Week-end avec 3 soumis juin 2014 #27 : Chouchou passe l’inquisition gynarchique #1

Hello 🙂

Si vous n’avez pas vu j’ai fait un post « bilan janvier » hier.

Je vous conseille aussi de reprendre les 2 posts précédents pour comprendre l’enchainement.
Vous l’attendiez depuis longtemps voici le retour de l’action dans le récit ! 😛


Je ne m’en cache pas j’ai un faible pour l’abus de pouvoir et rien ne me rend plus heureuse que de pouvoir me lâcher et d’être capricieuse sans ressentir la moindre pression morale à me contenir. Je ne sais pas ce que je deviendrais sans mes victimes consentantes, la vie serait si triste.
Exiger de mes soumis des choses plus idiotes les unes que les autres sans les voir, ne serait-ce qu’une seconde, me défier est une libération vraiment salutaire. C’est comme enlever ses talons et son soutien-gorge après une journée de travail, on a la sensation de revivre. En voyant Chouchou se torturer sur mon ordre j’avais comme une étincelle dans le regard, quelque chose d’animal en moi qui se réveillait. Je ne sais pas si vous visualisez la scène : lui essayant de sourire alors qu’il tirait tour à tour sur chacune des pinces qu’il avait aux seins. Il me faisait penser aux vidéos de fitness, les cruches qui font les exercices avec un large sourire forcé « droite – gauche – droite – gauche ». D’ailleurs ça serait un bon thème pour une soirée « souffrir pour être beau », il faut que je note l’idée sur un post-it.
En tout cas son attitude était risible. C’était si bon de le voir intensifier la douleur qu’il s’infligeait alors que je m’approchais de lui en le fixant. Derrière son sourire je le voyais me supplier de ne pas prendre les choses en main.
Si infliger moi-même la douleur n’avait pas eu ma préférence j’aurais pu passer la journée à le regarder faire pour voir ses limites.
— Bref passons aux choses sérieuses. Qui va avoir la chance de venir prouver en premier son dévouement indéfectible à la cause gynarchique ? Je sais que vous en mourrez tous d’envie …
Ma phrase les a plongés dans un état bizarre, un mélange entre la peur de faiblir sous la torture devant des témoins, ce n’est jamais facile de pleurnicher sous le regard des autres, et en même temps une forte excitation à la perspective d’être des voyeurs, c’était comme un film sauf que le rendu serait bien plus intense. Sans parler de mon utilisation du mot gynarchique, ce n’est pas un mot ordinaire, il est immédiatement associé au contexte BDSM, c’est la toute puissance féminine sur laquelle ils fantasment.
Je les ai balayés du regard comme si j’étais à la recherche de la proie la plus faible, en réalité mon choix était déjà arrêté je jouais simplement avec leurs nerfs. Lorsque j’ai jugé qu’ils étaient à point la sentence est tombée.
— Chouchou !
Je me suis donnée un coup de cravache sur les jambes.
— Ici !
Mes jambes étaient protégées par un pantalon je le rappelle, je n’allais pas me faire du mal. Pour être vraiment honnête l’impact a provoqué une petite chaleur et une onde de choc qui est remontée le long de ma cuisse pour aller finir sa course sur une zone qui n’avait pas besoin d’une stimulation supplémentaire …
Chouchou ayant les mains occupées par la torture de ses seins, et comme il n’était pas question qu’il se lève, a dû se dandiner sur le sol pour avancer à genoux vers moi. La scène était si grotesque qu’elle m’a arraché un rire. En essuyant une larme qui avait coulé sur mon visage je lui ai dit :
— Debout.
Il a répondu avec fierté, voire de l’arrogance.
— Je préfère rester par terre maitresse. À quatre pattes. Ma place est contre le sol. Je ne mérite pas de marcher comme vous. Ma place est au plus près de vos divins pieds.
Je ne pouvais qu’approuver la rhétorique cependant je ne demande pas à un soumis d’avoir raison, je lui demande d’obéir. En temps normal j’essaye d’être compréhensive avec eux, je passe sur beaucoup de choses mais il y a des limites. Je me suis remis un coup de cravache sur les jambes.
— Debout !
Il a baissé les yeux et a tenté de se justifier.
— Je croyais que c’est ce que vous vouliez maitresse.
Avec certains soumis il est presque trop facile d’être une peste arrogante, je lui ai répondu.
— Oula ! T’es débile au point de croire que je veux que tu me désobéisses ? Parce qu’au-delà d’un certain niveau de connerie je ne peux plus rien pour toi.
— Non, pardon maitresse ce n’est pas ce que je voulais dire. J’ai commis une erreur pardon. J’avais mal compris.
J’ai soupiré.
— Je vais devoir répéter chaque ordre avant que tu le comprennes ?
