Récit de Noël 2015 partie 8 : caning à l’anglaise

Deuxième texte de la journée ! Lisez-les dans l’ordre 😀

Sachant que certains d’entre vous n’aiment pas les parties trop longues en dialogues je vais couper ce texte en trois. La première partie, le post 6, a été consacré à des jeux de pouvoirs restant dans le verbal, le 7 a été une montée en puissance avec des jeux plus physiques, il nous reste donc le 8 avec le paroxysme de la session.
8Précédemment : nous avions fini la partie « préparation des prochaines séances » il était temps de mettre un point final à celle-ci en appliquant la punition la plus dure qui avait été prévue, un caning à l’anglaise.


En début de séance j’avais procédé à l’évaluation de la progression de mon soumis. Sans surprise il avait eu de mauvais résultats et j’avais décrété une punition à la cane en représailles. En toute logique la punition aurait dû être infligée immédiatement, cependant vous comprendrez aisément qu’il n’était pas possible de commencer par l’épreuve la plus éprouvante. Galopin aurait été KO pour la suite et ça n’aurait pas été aussi amusant. C’est pour cette raison qu’avec les soumis adeptes de discipline « à l’anglaise » je sépare souvent les séances de « punitions » et celles « de rééducation ». Les premières sont très courtes, 15 minutes, ils se prennent une rossée dont la difficulté a été fixée à l’avance. Les secondes sont bien plus classiques dans la forme avec un pic de difficulté aux 2/3 puis des jeux plus calmes, souvent fétichistes, pour récompenser les soumis méritants et les réconforter. Qu’ils puissent partir avec un bon souvenir.
D’un commun accord Galopin et moi avions décidé de déroger à cette pratique et de toujours finir par le pire.
Étant d’humeur joueuse je lui ai demandé :
— Et en quoi cela va consister ?
— Je vais recevoir les coups de cane que j’ai mérités, madame.
— Et comment vas-tu les recevoir.
— À pleine puissance et sans aucune pitié parce que seules de vraies larmes d’un garnement peuvent racheter ses fautes. Et j’ai beaucoup à payer.
— Ne t’inquiète pas, je ne ferais pas les choses à moitié. Je me sens même d’humeur à faire du zèle.
Me connaissant il savait que ce n’était pas des paroles en l’air. Il a répondu dans un soupir frôlant le gémissement :
Merci madame, j’en ai une de ces chances.
— Je ne te le fais pas dire. Comme ce n’est pas la première fois je n’ai pas à te rappeler la procédure ?
— Non madame, je sais que je dois faire honneur à mon rang et rester digne malgré ….
Il a eu un nouveau soupir.
— … La terrible morsure que la cane va m’imposer, ou je recevrais des coups supplémentaires.
Il tremblait comme s’il avait envie de partir en courant. Pour en avoir discuté avec lui il estime que ce moment avant le début de la punition est le pire. Il est sur la ligne de départ avec rien d’autre en vue qu’un long calvaire. Pendant la punition il pourra extérioriser son stress, la douleur le soulagera, ou plutôt rendra ses larmes moins honteuses. Au contraire, trembler et pleurnicher pendant le sermon est une de ses grandes peurs. Mais comme les soumis ont une passion pour jouer avec leurs peurs il m’a demandé de toujours insister sur cette partie. Notre cahier des charges contient une case particulière pour m’inciter à être particulièrement sadique lors des sermons. Ce qui me va très bien. Être devant un soumis intimidé au point d’être tétanisé pendant que je le gronde et avoir comme mission d’abuser de lui ravit la sadique en moi. J’avais d’ailleurs du mal à la contenir, si j’avais pu j’aurais sautillé sur place comme une enfant devant des cadeaux. Je bouillonnais, et j’étais probablement aussi impatiente de commencer que lui d’en finir.
Pour garder les apparences je devais cependant intérioriser. Sautiller aurait forcé le sextoy en moi à me faire pleurer de bonheur, mes jambes auraient faibli au point de m’empêcher de tenir debout.
J’ai claqué des doigts en pointant le présentoir à instrument.
— Vas me chercher l’instrument que tu mérites.
— Bien madame.
