Week-end avec 3 soumis juin 2014 #46 : strap-on 1 / 2

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Avec toutes les péripéties qui venaient de s’enchainer j’en avais le perdu mon fil conducteur. Je vous rappelle que les jeux avec Chouchou et Chétif n’avaient eu pour but que de combler un trou dans mon scénario de préparation du Chiot à sa sodomie au strap-on (le mauvais jeu de mot est volontaire …). Après lui avoir imposé un lavement ainsi qu’un élargissement au plug anal gonflable j’allais pouvoir le prendre comme tout soumis digne de ce nom le mérite, autrement dit par derrière.
J’ai baissé le regard sur Chétif comme si je n’avais que du mépris pour lui, il était encore sur la chaise longue, allongé sur le dos.
— Tu vas rester immobile dans ta saleté, comme Chouchou. Décidément il n’y en a pas un pour rattraper l’autre.
— Pardon, maitresse.
— Tais-toi ! Tu as perdu ton droit à la parole. Tout ce qui sort de ton corps n’est que de la saleté de toute façon.
Après une éjaculation les soumis se sentent épuisés, voire dépressifs, les humilier pour les enfoncer davantage n’en est que plus jouissif. Je vous rassure ils ont rapidement envie de recommencer à faire des bêtises et autres choses interdites.
Je me suis dirigée vers le Chiot. Il attendait toujours sagement là où je l’avais laissé, à genoux, assis sur son plug anal gonflable, la poire de gonflement dans la main.
J’ai soupiré d’exaspération.
— Mon petit Chiot il semble que tout le monde prenne son pied sauf nous.
— Ce n’est pas très juste en effet, maitresse.
Du pied j’ai soulevé sa cage de chasteté.
— Comment ça va ? Je n’avais pas menti, pas vrai ? La cage n’est méchante que lorsque tu as de vilaines pensées.
Il a haussé les épaules, réfléchissant aux termes qu’il allait pouvoir employer pour décrire son état d’esprit.
— C’est vrai. Les moments où j’ai des envies sont difficiles mais lorsqu’elles redescendent ça va bien.
— Tu voudras que je te la serre encore un peu ?
Son expression a alterné entre sourire et grimace, il ne s’était pas préparé à cette question et ne savait pas quoi répondre. D’un côté il était tenté de dire « oui » pour voir tester ses limites, et de l’autre il savait qu’il jouait avec le feu et que je ne le laisserais pas faire demi tour. Je n’avais pas vraiment l’intention de le serrer encore plus de toute façon. Je n’ai pas intérêt à pousser les jeux trop vite sinon je risque de dégouter les soumis. En lui posant la question je voulais juste le déstabiliser en lui faisant y penser.
Il a dit en bafouillant :
— Je crois que je vais encore attendre un peu, pour voir si c’est bien à cette taille. Ça semble confortable.
— Confortable ?
J’ai croisé les bras.
— Ce n’est pas censé l’être il me semble. En tout cas ta queue ne le mérite pas.
À cet instant j’ai pu voir le reste de confiance qui lui restait se désagréger.
— Non, mais je voulais dire, ce n’est pas confortable, c’est éducatif et … Merci, maitresse. C’est pour mon bien.
Je n’ai pu m’empêcher de rire de son embarra. Il n’y a pas à dire voir quelqu’un se prendre les pieds dans le tapis relève du comique universel.
— Je te taquine. J’effectue le premier rétrécissement qu’au bout de 5 jours. Autrement dit une éternité.
— C’est bientôt quand même.
— Crois-moi, 5 jours en cage vont te paraitre une éternité.
Il n’a pas su quoi répondre.
En général j’aime bien former mes soumis au rythme 5 jours en cage et 2 en liberté (le week-end), je trouve que c’est un bon équilibre pour apprendre au corps à réduire ses besoins. D’expérience c’est un programme qui marche bien.
Il faut être réaliste il est difficile d’imposer une chasteté 24h/24. Pour mon homme je le fais rester chaste plus longtemps mais il passe plusieurs heures par jour à l’air libre, en tout cas sans cage. Tous les moments où je peux le garder à vue je ne la lui impose que rarement. Je parle bien de temps hors de sa prison, pas de prise de plaisir bien sûr.
