Discipline domestique 032 – Halloween 2014 – Partie 25 : à la douche ! (1)

Après notre petite séance de sport j’avais pris ma douche et c’était désormais au tour de mon homme d’y passer, mais pas avant que nous ayons effectué quelques petits jeux. Je sais bien que j’avais dit que le weekend serait calme mais j’avais une envie subite, et puis de toute façon c’était différent puisque l’initiative venait de moi ; ce qui m’avait énervée précédemment c’était surtout que mon homme me prenne la décision à ma place.

Nous étions dans la salle de bain, il était nu et je le tenais en laisse. Je lui ai dit sèchement :
— Penches-toi en avant, les jambes écartées et les mains sur le rebord de la baignoire.
Il s’est docilement mis en position sans dire un mot, le regard bien droit devant pour ne pas se gâcher la surprise de ce qui allait arriver. Un frisson a parcouru son corps lorsque je me suis mise derrière lui, une main sur le bas du dos et l’autre empoignant ses bourses.
— Voilà donc la cause de tes tourments.
Je les ai soupesées.
— Tu veux que je te venge en leur faisant autant de mal qu’elles t’en font ?
Entre deux inspirations profondes il a dit :
— Je préférerais éviter s’il te plait.
Cela ne lui ressemblait pas, d’habitude il ne ratait pas une occasion de faire une remarque caustique pour m’inciter à être particulièrement sadique avec lui. Il devait vraiment avoir peur de ce que j’aurais pu lui faire à ce moment-là. Il faut dire qu’en général il n’est pas vraiment fan des broyages de bourses et je semblais particulièrement en forme. Savoir différencier les moments où vous pouvez taquiner votre dominante et ceux où il vaut mieux s’abstenir est une qualité nécessaire pour le soumis qui veut durer. En l’espèce me provoquer aurait été un coup à finir avec un humbler ou un étireur de couilles pour de longues heures. Il devait vouloir l’éviter.
— Comme tu veux. Mais si ce n’est pas devant ça sera derrière.
Sans attendre sa réponse je suis allée chercher une cravache à bout effilé, le genre de jouet pour taper dans la raie des fesses, celle que j’avais choisi était composée d’une tige d’une trentaine de centimètres de long se terminant par une double boucle rectangulaire en cuir de 5 par 2.
J’ai légèrement tapé sur ses fesses en disant :
— Ecarte-les.
Toujours penché en avant il a ramené ses mains dans son dos et a écarté de chaque côté ses fesses pour dévoiler en grand son cul. En prenant mon temps j’ai cherché la meilleure position pour le frapper ; l’appréhension du soumis avant le premier impact fait partie de la punition, tout comme l’obligation de garder la position après ; pour paraphraser l’expression ‘le silence avant la punition c’est déjà la punition’.
— 25 coups si tu tiens la position sans râler, beaucoup plus le cas échéant. Clair ?
Il a pris une inspiration.
— Oui. Merci je les aie bien mérités. Il était idiot de penser que je pouvais savoir mieux que toi ce qu’il fallait faire.
Il faisait référence à sa critique sur ma façon de faire alors que je m’amusais à lui passer mon pied sur le visage un peu plus tôt.
— Toujours avec un temps de retard… C’est désespérant.
Sans autre commentaire j’ai enchainé les coups au rythme d’un à peu près toutes les 15 secondes, de quoi rougir et sensibiliser la zone anale sans être trop exigeant pour lui. J’avais tellement hâte de passer à la suite, le « vrai » truc sadique, que j’en étais presque à bâcler mon cravachage et à plusieurs reprises j’ai dû me retenir de frapper pour ne pas aller trop vite.
Une fois la première partie de la sentence appliquée je me suis éloignée sans rien dire et il n’a pas osé tourner la tête pour savoir ce que je manigançais. Le silence était pesant ; mettez-vous un peu à sa place, obligé de s’exposer et de rester immobile pendant que je décidais de son sort. Cela devait être si intense, parfois je suis jalouse de mes soumis.
Le claquement d’un gant en latex a résonné dans la salle de bain, les choses se précisaient.
Je me suis mise derrière lui et, après avoir mis du lubrifiant sur mes majeur et index, je les ai enfoncés lentement dans ses fesses. Une fois bien en lui je les ai écartés en V et je leurs ai fait faire une partie du chemin inverse avant de repartir dans l’autre sens ; au même moment mon pouce glissait lentement entre son anus et ses bourses pour le stimuler à l’extérieur. Après la douleur de la cravache ce traitement devait lui faire un bien fou.
