Le témoignage de Damien : mari soumis s02e04 humiliation et strapon

Hello 🙂
Et mince j’ai récidivé ! J’ai oublié de vous mettre un post ce week-end, j’étais pourtant sûre de l’avoir fait :’(

Il y a un cliffhanger à la fin je voulais que vous passiez plusieurs jours à imaginer ce qu’il allait pouvoir se passer. Bon, effet raté vous aurez les deux posts assez proche. Je me suis fait un post-it il sera mis en ligne jeudi après-midi !

Les parties précédentes sont ici

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Vous pourriez penser que ce sont toutes les punitions que je peux recevoir qui sont le pire aspect de ma vie de mari soumis, il n’en est rien, ce que je crains par-dessus tout ce sont les moments où elle ne fait rien, ou pire quand elle n’est même pas là. Vouloir une vie qui sort de l’ordinaire a comme côté négatif que le reste devient banal, morne et sans relief. Je suis devenu accro aux sensations fortes.
Pendant toute la journée je n’ai pas pu tenir en place, j’avais la tête ailleurs. Je savais qu’en rentrant le soir j’aurais droit à des jeux humiliants comment aurais-je pu me concentrer sur un boulot administratif ?
Sur moi le temps est un instrument de torture efficace, que ce soit l’attente avant une libération ou l’attente avant une séance planifiée. Elle a vite compris que j’étais impulsif et que j’avais du mal à me contrôler donc prend un malin plaisir à ralentir le rythme dès qu’elle le peut. Le moins que je puisse dire c’est qu’elle m’a appris la patience, avant elle j’avais souvent un comportement irréfléchi maintenant je marche au pas, je ne me précipite plus, madame n’aime pas les choses bâclées et quand madame veut …
C’est une sensation étrange que de savoir qu’en rentrant il allait se passer quelque chose d’humiliant sans avoir connaissance des détails, elle m’en avait dit si peu que je ne pouvais qu’essayer de deviner ce qu’elle avait bien pu imaginer. Je me rassurais en pensant que si elle avait remis cette annonce à plus tard c’était peut-être qu’elle voulait du temps pour y réfléchir et qu’elle n’avait rien en tête. Etait-elle en train de me jouer un bluff ? Quelque chose de plus humiliant que de me faire sodomiser au strapon ? J’avais beau chercher rien ne me venait à l’esprit.
J’ai hésité à lui envoyer un sms pendant la journée pour lui dire que je l’aimais, j’aurais aussi pu lui ramener un cadeau le soir. Ce sont des choses que je fais fréquemment pour lui montrer mon affection et lui prouver que jour après jour je continue de vouloir la séduire. Elle m’a bien fait comprendre que rien ne serait jamais acquis avec elle et que si j’arrêtais, ne serais-ce qu’un instant, de la cajoler comme au premier jour elle me claquerait la porte au nez. En temps normal me montrer amoureux ne me dérange pas, ne me dérange plus je devrais dire, au début ma fierté en prenait un coup de lui envoyer régulièrement des « je t’aime », je m’y suis fait. Ce n’est pas naturel pour moi de jouer les émotionnels mais ce n’est pas comme si j’avais le choix.
Ce qui m’a fait hésiter c’est que nous savions tous les deux que le soir j’allais prendre cher et que cela aurait pu être interprété comme une tentative de corruption assez évidente. Elle n’a rien contre le fait que je m’écrase devant elle, bien au contraire, par contre si je sous-entends qu’il y a une contrepartie attendue, qu’elle devrait m’être redevable d’une quelconque façon cela tournerait au drame. Si je lui ramenais un cadeau et que j’essayais de l’utiliser pour faire sauter une punition en retour je vois déjà la scène : double punition au minimum. Elle ne rigole pas avec les tentatives de manipulation, de dissimulation ou de mensonge. Tant mieux ça me dissuade d’y recourir.