— Tu as vu ce que j’ai fait à tes camarades ?
Embarrassé il a répondu :
Oui, maitresse.
— Tu as envie de jouir comme eux ?
— J’ai peur des conditions que vous allez y mettre.
J’ai rigolé.
— Eh oui ! Le temps du plaisir à volonté est fini, maintenant il va falloir t’habituer à devoir me donner une contrepartie. Ne t’inquiète pas, lorsque ta frustration grandira les concessions que j’exigerais te paraitront tout à fait réalistes.
Il avait un regard de chien battu « que va-t’elle exiger ? », il ne semblait même pas remettre en cause ma légitimité à procéder à ce type de chantage. Dans un sens tant mieux pour lui, il n’y aurait gagné que des jours supplémentaire, je peux être très vache sur ce sujet.
J’ai tapé des mains.
— Bref, où en étions-nous ?
Il a sauté sur l’occasion pour changer de sujet.
— Il faut … je dois vous montrer que j’ai appris à sucer des queues de « taille correcte ».
— C’est vrai ça ! Il faut que tu me fasses la démonstration de tes talents. Un bon chiot doit apprendre des tours et savoir les présenter.
L’air naïf j’ai demandé :
— C’était quoi le deal déjà ?
Je m’en souvenais mais je voulais l’entendre de sa bouche, pour l’émoustiller et lui rappeler la pression de la cage.
— Si je vous montre que je sais prendre le gros gode devant vous ne me l’imposerez pas derrière.
— Et derrière tu n’en veux pas ?
Il a répondu avec un air distrait.
— Non, je ne suis pas encore prêt. Je crois.
Je me suis baissée pour inspecter l’état de gonflement de son plug anal. Je me suis écriée :
— Dis donc ! C’est qu’elle prend son pied la petite salope.
En réalité son plug n’était pas tant gonflé que ça, il était même loin du maximum mais je voulais le mettre mal à l’aise. D’ailleurs il a rougi sans répondre.
— Tu es bien comme tous les mecs. Lorsque je critique la taille de votre queue vous dites que ce n’est pas si important que ça et bla bla bla … Et puis dès que vous avez l’occasion de vous faire défoncer le cul il faut que ce soit avec le truc le plus énorme possible. C’est quoi cet air embarrassé ? Tu as honte de l’assumer ? Parce que maintenant ce n’est plus possible de me mentir, j’ai bien compris l’arnaque, tout ton jeu du « je suis débutant, je n’ai pas d’expérience » ne marche plus. Je vois bien que tu adores te faire défoncer le cul. Je ne vais plus prendre de gants avec toi. Tu vas avoir droit au traitement complet !
Ce n’est pas le genre de phrase que vous souhaitez entendre de la part de votre dominatrice juste avant d’être passé au strap-on. Imaginez un peu l’ambiance, toutes les idées qui devaient passer dans sa tête. Quel délicieux tourment !
— Bref, en définitive il n’y a que moi qui ne prends pas mon pied ici. Il va falloir que je prenne des mesures drastiques pour remédier à cette injustice.
Il a fini par répondre :
— Pardon, maitresse, je suis désolé.
J’ai haussé les sourcils en rigolant.
— Ne t’inquiète pas, d’ici 15 minutes tu seras le petit cul le plus désolé de la planète.
— Si je peux faire quoi que ce soit pour vous donner du plaisir à la hauteur de ce que vous méritez.
— C’est ça, change de sujet. Je vais te le défoncer le cul à un point que tu n’imagines même pas… Ça va être jouissif.
J’ai approché la sacoche à matériel, j’en ai sortis deux strap-ons gélatineux massifs, en tout cas plus gros que les précédents sur lesquels je l’avais fait s’entrainer.
Avec un peu d’intuition il aurait pu anticiper que je ne le prenne pas avec des godes durs, pour une première fois ça aurait été méchant. Les sensations sont meilleures je vous l’accorde, surtout pour nous, mais il faut savoir être réaliste. Ceux en gélatine s’écrasent pour passer l’anus et reprennent leur taille après, ça permet de jouer avec des tailles plus intéressantes pour le soumis dès la première fois. Un compromis entre stimulation et douceur de pénétration au détriment … de mon plaisir. Le sacrifice était important je vous l’accorde, pas facile d’être dominatrice.