— Non bien sûr maitresse. J’avais juste mal compris vos intentions cette fois-ci.
— Cette fois-ci ?
J’ai levé les yeux au plafond avant de continuer.
— Je sais que tu essayes de me rassurer mais tu fais l’inverse. Parce que même en essayant de jouer à l’idiote je ne vois pas ce qui prête à confusion dans « debout ! » …. Si tu veux me prendre pour une conne dit le directement ça nous simplifiera la vie.
— Absolument pas maitresse, je croyais que vous vouliez que je me déplace debout pour me simplifier la tâche. Je vous répondais que je n’en avais pas besoin. C’est l’intonation que je n’avais pas comprise.
— C’est donc un problème d’audition. Rappelles moi, quelle pratique rend sourd ?
— La masturbation maitresse, mais j’ai ma cage je n’ai pas pu le faire !
J’ai froncé les sourcils.
— Je ne sais pas. Je commence à douter. Normalement un gars soumis à la chasteté forcée devient très sage pour espérer s’en sortir assez vite. Pas chez toi. Qu’est-ce que je dois en déduire ? Que tu es une exception ou que tu as suivis des cours de crochetage ?
Il a été outré par mon accusation. D’ailleurs je savais très bien qu’il avait été chaste, la remise en question de son obéissance faisait partie de son humiliation. J’aurais dit qu’il était une merde il n’aurait rien ressenti par contre que je mette en question sa loyauté lui faisait mal. Tous les soumis ont une échelle de valeur qu’il faut en quelque sorte respecter pour ne pas taper trop fort pour une petite bêtise et inversement.
— Non ! Maitresse. J’ai respecté ma chasteté. Je n’aurais jamais osé.
— Vu ton comportement récent laisses-moi en douter.
— Je …
— Silence !
J’ai du leur glacer le sang avec ce cri, je crois qu’ils ont tous arrêté de respirer à cet instant. Mes soumis le savent il m’arrive de réagir très vivement lorsqu’ils me contredisent, pas à chaque fois c’est aléatoire. Je n’ai pas encore trouvé de théorie générale pour expliquer pourquoi parfois je pète un plomb.
— Je me moque d’avoir ta parole. Elle ne vaut rien de toute façon. Soit tu triches, soit ta détention n’est pas assez dure. Dans les deux cas la réponse sera la même, je dois prendre des mesures radicales. Tu sais ce que cela veut dire ?
Il a dégluti avant de répondre.
— Que je vais avoir des pointes dans ma cage.
— Tant mieux si tu le sais. Si tu as agi en connaissance de cause je ne te prends pas en traitre, je n’ai aucun remord à avoir à te traiter comme un moins que rien.
S’il n’en tenait qu’à moi toutes les cages dont j’ai la surveillance seraient punitives, dans le sens sanctionneraient les hommes à la moindre prise de volume. J’adore l’effet d’un KTB ou d’une cage avec des pointes sur le comportement d’un homme, ils ont toujours avec une larme à l’oeil, une sorte de désespoir dans le regard qui me rend folle. J’ai bien plus l’impression de leur avoir arraché leur sexualité par rapport à une cage normale. Pour les non-connaisseurs je précise qu’il ne s’agit pas de pointes au sens de « perforation de la peau », ce sont seulement des ergots appuyant fortement et comprimant la queue. Il n’y a pas de sang ou de blessure, simplement une pression sur des capteurs très sensibles.
Parfois je rage intérieurement en traitant mes soumis de fillettes incapables de souffrir pour me faire plaisir. Je ne dis rien pour ne pas passer pour trop cruelle. Je suis réaliste et je sais que ce traitement est trop dur pour être maintenu sur des longues périodes mais je le regrette. J’imagine que c’est aussi douloureux pour eux qu’une pince plate sur le clitoris pour moi, je pleure comme un bébé à chaque fois.
Bref, le modèle de cage que je lui faisais porter venait avec différents accessoires pour varier les jeux dont une barrette avec des ergots que vous pouvez clipper à l’intérieur et ainsi réduire la place disponible pour sa queue. Il appréhendait fortement la suite, il savait que si je les lui mettais c’était qu’à un moment ou un autre j’allais le torturer en jouant avec ses fantasmes. J’allais forcément tout faire pour lui déclencher une érection et ainsi permettre aux ergots d’appuyer contre la chair de sa verge provoquant une douleur indescriptible. Comprenez-moi bien, que je m’interdise de leur mettre des pointes sur des longues périodes ne veut pas dire que je les ménage pour les rares fois où je m’autorise ce plaisir. Au final je connais des soumis qui sanglotent rien qu’à leur pose, rien qu’en anticipant la douleur. Ça me fait rire.