Lorsqu’il a eu le dos tourné j’ai souri, il marchait à petits pas comme pour retarder l’échéance. Je connais bien cette sensation avant une punition lorsque la victime se met à agir comme un robot. Il y a une forme de résignation à la punition « c’est trop tard pour faire quoi que ce soit » et de culpabilité « je l’ai bien cherché », sans parler de la crainte d’aggraver encore la situation. Le pénitent est si impuissant face à son bourreau. En tout cas si le boulot est bien fait il sera prêt à se plier au moindre abus pour ne pas se ramasser une volée de coups supplémentaire. Lorsqu’on parle de pouvoir en BDSM la notion d’abus n’est jamais bien loin. Un bourreau qui ne ferait que le minimum syndical ne serait pas marrant.
Galopin s’est mis à genoux devant moi et m’a tendu la cane à deux mains en baissant la tête. Un peu comme un chevalier remettant ses armes à sa souveraine. Je l’ai prise et inspectée. C’était une baguette en rotin dense grosse comme le petit doigt et longue d’environ 75 cm.
En réalité cette étape était inutile, je connaissais déjà par coeur cette beauté pour l’avoir caressée du bout des doigts pendant des heures en imaginant les différents scénarios possibles. L’expression « caning à l’anglaise » ou « caning judiciaire » évoque bien plus que le simple instrument, c’est avant tout une ambiance réglée comme du papier à musique. C’est ce rituel aussi impitoyable qu’implacable qui apporte ce frisson si particulier. Tout est prévisible, anticipé, vous pouvez vivre chaque moment dans votre tête avant qu’il n’arrive. Une cruauté froide perfectionnée dans ses moindres détails.
— Je ne comprendrais jamais pourquoi les garnements n’ont pas peur de cette beauté. Je serais à votre place je n’oserais pas m’approcher de la ligne interdite. Comment une personne rationnelle peut-elle préférer la recevoir plutôt que de bien se conduire ? Il est tellement facile de faire des efforts. Vous êtes d’une bêtise rare.
Je l’ai fait fendre l’air dans le vide à plusieurs reprises. La manier me donne des chaleurs. Dans mon imaginaire la cane est un symbole de puissance et d’autorité. Freud aurait appelé ça un substitut phallique.
Je sais que dans la réalité les châtiments corporels judiciaires sont à bannir, ils sont inefficaces, pourtant j’en rêve et je ne peux pas imaginer un monde parfait sans.
Galopin étant toujours à genoux et la tête baissée il a eu le loisir de profiter des bruissements menaçants que mes mouvements provoquaient. Il a dit :
— C’est que je suis si faible, madame.
— La faiblesse … Argument facile. Argument surtout indigne de ce que tu prétends être. Sans parler qu’il s’agit d’un vilain mensonge…
Il est resté silencieux.
Sur un ton distrait j’ai dit :
— Prépare-toi pour ton traitement.
Il a soupiré comme si une montagne s’était écroulée sur ses épaules.
— Bien madame la préceptrice.
Il a dû s’y reprendre à plusieurs fois pour défaire le bouton de son short, ses doigts tremblaient. Il l’a ensuite plié pour le poser sur sa chaise. Il en a profité pour me lancer un rapide coup d’oeil, j’étais droite avec la cane à l’horizontale dans mon dos. Il a mis ses mains sur la tête et a attendu en slip devant moi.
J’ai marché autour de lui en disant sur un ton militaire :
— Nous allons procéder de la manière habituelle. 3 coups supplémentaires à chaque avertissement.
— Bien madame. Merci d’être aussi intransigeante.
— Intransigeante ?
J’ai eu un gloussement moqueur avant de poursuivre.
— J’attends de toi la plus grande discipline. Je veux que tu mettes autant de passion à assumer les conséquences de tes actes que tu en as mis à systématiquement ignorer les règles.
Je me suis arrêtée devant lui.
— Parce que je commence à en avoir marre des petits imbéciles dans ton genre qui m’obligent à répéter les mêmes leçons encore et encore !
— Bien madame.
J’ai fait un pas vers lui.
— Ne me répond pas sur ce ton !
Son corps a été parcouru d’un frisson. J’ai fait un nouveau pas dans sa direction.
— Veux-tu que ta punition soit encore pire que prévue ?
— Non madame.
— Alors change d’attitude !
Il n’avait rien fait de particulier pour mériter mes reproches mais il fallait bien que je lui crie un peu dessus.
Il n’a rien répondu. De toute façon s’il avait osé essayer de se défendre il n’aurait pas survécu aux conséquences …
Avec la cane j’ai pointé la table du salon.
— Mets-toi dans la position préférée des vilains garnements.
— Bien madame la préceptrice.
En slip il s’est donc dirigé pour se mettre en position.
Il s’est mis un petit coussin sous le ventre pour relever davantage ses fesses et exposer le maximum de surface au châtiment. Ses jambes étaient droites et les mains croisées derrière sur la nuque. Tout avait été prévu pour rendre la position la plus embarrassante possible.
