Concilier la pratique du BDSM et les responsabilités parentales

En attendant la suite des récits je vais publier un petit article sans prétention dans la continuité des réflexions sur mon mode de vie.
Il y a quelques semaines j’ai lu un article du magazine Vice qui était intitulé « Comment rester sadomasochiste quand on a des enfants », tout un programme !
Cette lecture a déclenché en moi toute une série de questions et de recherches sur le sujet ; j’arrive en effet à un âge ou la question des enfants se pose, d’ailleurs parmi mes amies de plus en plus sautent le pas. Sur le papier il s’agit d’une très bonne chose, ainsi va la vie, cependant vous n’êtes pas sans savoir qu’un enfant est toujours un bouleversement dans le fragile équilibre qu’un couple a mis du temps à trouver ; d’autant plus lorsque le-dit couple pratique le BDSM en mode 24/7 comme nous.
À première vue la question de la cohabitation entre mon épanouissement sexuel et les responsabilités parentales semble insoluble, pourtant elle doit l’être, je ne voudrais pas devoir sacrifier ce qui me fait du bien. Avec le temps je me suis habituée à ma petite routine, lorsque je rentre à la maison mon homme est à genoux dans l’entrée pour m’accueillir, souvent nu pour ne pas présumer que je lui laisserai le privilège de s’habiller pour la soirée, parfois avec une cravache devant lui pour me confirmer son intention de se soumettre à mes lois aussi strictes soient-elles, la répartition des corvées est asymétrique, les gifles, fessées et humiliations sont monnaie courante. En un mot le paradis que ce soit pour moi ou lui. Ces rituels structurent notre vie quotidienne et les abandonner signifierait devoir tout réinventer.
Alors comment faire ? Trouver une réponse à cette question est critique ou sinon je serais forcée de mettre le BDSM à la trappe ; il est évident que le bonheur des enfants passe avant celui de leurs parents ; mais même cette option pose problème, je ne peux pas nier ma sexualité pendant les dizaines d’années qu’ils resteront à la maison, ça ne serait ni réaliste ni sain. Certes cela tiendrait un moment mais ça finirait pas m’atteindre.
Pour l’instant je ne sais pas trop comment planifier tout ça, d’où mon intérêt certain pour l’article que je citais au début. Malheureusement le sujet n’y fait pas l’objet d’un traitement de fond puisqu’il consiste à une succession d’interviews sans presque aucune mise en perspective, ce qui aurait été nécessaire vu certains discours.
Certes je ne prétends pas être spécialiste du développement des enfants, je n’ai aucun titre ni expérience dans le domaine, cependant même avec mes connaissances basiques certains témoignages me posent problème. Certaines de ces personnes m’auraient fait ces confidences en soirée je pense que j’aurais appelé les services sociaux… Parce que dire dans une phrase « je ne considère pas l’asphyxie érotique comme une limite très violente » et dans celle d’après « ma thérapeute est morte à cause de cela », me fait m’interroger sur les capacités intellectuelles de la personne qui parle et sur son rôle de modèle. N’oubliez pas que les enfants ont tendance à croire sur parole leurs parents ce qui oblige à la modération. Leur dire que l’asphyxie érotique n’est pas une limite très violente c’est du délire ! Au contraire il s’agit d’une pratique très dangereuse, d’ailleurs la plupart des morts ou accidents graves lors de relations BDSM sont à dues à cette pratique. Si vous ne le savez pas abstenez-vous de donner des conseils.
Et je dis ça sans chercher à décourager ceux qui aiment, je n’ai fondamentalement rien contre les pratiques violentes mais elles doivent être pratiquées par des adultes consentants et bien informés des risques.
Ce qui m’a surtout frappé est la justification avancée, « nous sommes une maison avec une sexualité positive », l’argument est fallacieux, ce n’est pas ça la définition de la sexualité positive.
Que le sexe soit tabou est une mauvaise chose mais l’opposé extrême l’est tout autant ; il y a un océan entre ne pas parler de sexe avec ses enfants en leur disant « tu t’occuperas de ça quand tu seras mariée », et les pousser à explorer leur sexualité sans que cela ne vienne d’eux, à introduire l’excès avant même la maitrise des bases.
La vraie sexualité positive recoupe plusieurs notions, elle consiste tant à répondre aux questions de l’enfant sur le sexe qu’à lui faire comprendre qu’il ne doit pas avoir honte de son corps et de ce qu’il ressent, mais également à le mettre en garde sur les dangers, puisqu’il y en a, que ce soit en sexe vanille qu’en BDSM, et parfois cela signifie même le raisonner, l’empêcher d’aller trop vite. N’oublions pas que l’impulsivité inhérente à l’adolescence peut pousser à multiplier les conduites à risque. La sexualité positive ne signifie en aucun cas laisser trainer des sextoy sur la table du salon (ce qui est heureusement rappelé par une thérapeute en introduction de l’article) ou encore en offrir à un adolescent qui débute sa vie sexuelle. Elle ne veut en aucun cas dire qu’il faut inciter les jeunes à découvrir le sexe avant qu’ils ne soient prêts. La vie est certes courte mais ce n’est pas une raison pour brusquer les choses, commencer par du vanille pour enrichir ensuite, une fois que l’on est à l’aise avec son corps. Pas besoin de surcharger l’enfant avec trop d’infos à la fois.
