un peu plus tôt il avait eu envie de pleurer, jaloux de la complicité qu’ils développaient.
Chétif de son côté était un masochiste et il était de notoriété publique qu’Emilie prenait un plaisir particulier à pousser la douleur très loin. Il était pour elle un bon défouloir.
De tous les soumis présents il était le seul à ne rien avoir de particulier. La conclusion était simple : si Emilie comptait se séparer de certains de ses soumis il était sûr de faire partie du lot.
Pour essayer de rattraper le coup il avait essayé depuis plusieurs semaines de travailler sa résistance à la douleur mais sans succès, il était trop faible moralement. Il était pourtant fier de ses maigres progrès mais n’osait pas en parler à sa maitresse. Il savait qu’elle le testerait pour voir de quoi il en retournait et qu’elle serait au final déçue. Il voyait la scène, elle ferait comme tous les parents quand leur jeune enfant leur apporte un gribouillage, elle le féliciterait sans le penser et cela le blesserait davantage.
Pressentant qu’il était sur la corde raide il se donnait du mal autant qu’il pouvait, ses bourses étaient justement en train d’être mise à la peine et pourtant il continuait de trottiner. Aucun effort n’était de trop pour plaire à sa maitresse. Il savait bien que cette compétition était totalement idiote, Emilie leur avait demandé de couper de l’herbe uniquement pour les occuper pendant qu’elle se reposait, pourtant il se disait que c’était l’occasion parfaite de briller. Il eut un sourire narquois en se disant qu’il allait devoir se contenter d’une heure de gloire à sa mesure, autrement dit une victoire pathétique. Malgré le grotesque de cette pensée il eut un regain de motivation, s’il faisait en sorte d’être toujours le meilleur au service il pourrait se démarquer positivement. S’il se montrait plus efficace que les deux autres il pourrait justifier le maintien de sa position de soumis. Il prit cette résolution, il devait être le premier quel qu’en soit le prix.
En arrivant devant les récipients il resta figé un instant, victime d’un élan de déprime. Malgré toute sa bonne volonté il dût se résoudre à constater qu’il n’était pas nettement devant comme il l’avait souhaité. Même en y mettant du coeur il arrivait à peine à être au même niveau que les deux autres. Ce constat lui fit mal. Il ne pouvait pas admettre qu’il allait perdre, qu’il allait la perdre. Il y eut comme un déclic dans son esprit. S’il ne pouvait pas gagner à la loyale il devait se montrer plus malin. Il n’avait plus rien à perdre, tous les coups étaient permis. Après avoir lancé un coup d’oeil derrière son épaule pour vérifier que les deux autres ne regardaient pas il entreprit de verser un peu de chacun des autres pots dans le sien.
Il n’était pas fier de lui mais cela semblait être la meilleure option. Tant pis pour les deux autres soumis, après tout même s’ils se prenaient une dérouillée pour être arrivés derniers leur appartenance était sécurisée. Ils ne passeraient qu’un mauvais moment ce n’était pas grave, il était le seul dont le futur était vraiment dans la balance.
Après un moment de réflexion il prit davantage d’herbe du récipient marqué au nom du Chiot. En faisant les comptes il avait estimé que c’était le meilleur choix. Le Chiot s’entendait bien avec leur maitresse, ce qui allait réduire sa sentence, et comme il était un peu insolent et qu’il manquait d’endurance se faire remonter les bretelles en perdant allait lui faire du bien. C’était logique, en étant puni il pourrait travailler sa résistance à la douleur donc au final ce serait une expérience positive pour lui. Chouchou sentit une forme de puissance à décider ainsi du sort de ses compagnons. C’était si grisant d’avoir leur destin au bout des doigts. Il comprenait mieux pourquoi leur maitresse s’amusait autant.