Lorsqu’il a arrêté de s’agiter j’ai attendu une bonne trentaine de secondes dans le silence le plus complet avant de m’approcher de lui avec une démarche solennelle. Question de mise en scène.
Il a sursauté lorsque j’ai posé devant lui le contrat qu’il venait de recopier.
— Vu que tu n’as pas voulu les réciter avec conviction tout à l’heure tu vas le refaire entre chaque coup. Et les conséquences d’un nouvel échec seront bien plus dramatiques cette fois.
Il a commencé une phrase en levant la tête :
— Je …
Lorsqu’il a croisé mon regard il s’est arrêté. Il a semblé se résigner :
— Je m’excuse de ne pas avoir été motivé tout à l’heure.
— Brave petit. Je tiendrais compte de ton repentir.
Toute cette lecture allait lui prendre du temps entre chaque coup mais comme je ne comptais pas lui en donner beaucoup autant faire durer le plaisir. J’ai toujours préféré la sévérité à la quantité. De toute façon à un tel niveau il est difficile d’apprécier plus de 20 coups donc je laisse généralement 30 secondes entre chaque impact.
J’espérais également que lorsqu’il relirait son contrat plus tard il penserait à nouveau à ce moment. Je voulais renforcer la puissance érotique du document.
J’ai passé mes mains sur ses épaules pour lui faire comprendre que j’inspectais sa position. Il s’est contracté. Si je trouvais la moindre chose à redire cela lui vaudrait des coups bonus.
L’attitude du soumis est un élément important du cérémonial, il doit rester calme, en maitrise, alors même que son cul est frappé avec violence. S’il bouge ne serait-ce qu’un pied, ou même s’il soulève un talon, le coup n’est pas compté et 3 coups supplémentaires seront appliqués pour rébellion. Une cruauté nécessaire. J’ai même parfois tendance à voir des fautes imaginaires. Gare au soumis qui essaierait de me contredire !
Je ne sais pas pour les autres mais pour moi, en tant que soumise, ce n’est pas la partie qui m’insupporte le plus. Ce qui me tape vraiment sur les nerfs c’est le verni de gentillesse que le dominant applique. C’est pour ça que j’en rajoute des tonnes dans le sarcasme lorsque je suis de l’autre côté.
J’ai ajusté le coussin qu’il avait sous le ventre.
— Voilà, ça sera mieux comme ça. Il ne faudrait pas que la position soit inconfortable …
Je savais à quel point il avait envie de me crier d’aller me faire voir avec mes petites attentions. Envie étouffée par la peur des conséquences potentielles.
J’ai fini mon tour en revenant du côté de la tête.
— Te sens-tu honteux d’être dans cette position ?
— Oui madame.
— Mais visiblement pas assez pour ne pas vouloir y retourner périodiquement. Ce n’est pas assez douloureux ? Parce que j’y mets tout mon coeur.
— Si madame, c’est toujours très douloureux.
— Oh vraiment ? Dommage pour toi alors. Mais ce n’est pas comme si nous avions le choix n’est-ce pas ? Il va falloir y aller.
— Oui, madame, j’ai fait ce choix tout seul en décidant de mal me conduire. Maintenant je ne peux plus faire machine arrière, les dés sont jetés.
Pendant qu’il parlait j’ai posé ma main sur sa nuque et je l’ai fait glisser lentement le long de sa colonne vertébrale jusqu’aux fesses en finissant par l’inévitable claque sur la partie charnue.
— Tu trembles un peu. As-tu froid ?
Avec un sarcasme dans la voix il a dit :
— Non merci madame. Je n’ai pas besoin d’être réchauffé.
Décidément il me connaissait bien. J’ai mis une claque sur l’autre fesse.
— Tant mieux. Parce que j’ai prévu d’aller un peu plus loin dans l’humiliation. Pour te donner une bonne leçon et te dissuader de vouloir fauter à nouveau.
J’ai mis une autre claque sur ses fesses puis j’ai posé mes mains sur ses reins. Mes doigts ont glissé jusqu’à arriver aux limites de son slip. Cette fois c’était à moi de défaire le paquet autour de mon cadeau de Noël. Je comptais bien apprécier ce moment. En griffant un petit peu sa peau mes doigts sont passés sous l’élastique du slip. J’ai attendu un instant pour me faire languir puis, avec fermeté, j’ai descendu le slip jusqu’aux genoux.
Je me suis reculée pour admirer le terrain de jeu que je venais de dévoiler. La séance était passée par là et les deux masses de chair étaient plus ou moins blanches mais ce n’était pas grave. J’étais déjà satisfaite de voir à ma disposition ces petites fesses nues, si vulnérables et coupables à la fois.