Vous imaginez la puissance que je ressens à avoir la petite clé en main dans cette situation ? Même un soumis qui est en général assez rebelle se met à m’obéir au doigt et à l’oeil c’est divin.
Chouchou avait encore assez de dignité pour feindre l’indifférence lorsque je les ai mises. Il comprenait d’ailleurs pourquoi je l’avais fait se lever, je voulais que son sexe soit accessible sans que j’ai à me baisser, il n’y avait aucun rapport avec son confort comme il l’avait pensé au départ.
Un des petits plaisirs que j’ai à poser une cage de chasteté, a fortiori une cage punitive, c’est d’entendre le « clic » du cadenas immédiatement suivi d’un frisson du soumis, il ferme les yeux quelques instants en hommage à sa virilité perdue. Le silence était religieux, peu importe leurs différends les hommes sont solidaires lors de la castration d’un des leurs. À moins qu’ils n’aient eu peur de subir le même sort au moindre bruit. Avec sarcasme j’ai dit :
— Voilà. Espérons que cette fois ci ta cage fasse son effet. À genoux.
Il s’est accroupi sans rien dire. Il devait être dans une phase de déni, refusant de baisser les yeux pour constater que tout était réel.
J’ai mis mes mains de chaque côté de sa tête, le tenant avec fermeté, et je l’ai approché de mon bassin. Il a frissonné de se retrouver si près de mon corps, si près du triangle formé par mon pantalon, uniquement séparé de mon sexe par quelques millimètres de tissu.
— On fera un peu de facesitting tout à l’heure qu’est-ce que tu en dis ? Tu aimes ça pas vrai ?
Si jusque-là il avait tenu bon cette phrase l’a achevé, à moins que les pointes n’aient été en train de le punir de fantasmer sur mon corps, c’est en tout cas avec un sanglot dans la voix qu’il a répondu.
— Oui maitresse.
Prendre ce que le soumis aime et le retourner contre lui en le lui gâchant est un de mes caprices. Je n’aime pas offrir mon corps en pâture aux soumis sauf s’ils sont en cage de punition et que cela les torture. Le terme de « s’offrir » est trop fort, je reste toujours très pudique mais vous avez compris le raisonnement.
D’ailleurs c’est assez bizarre, si je suis assez pudique avec mes soumis j’ai en même temps besoin d’être près d’eux. Par exemple je n’aime pas utiliser une laisse je préfère les attraper par le collier ou par les cheveux. J’ai souvent une main posée sur leur corps. Il me faut un lien physique. Surement un geste inconscient pour ne faire qu’un avec eux.
Concernant la sévérité du traitement de Chouchou je rappelle encore une fois qu’il était puni pour avoir tenté de tricher pendant une épreuve, je n’étais pas trop dure avec lui la punition était appropriée.
Avertissement à tous mes soumis, si vous ne voulez pas subir ce traitement assumez vos échecs et ne trichez pas.
J’ai relâché sa tête avec dédain. Il était encore trop tôt pour le torturer de la sorte et je devais me retenir. Mon plan était en 3 phases : une première phase « engueulade » pour bien lancer la dynamique, ensuite enchainer avec une phase de torture axée teasing et torture des seins, et enfin une phase purement masochiste assez courte mais très douloureuse pour marquer la gravité de sa faute. En quelque sorte ce serait son « paiement » pour avoir la chance de regagner mon cheptel.
J’ai joint mes mains brutalement pour le faire sursauter et récupérer son attention.
— Bien ! Je récapitule les faits. Cette misérable larve qui se prétend pourtant fervent adorateur des principes gynarchistes a eu un comportement qui me laisse à penser qu’il n’est qu’un traitre. Aussi étonnant que cela puisse paraitre alors qu’il avait eu la chance d’avoir reçu un ordre d’un membre du sexe supérieur, moi en l’occurrence, il s’est permis de se montrer odieux et irrespectueux envers elle. Il a remis en cause la divine hiérarchie qui gouverne notre monde.
J’ai été coupé par le Chiot qui a lancé un :
— Qu’on le pende !
J’ai tourné la tête vers lui avec une expression consternée. Il essayait de se faire tout petit. D’une voix posée je lui ai dit.
— Ça te fait rire de me couper la parole ?
J’ai levé ma main droite en joignant les doigts. Il s’est liquéfié rien qu’à sa vue, baissant les yeux en espérant que lorsqu’il relèverait la tête ma menace aurait disparu. Je suis restée inflexible.
— Tu m’as mal comprise, ce n’était pas un avertissement. Vu que tu la cherches tu vas te déplacer jusqu’à elle pour te la prendre.
Il était abasourdi par ma demande. Il allait devoir mobiliser tout son courage pour s’approcher de la main qui allait le punir. Il allait devoir se mettre à genoux devant elle sachant qu’elle allait s’abattre sans aucune pitié sur ses joues. J’adorais la symbolique, lui surement moins. C’était comme à l’école, venir au bureau de la maitresse pour être puni devant tout le monde.