Je lui ai demandé :
— Tu aimes ça ?
Dans un soupir il a répondu :
— Oui.
Je lui ai massé le sphincter avec les deux doigts. Son corps a été parcouru de frissons.
— Ça, c’est ce à quoi ont droit les maris sages. Est-ce que tu rentres dans cette catégorie ?
Il a fait une grimace et a dit :
— Malheureusement je ne crois pas.
— Donc tu vas me supplier d’arrêter.
Je me suis mise à intensifier les caresses.
— Et je te conseille de le faire avant que tu jouisses.
Après ce que je pourrais qualifier de râle d’agonie il s’est résigné à dire :
— S’il te plait chérie tu peux arrêter je ne le mérite pas.
Avec une certaine satisfaction j’ai dit :
— Comme tu voudras.
J’ai retiré mes doigts puis je me suis éloignée en enlevant mes gants. Mon homme a pris de profondes inspirations pour se calmer, la frustration devait être terrible. À n’en pas douter mon petit jeu venait de lui faire mal ; j’étais ravie, qu’il est bon d’être une garce.
Du pied j’ai activé le mécanisme d’ouverture de la poubelle, je tenais les gants du bout des doigts, j’étais prête à les laisser tomber.
— Tu es certain que tu veux que j’arrête ? Pas de regrets ?
Il avait des larmes aux yeux, intérieurement il devait me maudire d’avoir interrompu son plaisir de la sorte.
Comme il ne répondait pas je l’ai relancé :
— Je crois t’avoir posé une question. Si tu veux être mauvais joueur je peux l’être aussi.
Il s’y est repris à plusieurs fois avant de dire :
— Pas de regret tu peux les jeter. Je ne le mérite pas.
Répondre à cette question a semblé être douloureux pour lui et, je ne vais pas le cacher, c’était le but ; je me sentais si puissante.
— Pas si facile de prendre les bonnes décisions n’est-ce pas ? Tu comprends désormais le fardeau d’être à ma place ?
Il a grommelé un truc incompréhensible, j’ai ordonné :
— Redresse-toi.
Il s’est mis face à moi, l’air renfrogné. Je lui ai dit :
— Ce que je viens de te faire était un petit échantillon de ce que tu aurais pu avoir hier. Je le précise parce qu’il me semble que tu n’avais pas bien compris à côté de quoi tu étais passé à cause de ton attitude. Tu sais, la même attitude que tu es en train d’avoir en ce moment. Celle qui va te causer encore une fois les mêmes soucis.
— J’ai compris.
J’ai dit sèchement.
— Tu auras compris lorsque je l’aurais décidé !
J’ai fait quelques pas autour de lui comme un prédateur ayant acculé une proie et savourant sa victoire..
— Au fait qu’est-ce que tu disais ce matin ? Que tu voulais passer un weekend de tease and denial ? Ça fait combien de séquences de frustration un week-end complet ? 40 ? 50 fois ce que tu viens de subir ? Tu te sens la force d’en supporter combien ?
Il a fait une grimace.
— Aucune.
J’ai dit d’un air moqueur :
— Aucune ? Tu ne veux plus que je sois sévère avec toi ?
— Non.
— Pourquoi ?
— Parce que maintenant je me rappelle ce qui se passe quand tu es sévère…
J’ai pris ça comme un compliment, je ne sais pas si s’en était vraiment un.
— Oh ! Et ?
— Si je te propose de me mettre à genoux par la frustration tu vas le faire.
— Aie ! C’est embarrassant parce que malheureusement pour toi il me semble que tu en as déjà fait la demande… Je n’ai plus trop le choix maintenant.
Il avait l’air penaud ; il sentait bien que j’étais en train de bluffer mais qu’il valait mieux pour lui ne pas faire le malin ou je risquais de réellement attiser sa frustration tout le weekend ; et il ne se voyait pas résister plus de 10 fois à un tel traitement. Parfois mes soumis passent très près de la catastrophe.
De mon côté je crois que le terme d’exultation intérieure décrivait bien ce que je ressentais. Je ne suis jamais mieux que lorsque mes soumis n’ont aucune carte en main.