— Voilà qui est mieux.
J’ai repris la cane en main et j’ai fait un tour en marchant lentement.
— Pour rester dans le symbolique tu vas te prendre 12 coups. 1 pour chaque mois pendant lesquels tu devras tenir ces engagements. Qu’en penses-tu ?
— Je ne sais pas madame. C’est surement la punition la plus appropriée.
— Surement ? Préférerais-tu 52 ? Un pour chaque semaine. Ou même 365, 1 par jour ?
La menace était disproportionnée mais il savait que s’il me cherchait je l’appliquerais sans état d’âme. Je suis conne lorsqu’on me défie.
Il s’est précipité pour répondre.
12 coups c’est parfait madame. Je serais heureux de les recevoir.
— Tu es « heureux » de recevoir la cane ? C’est vrai ?
Son corps a tremblé. Il était comme une souris prise au piège entre les griffes d’une prédatrice ne la laissant en vie que le temps de s’amuser. Au moindre faux mouvement il se faisait tailler en pièces.
En mesurant ses paroles il a dit :
— Je sais que j’ai beaucoup de chance de vous avoir à mes côtés. Je suis reconnaissant et heureux que ce soit le cas. J’ai une dette envers vous et je sais que la seule devise que vous acceptez ce sont les larmes des vilains garçons. Je suis néanmoins heureux d’avoir cette chance.
Il m’a lancé un regard inquiet. Il se sentait sur le fil du rasoir.
— Si ça te tient autant à coeur je peux être particulièrement sévère cette fois-ci. Qu’en penses-tu ?
Il a répété avec une voix chancelante ce que je lui avais fait copier dans son contrat quelques minutes plus tôt.
— Madame, je vous enjoins de m’infliger la douleur la plus intense possible pour me dissuader de manquer à mes obligations.
En finissant sa phrase il a eu un spasme. Il était comme près de défaillir. En utilisant cette formule il avait espéré montrer qu’il avait retenu au moins cette partie. Il était adorable à vouloir bien faire. Tous les soumis se découvrent une envie de faire du zèle lorsqu’ils ont les fesses exposées. Si seulement ça pouvait être permanent.
Dans ma grande gentillesse j’ai décidé de ne pas pousser plus loin les provocations. Ou plutôt de faire une pause le temps d’administrer les premiers coups.
J’ai mis une nouvelle claque sur ses fesses.
— Ainsi soit-il. Mais ne viens pas me reprocher ensuite que tu ne peux plus t’asseoir.
Soulagé il a répondu :
— Merci madame.
Un observateur extérieur aurait pu trouver étrange son relâchement alors qu’il venait de me réclamer d’être particulièrement sévère et que j’avais accepté. Pourtant il avait échappé au pire des scénarios, je n’étais pas furieuse. Dans sa position vous vous satisfaites de peu.
Je me suis positionnée derrière lui et j’ai levé le bras.
— Il est temps d’être brave mon petit Galopin.
En serrant les dents il a répondu :
— Oui madame la préceptrice. Je prendrais exemple sur votre force morale.
J’ai abattu la cane dans un sifflement vif, j’étais bien contente d’être de ce côté cette fois-ci. L’impact s’est propagé le long de mon bras jusqu’à faire vibrer les boules de Geisha bien lovées au creux de mon intimité. Je me suis mordu les lèvres, cela laissait présager d’un bon moment à venir.
Galopin a gémi, pas exagérément, le premier coup n’est jamais le pire. Non pas que ce soit une partie de plaisir mais lors des suivants il y a le souvenir frais de la douleur, l’accumulation.
Il a récité son contrat pendant que je m’amusais à passer mes doigts sur la longueur de la cane.
Vers la moitié du contrat sa voix a légèrement défailli. Je n’avais pas de mal à imaginer la raison. La douleur à la cane n’est pas qu’immédiate, il y a un contrecoup. Techniquement l’impact fait se contracter localement les muscles des fesses et c’est leur décontraction qui cause l’essentiel de la douleur. C’est pour ça qu’il faut attendre avant d’administrer le coup suivant. Sinon vous superposez les types de douleur et ça les gâche.
J’ai donné les 3 premiers coups sur ce modèle, sans ajout. Ce ne sont pas les plus marrants, il faut attendre que le soumis s’épuise, qu’il trouve son « second souffle » pour revenir à la charge avec les provocations.