En plus ils sont visuellement ridicules, tout flasques, même s’ils sont plus gros du faits de leurs spécificités.
Avec un sourire narquois je lui ai dit :
— Si tu es capable de prendre ce bébé dans la bouche tu t’éviteras le déplaisir de marcher en canard pour une semaine.
Il semblait intimidé, il avait de quoi.
— Assez de paroles, place à l’action !
J’ai défait le bouton avant de mon short, avant de le baisser j’ai marqué une pause en regardant le Chiot.
— Baisse les yeux. Vous deux aussi. Si j’en attrape un à me mater le cul je ferais au sien des choses qu’il n’oubliera pas avant longtemps.
Ma menace a semblé efficace, ils ont tous les trois détourné le regard. Je me suis retrouvée en petite culotte, enfin en maillot de bain, au milieu de mes trois soumis. J’étais obligée d’enlever une couche de vêtement pour enfiler le harnais du strap-on, dans l’idéal je n’aurais rien dû avoir dessous mais j’étais trop pudique pour le faire comme ça.
Le modèle que j’avais était bien conçu, un peu comme une culotte bien ajustée. Il est important que nous ressentions ce que nous faisons au soumis.
La base épousait parfaitement les forme de mon mont de Vénus, de quoi me retransmettre la force de la pénétration. Comme je le disais plus tôt, l’effet est plus fort avec une verge rigide mais pour cette fois j’allais faire ce sacrifice.
Etant en gel son inclinaison importait peu, en temps normal je préfère qu’elle me permette de prendre mon partenaire en me mettant presque sur son dos, que je puisse sentir sa chaleur et que ce soit le bassin qui travaille. La résistance et les frottements sont très excitants de cette façon.
En plus, sur ce modèle, les parties destinées à faire tenir en place l’avant se prolongeait entre mes jambes par une sorte de « U » indépendant qui allait venir me masser les grandes lèvres pendant l’acte. Comme il les pressait légèrement l’une contre l’autre à chaque mouvement du bassin allait me masturber intensément.
Parfois je vois de ces horreurs dans les vidéos, des strap-ons mal attachés ou inadaptés à l’anatomie féminine. Comment voulez-vous avoir des sensations avec ce genre de truc ? Une vraie domina ne les utiliseraient jamais, ce sont bien des machins conçus par des mecs pour des mecs !
Pour faire l’inventaire des possibilités, il existe aussi des strap-ons avec un deuxième gode à l’intérieur à notre intention. J’ai même déjà vu passer un modèle avec une sorte de mécanisme dans la verge, plus vous faite de mouvement de va-et-vient et plus notre gode vibre. Je crois qui doit être difficile de se contrôler avec ce genre de truc en soi.
Il ne faut pas oublier que si le strap-on est un instrument d’humiliation et de prise de possession du soumis il n’en reste pas moins une source de jouissance pour nous autres dominas. Nous existons aussi dans la relation, nous avons droit à notre plaisir.
J’ai passé un paréo léger pour remplacer mon short, de quoi garder un minimum d’intimité sans m’empêcher de faire usage de mon « nouvel organe », surtout que j’allais pouvoir le dissimuler dessous et le rendre plus mystérieux.
À chaque fois je me fais la remarque que j’ai l’air ridicule, surtout avec un strap-on gélatineux et tout flasque. Ça doit être gênant au quotidien ce truc entre les jambes. Je ne pense pas que ça me plairait.
En même temps, et c’est un peu paradoxal, je me sentais plus puissante, j’étais celle qui allait pénétrer, celle qui allait être active dans l’acte sexuel. C’est peut-être le fait de changer de rôle qui me donnait cette sensation bizarre.
J’avais enfilé le gros modèle, comme promis, si le Chiot le suçait correctement je ne le sodomiserais pas avec. À moins qu’il ne cherche à me provoquer tout allait bien se passer.