D’ailleurs sur le même sujet j’ai lu une étude sur la réaction du cerveau lors d’une exposition à des films érotiques de différentes catégories, il faudrait que je retrouve les références. Pour faire simple, peu importe les fantasmes de la personne il y avait toujours une réaction à un film érotique montrant une relation vanille. Autrement dit les divers fantasmes viennent s’ajouter aux envies vanilles et non pas les remplacer, il s’agit d’une brique fondamentale, ce qui est cohérent d’un point de vue évolutionniste. Nous ne sommes pas BDSM ou vanille, nous sommes forcément les deux, ce n’est pas une opposition.
Certes je peux comprendre l’envie de certains parents d’être ouvert sur le sujet, dans ma famille le sexe, même conventionnel, n’est pas un sujet de discussion donc j’ai appris par moi-même en faisant des erreurs, et j’aurais aimé avoir plus tôt des réponses à mes questions. Je sais très bien ce que c’est d’avoir honte de ses envies, pendant longtemps j’ai cru que mes fantasmes BDSM n’étaient pas normaux, que j’étais une exception et que je ne pourrais jamais partager ça avec quelqu’un. Pour autant cela ne serait pas un sujet que j’aborderai de ma propre initiative avec mes enfants. Il y a un équilibre entre trop d’ouverture et pas assez. Parce qu’il ne faut pas croire que les enfants ne sont que des adultes sans connaissances que l’on peut exposer à toutes les situations sans les perturber. En réalité leur cerveau passe par différentes étapes de maturation et certains concepts restent insaisissables avant un certain âge.
D’ailleurs à ce sujet d’après les dernières études la maturation du cerveau est bien plus lente que ce que l’on croyait ; avant on pensait qu’il était adulte vers 18-20 ans, désormais ça serait davantage 26-30ans, le cortex préfrontal étant bien plus lent à finir son développement qu’initialement envisagé. Pour ceux qui ne sont pas calés en neuro-anatomie il s’agit de la zone nous rendant responsable, donnant la capacité de planifier, de gérer les priorité et de maitriser les impulsions. C’est pour ça que vous entendez dire à des chefs d’entreprises qu’ils ne recrutent jamais de cadres de moins de 26 ans. Autrement dit l’impulsivité des jeunes adultes n’est pas qu’un fait social ou une question d’apprentissage mais a un fondement biologique. D’où le danger d’inciter à des pratiques sexuelles borderline les jeunes adultes, ils n’ont pas les mêmes barrières de sécurité mentales que des adultes matures.
Pour l’anecdote si j’ai commencé à scripter mes séances à l’avance c’est justement parce que je m’étais rendue compte par moi-même que j’avais tendance à me laisser porter par l’euphorie du moment ; le pouvoir est grisant vous n’avez pas idée. Lorsque vous avez de la maturité et de l’expérience vous pouvez vous laissez aller à improviser, mais pour débuter je conseillerai de s’en tenir à un scénario en faisant quelques oscillations pour adapter au moment.
Côté soumis ce n’est pas mieux, parmi les candidatures que je reçois les jeunes (majeurs bien entendus) sont de loin ceux qui se disent prêts à subir les pratiques les plus violentes. Je pourrais presque deviner l’âge de la personne rien qu’en lisant la liste des pratiques qu’elle vise.
Les parents n’ont pas à encourager les jeunes ils vont déjà assez vite comme ça, leur rôle est de les rassurer s’ils ont des doutes, ce qui est différent. Il y a un temps pour tout et il faut le respecter.
Pour en revenir à l’article, il cite l’exemple d’un couple se baladant nu dans la maison « pour montrer aux enfants qu’ils n’ont pas à avoir honte de leur corps » et exposant à l’air libre les marques de coups des jeux BDSM. Cela m’a gêné et je m’interroge sur les conséquences potentielles. Déjà parce qu’il y a une différence entre avoir honte de son corps et s’habiller. Il y a des tenues pour chaque situation et il ne faudrait pas prendre l’exhibitionnisme pour de la normalité (et encore une fois je n’ai rien contre le fantasme, il faut juste avoir conscience que s’en est un).
D’autre part concernant les marques de coups, les jeunes enfants ne sont pas capables de maitriser des concepts complexes comme l’amour-violent ; savoir que les parents — qui pour les enfants ne sont qu’amour dans un premier temps — se frappent doit être perturbant.