Au quatrième coup j’ai passé mes mains sur ses fesses pendant qu’il lisait. Je me suis mise à imaginer ce qui ressentait, le coeur tambourinant dans les tempes, le désespoir qui monte, les yeux humides qui gênent la lecture. Lorsqu’il est arrivé à la partie « Dans tous les cas je lui enjoins de m’infliger régulièrement la douleur la plus intense … » j’ai pincé une des lignes rouges naissantes provoquant un sursaut lui coupant le souffle. Il s’est bien gardé de me faire la moindre remarque. Vous ne critiquez jamais votre bourreau même lorsqu’il fait du zèle. Un pénitent n’a plus de droits à l’exception de celui de souffrir.
Je me suis remise en position pour administrer le cinquième coup, les choses devenaient sérieuses. Ce n’est pas pour rien que dans la tradition des punitions scolaires britanniques la peine la plus sévère était 6 coups. Lorsque vous dépassez ce nombre il y a un risque bien plus important que des lignes se superposent, ce qui est bien plus douloureux. Nous nous approchions de ce moment fatidique.
À sa respiration saccadée lors de la lecture je pouvais dire qu’il passait un bon moment. En tout cas il recevait ce pour quoi il était venu. J’imaginais ce feu intense irradiant dans son corps, les oreilles sifflant et la chaleur montant aux joues. Il devait penser qu’il ne pourrait jamais en supporter davantage. Pourtant les coups allaient s’enchainer et il encaisserait. Comme souvent j’aurais aimé être à la fois bourreau et victime, subir cette agonie dans ce qu’elle a de plus terrible. Si je pouvais me dédoubler je ne me laisserais aucune chance.
Sixième coup. Avant qu’il ne commence à lire j’ai dit sur un ton amusé :
— Déjà la moitié ! Je n’ai pas vu le temps passer.
Je me suis mise devant lui en imitant un air contrarié.
— J’ai peur que la punition ne soit pas assez longue pour que tu retiennes la leçon. Quand dis-tu ?
Il savait parfaitement ce que je voulais et pourtant il n’était pas facile pour lui de me donner satisfaction. Il a fermé les yeux et a gémi. Lorsqu’il les a réouvert il a vu mon impatience. J’allais dire « je pense que 6 coups supplémentaires te feront du bien » lorsqu’il s’est précipité pour dire.
— Vous avez raison, madame la préceptrice, je pense qu’un bonus standard serait approprié. 3 coups supplémentaires devraient m’apporter ce qu’il faut pour retenir la leçon.
— Es-tu vraiment certain ?
— Oui madame, 3 coups supplémentaires seront parfait.
— Pas de regrets ?
— Non madame.
— Tu n’es pas obligé tu sais. Si tu ne le sens pas on en reste à 12.
Il n’avait pas vraiment le choix, c’était les réclamer ou se prendre le double, il me connaissait bien.
— Je me dois d’insister madame, j’ai besoin de 3 coups supplémentaires.
Je suis repassée derrière lui, fière et hilare de mon petit effet. Être sadique a un effet fou sur mon corps, surtout lorsqu’il s’accompagne de soupirs et de sanglots du soumis.
J’ai administré le septième coup sans en rajouter davantage et j’ai attendu qu’il ait fini la lecture du contrat après le huitième coup pour revenir à la charge. J’étais loin d’avoir fini mes provocations.
— J’ai l’impression qu’avec la chaleur cette cane commence à faiblir. Elle se courbe un peu trop. Il ne faudrait tout de même pas qu’elle finisse par s’adapter à la forme de tes fesses. Va la ranger et prends-en une bien droite.
À force de grognements il s’est redressé m’a tendu la main pour que je lui donne la cane.
— Prends soin d’elle. Cette pauvre petite cane ne fait que son boulot. Et elle vaut bien plus que tes fesses.
— Oui madame.
Alors qu’il s’éloignait j’ai dit :
— N’as-tu pas oublié quelque chose ? Reviens ici.
Il est revenu, l’air pataud avec son slip aux genoux.
— Elle t’a mis 8 coups donc je pense qu’elle mérite 8 baisers suivis de remerciements.
Il n’a même pas cherché à lutter, j’avais entre mes mains une vraie marionnette ayant renoncé à m’opposer sa volonté.
Une fois la petite humiliation finie il est retourné auprès du présentoir à instrument avec une démarche tendue.
Faire quelques pas n’est jamais mauvais pendant un caning, cela fait circuler le sang. Lors d’une punition sévère le soumis a tendance à se tétaniser pour réduire la douleur. Lui faire faire un peu d’effort, marcher, faire des flexions ou des pompes régulièrement permet de lutter contre cet effet. Surtout qu’en bonus celui l’oblige à revivre le supplice de la mise en position.