Je la respecte tout autant que je suis intimidé par ses réactions. C’est un moyen d’éducation après tout, si j’ai peur d’aller lui dire que j’ai fait une bêtise le mieux c’est encore de ne pas en faire.
J’ai craqué, je lui ai envoyé des mots doux, c’était m’aplatir devant son autorité comme elle l’aime, tant pis si elle l’interprétait mal au moins j’aurais essayé. Le week-end s’annonçait mémorable il était sage d’essayer de la mettre dans de bonnes dispositions. En lui montrant mes sentiments je révélais le pouvoir qu’elle avait sur moi ce qui était une marque de faiblesse, c’est le comportement qu’elle attend de moi en tout instant, que je sois humble sans chercher à prétende être ce que je ne suis pas. Ce n’était que la vérité d’ailleurs, elle est indépendante et forte alors que je ne suis qu’un soumis, sans elle je serais perdu et l’inverse n’est pas vrai.
Je suis rentré à l’appartement avant elle, je n’osais pas faire un bruit comme si j’avais pénétré dans le repaire d’un monstre endormi, ne surtout pas faire de bêtise pour ne pas aggraver mon cas était le mot d’ordre. Même sans supervision je comptais me tenir à carreau, j’avais une irrépressible envie d’être sage, comme si elle pouvait me voir telle une déesse omnisciente, c’est un peu le cas, elle a un don pour savoir lorsque je me suis rendu coupable d’un mauvais agissement, je préférais ne pas prendre de risques.
Je me suis mis à nu, c’est la règle en l’absence de permission spéciale. Dans une relation « classique » le corps de la femme est le terrain de jeu principal, dans notre relation c’est le mien qui est exposé. De toute façon j’ai déjà essayé de râler sur ce point et j’ai retenu la leçon, j’ai forcément tort de penser différemment d’elle, cela ne me cause que des ennuis.
Le temps défilait sur l’horloge, mon impatience était à son paroxysme. Pour me calmer les nerfs je faisais du ménage, quelques corvées diverses pour m’occuper l’esprit, tout devait être parfait quand elle rentrerait, surtout en ce début de week-end je ne devais pas me la mettre à dos.
J’avais le coeur qui battait fort dans mon torse, des bouffées de chaleur au visage. J’avais une envie folle de me masturber pour soulager mon stress. Satanée cage de chasteté !
J’ai essayé de me reprendre, ce n’était pas sain de critiquer ce qui m’était imposé, je ne dois pas en prendre l’habitude de contester les décisions de Candice. La cage était très bien à sa place je n’avais rien à redire. Ce n’était pas la voix de la raison qui me parlait, juste une envie de plaisir non mérité.
La plupart du temps ma prison reste supportable si je reste éloigné des stimulations, je ne la sens pas. Le véritable supplice a lieu lorsque j’ai une poussée de désir et qu’il se retrouve contenu. Etre privé de plaisir n’est pas si facile à vivre. C’est comme une démangeaison entre les jambes que je ne peux pas soulager. Plus j’y pensais plus c’était dur. J’avais les mains moites comme la première fois, je connaissais l’importance qu’il y avait à bien se comporter. C’était comme au premier rendez-vous si vous faites une erreur vous pouvez vous brosser pour finir au lit dans un avenir proche. Après cette phase on peut habituellement devenir paresseux mais pas au premier contact. Elle faisait en sorte que nous restions bloqué à ce stade. La seule qui pouvait me soulager c’était ma princesse, et uniquement si elle était de bonne humeur. A moi de faire en sorte que ce soit le cas.