Il n’a pas fait de problèmes, bien que débutant il savait déjà que coopérer aux punitions et le seul moyen de ne pas aggraver sa situation. Surtout avec moi qui n’hésite pas à décupler mes plans initiaux en cas de doute sur la docilité d’un de mes soumis.
Je peux vous assurer qu’en s’agenouillant devant moi il était à deux doigts de pleurer (ou d’une main plutôt ^^), ce qui avait un effet étonnant sur son sexe. Les soumis sont complexes, partagés entre la fascination des femmes dominantes et la crainte qu’ils en ont.
J’ai gloussé.
— Tut, tut, tut. Ne sois pas idiot ce n’est pas la bonne joue. Montre-moi celle qui est déjà rouge.
Il m’a lancé un regard de chien battu et n’a trouvé en réponse que mon regard hautain et déterminé. Il s’est résigné à tourner la tête, fermant les yeux en attendant l’impact qui n’a pas tardé.
La gifle a résonné dans la pièce, rapidement suivi par quelques gémissements.
— Qu’est-ce qu’on dit ?
— Merci maitresse.
Il a attendu ma permission avant de bouger. Il devait craindre que je ne rallonge son supplice s’il montrait le moindre empressement à répartir contre le mur. Comme j’estimais qu’il avait été plutôt sage j’ai décidé de ne pas le frapper davantage, un bon point pour lui. J’allais néanmoins lui lancer une dernière pique avant de le renvoyer à sa place.
— Tu comptes te lancer dans une collection ? Parce qu’à se rythme je vais te faire une carte d’abonnement. Pour 9 gifles la 10eme est gratuite ça te dit ?
— Non maitresse.
Il ne semblait pas trouver la plaisanterie amusante.
— Retourne à ta place.
— Merci maitresse.
Une fois à côté de Chétif il a levé les yeux vers moi. Constatant que je le regardais aussi il a baissé la tête, honteux de s’être fait prendre.
— Quelqu’un d’autre a envie de m’interrompre ? Parce que sinon je peux continuer à en distribuer. Non ? Plus d’amateur ? Vous allez prendre la chose au sérieux désormais ?
Ils ont tous répondus « oui maitresse » d’une voix faible.
— Bien. Je disais donc que ce pitoyable déchet de l’humanité ici présent m’a manqué de respect.
Chouchou a répondu.
— Je ne voulais pas …
Sans aucune hésitation je lui ai mis une gifle.
— C’est pas fini les interruptions ! Je fais pouvoir faire mon sermon en une seule fois ou quoi ?
— Je croyais que …
Une nouvelle gifle est partie.
— Rien à foutre ! Un prévenu n’a le droit de parler que lorsque c’est son tour. Dois-je te rappeler que tu es accusé d’outrage à la gent féminine ? Si j’étais toi je me ferais tout petit.
Il a dégluti.
— Oui maitresse.
J’ai soupiré.
— Je ne sais même pas pourquoi je te dis tout ça. Tu es tellement con que tu n’as même pas compris la plus simple des règles : une femme te donne un ordre tu obéis ou tu es puni.
Toujours prompt à me montrer sa motivation il a répondu.
— Je dois être puni. Je le sais maitresse.
J’ai ricané.
— Evidemment ce n’est pas la question. Tu m’as insulté publiquement tu …
— Je ne vous ai pas insultée maitresse je n’oserais pas.
Une nouvelle gifle est partie. En me frottant la main je me suis dit que si je continuais à les distribuer à ce rythme j’allais bientôt avoir des bleus.
— Alors là je vais faire un point, je vais être très claire : vous arrêtez de m’interrompre, tous, ou je ne réponds plus de rien. Vraiment.
Désormais j’étais confortée dans mon intuition précédente, les récompenser à ce moment du week-end aurait été une erreur. Leur impertinence ne faisait que s’aggraver avec le temps je devais y mettre un « stop » clair.
— Et ce n’est pas le sujet du débat du débat de toute façon. Tes torts ayant été constaté par une femme ils sont irréfutables. Tu n’oserais tout de même pas contredire le témoignage d’une femme ? Tu veux la peine de mort ?
— Non maitresse.
— Alors dis le clairement. Reconnais publiquement que tu m’as insulté.
Il a maronné, je l’ai repris, plus calmement, j’avais besoin de sa coopération pour la suite.
— Si tu veux vraiment mon pardon il va falloir faire des efforts. Le premier pas vers la rédemption c’est de reconnaitre que tu as un problème. Parce que ce n’est pas une blague tu m’as insulté publiquement. Je bien compris que tu es dans le déni parce que tu n’assumes pas tes actes. Cela ne change rien à la réalité. Je t’ai donné un ordre et tu as essayé de tricher. De quoi j’ai eu l’air ? Tu as essayé de voir la situation de mon point de vue ? J’ai eu l’air d’une idiote et me faire passer pour une idiote est une insulte à tout ce que je représente.