Il fit demi-tour pour repartir à la tâche, il était imprudent de trainer sur le lieu du crime plus longtemps, même s’il était content que la situation ait tourné à son avantage il devait faire profil bas. Sa satisfaction fut de courte durée, il se figea en constatant qu’il y avait eu un témoin à son acte, et pas n’importe lequel, le pire qu’il soit. C’était un témoin impossible à corrompre quels que soient les arguments. Il n’avait même pas besoin de relever la tête pour vérifier son identité il reconnaissait ces pieds sans aucun doute. En temps normal il aimait les voir mais cette fois-ci il était terrorisé. Comment avait-il pu être si négligeant ? Lorsqu’il avait vérifié derrière lui il n’avait cherché du regard que les deux autres soumis, il n’avait pas pensé à regarder du côté de la piscine. Malheureusement c’était le moment où Emilie avait décidé de se lever pour passer à la suite. À quelques secondes près son crime serait passé inaperçu mais sa légendaire malchance avait encore frappé.
Quelques secondes passèrent, il ne voulait toujours pas affronter la réalité, pendant un instant il s’était même dit qu’il y avait une chance qu’elle ait apprécié qu’il soit prêt à tout pour être le meilleur. Quelle idiotie ! Bien sûr que non ! Il allait se faire démonter.
Il voyait sa vie défiler devant ses yeux. Il repensait à tous les bons moments qu’il avait passés avec elle. Malgré les évidences il essayait autant que possible de nier ce qui allait arriver. Il ne pouvait pas se faire à l’idée de la répudiation, que d’un seul mot elle allait mettre fin à leur relation pour de bon et que rien ne pourrait la faire changer d’avis. Il cherchait pourtant de toutes ses forces un mot plus fort que « pardon », il aurait aimé trouver un tel mot magique pour effacer ses torts. Le temps était comme figé, il n’osait plus bouger de peur d’aggraver la situation. Il avait fait tellement d’âneries qu’il ne voulait pas perdre les quelques secondes de sa vie de soumis qui lui restait.
Il s’en voulait, en tentant d’arranger la situation il venait de la compliquer. C’est souvent le résultat lorsque les soumis empiètent sur les pouvoirs des dominants. Emilie leur répétait souvent qu’ils étaient des hommes et qu’en conséquence ils n’étaient pas équipés pour prendre des décisions censées. C’était un discours type du jeu de rôle convenu et pourtant il trouvait par moment que c’était réellement le cas. Le moins qu’il pouvait dire c’est qu’elle était plus douée que lui pour prendre les bonnes décisions. Le seul choix qu’il n’avait jamais regretté avait été de se mettre au service de cette jeune femme en tant que soumis. Elle lui avait appris beaucoup de choses même si la plupart des leçons avaient été « cinglantes ». Il soupira, ce temps était révolu, il allait pouvoir parler de sa vie de soumis au passé désormais. La remise en question de sa place venait de trouver son argument final.
Emilie, quant à elle, était restée stoïque. Elle avait été surprise par ce qu’elle venait de voir, elle ne s’attendait pas à cette attitude de la part d’un de ses soumis. Bien sûr elle s’amusait à les monter volontairement les uns contre les autres mais elle n’avait pas imaginé que l’un d’entre eux pousse cette compétition au-delà du fairplay. Pour elle ce n’était qu’un jeu banal et sans conséquences qui ne méritait pas plus d’attention que ça. Elle se demanda si elle allait devoir instaurer des contrôles anti-dopage avant les séances au cas où les soumis seraient tentés d’aller au-delà de leurs limites physiques par esprit de compétition.
Il y avait beaucoup d’éléments à prendre en compte et elle peinait à prendre une décision sur la conduite à tenir. Elle avait le pressentiment qu’il y avait bien plus qu’une envie de faire des bêtises. En cherchant à tricher elle sentait qu’il exprimait une détresse, une douleur qui dépassait le cadre du jeu. Elle devait prendre le temps de comprendre ce qu’il se passait avant de décider du châtiment approprié.
Ne supportant plus le silence Chouchou décida de crever l’abcès, il leva les yeux vers sa maitresse, il s’attendait à trouver un regard accusateur, peut-être même de la colère, il fut surpris d’y voir de la déception et de la tristesse.
Emilie décroisa les bras, s’avança vers lui et dit sans conviction.
— Tu es bien un homme. Aucun honneur. Ça ne me surprend même plus.