Mon homme a cependant répondu d’une manière assez intelligente en disant :
— Je ne suis qu’un homme, il ne faut pas m’écouter et baser tes décisions sur ce que je dis. Tu es trop intelligente pour t’abaisser à ça…
— Ce que tu es en train de dire c’est que je ne devrais jamais tenir compte de ce que tu dis ?
Je ne vais pas cacher que c’est le fantasme de toute dominante ; mais c’est aussi un truc qui est destiné à rester un fantasme pour la sécurité de tous. Il a hésité avant de dire :
— Tu sais mieux que moi ce dont j’ai besoin. Il serait plus sage de te laisser faire.
J’ai haussé les épaules.
— C’est vrai. Et un jour peut-être que tu prendras conscience de l’étendue de ta bêtise. Tu as une copine qui sait très bien comment te faire du bien, et qui n’hésite pas à le faire si tu lui donnes une raison, et tu ne peux t’empêcher de la provoquer. Parce que je te rappelle que si tu avais fait un truc aussi simple qu’être un soumis modèle pendant toute la semaine je t’aurais fait pleurer de bonheur hier soir ; je peux te le garantir. Mais non, jouer le rebelle était trop important pour toi ! Pourquoi m’as-tu forcé à te punir ? Je ne comprends pas.
Il a baissé la tête, il y avait bien plus de vrai dans mon discours qu’il ne l’aurait voulu. Heureusement pour moi d’ailleurs ! Je n’ennuierais avec des soumis dociles qui feraient systématiquement ce que je leur dis. Cependant j’adore les faire culpabiliser et leur faire croire que tout est leur faute de façon à ce que la honte ne vienne pas de l’extérieur mais de l’intérieur, c’est bien plus intime comme torture.
Il a répondu :
Je vais m’améliorer.
— C’est tout le mal que je te souhaite. En tout cas tant que je ne serai pas satisfaite de ton attitude tu pourras rêver pour avoir la moindre récompense. Tu ne m’auras pas à l’usure je peux te le garantir ; je ne suis pas ce genre de femme réduisant ses attentes avec le temps, c’est même l’inverse.
J’ai repris la cravache en main.
— Et je suis prête à utiliser tous les moyens à ma disposition pour obtenir ce que je souhaite.
Il s’est mordu la lèvre du bas :
— Tu es très … Convaincante… Je crois qu’à partir de maintenant je vais faire tout ce que tu me dis sans discuter.
Je ne compte plus les fois où il a pris cette résolution… Et heureusement pour moi il ne la tient jamais !
— Ça tombe bien j’ai une tonne de choses à te faire faire aujourd’hui. Peut-être même que si tu es sage cela sera suffisant pour que généreusement je t’accorde une petite récompense. Ou pas… Je verrais en fonction des résultats, et de ton attitude, mais ça c’est pas gagné. Je te connais, d’ici 10 minutes tu auras changé d’avis, encore…
— Non, tu as utilisé de bons arguments pour me motiver cela va durer plus longtemps cette fois. Je suis motivé.
J’ai fait une moue sceptique avant de lui demander :
— Et sinon qu’est-ce qui te démange le plus ? Ton sexe ou ton cul ?
Il a hésité.
— Je ne sais pas, je crois que ça se vaut.
J’ai hoché la tête.
— Ok, donc les deux vont passer à l’eau froide, ça sera plus prudent.
J’ai désigné la douche, il a gémi, il semblait penser « quoi encore ? Tu n’as pas fini de me torturer ? J’ai dit que j’allais être obéissant ». À voix haute il a cependant préféré dire :
— Comme madame voudra.
Voir un soumis s’astreindre à faire quelque chose qu’il ne veut pas fait toujours jubiler la sadique en moi. J’aime avoir le pouvoir sur les gens ; parfois cela m’étonne même de voir ce que je suis capable de leur faire faire sur un claquement de doigts. Parce que le vrai pouvoir ne s’obtient pas par la force mais par le respect ; si mes soumis m’obéissent c’est avant tout parce que je représente une autorité légitime à leurs yeux. Il est toujours gratifiant de voir tout ce travail de préparation payer.