— Je vous respecte.
— Non ! Tu te moques totalement de mon autorité donc tu m’insultes. Et bien plus encore tu n’as pas respecté ton serment de nous servir donc tu insultes toute la cause gynarchique. Tu crois que tu nous aides en prenant la place de soumis qui nous seraient vraiment dévoués ?
— Je suis dévoué à la cause gynarchique.
— En n’arrêtant pas de me contredire tu ne fais qu’aggraver ton cas.
— Je ne veux pas vous contredire mais juste vous expliquer pourquoi….
Je l’ai interrompu.
— Tu veux dire que je suis trop conne pour comprendre toute seule ?
— Non ce n’est pas ce que je voulais dire. Vous avez mal compris mes intentions.
— Ah d’accord, c’est MOI le problème maintenant ? De mieux en mieux.
Le plus dur dans ces moments c’est de ne pas partir en fou-rire. Il faut prendre le soumis pour un con en retournant tout ce qu’il dit contre lui jusqu’à l’absurde.
— Non, bien sûr que non maitresse, vous êtes parfaite, vous êtes plus intelligente que moi.
— Alors pourquoi tu parles ? Qu’est-ce que tu peux dire que je ne pourrais pas ? J’ai déjà compris que tu es un gros con si c’est ça qui t’inquiète. Il n’y a rien d’autre à dire sur ce point. Ce qui est en discussion ici c’est de déterminer si tu es un traitre à la cause gynarchique ou simplement un mauvais soumis. Je ne suis pas là pour te trouver des excuses. Je sais déjà que tu as tort. De toute façon que veux-tu faire ?
Je me suis esclaffée.
— Trouver des excuses pour justifier un outrage à la gent féminine ? C’est ça que tu veux ? Il y en a vraiment qui ne doute de rien.
— Je n’ai pas dit que c’était pour justifier. Je n’essaye pas de trouver de bonnes raisons pour ce que j’ai fait je veux juste expliquer pourquoi j’ai fait ça. J’avais peur de vous …
— Attends … Si ce ne sont pas de bonnes raisons tu m’interromps pour donner quoi ? Des mauvaises raisons ?Arrêtes toi un instant et repenses à la discussion. En quoi ça arrangera ta situation de m’expliquer que tu avais de mauvaises raisons d’avoir fait quelque chose d’inacceptable ? Tu te rends compte à quel point c’est tordu comme mode de pensée ?
Par dépit il a essayé de se sortir de la situation en sortant un poncif.
— Je ne suis qu’un homme.
J’ai pris mon visage dans mes mains.
— Ok. Putain. On va reprendre lentement. Si tu me réponds encore un truc aussi évident que « le ciel est bleu » ou « qu’un hommes c’est con » je te mets à la porte. Tu as tort, on le sait déjà tous. Pourquoi veux-tu en rajouter ?
— Je sais que je suis mauvais. Justement j’ai peur que vous me jugiez mal, parce que je suis mauvais. Je suis un mauvais soumis.
J’ai soupiré de manière ostensible.
— Il va me falloir une aspirine dans pas longtemps. Donc tu me coupes pour éviter que j’argumente que tu es mauvais parce que tu reconnais que tu es mauvais ? Donc plutôt que de respecter que je me fasse mon propre jugement, qui est évident même pour toi c’est pour dire, tu préfères me voler ce pouvoir ? Tu veux retirer à une femme le pouvoir de juger ?
— Non, j’ai peur d’être devenu un vieux con pathétique à vos yeux et ….
— Dis quelque chose de nouveau ou tu me fais perdre mon temps ! Surtout que tu n’es pas plus con qu’avant. Tout au plus tu t’en rends compte c’est tout. Personnellement au-dessous d’un certain niveau je ne fais même plus de distinction.
— Je voulais vous impressionner …
— En me désobéissant ? En m’insultant ? C’est …
J’ai haussé les épaules de dépit, j’en perdais mes mots.
— Non même pour un homme c’est tordu comme raisonnement. Je ne sais pas quoi dire …
— Je ne voulais pas me faire prendre …
J’ai écarquillé les yeux.
— Là on a du lourd ! Que tu puisses penser avoir l’intelligence de monter un stratagème pouvant tromper une femme ne fait que prouver une fois de plus ta stupidité.
— J’aurais aimé que vous soyez fière de moi.
J’ai rigolé.