Toujours honteux il marmonna.
— Oui maitresse.
Il frissonna en prononçant le terme « maitresse », c’était probablement une des dernières fois qu’il serait autorisé à l’appeler sous ce terme.
— Je suis très déçue de ton attitude dernièrement. L’incident de la cuisine, puis ça.
Il sentait arriver les mots fatidiques, il allait être répudié sur le champ. Il se voyait déjà rentrer chez lui avec juste ses yeux pour pleurer. Le pire étant encore qu’il était le seul responsable de la situation. Le seul mot lui venant à l’esprit était « pourquoi ? » et la question lui était destinée.
Emilie soupira avant de continuer. Chouchou serra les dents, anticipant la douleur qu’allait lui causer les quelques mots qui arrivaient.
— Je me demande ce que je vais bien pouvoir faire de toi.
Il sursauta. Cette phrase n’avait pas de sens. Il n’y avait qu’une seule possibilité logique, il allait être répudié point final. Tout au plus il allait être puni puis mis à la porte.
Il n’avait toujours pas compris qu’il s’était monté la tête pour un rien. Emilie n’avait pas la moindre intention de le remettre en question, ni avant ni même après son crime. Elle ressentait davantage de la pitié pour lui. Elle constatait son échec à formater ce soumis pour les rendre heureux tous les deux. Malgré le temps qu’ils avaient passé ensemble il n’avait toujours pas compris comment elle fonctionnait, elle n’avait pas réussi à lui faire comprendre comment la satisfaire.
Elle prenait son rôle de dominante au sérieux, elle se considérait responsable pour les erreurs de ses soumis. Cet acte était le témoin de son propre échec pas de celui de Chouchou.
D’ailleurs, contrairement à ce qu’il pensait, elle ne répudiait pas les soumis. La plupart du temps c’était les soumis qui ne se plaisaient pas avec elle qui allaient voir ailleurs. Parfois elle se rendait compte qu’elle n’était pas la plus à même de s’amuser avec l’un d’entre eux et le redirigeait vers quelqu’un d’autre mais jamais elle n’avait envisagé jeter un soumis comme un mouchoir usagé. Tant qu’ils avaient des intérêts convergents la quantité d’efforts nécessaires pour les faire avancer ne lui faisait pas peur. Tant qu’un soumis était sa propriété elle était responsable de son éducation, pour le meilleur comme pour le pire.
Elle continua.
— Je crois que nous allons devoir remettre le compteur à zéro. Reprendre les bases.
Il la regarda interloqué.
— Je ne comprends pas.
Cette réponse déplut à Emilie.
— Et ? En quoi ça me concerne que ton cerveau soit trop lent ?
Il baissa les yeux sans répondre. Elle continua de le réprimander.
— Arrête de réfléchir ! Je suis assez grande pour prendre mes propres décisions et je n’ai absolument pas à les justifier devant toi. Compris ?
Mécaniquement il répondit :
— Oui maitresse.
Il ne savait plus comment réagir. D’un côté il ressentait du soulagement, après tout il n’était pas exclu immédiatement, d’un autre il ne comprenait pas ce qui se passait. Elle lui avait dit d’arrêter de réfléchir, c’était peut-être simplement ça la clé du bonheur, arrêter de penser. Elle mit fin à la discussion.
— Nous en parlerons plus tard.
Une nouvelle vague de désespoir envahit Chouchou, il venait d’avoir une révélation, elle n’allait pas l’épargner elle se réservait simplement le droit de le renvoyer plus tard. Elle allait le tourmenter encore un peu avant de le rendre à la vie civile. Elle allait sans aucun doute retourner le couteau dans la plaie jusqu’à ce qu’il en perde connaissance. C’était désormais évident pour lui. À quoi bon lutter son sort était scellé, il allait peut-être y avoir un procès pour la forme mais il allait être expéditif et tant mieux. Il ne comptait pas se défendre. Que pourrait-il y faire ? Il n’y avait pas de discussion possible. Ce qu’il avait fait était impardonnable et il n’avait aucun droit à exiger qu’elle reste sa maitresse. Il ne pouvait que se résigner. Encore une fois il avait fait les mauvais choix et aller devoir en assumer les conséquences en face de la personne qu’il voulait le moins décevoir au monde.