Il est revenu avec une nouvelle cane, il a gémi en se mettant à genoux pour me la présenter, les muscles de ses fesses devaient manifester qu’ils ne voulaient pas être utilisés. Comme la première fois je l’ai testée dans le vide pour vérifier sa qualité.
— Elle fera bien l’affaire. Remets-toi en position.
Pour la seconde fois il a exposé ses fesses à la cruauté de mes attentions. J’ai pris mon temps pour me remettre moi aussi en position, mettant plusieurs petits coups pour tester la distance et faisant plusieurs faux départ pour jouer avec ses nerfs.
— Prêt ?
Dans un soupir il a répondu :
— Oui, madame.
Le neuvième coup est tombé. Ces quelques pas semblaient avoir fait leur effet.
Mon corps aussi était mis à l’épreuve, sa température montait à en devenir étouffante. J’avais envie d’arracher mes vêtements, surtout mon corset, il compressait ma poitrine qui ne demandait pourtant qu’à se déployer.
J’avais envie d’accélérer le rythme, je devais cependant attendre que Galopin finisse de lire son contrat. Je fulminais, j’étais si impatiente de donner le prochain coup. Pourquoi avions-nous convenu d’un texte aussi long !
J’ai rongé mon frein en ruminant.
Lorsque j’ai pu donner le coup suivant il a été suivi par deux gémissements. Le premier, le sien, a été plaintif tandis que le second, le mien, a été bien plus sensuel.
À chaque coup le son vif de l’impact et les vibrations remontaient le long de mon bras et se mélangeaient pour former une poussée d’adrénaline presque douloureuse. J’en étais à un point où j’avais des contractions involontaires, mon corps échappait à mon contrôle. J’en avais les larmes aux yeux.
Pour extérioriser cette frustration j’ai administré le onzième coup dès que possible ce qui a libéré en moi une nouvelle onde de plaisir. Ce pic m’a soulagé et mes envies m’ont laissé tranquille un instant. Je savais qu’elles reviendraient bien assez tôt mais pour l’instant j’avais de nouveau le contrôle.
J’ai mis à profit ce moment de répit pour observer Galopin. Ses fesses tremblotaient, un mouvement rappelant les vibrations de mon propre bassin, nous étions dans un état si proche et si éloigné à la fois.
Il lisait d’une voix lente accompagnée de soupirs. Plus il s’approchait de la fin du contrat plus il redoutait le prochain coup. Il n’était pas pressé d’y arriver et en même temps ne pouvait qu’inlassablement avancer.
Dernier paragraphe « Au moindre manquement à ma parole j’accepte de me soumettre … » sa voix a déraillé dans un hoquet qui m’a fait glousser. Au même moment le contrecoup d’une vague de plaisir est arrivée par surprise et m’a fait tressaillir. Pendant quelques secondes j’ai été ailleurs. Lorsque je suis revenue à la réalité il prononçait les derniers mots du contrat, il avait les dents serrées et était au bord des larmes « Je lui enjoins de m’infliger la douleur la plus intense possible pour me dissuader de recommencer. ». C’était le signal pour mon entrée en scène.
Douzième coup.
Malgré l’état de fatigue de Galopin la sadique en moi a eu envie de jouer encore avec ses nerfs, elle avait besoin d’être cruelle et se moquait éperdument de sa détresse. Il suffisait d’un rien pour m’amuser.
— 12. Je crois que nous avons fini. N’est-ce pas mon petit ?
En reniflant il a répondu :
— Non madame, je n’ai pas encore eu les 3 coups bonus que j’ai réclamé.
Il y avait tellement de douleur dans sa voix. Ça devait être si dur pour lui de me rappeler les coups que j’avais « oubliés ». Le risque était cependant trop grand pour jouer à l’idiot avec moi.
— Es-tu sûr d’en avoir vraiment besoin ? Parce que sinon on les oublie.
Il a fait une grimace.
— Oui, madame. Je les mérite amplement.
Je l’entendais penser « mais putain mettez-les-moi ! Qu’on en finisse ». Je croisais presque les doigts pour qu’il craque et m’insulte à voix haute. Malheureusement il est resté en contrôle.
J’ai dit :
— Soit.
Je me suis remise en position pour administrer un coup dans la diagonale des fesses pour croiser les lignes déjà formées. Ça a eu l’air douloureux. Tant mieux.
J’ai fait quelques pas autour de lui pour l’examiner sous tous les angles. Lorsque vous punissez à la cane il ne faut pas y aller comme une brute, rien ne sert de saturer les fesses il faut prendre son temps et l’apprécier. Ses fesses ont monopolisé mon attention. Je trouvais les bandes rouges s’accumulant très jolies.
Je lui ai demandé :
Tout va bien ?
— Oui, madame, merci.