— Oh ! Que c’est niais de pouvoir penser que tu peux faire quelque chose de remarquable. Tu crois pouvoir un jour m’impressionner ? Tu veux faire quoi ? Devenir cosmonaute ? Pompier ? Policier ? Tu l’as dit toi-même tu n’es qu’un vieux con pathétique. Ce n’est même pas la peine que tu essayes de m’impressionner tu ne le peux pas. Tu as cru que j’attendais de toi que tu me prouves que tu valais quelque chose ? Non ! Tu es un minable. Ne doute jamais que tu le sois. Je le sais depuis le début et je suis désolé si tu ne t’en rends compte que maintenant. Alors assume de ne rien pouvoir faire de bien et arrêtes de vouloir m’impressionner. Contente-toi du plus simple. Tu n’es pas là pour réussir quoi que ce soit. Je ne t’ai pas pris parce que tu es utile mais parce que tu me fais rire par ta débilité. Dans des moments de faiblesse, lorsque je doute de moi, je n’ai qu’à poser les yeux sur toi pour me rendre compte de la chance que j’ai d’être une femme. C’est même pire ! Même le plus pathétique des hommes t’es supérieur. Il fallait un dernier sur l’échelle de l’humanité et c’est tombé sur toi. Tu serais le dernier Homme vivant sur terre que je suis sûre qu’il y aurait encore des êtres plus intelligents que toi !
Il était sonné par ma tirade improvisée. J’étais morte de rire intérieurement et plutôt contente de mes trouvailles. Soyons honnête j’étais tellement fière de moi que j’en étais sexuellement excitée. Une sensation difficile à expliquer, ce n’était pas tant de le voir démoli qui me plaisait que de me sentir supérieure. Je m’auto-complimentais.
Lui n’était pas en reste, si je l’avais frappé entre les jambes je ne l’aurais pas autant émasculé que ce que j’avais fait à l’instant. Faire la démonstration qu’il était inférieur était une part importante de son fantasme. Sur le moment il ne s’en rendait probablement pas compte mais plus tard il fantasmerait sur cette scène. Je connais mes soumis.
La phase 1 de mon plan, l’engueuler je vous le rappelle, s’était plutôt bien passée. Même s’ils m’avaient interrompu j’avais su rebondir. Il était donc temps de faire la transition vers une partie plus douloureuse du jeu. En tout cas physiquement.
— Je trouve ton comportement pendant l’interrogatoire très déplacé. Face à l’inquisition gynarchique les soumis doivent se montrer humble et c’est très loin de ce que tu es.
Je me suis retournée vers les deux autres soumis.
— Vous êtes témoins, j’ai essayé d’avoir une discussion simple mais il n’a pas voulu. Je vais devoir recourir à d’autres moyens. Je suis désolé mais il me force la main. C’est moi la victime ici. Vous êtes d’accord avec moi ?
En finissant ma phrase j’avais un sourire cynique en coin. Ils ont répondu en coeur.
— Oui maitresse.
Je me suis moqué d’eux.
— Vous faites bien d’être d’accord avec moi. Quand votre tour viendra pensez à rester sur cette voie ça serait plus intelligent. De toute façon vous ne pourrez pas faire pire que « ça ».
C’est fou comme ils semblaient ne pas être pressés que ce soit leur tour. J’ai continué.
— Donc si tout le monde est d’accord ça sera la méthode dure. De toute façon je ne sais même pas pourquoi je n’ai pas commencé par ça. Tu ne comprends que la douleur, tu n’es pas civilisé c’est le seul langage que tu connais.
Je lui ai tapoté les joues pour lui donner un avant gout de ce qui allait lui arriver.
— Je vais donc te poser plusieurs fois la même question. La bonne réponse est évidente même pour en abruti comme toi. Tu réponds autre chose tu prends la porte, et la je suis très sérieuse
— Je …
Je lui ai collé une gifle.
— Je m’en fous. De toute façon personne ne te comprend quand tu parles. Je sais que tu es persuadé de dire des trucs intéressant mais non. Donc vraiment arrête de parler. Ton rôle dans la vie c’est de faire ce que les femmes te disent sans prononcer le moindre mot inutile. Lorsque l’on te pose une question, tu peux y répondre, c’est tout. Par contre tu vas au plus simple. N’essayes pas de te lancer pas dans un long discours épique tu n’y arriveras pas., Réponds juste « oui » ou « non » ça suffit. Tu rajoutes une formule de politesse et tu as tout le bagage lexical qu’il te faut. Compris ?
Il grimaçait à force de retenir ce qu’il avait à me dire, je savais qu’il voulait vraiment m’assurer que ce n’était qu’un incident de parcours. Je crois qu’il ne voyait pas que mettre en cause sa loyauté n’était qu’une torture de plus, je savais bien qu’il me voyait comme un être supérieur. Je le dis souvent mais les soumis ne voient parfois que ce qu’ils veulent voir, ils aiment être dans le scénario même s’il est idiot lorsque l’on prend du recul. Je crois que je vous avais déjà parlé de la théorie de la suspension consentie de l’incrédulité qui explique pourquoi les soumis entrent dans le personnage.