Pour en revenir au sujet de départ, comment concilier une relation BDSM exigeante avec son partenaire et l’éducation d’enfants ?
Face à l’absence de réponse, et comme je suis quelqu’un de très pragmatique, j’ai pris une feuille de papier et j’ai commencé à réfléchir sur les possibilités.
Ma première action a été de rayer toutes les pratiques « visibles » du 24/7. Fini le mari soumis nu tenu en laisse ou mangeant dans une gamelle sur le sol, plus de gifles et autres claques sur les fesses ; il est hors de question que je maltraite le père de mes enfants devant leurs yeux c’est une évidence, cela pourrait altérer leur respect pour lui et ils pourraient se mettre à réellement croire qu’un sexe est supérieur à l’autre. Le prétendre est un jeu sexuel amusant, l’apprendre aux enfants est dangereux. Il n’y a qu’à voir la situation actuelle lorsqu’on entend des gens dire à la télé « moi je vote pour Trump parce qu’il ne faut pas déconner les femmes ne sont pas biologiquement faites pour avoir des responsabilités »… Je ne voudrais pas avoir des enfants aussi cons. J’ai beau jouer la carte de la gynarchie à la maison je ne voterai jamais pour ou contre un candidat à cause de son sexe, il faut faire la part des choses entre fantasme et réalité.
Mais rayer des pratiques était la partie facile, le véritable enjeu de la réflexion était de trouver des alternatives, il s’agissait d’un exercice mental, un brainstorming prenant comme hypothèse de départ qu’il était possible de concilier vie BDSM d’un côté et responsabilités parentales de l’autre. Autrement dit en face de chaque pratique rayée je devais mettre quelque chose d’équivalent pouvant remplir la même fonction du point de vue émotionnel.
J’ai donc fait une liste de pratiques plus discrètes, j’ai notamment été inspirée par des témoignages de couples qui avaient convenus de signes furtifs, par exemple pincer un bracelet pour demander la permission d’aller aux toilettes. Comme je le dis souvent les jeux de pouvoir que nous pratiquons sont avant tout basés sur un système de permission pour tout et n’importe quoi. Je ne limite pas grand-chose mais j’exige que mon homme demande la permission avant.
Ou encore un signe respectueux de la tête pour accueillir le dominant en alternative à l’attente à genoux. On garderait ainsi l’essence du jeu, la marque de respect, mais sans donner un mauvais exemple aux enfants.
D’ailleurs je vous avais parlé il y a peu d’une cage de chasteté avec des électrodes pour de l’électro-stimulation ; une petite pression sur la télécommande et bim, mon homme devient sage ; cette cage a justement été achetée dans l’optique de rendre nos jeux plus discrets, une sorte de test. Ce genre de gadget nous permettrait des jeux pendant les corvées, ni vu ni connu, rien de terrible mais une présence discrète.
Bien entendu certains jeux pourraient rester inchangés car déjà silencieux de base, la chasteté, le tease and denial (dans la chambre bien entendu), pinces, cire, les douches froides, les mises au coin et autres périodes de séquestration dans le placard (encore une fois celui de la chambre). Ou encore l’approbation du planning chaque matin comme nous le faisons actuellement ; la seule différence serait qu’au lieu de souffrir des conséquences immédiatement à chaque erreur elles seraient différées à un moment ultérieur.
Dans mon idée initiale j’avais admis que nous limiterions les jeux « classiques » à la chambre à coucher, par exemple en « faisant les comptes » de la journée avant d’aller au lit, une bonne fessée pour payer les fautes du jour avant s’endormir l’esprit tranquille.
Évidemment pour que ce soit viable il faudrait que notre chambre soit insonorisée, parce que je ne pourrais pas me contenter de jeux non-bruyants ; de toute façon une fessée silencieuse est une hérésie, il faut que ça claque sec ou le soumis aura tendance à rester trop passif. Où serait le plaisir à rester inflexible lors d’une déculottée magistrale si ma victime ne gigotait pas en geignant en travers de mes genoux ? C’est l’essentiel du plaisir. Sans oublier les obligatoires humiliations et autres sermons accompagnant la fessée. Je ne voudrais pas avoir à me retenir pour être discrète, je suis prête à jouer moins, mais pas moins bien, ne confondons pas quantité et qualité.
Je me suis donc intéressée à la question du coût de l’insonorisation d’une pièce et j’ai eu la satisfaction de découvrir que ce n’était pas si cher. Surtout si on le couple à une rénovation de l’isolation thermique. En tout cas une fois déduites toutes les aides et subventions.