Emilie se retourna vers les deux autres soumis pour les faire venir. Ils se demandaient justement ce qui se passait sans oser s’approcher. Aucun d’entre eux n’avait vu la tentative de triche mais il était évident que quelque chose n’allait pas.
Chouchou se contracta, il pensa qu’elle allait l’humilier devant tout le monde ou pire le forcer à s’humilier lui-même. Qu’ils soient tous témoins de son sort tragique. Lorsque les deux autres soumis arrivèrent aux pieds de leur maitresse il ne lui restait plus aucune doute, elle allait se servir de lui comme d’un exemple pour rappeler aux deux autres leurs obligations. Une fois le message passé elle le jetterait comme un outil cassé.
Emilie prit un ton solennel.
— Vous savez tous que je n’aime pas être déçue. Quand je planifie quelque chose j’attends que tout ce passe sans accroc. Lorsque je vous propose un jeu j’estime normal que vous y jouiez le plus honnêtement possible. Après tout si mes idées vous gonflent vous pouvez aller voir ailleurs.
Chétif et le Chiot baissèrent les yeux, pensant que Chouchou avait critiqué l’utilité de ce supplice débile. Ils se sentaient coupables car eux aussi y avaient pensé. Désormais ils ne le trouvaient pas si mal que ça après tout. Ils se mirent à préparer des compliments au cas où elle en demanderait. Ils devaient être prêts à prendre sa défense si elle l’exigeait. Emilie continua son annonce.
— Malgré la joie que je me faisais à cette idée je me vois contrainte d’annuler le classement.
Elle soupira, la curiosité des deux autres soumis fut piquée au vif. Elle poursuivit.
— Et pourquoi ça ? Chouchou je t’en pris explique leur.
Il fixait le sol et répondit d’une petite voix.
— J’ai truqué les résultats.
Emilie répondit sèchement.
— Plus fort.
— J’ai truqué les résultats.
Les deux autres soumis le fixaient avec stupeur. Ils comprenaient à peine les raisons de cet acte, se sentant trahis par leur camarade. Il venait de se faire deux ennemis. Elle continua.
— Je ne suis pas du genre à me laisser marcher sur les pieds. Si vous voulez changer les règles en cours de route je vais le faire aussi. S’il n’y a pas de vainqueur cela signifie que vous êtes tous perdants. Vous allez tous recevoir « le prix ».
Le Chiot ne put retenir un grognement. Chétif leva les yeux au ciel, le pauvre petit allait apprendre une leçon importante, lorsque leur maitresse est fâchée il ne faut pas se faire remarquer en sortant du rang.
Emilie utilisa sa cravache pour relever la tête du Chiot, il essaya un instant de la regarder mais la fermeté qu’il trouva dans son regard lui fit baisser les yeux.
Elle avait la fâcheuse impression de perdre le contrôle de la situation et elle n’aimait pas ça du tout. Elle devait faire un exemple pour garder le calme. Dommage pour le Chiot il allait servir de cible à la démonstration de force. Elle le provoqua avec sarcasme.
— Mais je t’en prie. Utilise des mots pour exprimer ta pensée.
Rien qu’à l’intonation de sa voix le chiot comprit qu’il allait passer un mauvais moment. Il se dit que perdu pour perdu autant lui dire le fond de sa pensée.
— C’est lui qui a fait une bêtise pas moi. Pourquoi je dois être puni ? Ce n’est pas juste.
En un sens elle comprenait tout à fait cette réaction, de l’extérieur le temps qu’elle laissait à Chouchou pour reprendre pieds avant de le punir pouvait passer pour de la faiblesse. Le Chiot avait un argument de poids pour remettre en cause son autorité. Pour autant elle ne pouvait pas le tolérer. Les soumis ne devaient pas lui obéir parce qu’ils étaient d’accord avec ses décisions mais parce qu’elle l’ordonnait. Son autorité était en train de prendre l’eau et elle haïssait cette sensation. Ses soumis prenaient des initiatives et contestaient ses décisions, il n’y avait qu’une seule raison possible : elle s’était montrée trop laxiste. Il était temps de faire valoir son droit à l’autorité suprême. Il était temps de leur rappeler ce que la soumission signifie.
Sa réponse fut froide au point de leur glacer l’échine à tous.
— Tu remets en doute mes décisions ?
Le Chiot dégluti avant de répondre la seule chose qui lui passait par la tête.