Il a tenu compte de mes conseils et a répondu :
— Oui maitresse.
Pour le récompenser j’ai baissé mon ton.
— Ça peut te paraitre dur mais tu n’as pas une vue d’ensemble du truc. Tu es au ras du sol. Moi j’ai un point de vue supérieur et tout est clair. Je peux t’assurer que si tu étais à ma place tu constaterais comme moi que le simple fait que tu veuilles d’exprimer est une insulte à l’humanité toute entière.
Chouchou baissait les yeux pour ne pas affronter les critiques que je lui faisais. Une réaction tout à faire normale. Il pensait qu’en laissant couler il n’y laisserait pas de plumes, si seulement il savait ce que je lui réservais …
— Pour que ce soit bien clair pour toi je vais t’expliquer encore plus simplement. Tu vas prendre exemple sur …
J’ai cherché autour de moi un objet, mon attention s’est portée sur une corbeille de fruits de la cuisine. Je suis allée en prendre un.
— Tu vois cette banane ?
Je lui ai agité sous le nez.
— Est-ce qu’elle parle ? Non. Elle n’en a pas besoin pour remplir sa tâche donc elle ne le fait pas. Toi c’est pareil, tu dois penser « je suis une banane, je ne parle pas ».
J’ai entendu rigoler derrière moi. C’était une réaction compréhensible au vu des énormités que je débitais, le seul problème étant que j’étais la seule autorisée à partir en fou rire, le soumis fautif allait prendre cher. Je me suis retournée, Chétif faisait semblant de regarder ailleurs en se mordant les lèvres pour ne pas que je fasse le rapprochement. J’ai ricané doucement avant d’attraper quelque chose dans le sac à matériel à côté de moi. Je me suis approché de lui.
— Tend les mains.
Il a obéi et j’ai posé la banane, un préservatif et du lubrifiant dans ses mains.
Je lui ai adressé un sourire et sans exprimer à haute voix mon idée je suis retournée engueuler Chouchou. Chétif avait très bien compris de toute façon. Ça allait l’occuper pendant un moment.
— J’en étais où ? Ah oui.
Je suis allée prendre une deuxième banane. Je l’ai pointée sous le nez de Chouchou.
— Tu as compris l’idée ou il faut que je répète ?
— Ça ira maitresse.
J’ai soupiré.
— Je ne crois pas. Tu veux accélérer le mouvement parce que tu es impressionné c’est ça ? Je sais bien que le coup de la banane est dur à digérer. Désolé c’est tout ce que j’avais sous la main. Je vois bien que tu fais semblant d’être indifférent, ça te met mal à l’aise mais tu n’as pas à le cacher je connais la vérité. Je sais ce que tu te dis.
J’ai pris une intonation plus grave pour imiter la voix d’un homme
— Vu sa longueur cette banane lui serait plus utile que je ne le serais jamais. Maitresse est bien gentille mais je ne pourrais jamais être à la hauteur de cette exceptionnelle banane.
Puis avec une voix normale.
— Ne sois pas jaloux. Je ne suis pas idiote, je ne te demande pas de t’élever jusqu’à son niveau d’utilité. Je ne vais pas te demander l’impossible ! Je veux juste que tu prennes exemple sur elle pour le silence. Juste ça et je serais contente.
Frapper un soumis déjà à terre est une activité très amusante je vous la garantis. Je n’avais d’ailleurs pas tort, dans un monde gynarchique les bananes sont supérieures aux soumis dans l’ordre social. C’est terrible quand vous y pensez.
J’adore être une peste je ne le dirais jamais assez, et encore là j’étais soft, j’ai déjà demandé à un soumis de vénérer une banane, de se prosterner devant elle en la complimentant. Bien sûr au début il a pris ça à la légère mais après quelques coups de cravache il a été plus « volontaire ». Lorsque je lui ai montré la vidéo quelques semaines après il a viré au rouge.
Chouchou est resté silencieux. D’ailleurs depuis plusieurs minutes il ne disait plus grand-chose, il savait que le moindre mot serait retourné contre lui. Il avait compris que le silence allait s’ajouter à ses privations.
Lorsque vous entendez le mot « privation » vous pensez immédiatement à celle du plaisir mais ce n’est pas la seule que j’ai à disposition. Je peux les priver de mouvement, de vision et de sens pour être plus général. Etre cravaché avec un casque d’isolation acoustique et un bandeau sur les yeux donne un nouveau gout au jeu. C’est terrible bien sûr mais c’est une variation intéressante.
J’ai relevé le menton de Chouchou en ne lui cachant pas que j’allais le gifler.