Sachant que pour les jeux plus ambitieux il y aurait toujours la possibilité de s’amuser lorsque les enfants ne sont pas là. Mes amies qui ont déjà franchi le pas les amènent chez leurs grands-parents certains weekends pour avoir l’occasion de jouer « en grand » en restant à la maison de leur côté. De même elles organisent des soirées en les laissant avec une baby-sitter. Après tout, même actuellement, nous jouons à peine 2 ou 3 soirées par semaine.
Tout ça pour dire que ce plan initial me convenait, il dépeignait un quotidien acceptable selon mes critères, j’étais plutôt rassurée, le futur n’était pas si noir que ça.
Étant contente de ma réflexion je l’ai donc partagée avec des amies pour avoir leurs impressions, notamment lors d’une soirée-repas, et l’une d’entre elle m’a fait remarquer que cela ne suffirait pas, il n’y a pas de secrets dans une maison, les enfants sont bien plus observateur qu’on ne le croit et c’est d’ailleurs un phénomène naturel pour leur permettre d’apprendre. L’image la plus commune pour illustrer cet état est de qualifier les jeunes enfants « d’éponges » absorbant les émotions et comportements de leurs parents.
Par exemple si le père accueille la mère à la porte lorsqu’elle rentre avec un signe discret de la tête pour marquer son respect, même habillé et debout, et que la mère ne fait pas de même lorsque la situation est inversée les enfants en tirent une leçon, c’est automatique.
Si à chaque fois que le père fait une erreur la mère lui fait les gros yeux et qu’ils s’absentent 15 minutes dans la chambre, même insonorisée, les enfants comprennent qui commande et ont vite fait d’imaginer une hiérarchie des sexes qu’ils auront tendance à reproduire.
Si la mère ne participe jamais aux corvées ou si elles sont sexualisées (toujours le même qui fait telle ou telle corvée) les enfants en tireront la leçon qu’en fonction de leur sexe ils devront, ou pas, participer à cette activité une fois grand.
Le point relevé par cette personne est vrai, il ne faut pas laisser transpirer la moindre asymétrie dans les relations des parents si on ne veut pas éduquer les enfants de travers.
C’est extrêmement pervers, pour donner un autre exemple sorti du contexte sexuel, si lors du repas les enfants ont l’habitude d’entendre leurs parents se disputer ou râler à propos de leur journée ils auront bien plus de risques de développer des troubles alimentaires à l’âge adulte, tout simplement parce que l’acte de manger aura été associé à des émotions négatives.
Donc en théorie — je vous rappelle qu’il s’agissait d’une réflexion sur la conciliation d’un environnement idéal de développement pour les enfants tout en permettant l’épanouissement sexuel BDSM des parents — si on veut faire les choses parfaitement il faudrait abolir tous les privilèges… Autrement dit je devrai me remettre aux corvées…
Cela fait environ 7 ans que je ne fais presque plus le ménage, ou la lessive, ou le repassage, j’ai toujours trouvé quelqu’un pour me le faire à l’oeil. La dernière fois que j’ai voulu mettre en marche le lave-vaisselle je n’ai pas réussi… J’ai réalisé que je ne l’avais jamais utilisé depuis qu’on l’avait acheté. Je suis une assistée vous n’avez pas idée… 🙂
Plaisanterie mise à part comment maintenir le jeu de rôle asymétrique qui nous plait tant tout en montrant un exemple positif ?
Si quelqu’un a une réponse miracle je suis preneuse, parce qu’avec cette révélation j’ai pris un sacré coup dans le ventre et je ne m’en suis toujours pas remise. Je suis attachée à mon petit confort, à ce que l’on vienne prendre mon manteau lorsque j’arrive, que l’on me chausse. Mais comment dire à un enfant qu’il doit apprendre à lacer ses chaussures par lui-même si je me fais chausser systématiquement de mon côté ?
Vous allez répondre « c’est pas grave, je n’aurai qu’à me chausser toute seule, ce n’est pas la fin du monde ; et pas besoin d’avoir fait l’X pour faire fonctionner un lave-vaisselle » pour moi c’est vrai, mais je ne suis pas seule dans l’équation et j’en connais un qui est à deux doigts de faire un malaise rien qu’à cette idée. Il n’y a qu’à voir sa tristesse lorsque je rapporte une assiette à la cuisine après le repas. L’autre jour j’ai profité que j’allais voir une amie pour sortir la poubelle au passage, c’était sur le chemin, et pourtant il m’a presque fait une scène ! « Servir une déesse est mon but dans la vie, tu m’en prives, tu n’es qu’un monstre sadique ! ». Certes il surjouait mais il y avait un fond de vérité.
Bref.
Pour faire un résumé : depuis que je m’intéresse à la question je suis encore plus loin d’une solution que je ne le pensais initialement ; et j’ai conscience que ce n’est probablement pas ce à quoi vous vous attendiez en commençant cet article 🙂 Mais je ne désespère pas, le moment venu nous ferons face, comme tous les parents nous improviserons du mieux possible. En tout cas comptez sur moi pour vous partager toutes les idées que je trouverai.