— Non bien sûr.
Emilie retira d’un geste brusque la cravache du menton du Chiot, il craint de recevoir un coup mais rien ne tomba.
— Alors je t’en prie, si tu es si malin fais nous part de ta sagesse. Quelle est la meilleure décision à prendre ? Si je ne peux pas désigner un gagnant que dois-je vous faire ?
Prenant tardivement conscience de son erreur le Chiot ne voulu pas avancer davantage dans cette direction. Il répondit.
— Nous infliger la punition des perdants.
Emilie s’exclama.
— Tu vois. Tu as trouvé la bonne réponse ! Tout ça pour en arriver au même point que moi avec 5 minutes de retard. Félicitation. Je crois qu’on peut tous t’applaudir.
Elle commença à frapper des mains. Le Chiot était vexé de s’être fait renvoyer dans les cordes. Il prit cependant sur lui pour répondre poliment.
— Merci maitresse.
Emilie arrêta d’applaudir et prit une inspiration. Pour marquer les esprits elle devait pousser une gueulante mémorable, elle devait improviser une tirade agressive pour leur remonter les bretelles une fois pour toute. Elle explosa faisant sursauter les trois soumis.
— Bien sûr qu’il va être puni pour ce qu’il a fait ! Et sévèrement ! et toi aussi par la même occasion ! Depuis quand je n’ai plus le choix de l’ordre des punitions ?
Chétif se reteint de rigoler, il avait vu venir la colère d’Emilie. Il n’était pas né de la dernière pluie et savait qu’un soumis ne pouvait pas critiquer les décisions de leur maitresse sans perdre des plumes au passage. Même s’il n’était pas toujours d’accord avec elle il ne disait jamais rien ouvertement. Il avait bien compris que son rang de soumis avait cet inconvénient. Il se dit que ce n’était rien comparé aux avantages. De toute façon il se considérait comme modeste et réaliste, il n’avait aucune chance de gagner un échange avec une femme. S’il avait bien appris une chose sur la gent féminine c’est qu’elles ont toujours le dernier mot lors d’une dispute. Quels que soient les efforts que les hommes peuvent déployer l’issue est toujours en leur défaveur. En ne luttant pas il évitait des coups inutiles. Bien sûr lui aussi avait la sensation que la punition collective n’était pas juste mais ce n’était pas comme s’il pouvait changer quoi que ce soit en luttant. Leur maitresse avait pris sa décision, ainsi soit-il. Plutôt que de lutter contre ce qu’il ne pouvait pas changer il préférait le laisser glisser contre lui. Après tout il était maso il n’allait pas râler pour avoir été puni.
Il décida de se concentrer sur ce qu’elle disait, il ne fallait pas qu’elle puisse l’accuser de lui manquer de respect si elle remarquait son inattention. Toujours hocher la tête pour acquiescer quand une femme lui parlait c’était sa devise. Même s’il n’écoutait qu’à moitié il faisait semblant d’être convaincu pour éviter les ennuis. Il essaya de rattraper le rythme du débit de parole, Emilie était en train de noyer le Chiot sous un flot de critiques.
— Tu peux m’aimer ou pas. Tu peux me trouver des défauts. Mais tu ne dois jamais oublier que je suis ta maitresse ! Tu ne me parles jamais plus sur ce ton ! C’est clair ? S’il y a bien une chose que je mets un point d’honneur à faire respecter c’est bien la discipline ! Si j’ai envie de punir un soumis plus tard et en privé, c’est que j’ai mes raisons ! Et je n’ai pas à me justifier devant un abruti dans ton genre !
Chétif avait presque pitié du Chiot. Voilà ce que l’on gagne à contester leur maitresse. Il était fier, sa position était enviable, il était le seul des soumis à ne rien avoir à se reprocher. Cette engueulade provoquait en lui un certain inconfort, il avait toujours trouvé les femmes de caractère excitantes et ce petit brin de femme avait un tempérament de feu ce qui déclenchait chez lui une envie d’érection. Heureusement qu’il avait sa cage de chasteté en place pour maitriser la situation.
Emilie baissa son débit de parole, elle regardait le chiot avec insistance, il s’était couché autant que possible sur le sol, une sorte de comportement digne d’une autruche, s’il avait trouvé un trou pour y enfoncer la tête il l’aurait fait.