— Es-tu un traitre à la cause gynarchique ?
— Non maitresse.
Une paire de gifle est partie.
— Vraiment ? Donc si je te frappe jusqu’à l’épuisement je n’aurais pas d’autre réponse ?
— Non maitresse.
Une autre paire de gifle s’est abattue sur son visage.
— Permet moi d’en douter et de te prendre au mot. Tu finiras par dire la vérité. Tu avoueras le faire exprès.
— Non maitresse.
Sans aucune pitié j’ai enchainé deux paires de gifles.
— Tu vois ? Je suis sûre que tu commences à douter de ton endurance. Tu finiras par reconnaitre que tu es un traitre.
— Non maitresse.
Cette fois encore j’ai rajouté une paire de gifles supplémentaire au total.
— J’ai tout mon temps. Es-tu uniquement un mauvais soumis ou es-tu un traite à la cause gynarchique ? Cherches-tu à saboter mon weekend ?
— Un mauvais soumis maitresse. Je ne suis qu’un mauvais soumis.
Encore une fois une paire de gifle est partie.
Menteur ! On ne peut pas être aussi mauvais accidentellement. Tu le fais exprès.
— Non maitresse, je vous le jure, je suis un accident de la nature. Un déchet.
— Tu te souviens de ce que j’ai dit sur les réponses courtes ?
— Pardon maitresse.
— Comme je n’ai pas toute la journée je vais monter rapidement dans les gammes de douleur qu’est-ce que tu en dis.
— Maitresse a toujours raison.
J’ai attrapé une des pinces qu’il avait sur les seins, la tirant vers moi.
— Vas-y répète.
Il gémissait en serrant des dents, il ne lui fut pas facile pour lui de répéter.
— Maitresse a toujours raison.
J’ai attrapé son autre pince pour lui faire subir le même sort lui arrachant un petit cri très excitant. J’ai continué :
— Il serait si simple de dire le contraire.
— La vie d’un soumis n’est jamais simple.
J’ai secoué vivement une de ses pinces.
— Tu as peur de la douleur ?
— Oui maitresse.
— Tu as mérité la douleur ?
— Malheureusement oui maitresse.
— Tu sais que la douleur des pinces au retrait et proportionnelle au temps que tu les as porté ?
— Oui maitresse.
— Alors pourquoi ne pas en finir tout de suite ? Il te suffit d’une phrase, un aveu.
J’ai plongé mes yeux dans les siens.
— Es-tu un traitre à la cause gynarchique.
— Non …
Je l’ai empêché de finir sa phrase par une torsion brutale des pinces. Il haletait comme un chien à bout de souffle. Pour ne pas l’épuiser tout de suite j’ai relâché les pinces. Elles ont repris toutes seules leur position de départ. Son corps s’est tendu de nouveau lorsque j’ai remis mes mains dessus en lui criant :
— Répète le !
Sa voix tremblait.
— Je ne suis pas un traitre à la cause gynarchique …
Comme précédemment j’ai tordu les pinces. Lorsqu’il a réouvert les yeux une larme a coulé le long de sa joue.
— Pourquoi t’entêtes-tu à me mentir ?
— Je ne vous ….
Je n’ai même pas attendu la fin de sa phrase pour le punir. Cette fois-ci les larmes ont été plus nombreuses.
Il est important d’être attentive à son soumis pour déterminer quand il en a trop. Il faut le pousser sans aller trop loin. C’est pour ça qu’il est mauvais de dire « je vais te frapper xx coups » selon le moment ça peut être pas assez ou trop. À moins de très bien connaitre le soumis et d’anticiper.
Je lui ai murmuré à l’oreille.
— Si tu crois que tu peux me tenir tête c’est que tu es plus stupide que je ne le pensais. J’ai bien plus de personnalité que toi. Tu craqueras avant moi. Toujours pas décidé ? Non ? On va voir si tu es toujours aussi fidèle après une douleur plus forte.
— Rien ne …
Je lui ai mis une gifle.
— Ta gueule ! Met-toi sur le dos !

À suivre …

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Une réflexion sur « Week-end avec 3 soumis juin 2014 #27 : Chouchou passe l’inquisition gynarchique #1 »

  1. Bonjour Emilie

    Je trouve cela tout à fait normal de participer financièrement à votre blog; si je trouve un livre qui me plait en librairie, je l achète, donc là , c’est pareil;
    Même, si vous prenez beaucoup de plaisir à la rédaction de vos récits, comme vous le dîtes vous même, cela prend du temps,et aprés une journée de travail, c est courageux
    Je me sens même coupable , quand je vous demande quelquefois la date de votre prochaine publication ( ce doit être mon tempérament de soumis qui me fais réagir ainsi).
    BON COURAGE ET MERCI

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