Elle a fini par arriver, elle est entrée pleine d’assurance, fidèle à elle-même, telle une petite princesse capricieuse et hautaine en terrain conquis. Elle portait un ensemble jupe/veste très sérieux, elle m’a fait penser à l’arrogance des golden boys de Wall Street. Je me suis approché d’elle, elle a laissé tomber son manteau avec un certain dédain, rapidement son sac a suivi le même chemin. Je me suis précipité à ses pieds pour les ramasser, j’avais la tête à côté de ses jambes, j’ai essayé en vain de ne pas fantasmer dessus. Ses collants lui galbaient parfaitement les cuisses me donnant envie de les toucher, le contact aurait été si doux. J’avais encore plus envie de remonter du regard les courbes de ses jambes pour jeter un coup d’oeil sous sa jupe, j’étais en position pour le faire discrètement. Je savais pourtant que c’était une mauvaise idée, ce n’était pas le moment d’être audacieux. La privation de plaisir n’est pas que dû à la cage elle est en grande partie dans la tête. C’est une interdiction à respecter, j’aurais pu si facilement regarder sous sa jupe mais qu’est-ce que je me serais ramassé en cas de prise en flagrant délit.
Elle m’a pris de haut.
— Il parait que tu doutes de ma gentillesse.
— Non chérie je sais que tu es parfaite. Je ne peux que t’admirer.
— Alors pourquoi me sous-estimes-tu ? Pourquoi penses-tu que je te soumets déjà aux pires pratiques ? Pourquoi tu penses que je ne peux pas te ridiculiser davantage ?
J’avais préparé ma réplique toute la journée, je me doutais qu’elle m’attaquerait sous cet angle.
— Je me suis mal exprimé ce matin, je ne voulais pas dire que tu ne pouvais pas faire pire mais que je n’avais jamais connu pire.
J’étais très fier de mon explication puis j’ai réalisé que si je la mettais dans une impasse. J’allais le sentir passer si je la bloquais. J’ai essayé de me rattraper.
— Mais tu as raison chérie j’ai dépassé mes prérogatives, je ne devrais jamais te sous-estimer.
Elle me jaugeait du regard, dans quelle situation je m’étais encore embarqué ? Il faut que j’arrête d’essayer de vouloir être plus malin qu’elle.
— De toute façon j’ai encore beaucoup à expérimenter et ça ne pourra que me faire du bien quoi que tu décides.
Elle s’est mise à sourire, mon rétro-pédalage rapide devait l’amuser. Je devais avoir l’air ridicule à démonter tout seul mon propre argumentaire, elle allait gagner la discussion sans avoir sorti un seul argument. Si ce n’est pas de l’autorité je ne sais pas ce que c’est ! À y repenser j’ai été pitoyable, je craignais tellement la correction.
— Si ce n’était qu’une erreur de formulation tu vas pouvoir me confirmer que tu sais que je peux t’humilier davantage si l’envie me prend ?
— Oui chérie je n’en doute pas une seule seconde.
— Tu vas donc pouvoir me donner un exemple pour me prouver que tu y as réfléchi longuement et que ce ne sont pas que des mots en l’air pour échapper aux conséquences de tes actes.
Elle me connait bien, elle sait où taper pour me mettre en défaut, je n’ai pas une imagination débordante surtout en situation de stress, c’est bien pour ça que je suis son soumis, je ne suis pas stupide je sais reconnaitre quand une personne est plus douée que moi dans un domaine.
— C’est bien les hommes, vous faites les malins entre inférieurs mais lorsque vous faites face au vrai sexe fort il n’y a plus personne.
Sa réplique était un test, elle devait hésiter sur ce que je voulais. En lui montrant de la résistance j’avais manqué de l’induire en erreur, elle avait pu légitimement penser que j’avais envie d’une soirée de corrections sévères, si je m’écrasais complètement elle en resterait à son plan de départ. Je connaissais la bonne réponse et pourtant j’avais envie de glisser de l’autre côté, il me suffisait d’une phrase et je la mettais en colère, c’était si tentant. Il me fallait de la violence pour contenir cette frustration dévorante, la douleur était un palliatif acceptable pour me calmer. Je me suis ressaisi, je ne devais pas laisser mes envies diriger ma vie comme je l’ai longtemps fait.