Il a frémi alors que je repassais derrière lui.
Quatorzième coup, l’autre diagonale. Il s’est contracté pendant une dizaine de secondes avant de se relâcher. Le contact avec la table en était presque doux, il s’y appuyait comme s’il s’agissait d’un coussin.
Malgré ce qu’il subissait il semblait presque bien. Il devait se dire « bientôt la fin ». Plus qu’un coup et il était libéré. À moins que je n’en décide autrement bien entendu. De manière symétrique ma frustration s’intensifiait, j’allais devoir me résigner à m’arrêter et ça ne m’enchantait pas.
J’ai pris mon élan pour que le dernier coup soit particulièrement dur. J’espérais secrètement qu’il romprait sa position ou ferait une erreur stupide qui justifierait que je lui mette 3 nouveaux coups. Il était pourtant bien trop malin pour ça. Le quinzième coup est donc tombé et j’ai du me résoudre à raccrocher mon jouet sur son présentoir.
Lorsque je suis revenue vers lui, il n’avait toujours pas bougé. Pour un soumis il est trop risqué de prendre une initiative tant que je ne donne pas la permission de bouger.
J’ai contemplé un moment ses jolies fesses zébrées, elles étaient adorables. Après autant d’émotions j’étais certaine qu’il dormirait bien le soir.
Dans mon rôle de pompier-pyromane je lui ai passé la main dans les cheveux pour le consoler.
As-tu retenu la leçon ?
— Oui, madame, merci de m’avoir puni. J’espère que ça n’a pas été trop dur pour vous.
— Un vrai calvaire tu n’imagines pas …
Cela pouvait passer pour de l’ironie mais en réalité ce n’était pas si éloigné de la réalité. Le sextoy en moi m’avait amené aux frontières de l’orgasme à plusieurs reprises, ça avait été si dur de ne pas atteindre l’extase et je n’avais qu’une envie c’était d’arracher mes vêtements pour me permettre quelques plaisirs en solitaire.
Veux-tu aller faire un tour au coin pour réfléchir à tes actes.
— J’aimerais beaucoup madame.
J’ai mis une claque sur ses fesses. Elle a ravivé la douleur pour quelques instants.
— Tu as ma permission pour y aller.
— Merci madame.
C’est avec un regard tendre que je l’ai vu se dandiner jusqu’au mur pour s’y agenouiller, le slip toujours aux genoux. C’est comme ça que j’aime mes soumis, dociles jusque dans la douleur et l’humiliation.
J’ai commencé à ranger le matériel, de quoi m’occuper pendant qu’il reprenait son souffle. Après une dizaine de minutes j’ai rayé la dernière ligne du tableau. Nous avions égalisé les comptes, il ne me devait plus rien. En tout cas jusqu’à la prochaine fois. C’était si décevant d’être à la fin.
J’ai claqué des doigts.
— Debout ! Viens ici.
— Oui madame.
Il s’est approché et s’est mis à genoux devant moi, toujours les mains sur la tête. Il n’osait pas prendre une position moins soumise en ma présence sans y être invité.
— Je crois que nous sommes quittes pour cette fois. J’espère que tes fesses vont rester chaudes un bon moment.
Avec un brin de provocation il a répondu :
— Pour l’instant ça va madame.
J’ai mis les mains sur les hanches.
— Ça va ! ?
— Un peu.
Il semblait que ces quelques minutes au coin avaient ravivé son envie d’être un garnement.
— Ça va surtout mal se finir… Debout.
Je l’ai attrapé par la taille pour le forcer à se pencher en avant, mains sur les genoux. Il n’a pas lutté. Je lui ai mis une trentaine de claques sur les fesses, à la main mais sans aucune pitié, chacune lui a arraché un petit cri très satisfaisant de mon point de vue.
Côté émotion je n’étais pas plus en reste, comme je le maintenais contre mon bassin il faisait vibrer mes boules de Geisha par la même occasion.
Une fois fini je l’ai sermonné :
— Tu ferais mieux de changer ton attitude parce que je ne changerais pas les règles. Compris ?
— Oui madame. Je n’attends pas de vous la moindre pitié.
— Va remettre ton pantalon.
Il est allé remettre sa tenue « normale ». Je l’ai regardé faire en m’appuyant contre le mur.
— Après les vacances de Noël tu vas revenir me voir pour me présenter les premiers résultats de tes bonnes résolutions. Disons le samedi 16 janvier.
— D’accord madame.
— Et n’oublies pas qu’à partir du 1er janvier je veux une photo de toi avec le martinet en main tous les matins.
— Bien madame. Je peux y aller ?
— Vas-y.
Je suis restée calme jusqu’à ce qu’il passe la porte, après ça a été une autre histoire … Je suis allée faire des bêtises bien méritées dans ma chambre.