Il était gros mais pas long, chez l’homme les capteurs du plaisir ne sont qu’à l’entrée, 25cm ne servent à rien si ce n’est pour la mise en scène. Les hommes ne sont pas des femmes ! 15cm sont largement suffisants.
La grosseur par contre est importante pour maximiser l’effet, tant chez eux que chez nous d’ailleurs. Plus ils sont courts et plus la force qui s’exerce sur notre mont de Vénus est importante.
Le seul aspect positif des longs est d’éviter les sorties intempestives pendant les va-et-vient.
Je me suis assise sur le rebord d’une chaise longue en écartant les cuisses comme pour l’inviter à venir me sucer.
Il s’est montré hésitant. Je me suis demandée si je devais tolérer qu’il prenne du temps pour accepter de venir me sucer, après tout il était débutant ce n’était pas facile pour lui, d’un autre côté ça pouvait aussi être un appel à mon autorité. Il voulait peut-être que je lui mette un coup de pied aux fesses pour le motiver.
Timidement il s’est avancé, il a posé une main sur la verge en gel coloré pour la redresser, je lui ai mis une tape dessus pour qu’il la lâche.
— Sans les mains, c’est ta bouche qui doit travailler. N’essaye pas de m’arnaquer !
— Bien maitresse.
Je ne voulais pas qu’il tente de repousser l’inévitable en jouant avec ses mains, c’est typiquement ce qu’un soumis intimidé fait. Il a levé les yeux un instant, je lui ai adressé un regard façon « ça peut bien se passer ou tu peux avoir la manière forte si tu préfères … ». Il savait que je ne plaisantais pas, il n’a pu qu’obtempérer.
La verge du strap-on que j’avais étant relativement flasque il a dû faire quelques contorsions pour la porter à sa bouche. Au départ il n’a fait que la toucher du bout des lèvres, comme pour l’embrasser, il a du si reprendre à plusieurs fois avant d’oser les entrouvrir.
— Tu vois bien à l’usage qu’une queue se doit d’être grosse et droite. Ce n’est pas pour rien que nous préférons les hommes à la « virilité bien développée ». J’ai beau vous le dire vous ne me croyez jamais. C’est toujours comme ça, si je ne vous fais pas expérimenter vous ne voulez pas me croire sur parole.
Je moquais un peu de lui, c’était dans la description du job après tout, cependant je n’étais pas trop méchante, pour lui faciliter la tâche j’avais enfilé un préservatif parfumé à la fraise. Il avait devant lui une grosse sucette rien de plus.
Comme il mettait un peu trop de temps à mon goût pour se mettre au travail je l’ai motivé en lui collant une gifle magistrale. Elle a d’ailleurs vite eu l’effet escompté et il a pris en bouche les premiers centimètres de ce membre gélatineux.
À sa décharge je peux comprendre qu’il est bien plus difficile de sucer un strap-on porté qu’un gode classique. La scène avait de quoi l’intimider, voir ce truc surgir entre les replis de mon paréo, entre mes cuisses, il y avait un petit côté « voir sous la jupe des filles », même si ce n’est pas le genre de surprise que vous vous attendez à y trouver !
Une fois le premier contact passé il a essayé de s’enfilé un maximum de queue. Je lui ai remis une gifle, par plaisir cette fois. J’adore gifler un homme qui à la bouche encombrée, la sensation est différente. C’est comme mettre une claque sur les fesses pendant une sodomie, ça fait partie des classiques obligatoires.
Tout en gardant le strap-on en bouche il a levé les yeux pour trouver mon regard condescendant. J’avais une sensation de dominance extrême. Je possédais sa bouche vous vous rendez compte ? Dans cette position je pouvais comprendre pourquoi les hommes aiment nous mettre à genoux pour des fellations. Ce n’est pas qu’une question de stimulation des zones sensibles. Même en étant une femme je pouvais sentir la puissance affluer en moi.
C’est un peu la même différence qu’entre un cunilingus où je suis allongée et un autre où je suis en facesitting. Le ressenti n’est pas le même. C’est recevoir passivement ou prendre activement, ce n’est pas la même chose.
Plutôt que d’être reconnaissante pour ce qu’il me faisait j’avais envie de profiter de cette confiance en moi renforcée pour l’humilier. Lorsque je suis en position de force c’est ce qui arrive.