Je suis parfois très bête, quand ma queue a envie d’un orgasme, et c’est compréhensible après des semaines sans en avoir connu, elle m’incite à faire des bêtises qui ne feraient que rallonger mon agonie. C’est l’inverse de ce qu’il serait intelligent de faire ! La preuve que je ne dois pas la laisser décider à ma place.
Avant de faire le pas de trop j’ai répondu.
— Oui chérie.
J’avais une partie de moi qui voulait arrêter le jeu, me rappelant qu’il allait mal se finir pour moi. Il aurait été si simple d’aller me caler dans le canapé pour m’abrutir devant de la télé-réalité ou des jeux vidéos insipides. Je ne suis pas comme ça, je veux le mieux pour moi et le mieux c’est la satisfaction d’avoir passé une épreuve difficile sans flancher.
L’autre raison qui m’empêchait de fuir était qu’elle avait l’air si heureuse, me torturer est un de ses petits plaisirs et je n’avais pas le cœur de l’en priver. Elle allait me punir mais n’était pas en colère, elle jouait un rôle et je n’avais pas la moindre idée du scénario. Elle dominait la situation et je n’étais qu’un insecte qu’elle pouvait écraser d’une pichenette, tout ce qu’elle aime. Je n’étais pas en reste cependant, les femmes sadiques sont tellement belles.
Parfois elle rentre le soir elle fatiguée, le regard dans le vide, comme pour tout le monde j’imagine, la vie peut être épuisante. Lorsque nous nous apprêtons à jouer elle a ce scintillement dans les yeux, elle semble revivre. Je ne peux pas la décevoir, si ça signifie faire des sacrifices je les ferais, pour elle je peux le faire, je peux tout faire.
Elle est passée dans le salon, je l’ai suivi. Elle s’est installé dans le canapé, prenant ses aises, elle a tendu les jambes en faisant basculer ses chaussures pour libérer ses talons. Le signal était clair elle voulait que je vienne lui retirer ses escarpins et lui faire un massage des pieds. J’ai obéi puis je suis allé chercher le matériel nécessaire dans la salle de bain. Après une dure journée elle mérite bien un bain de pieds pour qu’elle puisse se détendre, c’est le moins que je puisse faire pour la soulager.
C’est agréable de prendre soin d’elle, je me sens utile, j’ai passé beaucoup de temps à perfectionner ma technique de massage pour la satisfaire au plus haut point. Ce n’est pas que de l’altruisme j’y ai aussi intérêt, si je fais bien mon travail elle m’autorise parfois à y prendre un peu de plaisir en me donnant la permission d’embrasser ses orteils à la fin.
Ce jour là je n’avais été des plus sages je savais déjà que ce privilège me serait refusé, ce n’est pas une critique, je respecte ses décisions, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même si je suis puni. J’ai été averti des règles et de leurs conséquences.
Je lui ai demandé comment avait été sa journée, nous avons discuté un peu pendant que je m’activais. Ne pas avoir de récompense en vue n’était pas une excuse pour mal faire, je ne joue pas au con avec elle, jamais.
Dans ces moments-là la cage de chasteté est un vrai défi, j’ai envie de plein de chose mais je dois rester concentrer et être « professionnel », j’ai bien trop à perdre. Il serait si simple de « prendre » ce qui me fait envie. Je dois empêcher mon esprit de divaguer pour ne pas faire une bêtise qui me couterait très cher.
Une fois fini elle a inspecté le travail, à fait quelques mouvements des chevilles pour tester leur légèreté. Elle a soupiré, détendue. Je venais de gagner des points.
— Je vois que tu recommences à te concentrer sur tes missions. C’est la proximité d’une correction qui te motive de cette façon ?
J’ai été un peu vexé par sa remarque, elle avait certes raison, j’avais peur d’être puni donc je me dépassais, il n’y avait qu’une leçon à en tirer : toujours me traiter durement. J’aurais aimé être aussi concentré par moi-même malheureusement je ne fonctionne pas comme ça, si je n’ai pas un bâton derrière moi je fais le con.