Fin !
En tout cas jusqu’à la prochaine session 🙂

En attendant je fais une petite étude de marché pour savoir si vous aimeriez que je publie une version papier de ce récit.
https://docs.google.com/forms/d/1Fl-VcoDJKdLbfEgHo4wK1jX7TCds8yYUisv9Ohu4haY/viewform?usp=send_form

Vous ne me vexerez pas en répondant « non ». J’aimerais juste avoir un petit retour 🙂

Côté blog, le prochain récit sera la fin du « week-end avec 3 soumis ». J’ai assez de matériel pour une dizaine de textes. Je vais reprendre ça avant de donner une date de publication. Faut que je me remette dans le bain.
La semaine prochaine j’essaierais de boucler le dossier sur la féminité et la sexualité sacrées. Et j’ai encore le dossier sur les modalités de recrutement dans le monde BDSM. Celui-là mettra du temps à arriver, tellement de choses à dire.

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15 réflexions sur « Récit de Noël 2015 partie 8 : caning à l’anglaise »

  1. Non merci pour le papier , c’est toujours dur pour moi trop terre à terre de ne pas imaginer une fin avec le plaisir final du soumis sous votre contrôle …..

  2. Bonsoir Mlle Emilie,
    Cette série est si plaisante que j’en redemande 🙂
    Pour une publication papier, j’ai mis oui.
    Surtout si vous complétez avec l’année à venir 🙂
    Ce texte est très plaisant comme beaucoup d’autres d’ailleurs.
    Bien à vous.

    1. Bonsoir,
      Effectivement je pourrais attendre la suite avant de publier. C’est que je voulais faire un test avant la sortie de « Simplet » sur papier … 😀

  3. Bonsoir Emilie

    Deux très beaux posts pour terminer cette histoire , ce qui est formidable, c’est ce talent que vous avez pour décrire chaque scène, de nous les faire vivre comme si nous y étions (j’en aurai presque des picotements aux fesses):D.
    J’ai mis oui pour une publication papier, c’est une suite logique à votre superbe blog.

    Bonne soirée Emilie et Merci

    1. Si seulement c’était possible ! Pour l’instant nous n’en sommes qu’à l’étape des écrans haptiques (des écrans envoyant de micro-impulsions leurrant les capteurs des doigts et leur faisant ressentir du relief et des textures là où il n’y en a pas) mais les recherches sur les vêtements existent (des combinaisons qui permettraient de ressentir physiquement les mondes virtuels, le tout sans danger puisque le corps est leurré et pas réellement touché). D’ici quelques décennies nous aurons peut-être la possibilité de coupler le virtuel et les sensations. Sentir ses fesses chauffer de la même façon que le soumis que nous voyons. De sentir le cuir du fouet dans nos mains. Ça ne remplacerait pas le réel mais tout de même …

      1. Bonsoir Emilie

        C’est vrai que c’est très intéressant, je ne connaissait pas , je vais me renseigner , merci de l’info.
        J’ai vu que vous parlez d’une future sortie papier du récit de Simplet,vous ne pouvez pas vous imaginer le bonheur que je ressent, c’est pour moi le plus beau récit BDSM existant.

        Bonne soirée et MERCI Emilie

        1. Quelle pression alors ! Parce que j’ai réécris le texte… Maintenant j’ai peur de faire moins bien :/
          En fait j’ai fait que les premiers chapitres ^^ Pour donner un côté plus « sérieux » à la narration.

          1. Oh non Emilie, je ne m’imagine même pas une seule seconde que vous pouvez faire moins bien , vous avez gagnée en maturité, et vous avez maintenant de l’expérience, vos textes sont sensationnelles.Le récit de Simplet avec votre narration actuelle , le rêve , le nec plus ultra.

  4. Excellent récit comme d’habitude Mademoiselle. C’est toujours un plaisir de vous lire, votre style est impeccable et si gracieux.

    J’ai répondu « non » personnellement, la version blog me plaît bien.

    Par contre, j’ai hâte de retrouver le récit de vos trois soumis encagés lors de ce fameux week-end SM.

    Vous semblez avoir été dotée par la nature d’une mémoire incroyable. Vous narrez jusqu’aux moindres petits détails de ce qui s’est passé il y a des jours, des semaines, voire des années. J’étais impressionné de voir que vous vous souveniez exactement de quel coup de canne correspondait à quelle partie de son texte. Et ce, malgré l’intensité de la scène qui vous troublait (de votre propre aveu).

    1. Ok ^^ Chacun ses gouts. Le papier a son charme.
      J’ai bossé ce week-end sur le récit … du week-end 😀 Ça sortira bientôt.
      J’ai effectivement une bonne mémoire et l’imagination fait le reste 🙂 Mais j’ai toujours pris des libertés. Ce qui compte c’est de rapprocher le ressenti du lecteur avec celui des participants.

  5. Bonjour Maitresse Emilie,
    Bravo et merci pour se recit, toujour aussi belle et implacable j’adore.
    Comme d’habitude je prend note et je vais demander à mon éducatrice de même bonne résolution.
    Au plaisir de vous lire.
    Chriss

    1. Bonjour,
      Merci d’avoir laissé un commentaire 🙂 Et si vous remettez en scène ce scénario avec votre éducatrice n’hésitez pas à venir témoigner dans la rubrique adéquate ^^

  6. Bonsoir madame Émilie j’ai lu tout votre site tout vos histoires et franchement j’adore vraiment ! Et j’avais une question à vous posez votre site et vraiment très bien mais pourquoi ne pas faire comme vous l’avez dit un ou plusieurs livre qu’on pourrait acheter par la suite sur votre site ??? Et surtout continuer d’écrire vraiment bravo à vous et vos soumis et si il vous en faut un de plus N’hésitez pas je suis la madame Émilie avec tout le respect que je vous doit et encore merci pour cette fabuleuse lecture !!!!!!!!!

    1. Bonjour,
      Écrire un livre prend du temps et j’en manque cruellement. Je le ferais surement un jour mais pas pour l’instant.

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