— Ne va pas trop vite ! Tu n’aimes pas lorsqu’on brusque ton plaisir pas vrai ? Alors montre-toi doux. Sinon je te rendrais la monnaie de ta pièce tout à l’heure. Tu as envie que je sois brutale lorsque je te prendrais ?
Ayant la bouche pleine il n’a rien répondu cependant l’argument a semblé faire mouche puisqu’il s’est calmé. J’ai continué de le diriger.
— Une fellation n’est pas une corvée. C’est donner du plaisir à l’autre. C’est la plus belle chose que tu peux lui faire. Fait moi ressentir que tu veux cette queue et pas une autre. Elle est ta raison de vivre. Perds-toi dans ses mouvements, tu ne dois faire qu’un avec la queue que tu honores.
Porter un strapon pour se faire sucer est une expérience que je conseillerais aux personnes voulant s’améliorer en fellation, même les soumises, cela vous permet de vous rendre compte à quel point l’attitude du partenaire est importante. S’il ne parait pas heureux cela gâche vraiment votre plaisir. Sourire et gémir de plaisir est nécessaire.
Je le regardais faire avec un certain dépit, le moins que je pouvais dire c’est qu’il était maladroit. Il a retiré sa tête, une gifle est partie. Il a pris un air renfrogné.
— Mais j’avais besoin de respirer, maitresse.
— Ce n’est pas mon problème ! Mon plaisir avant ton confort. Si tu gobais sans te faire prier tout irait mieux. Tu en connais décidément bien peu sur le plaisir masculin. Je n’ose même pas imaginer la catastrophe que ça doit être avec le nôtre.
Il a marmonné.
— Le plaisir masculin n’a aucune importance, seul le féminin compte…
— Arrête un peu, tu as davantage d’expérience dans le plaisir masculin que dans le notre. Tu ne vas pas me faire croire que tu n’as pas volé plus de plaisir en solitaire que tu nous en as donné !
Je lui ai collé une gifle.
— Celle-là tu ne l’as pas volée en tout cas ! Recommence !
De peur de se prendre une autre claque il a gobé la verge, ouvrant la bouche à s’en décrocher la mâchoire en tentant d’appliquer les conseils que je lui avais donnés.
— Plus ample les aller-retours ! Ça doit venir du torse. Et cambre-toi bordel ! Tu dois être attirant, ça fait partie du plaisir. Enfonce plus profond. Encore.
Je prenais vraiment mon pied à le critiquer.
— Essaye de ne faire qu’un avec elle, visualise la te prendre la bouche. Passe au niveau émotionnel, ça doit être une seconde nature. Tu penses trop, tu n’es pas dans le moment ! C’est du sexe, tu n’es pas en train de récurer le plancher, ça doit se ressentir.
Je lui ai mis une tape sur la joue.
— Retire-toi.
Je me suis levée, il est devenu anxieux. Je suis revenue avec du matériel dont un rouleau de papier cellophane. Je lui ai fait joindre ses bras dans le dos puis je les ai momifiés, des poignets jusqu’aux épaules, il ne pouvait plus les plier, tout juste les lever de quelques centimètres. Une position très oppressante si vous n’avez pas l’habitude. J’ai fait subir le même sort à ses mollets, même si l’effet était moins marqué puisque je n’avais pas inclus ses genoux.
Pour intensifier sa perte de repères je lui ai mis un bandeau sur les yeux afin qu’il puisse se concentrer sur ses autres sens, notamment sur les sensations dans sa bouche.
Je ne plaisantais pas en disant qu’il devait parcourir les moindres aspérités de la queue qu’il suçait, sa langue devait être à l’affut des moindres frémissements transmis par mon corps à la verge, parce que même si elle n’était pas vivante il y avait un être humain à l’autre bout. Il devait en tenir compte pour ajuster son rythme.
J’aurais pu pousser encore plus loin dans l’isolation sensorielle en lui mettant un casque anti-bruit mais je voulais qu’il puisse entendre mes provocations.
Je me suis assise à nouveau.
— Ça devrait t’aider à te relâcher.