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25 réflexions sur « Concilier la pratique du BDSM et les responsabilités parentales »

  1. Je pense qu’il n’existe que deux solutions pour que vous ne fassiez pas la vaisselle : l’une d’entre elle consiste à ce que votre mari passe à mi temps. On aurait alors un renversement des rôles mais qui paraitrait normal à tous le monde. L’autre solution serait d’embaucher un « homme de ménage ».

    ça ne règle que la question de votre confort en vérité. Les points que vous avez souligné sont intéressants et la question de l’insonorisation d’une chambre me semble très surévaluée : il faudrait aussi insonoriser la porte pour que ce soit correct et je doute que ça coupe parfaitement le son d’un fouet ou d’un cri.

    1. En fait je pensais insonoriser les combles à côté de mon bureau, en faisant les portes avec bien entendu. Certes ça ne serait pas parfait mais à défaut de mieux.
      Mais c’est à tester.

  2. Bonsoir Emilie

    Je pense que vous trouverez des solutions au fur et à mesure Emilie, même si cela n’est pas évident, après pour votre homme , entre la ceinture de chasteté, les pinces , des dessous féminins , c’est discret et il aura toujours le sentiment d’être votre soumis; pour vous, c’est plus difficile, reste comme vous dîtes, mettre les enfants chez une baby sitter ou dominer vos soumis à l’extérieur, parce que votre amie à raison, les enfants sont très observateur, et s’ils devinent quelque chose , comment vont t’ils réagir ?
    Bonne soirée Emilie

  3. TRÈS intéressant article. Je vérifie à chaque lecture combien vous êtes parfaitement consciente, lucide, intellectuellement irréprochable.

    C’est vrai que La question des enfants, de La Famille, Et des pratiques Bdsm est complexe. À mon sens, vous pouvez oublier la maison, parce qu’en effet, les enfants, plus ou moins consciemment, mais de manière marquante, finiront pas s’en rendre compte.