— Tu n’oses plus rien dire ? C’est bien tu sais où est ta place. Tu as trop pris tes aises dernièrement et un week-end ne sera pas de trop pour te rappeler les règles qui s’appliquent ici. Tu es sur mon territoire, tu respectes mes interdictions et mes permissions. Si tu veux rester dans mon royaume il faut t’acquitter de contreparties, payer tes impôts.
Encore vexé par la vérité qu’elle avait dire juste avant j’ai répondu insolemment.
— J’ai fait mes corvées.
Elle m’a repris.
— Tu as mal fait tes corvées ! Tu as donc une dette envers moi. Et ce n’est pas la première fois ! Comme tu as bâclé régulièrement ton travail tu as cumulé des dettes et je suis obligé de te coller un redressement.
Elle exagérait, je n’étais pas si mauvais que ça, je ne dis pas parfait, je reconnais que je fais des erreurs mais globalement je m’en tire bien de mon point de vue.
Néanmoins je n’allais pas être bête au point de la contredire, j’avais plutôt envie de faire un jeu de mot, j’ai hésité, ce n’était pas forcément le moment même si elle semblait de bonne humeur.
— J’ai été un bon chien je ne pourrais pas bénéficier d’une niche fiscale pour réduire ma dette ?
Elle a rigolé. Elle m’a pris le visage entre ses mains avant de m’embrasser sur le front.
— Qu’est-ce que t’es con quand tu t’y mets tu sais ? Tu vas prendre cher tu n’as pas idée.
Dans un mauvais réflexe j’ai laissé échapper les arguments pour me défendre que j’avais préparé. Je m’étais pourtant mis d’accord avec moi-même qu’il n’était pas intelligent de les sortir. J’allais donner l’impression de rejeter ma culpabilité.
— Mais je t’assure ce n’était pas mon intention de ne pas m’acquitter de ma part du marché, je n’ai aucun intérêt à faire ça.
J’ai immédiatement regretté mon acte. Elle a répondu froidement.
— Je confirme tu n’en as aucun intérêt.
Son ton avait été plus sec, signe que je devais faire attention à ma prochaine phrase. J’ai pris la voix la plus douce que je pouvais.
— Comment je peux me rattraper ? En étant puni ?
— La punition sera pour plus tard, pour l’instant nous allons simplement équilibrer les comptes ce qui signifie payer des intérêts de retard.
— Davantage de corvées ?
— Non tu es déjà au maximum, je pensais à une autre monnaie d’échange, la monnaie de référence dans mon royaume. Tu vois ce que je veux dire.
Je me répétais intérieurement « pas des jours de cage supplémentaires, pitié », rien ne pouvait être pire. J’ai rapidement rectifié, ça pouvait être pire, ça pouvait être des semaines. Je ne pouvais bien évidemment pas le dire à haute voix de peur de lui donner de mauvaises idées.
— Ce qui a de la valeur a mes yeux, ce que je ne peux pas collecter facilement, tu vois ce dont je veux parler …. l’humiliation.
Bien évidemment ! Ce qu’elle peut avoir auprès de moi et pas des autres ! Moi je me laisse humilier, ce qu’elle aime par-dessous tout. C’était logique, j’aurais dû penser à cet enchainement. Pendant un instant j’ai pensé à utiliser cette monnaie d’échange à mon avantage. J’aurais pu « faire la grève » de la soumission pour négocier un meilleur contrat.
Je me suis rappelé qu’en cas de bras de fer elle avait des moyens de rétorsion plutôt sévères, surtout qu’elle a en parallèle d’autres soumis. Elle n’est pas du genre à dépendre que d’une seule source de satisfaction.
Si je faisais une grève elle me laisserait faire jusqu’à ce que je vienne ramper à ses pieds pour la supplier d’accepter un contrat encore pire pour moi que le précédent.