Il a penché la tête à la recherche de ma verge. Je l’ai arrêté.
— Pas si vite mon grand, j’ai encore quelque chose à te faire. Penche la tête en arrière. Ne bouge pas.
Etant aveuglé il ne voyait pas ce que je préparais. Prise de pitié devant son air inquiet je l’ai rassuré en lui expliquant ce que j’allais lui faire.
— Ne t’inquiète pas je vais juste te mettre du rouge à lèvre. Tu seras plus joli comme ça.
J’ai appliqué un rouge intense.
— Presse tes lèvres l’une contre l’autre pour étaler.
J’ai fait quelques ajustements.
— Voilà. Une belle bouche à pipe.
Je dois dire que ça faisait bizarre sur lui, du rouge à lèvre sans autre forme de maquillage donnait une impression de travail à moitié fait. À moins que ce soit le manque d’habitude de voir des hommes parés de la sorte.
Un frisson lui a parcouru le corps lorsque j’ai tapoté ses fesses avec le bout de ma cravache, et oui je l’avais reprise en main. Comme une chef d’orchestre j’allais le diriger à la baguette.
J’ai amené la verge à sa bouche puis j’ai passé un bras derrière sa tête, la main finissant sur son omoplate. Je ne le contraignais pas physiquement, pas encore. Il pouvait se retirer quand il voulait mais ça signifiait se prendre un coup de cravache si je n’appréciais pas. D’une situation où il suçait mon strap-on nous étions passés à une version bien plus autoritaire.
Sensible à la menace de la cravache et pour éviter de se faire rappeler à l’ordre il s’est empalé sans attendre sur mon gode-ceinture.
S’il continuait à bien répondre aux humiliations j’allais pouvoir aller jusqu’à lui violer la bouche en faisant fi de son confort, qu’il puisse sentir la puissance de sa dominatrice.
Ses lèvres étant désormais grimées d’un rouge intense elles ressortaient mieux et j’avais bien plus envie de les pénétrer. C’était vraiment intriguant comme effet. Je me suis dit « c’est donc ça que voit les hommes en prenant une femme ? Des lèvres rougies et gonflées, n’attenant qu’à être pénétrées ? ». Je devais reconnaitre que c’était attirant, mon regard était comme hypnotisé, je m’en mordais les lèvres par mimétisme. J’avais plus que jamais envie de le prendre, bien profond jusqu’à l’entrée de sa gorge. Sans aller jusqu’à lui imposer un deep throat bien entendu, il était trop jeune et pas encore formé, vous n’improvisez pas ces pratiques. Pourtant il fallait qu’il sente la puissance de ce membre viril lui emplir la bouche, qu’après l’immobilisation des bras et l’aveuglement s’ajoute l’impossibilité de parler. Le Chiot ne devait plus être plus qu’un jouet sexuel passif.
Il a commencé à manifester sa gêne, en réponse il s’est pris un coup de cravache sur les fesses.
— Je ne veux entendre que des gémissements de plaisir ! Pousse en un et je te laisse respirer. Grogne encore et …
Je lui ai remis un coup de cravache.
Je ne me lasserais jamais d’imposer à mes soumis de simuler la jouissance alors que je les mets dans des positions plus inconfortables les unes que les autres.
D’ailleurs ce n’est pas que du sadisme mais c’est également un bon moyen de les aider à vaincre leurs inhibitions. À force de simuler le plaisir ils finissent par se convaincre eux-mêmes.
Il a émis un nouveau gémissement, j’ai ricané.
— C’est peut-être un grognement de plaisir correcte pour une loutre mais toi tu es un chiot. Il va falloir faire mieux que ça. Je suis sûre que tu peux.
Le moment était important, il devait choisir entre la rébellion ou le don de soi. Jusque-là il avait obéi sans y croire, par contrainte, ce que j’attendais de lui c’était qu’il accepte d’être un objet de plaisir, qu’il y trouve une forme de douceur et d’apaisement. Ce qui n’est pas intuitif. Il fallait vraiment qu’il apprenne à tolérer un corps étranger, et ne rigolez pas, accepter que l’on vienne à l’intérieur de votre corps n’a rien d’évident. Cependant cet apprentissage, même difficile, était un passage obligé s’il voulait apprécier la sodomie dès la première fois. Au-delà de mon discours je ne voulais pas qu’il se sente violé lorsque je le prendrais par derrière, je voulais vraiment qu’il apprécie.