— Si tu doutes de ma capacité à trouver une punition adéquate j’ai un truc à te proposer. Tu vas subir la même chose. Comme ça tu pourras constater dans ta chair que je ne fais pas les choses à moitié. Qu’est-ce que tu en dis ?
Le Chiot avait été frustré par l’absence apparente de punition de Chouchou et la punition collective qu’ils avaient pris mais regrettait amèrement d’avoir exprimé son ressentiment avant d’avoir eu une vue d’ensemble de la situation. Il n’avait jamais voulu énerver leur maitresse. En se faisant gronder il s’était rendu compte qu’elle disposait de beaucoup de pouvoir sur lui. Elle savait non seulement lui faire mal physiquement et moralement mais ce n’était pas encore le pire. Il venait à peine de découvrir le plaisir de vivre ses fantasmes d’animalisation et elle était en position de le priver de ce type de jeu. Elle était capable de lui retirer sa source de satisfaction et cette pensée lui était insoutenable. Il était tellement heureux de porter un plug avec une queue en fourrure et un collier de chien, il n’avait jamais été aussi épanoui que lorsqu’il avait lapé dans sa gamelle. Il avait l’impression d’avoir coup sur coup découvert le plaisir et la peur de le perdre. Il venait de comprendre que sa propre satisfaction était dépendante de l’humeur de leur maitresse.
Il est marrant de constater que nous nous rendons compte de l’importance des gens que lorsque nous avons peur de les perdre.
Il était terrifié comme jamais de la réaction en chaine qu’il venait d’amorcer et aurait tout donné pour revenir quelques minutes en arrière.
Il remua sa tête contre le sol pour lui dire non. Il ne savait pas de quoi elle le menaçait mais il se doutait qu’il n’était pas de taille à y faire face.
— Pas la peine de vous fâcher maitresse je retire tout. Je ne veux que ce qui vous rend heureuse.
Elle lui répondit sèchement.
— Tu ne m’as jamais vu réellement fâchée.
Il ne dit rien, préférant que la discussion se termine au plus vite. Emilie regarda les autres soumis.
— Bien. Quelqu’un d’autre veut remettre en doute ma capacité à rendre la justice ?
Ils répondirent.
— Non maitresse.
Elle laissa peser un silence pour qu’ils puissent récupérer leurs esprits avant de poursuivre.
— Décidément j’ai besoin de me défouler. Chétif comme prévu c’est à ton tour de venir avec moi. Désolé pour toi mais tu vas déguster.
Une part de lui était excité de la voir dans cet état.
— Je prendrai ce qu’il faudra pour apaiser votre fardeau maitresse.
Elle lui fit un sourire en réponse. C’était le genre de proposition qui ne la laissait pas indifférente.
— Chouchou tu vas profiter de ce temps pour reprendre à zéro la coupe de l’herbe.
— Merci maitresse.
Il se dit que le bon cote c’est qu’il avait du temps pour réfléchir, elle ne l’avait pas pris à part immédiatement pour le répudier donc tout n’était pas perdu en fin de compte. Avec un peu de chance après s’être défoulé sur Chétif elle serait plus magnanime. Il fallait qu’il prépare son texte, chaque mot allait compter. S’il se jetait à ses pieds pour implorer son pardon peut-être aurait-il une chance, encore une.
Emilie regarda le Chiot qui osait à peine sortir la tête du sol.
— Toi tu peux prendre une pause ou continuer selon ce que tu préfères.
Il fut surpris de cet ordre, il avait pensé se faire punir pour son attitude. Se pouvait-il qu’elle lui ait déjà pardonné ? Il se dit que vu sa jeunesse elle ne lui avait peut-être collé qu’un simple avertissement. Son manque d’expérience ne lui permettait pas de comprendre tout ce qui c’était passé. Si Chétif n’était pas parti avec leur maitresse il lui aurait surement posé la question. En tout cas il n’était pas de l’ordre du possible qu’il aille la poser à ce foutu traitre. À défaut d’être autorisé à lui mettre son poing dans la figure il ne comptait plus lui adresser la parole.
Il ne se rendait pas compte qu’Emilie ne lui laissait une pause que parce qu’elle planifiait pour lui un jeu éreintant juste après. Elle le laissait reprendre son souffle pour qu’il soit au top de sa forme. Sans le savoir il était le prochain sur la liste.