Je suis fonctionnaire, pour moi une grève c’est au pire un statu quo et au mieux une avancée. Ça ne marche pas comme ça avec elle, si je veux une négociation elle négociera vraiment. Si je remets en cause l’équité de mon traitement elle m’apprendra qu’il n’était finalement pas si désavantageux en le durcissant.
Lorsque l’on est soumis il ne faut pas se montrer trop gourmand et rester à sa place.
De son côté elle semblait pleine de vie à l’idée de ce qu’il allait m’arriver, un comportement bien sadique comme elle les aime. C’est agréable de la voir aussi joyeuse. Elle ne pouvait dissimuler qu’elle appréciait ce qu’elle m’annonçait.
— Tu as osé penser que je ne pouvais pas de traiter d’une manière plus humiliante je vais te prouver que c’est possible.
Savoir qu’elle allait laisser libre cours à son imagination me faisait peur, ce n’est pas facile de se laisser humilier, au début je pense toujours que je vais résister mais elle finit toujours par m’atteindre. Elle tourne lentement le couteau dans la plaie pendant que j’essaye de rester stoïque. Je sais que si je résiste je ne ferais que rallonger le supplice et pourtant j’essaye à chaque fois.
Elle m’a regardé avec une lueur espiègle au fond des yeux.
— Va chercher le strapon, le plus gros qu’il y a dans le placard.
Elle m’a tendu la clé de la serrure de son bureau. J’étais presque déçu de l’annonce. Si c’était juste passer à un strapon plus gros j’allais pouvoir le supporter, je n’aime pas la sodomie mais j’y étais habitué. Sans vouloir jouer les blasés c’était devenu une pratique de routine. C’est souvent comme ça lorsque l’on attend quelque chose pendant longtemps, on imagine quelque chose de mieux. Je ne devrais pas m’en plaindre il y a plein de soumis désoeuvrés je fais partie des chanceux.
Je suis donc allé le chercher. En le prenant en main j’ai eu une seconde pensée, à vrai dire il était gros, vraiment gros. En revenant je le lui ai tendu. Elle a rigolé,
— Ce n’est pas pour moi, c’est pour toi. Mets-le. Ce soir j’ai envie de me faire prendre par un homme bien membré. Reconnais que ton petit truc n’a jamais été vraiment à la hauteur.
Elle a mis ses doigts sur ma cage pour prendre les mesures, elle a comparé avec la largeur du strapon. Elle a hoché la tête, convaincu par sa démonstration.
— C’est bien ce que je pensais, rien à voir.
Elle était morte de rire, j’étais plus hésitant. Où voulait-elle en venir ? Je ne voyais pas venir l’iceberg.
J’ai enfilé le harnais, ma cage était désormais dissimulé par le ce mastodonte. Elle avait raison il n’y avait aucun rapport de taille. Je n’avais pas à avoir honte c’était un jouet artificiel, ça serait comme dire que je ne suis pas à la hauteur d’un mannequin photoshopé.
Elle m’a tiré de mes pensées en me sautant au cou, elle prenait le rôle d’une ado surexcitée prenant une voix plus aiguë qu’à l’accoutumé.
— Je comptais attendre jusqu’à ce soir pour profiter de ce jouet mais là j’ai vraiment trop envie. Tu vas me faire grimper aux rideaux pas vrai ?
J’ai répondu nonchalamment.
— Oui, oui.
— Eh ! Joue le jeu ! Soit un homme pour fois, ça changera.
Elle commençait à m’attaquer sur la « qualité » de ma virilité, je pressentais que ce n’était que le début. C’était désagréable bien sûr mais pas insurmontable. D’accord, elle allait forcer à la satisfaire sans y prendre du plaisir ce n’était pas le pied pour moi mais ce n’était pas l’enfer non plus. Elle pouvait dire ce qu’elle voulait je savais qu’elle simulerait, elle n’arriverait pas à m’atteindre. Pauvre fou que j’étais de penser qu’elle n’avait que cette carte en main, parfois ça me rassure de me mentir.

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La suite par ici.

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