    Un espace neutre, c’est mieux. Mais cela implique de fixer une durée, un temps ad hoc, loin du bdsm H24.

    Il est aussi possible que l’arrivée d’un enfant, naturellement, modifie l’ordre Et La priorité de vos envies.

    Mais, vous Le voyez, plus de questions que de réponses 🙂

  4. Je crois que vous avez posé le problème : élever des enfants de manière « conventionelle » est incompatible avec une relation de couple BDSM 24/24.
    Sans vouloir faire de la psy à la petite semaine, la relation de dépendance de votre homme s’apparente un peu (beaucoup?) à une relation d’enfant à parent.
    Avoir des enfants, des vrais, suppose de changer, conjointement, de logiciel après une sorte de reboot.
    why not?

    1. Reste à savoir qui de nous 2 est l’enfant et qui est le parent 🙂 Parce que je prends les décisions mais il prend soin de moi et du foyer, donc nous avons chacun une partie de chaque rôle.

  5. Bonsoir Mlle Emilie,
    Votre réflexion est bien structurée.
    Et je n’ai pas de solutions miracles.
    Mais un point de vue à soumettre.

    Nous sommes en surpopulation au niveau mondial.
    Nous n’avons plus aucune obligation de reproduction pour sauver l’espèce.

    Donc à voir si votre besoin d’enfants est si important.

    Qu’elle est le plateau de la balance qui vous satisferait le mieux:
    plateau A: situation actuelle
    plateau B: vie familiale et très peu de jeu, quasi uniquement en leur absence

    C’est une question très difficile.

    Pour ma part vu ma génétique, vu ma vie, j’ai décidé de ne pas en faire. Beaucoup sont surpris, mais c’est mon choix.

    1. Il est vrai que je n’avais pas envisagé cet angle de vue, mais mon égo doit être trop développé pour ne pas vouloir infliger à la planète de nouveaux petits démons 🙂

  6. Voilà de vraies bonnes questions et des réponses difficiles à trouver. Au moins lit-on dans vos propos beaucoup de bon sens et de pragmatisme qui ne sont pas toujours bien présents chez tous, hélas… D’où des actions risquées (en BDSM, comme vous en donnez des exemples) , ou une éducation des enfants approximative pour ne pas dire hasardeuse… comme on le voit encore trop souvent (et pas que chez les couples DBSM !). Les repères, les valeurs… tout part facilement à vau l’eau, aujourd’hui et l’on s’étonne ensuite que nos chères têtes blondes manquent de structure, de confiance et de sagesse une fois parvenues à l’âge adulte.
    Pour ce qui est de la chambre insonorisée, et sans faire un cours de thermique ou d’acoustique (quelque chose me dit que ce n’est pas vraiment le lieu… Lol), les qualités de bon isolant dans les deux cas ne sont pas les mêmes. Bien sûr, en refaisant l’isolation thermique, ce sera un peu « moins mal » sur le plan acoustique également qui si rien n’avait été fait, mais les choses seront plus complexes qu’à première vue pour être vraiment efficace.
    En fait, le niveau des solutions à trouver dépend davantage, comme vous le pointez, de la manière de vivre la relation BDSM dans le couple, et du niveau d’engagement de chacun dans le jeu de rôle : relation permanente ou non, engagement vécu comme un « rôle » ou comme un engagement total et définitif. De ce que vous décrivez, votre compagnon est dans un trip d’engagement total, permanent et définitif. C’est probablement là qu’est le plus gros problème de la transformation envisagée. Et je ne parle pas que des « jeux », mais bien de sa manière de vivre avec suffisamment d’harmonie cette transformation pour que rien (ou presque…) ne ressorte et soit perceptible par ces éponges à sentiments que sont en effet les enfants.

    1. Je me suis peut-être mal exprimée sur l’isolation, le sens était : quitte à faire des travaux autant faire les 2 à la fois, j’ai conscience que ce ne sont pas les mêmes matériaux.