J’aurais bien sûr préféré qu’il coopère dès le départ mais le début de la fellation m’avait prouvé qu’il avait besoin d’être poussé. Certains hommes ont un fantasme de viol. Après je peux comprendre qu’il veuille sentir la puissance de sa dominatrice avant de se mettre en position soumise.
Il a émis un nouveau gémissement, plus langoureux cette fois. J’ai décidé qu’il était suffisant pour que je le laisse reprendre son souffle. Lorsque le strap-on est sorti de sa bouche il a semblé soulagé, ses épaules se sont décontractées et il a poussé un soupir.
— C’est exactement ça ! Il faut que tu prennes autant de plaisir à respirer qu’à sucer. Tu dois faire croire à cette queue qu’elle est aussi vitale pour toi que l’air que tu respires ! Comment veux-tu que je prenne du plaisir si j’ai l’impression que tu te forces ? Il faut que tu montres que tu es volontaire !
J’ai pensé « dit-elle à un soumis aveuglé et entravé ».
J’ai pris sa nuque d’une main, je lui faisais clairement comprendre que cette fois j’allais violer sa bouche. J’ai attendu quelques secondes pour voir s’il s’y opposait, ce qu’il n’a pas fait.
Plutôt contradictoire cette phrase, par définition un viol ne peut pas être consenti. Mais vous avez compris l’idée, j’allais le prendre avec fermeté plutôt que de le laisser mener la danse.
— Voilà c’est bien. Ton but dans la vie est de laisser les autres prendre du plaisir avec ton corps. Tu n’as pas besoin de penser, tu es juste un orifice. Lâche prise ! Cette queue est vitale pour toi. Lui donner du plaisir est ton but dans la vie. Accroche-toi à elle comme si tu allais te noyer. Tu vas mourir si tu ne la gobes pas. Suce plus fort. Vas-y !
Je lui ai mis un coup de cravache sur les fesses, il a compris que je voulais qu’il gémisse de plaisir. Il simulait bien évidemment mais il faisait l’effort ce qui était appréciable, encore un peu et il allait vraiment prendre son pied.
Les mains bloquées dans le dos, les yeux bandés, des douleurs sur les fesses à cause des coups de cravache et la bouche prise, quelle combinaison ! S’il lâchait prise il allait ressentir un plaisir hors du commun.
— Voilà c’est bien, tu vois ce n’est pas si difficile.
Pris dans l’action et les mouvements de tête de plus en plus amples la verge lui est ressortie de la bouche et est retombée lourdement. Pour le punir je lui ai mis une gifle. Il s’est mis à rechercher le strap-on en aveugle avec maladresse. Une nouvelle gifle est partie.
— Plus vite !
Il l’a trouvé et l’a gobé à nouveau.
— Garde le rythme.
J’ai retiré mon bras de derrière sa tête et la cravache de ses fesses. J’ai mis mes mains derrière moi, les yeux fermés je me suis penchée en arrière pour profiter du moment. En suçant violemment le strap-on il tapait contre mon mont de Vénus et provoquait des frottements entre mes cuisses, c’était plutôt bon vous vous en doutez. Des préliminaires avant le plat de résistance en quelque sorte. Que ce membre soit en plastique n’était à peine qu’une gêne dans mon ressenti sexuel.
Etant perdue dans mes pensées je n’ai pas fait attention au temps que ça a duré. Lorsque j’ai repris le fil je lui ai repoussé la tête.
— Ce n’était pas si désagréable que ça en fin de compte ? Fallait mieux que ça passe par là que par derrière, pas vrai ?
D’une voix faible il a répondu :
— Merci maitresse.
— Tu as tenu ta part du marché je vais tenir la mienne. Je vais prendre le petit strap-on. Tu verras qu’un centimètre de moins ça facilite bien les choses. C’est la différence entre les larmes de joie et celles de douleur.

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