5 réflexions sur « Week-end avec 3 soumis juin 2014 #16 : les mauvais choix et leurs conséquences »

  1. Madame,

    Je crois que je préférais la forme narrative à la première personne. Mais peu importe car vos textes sont tout à la fois charmants, surprenants, drôles, justes (j’y reviendrai) et bien sûr excitants pour les vers de terre que nous sommes, nous autres lécheurs de bottes. Inutile de vous féliciter sur votre orthographe impeccable et votre grammaire précise et efficace.

    Pour ma part, j’aime particulièrement quand vous décrivez vos relations avec « votre homme ». Je vois bien ce qu’il y a d’indécent à prétendre en savoir un peu plus (c’est déjà beaucoup de nous avouer ce frisson qui vous saisit à l’idée des corrections qu’il endure loin de vous), mais j’adorerais vous lire sur la manière dont vous vivez dans l’intimité avec lui. Je comprends que vous lui faites encore l’honneur de votre corps et même de votre plaisir. Je n’ai rien lu sur les privations qu’il endure, les corrections qu’il reçoit. Rien surtout sur ce qu’il sait de vos autres soumis, ce qu’il pense de leur concours à votre (lui et vous) mode (je n’ose pas dire « niveau ») de vie, etc.

    Je m’étonne que vous n’ayez pas d’amant, ou que vous n’en parliez pas. Une femme telle que vous se satisfait-elle des léchouilles de soumis, ou gardez-vous la liberté de vous offrir parfois un beau mâle viril ?

    Quand à vos soumis, que de tendresse dans la relation qui vous unit à eux ! A vous lire, il me semblerait presque que ce sentiment quasi maternel que vous leur portez retient votre main et adoucit les sanctions. Mais, m’y voilà, on sent que vous les corrigez avec une grande justesse. Quand nous étions gamins, une comptine parlait d’un homme qui battait sa femme « il la battait si juste, qu’il n’y avait rien de plus juste… » La manière dont vous gardez à leur place vos soumis est toujours juste ! On sent une sorte d’équilibre (ne le prenez pas mal) dans vos relations avec eux. C’est délicieux.

    Enfin j’aimerais tant vous lire sur le plaisir que vous prenez à faire souffrir un homme. C’est presque impossible de comprendre ce qui se passe dans votre cerveau quand cette étincelle s’allume dans vos yeux ou plus précisément sous votre plume.

    Je rêve d’en savoir un peu plus sur vous au travers de textes un peu moins rares…

    Je vous salue bas,

    Emmanuel.

  2. Bonsoir,
    Superbe! Mais, vous leur avez vraiment demandé leur ressenti ou vous le déduisez de leur attitude?

    C’est bien de se voir dans la peau du soumis, de partager ses doutes, ses envies et ses craintes, de les comparer aux nôtres et aux vôtres.

    Bon, sincèrement, je préfère quand même quand le récit se fait à travers vous, il est plus direct, plus saignant!
    merci
    A bientôt

  3. Bonsoir Emilie
    Quel plaisir de retrouver votre blog après 3 jours d absence, formation oblige.
    FELICITATIONS, d’une part, pour le travail que vous avez effectuée pour changer le style de narration de votre texte, je suis conscient que cela n a pas été facile, c’est tout à votre honneur de chercher à améliorer la qualité de vos récits et d autre part pour la réussite de cette expérience; je trouve que votre nouveau post se découvre, non pas comme la lecture d’un blog mais bien comme la lecture d ‘un livre.
    Pour moi, vous avez fait le bon choix.
    Vos soumis ne connaissent pas leur bonheur, ou leur malheur ,si vous êtes aussi perfectionniste pour leur dressage que pour la rédaction d’un ouvrage( j’aime bien cette petite phrase) ils ne vont pas s’ennuyer.

    Merci EMILIE

  4. Madame,

    Vous dites qu’en corrigeant chétif, vous auriez pu avoir un orgasme !
    Le simple fait d’administrer une sévère correction peut-il provoquer chez vous un orgasme ?
    Vous faut-il une aide « mécanique » pour y parvenir ?
    Vous arrive-t-il parfois de souhaiter que votre soumis vous aide (de sa bouche, ou comme il peut) à y parvenir ?

    Emmanuel.

    1. Bonjour,
      L’orgasme a une forte composante mentale et il n’y a rien de standard en ce domaine.
      J’estime qu’un soumis ne doit pas être conscient de me donner du plaisir sinon il a un pouvoir sur moi. Surtout qu’il ne suffit pas de ramper à mes pieds pour me mériter.

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