      Sur le fond, apparemment la transition entre les rôles n’est pas si difficile, les enfants sont un tel bouleversement que l’on oublie de penser à tout ça. D’ailleurs j’ai lu une étude il n’y a pas longtemps qui disait que le fait que les enfants ne fassent pas leurs nuits au début ne repose pas sur une nécessité biologique. Il s’agit d’un moyen que la nature a trouvé pour fatiguer les parents et les empêcher d’avoir une vie sexuelle. Un autre enfant viendrait réduire les chances de survie du premier (évidemment aujourd’hui cela ne risque pas d’arriver mais on modifie pas les instincts facilement).
      Notre rythme de vie changera de lui-même et il s’agit davantage de ne « pas recommencer » que d’arrêter. C’est comme prendre de nouvelles habitudes après un déménagement, le changement d’environnement facilite les choses.

  7. Voilà un sujet sérieux. Et une liste de questions judicieuses.

    Je pourrais vous faire part de ma propre expérience ou celle d’une Dame dans la même situation que vous. Partage d’expérience et de compétences dont nous parlions justement dans notre conversation. (Voir votre boite mail).
    Au plaisir de vous être utile
    rub

    1. Eh oui ! La domination c’est sérieux, un véritable art de vivre et pas uniquement un vulgaire fantasme 🙂
      Je suis toujours ouverte aux partages d’expériences, vous me connaissez j’ai tellement peur de mal faire que je cherche désespéramment toutes les sources d’informations possibles 😀

      Émilie

  8. Bonjour Mlle Emilie,
    Pour ma part dans un autre contexte j’ai choisi une autre solution ou ma vie et partagée avec ma vie de famille( épouse et fille de 13 ans ) ou mon épouse accepte ma relation suivie avec une Maitresse j’ai beaucoup de chance de vivre cela ,m’a fille me pose beaucoup de question sur mes absences lors de mes visites chez ma Maitresse mais je lui ai expliqué que je voyais une amie qui me fait du bien et qui calmait mes humeurs.
    J’ai choisi de vivre cet vie avec la chance que mon épouse l’accepte.
    Je pensse que sa serais difficile de vivre ma soumission autrement quant dehors du cadre familial ,
    mon épouse non dominante y trouve son compte d’avoir un mari attentionné qui fais le ménage les courses et entretien la maison .
    Je ne suis pas un souminateur qui profite de la situation je vis ma soumission aussi pour ma famille.
    Mais je fais bien attention de ne pas mélanger mes deux vie .
    Cette une autre vie de famille mais
    sans les contraintes d’une relation sm permanente.
    Je pensse impossible de vivre une relation sm dans un cadre familial trop compliqué.
    Chriss

    1. Approche intéressante. Même si notre situation est un peu différente puisqu’il y aura toujours une vie sexuelle BDSM entre nous.
      Peut-être que je devrais envisager de dominer d’autres hommes ailleurs et que mon partenaire soit confié aux griffes d’une amie, pour éviter d’avoir à jongler mentalement entre 2 rôles avec les mêmes personnes. Sans bannir complétement les jeux entre nous bien entendu.
      Je ne dis pas que je le ferai mais cela vaut la réflexion.
      Merci.

  9. Je partage l’opinion d’Epicurien, votre enjeu sera de revenir à une dimension plus ponctuelle et ludique, et non un trip gynarchique « total et définitif ». Il me semble au travers de vos écrits que vous en êtes capable, votre conjoint devra montrer la même aptitude de distanciation.
    Les enfants vont changer votre vie et priorités, et par expérience vous trouverez les solutions pour un équilibre entre votre sexualité et rôle de parents. Kinky ou vanille, tous les parents doivent s’accommoder de ce changement et la grande majorité y parvient, sauf à être dans une addiction.
    Enjoy! tibo

    1. Merci 🙂
      Un grand nombre de parents tiennent en effet ce discours « de toute façon les enfants provoquent un séisme dans les habitudes et tout change naturellement ». Je pense que je devrais faire confiance à mon instinct pour prendre les bonnes décisions le moment venu. Mais moi qui suit un peu paranoïaque j’essaie de tout planifier dans les moindre détails, même en sachant que rien ne se passe jamais comme prévu 😀

      1. votre « biais » de planification est certainement un élément très apprécié par votre « moitié » dans votre relation femdom 😉

  10. Bonsoir, j’ai tardé à vous donner mon point de vue et mon expérience de parents , quasi toutes les réponse ont été données , mais une chose est quasi sûre l’arrivée d’un enfant risque de changer vos priorités , et vu que vous êtes ultra organisée et perfectionniste toute votre énergie va passée dans l amour et l’éducation , ce nouveau cycle de vie changera vos priorité sans que ce soit un manque obsessionnel (le nombre d’épouses qui perdent définitivement leur libido pour élever leur enfants comme de reines …est énorme) . Pour finir effectivement ces petits coquins devinent absolument tout ! Donc je suis septique sur les codes secrets BDSM et pièces insonorisés . Ils doivent avoir leur libre arbitre. Et encore merci pour vos récits et articles

    1. Merci pour ce témoignage. Effectivement beaucoup de parents tiennent ce discours, je pense que pour l’instant je ne peux pas comprendre. Je crois que j’essaye avant tout de me rassurer ^^

  11. Merci pour cet article, Mademoiselle. Je ne suis pas en mesure de proposer la moindre solution, mais en tant que soumis je ne supporterai pas que votre confort de vie en soit le moins du monde diminué et que vous soyez amenée à vous abaisser à éxécuter la moindre tâche servile. Une reine se doit de tenir son rang, quelles que soient les circonstances, et vous méritez d’être servie, obéie et honorée. Par ailleurs, vous soulignez à juste titre l’insupportable frustration qui risquerait de s’abattre sur le mâle qui a la chance de vous appartenir. N’oubliez pas que nous autres, soumis, avons besoin d’admirer pour aimer et de craindre pour servir. Mes respects, Mademoiselle.

    1. Pour l’anecdote la reine d’Angleterre nourrit elle-même ses nombreux chiens 🙂 Donc tout est une question de perspective entre les corvées « serviles » et les autres. L’important c’est de trouver un équilibre qui plait à chacun. Mais évidemment le postulat de base sera toujours que je suis au sommet de la hiérarchie et que je dois être honorée en conséquence.

      1. Merci pour cette mise au point, Mademoiselle, claire comme de l’eau de roche et cinglante comme un coup de cravache. Je me rallie bien sûr sans discuter à votre position, comme il sied à quiconque se situant au plus bas niveau de la hiérarchie. Je ploie les genoux devant votre redoutable autorité et colle ma bouche à terre en signe de respectueuse soumission.

  12. Je pense que le problème vient principalement que le postulat de départ est faux. L’épanouissement sexuel n’est ni plus ni moins qu’un mythe. Tu as simplement créée une addiction au sexe. Et cette addiction est parfaitement incompatible avec les obligations de la vie parentale. Car la totalité des tes plaisirs sexuels sont construit sur l’opposition symétrique de ce que « normalement » ont ne fait pas. Autrement dit, ce dont ont besoin les enfants c’est précisément l’oppose de tout ce qui te fait plaisir dans le sexe. La situation est diamétralement opposée par définition. Voila pourquoi l’épanouissement sexuel n’est ni plus ni moins qu’une addiction a long terme. L’humanité a survécu des millénaires sans que la question ne se pose, c’est la preuve flagrante qu’il n’y a rien d’essentiel dans ce concept. La question n’est pas d’empêcher les gens de le pratiquer. Mais de leur faire comprendre que s’ils prennent du plaisir a s éloigner de la « norme », le retour a la « norme » devra obligatoirement passer par l’abandon de ces dits plaisirs. Je terminerais par dire que la « norme » est bien plus utile que les « dérives », car le plaisir dans les dérives se nourrit exclusivement de cette opposition a la « norme ». Si le monde était totalement BSDM le plaisir serait dans l’opposition a ce qui serait la norme, le BDSM. Donc la question que tu dois te poser, c’est est-ce que j’ai plus envie d’enfants ou de sexe, ou est-ce que je me suis créer une addiction dont je ne peux me passer. Dans ta vie actuelle cette addiction ne pose aucun problème, par contre et tu t’en rends compte toi-même, c’est parfaitement incompatible avec une vie familiale, comme quasiment toutes les addictions, c’est pas un hasard non plus.

  13. Bonjour Mademoiselle… une telle absence, doit-on en conclure que ce blog est désormais un blog fantôme ? Une archive ? Ou allez-vous réécrire un jour ?

    1. Bonjour,
      Je n’ai pas abandonné le blog, il est juste en pause le temps que je retrouve le courage de me mettre à écrire 🙂 Ce n’est pas aussi facile qu’on peut le penser.

      Émilie,

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