À cause de ce regain de satisfaction je n’ai pas pu retenir ma main lorsque mon homme est passé à portée et elle est venu lui claquer ses jolies petites fesses. Il m’a lancé un regard, il semblait hésiter à oser faire un commentaire, sans me démonter j’ai gardé le regard haut, s’il avait besoin que je lui rappelle que ses fesses m’appartenaient et que je pouvais leur faire ce que je voulais il n’avait qu’un mot à dire. Comme le dit le proverbe américain « fake it until you make it ! », vos certitudes peuvent faire accepter aux autres bien des choses. Mon homme a tourné la tête sans rien dire, il était encore trop tôt pour rompre sa promesse. Dommage. Ou tant mieux pour lui.
Il s’est dépêché de se mettre en place et a demandé :
— Tu veux contrôler le pommeau de douche ?
— Bien entendu ! Si j’ai envie que le travail soit bien fait quel autre choix ai-je ?
Il a plaisanté :
— Surement pas de me laisser faire tu as raison. Donner des responsabilités à un mâle c’est l’assurance d’être déçu…
Il me l’a tendu et s’est mis face à moi dans sa position d’attente habituelle, mains sur la tête et jambes écartées. J’ai mis le mitigeur sur froid. En réalité c’était davantage sur tiède, je n’allais pas le torturer à l’eau glacée non plus, je veux l’inconfort pas lui faire du mal. J’ai donc ajusté la température en faisant couler de l’eau à côté de ses pieds, assez loin pour qu’il n’y ait que des éclaboussures mais assez pour lui donner un aperçu de l’enfer qui l’attendait. Une fois satisfaite j’ai dit :
— Voyons un peu l’état de ton modèle réduit.
C’est un des nombreux surnoms de son sexe, je sais faire preuve de beaucoup d’imagination lorsqu’il s’agit de trouver des noms ridicules.
J’ai attrapé son gland entre 2 doigts et je l’ai secoué.
— Il a l’air encore bien enflé. Mon pauvre, ça doit être infernal pour toi de sentir cette brulure. Je te plaindrais presque.
J’ai agité le pommeau de douche avec un sourire narquois et j’ai rajouté :
— Heureusement que je suis là pour jouer au pompier.
Il a eu un rictus et a hésité avant de répondre. J’avais anticipé que ses bonnes résolutions ne tiendraient pas 10 minutes mais 5 semblaient plus réalistes, son état d’excitation était vraiment catastrophique.
Il a fini par dire :
— Comme si tu avais besoin d’une excuse… Je sais à quel point tu fantasmes de jouer avec la grosse lance des pompiers…
Sitôt sa phrase finie il a fermé les yeux en se contractant, il se doutait bien que sa réplique allait avoir des conséquences, ce qui n’a pas raté puisque j’ai longuement aspergé son sexe d’eau pendant qu’il se tortillait sous l’inconfort. Il a lutté pour ne pas abandonner sa position mais il avait du mal à ignorer ce qui était en train de lui arriver. Souvent vos soumis comprennent le potentiel d’une situation et vous donne une bonne raison de le faire sans culpabiliser ; chercher le bâton est aussi le job du soumis.
J’ai coupé l’eau.
— Tu regrettes ce que tu viens de dire ?
Il s’est mordu les lèvres pour retenir un sourire, il ne regrettait rien bien au contraire.
Comme il mettait trop de temps pour répondre j’ai dit :
— Comme tu veux… Tu n’es pas croyable. Préférer la provocation immédiate au plaisir à long terme.
J’ai rouvert l’eau et j’ai légèrement fait baisser la température. Après quelques secondes il s’est mis à crier :
— Je regrette, pardon !
— Qu’est-ce que tu regrettes ?
— Mon attitude.
— Pourquoi ?
— Parce qu’on ne doit pas manquer de respect à sa dominante.
J’ai à nouveau coupé l’eau.
— Calmé ?
En claquant des dents il a dit :
— Oui. Il n’y a plus rien de chaud chez moi maintenant. J’ai compris ma place. Je suis calme.
— J’espère bien.
Je lui ai tendu le pommeau de douche.
— Lave-toi.
— Merci. J’ai droit à l’eau chaude ?
— Oui.
— Merci.
Comme je vous le disais précédemment son régime de vie n’est pas trop dur tant qu’il me demande la permission pour tout, c’est devenu un réflexe.
Et ne croyez pas que j’en avais fini avec lui, bien au contraire j’avais encore beaucoup d’idées pour lui pourrir la vie, mais chaque chose en son temps, et pour l’instant j’allais le laisser se laver.

La suite par ici…


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Simplet découvre le BDSM : le dressage sévère d’un débutant #32

Voilà, nous sommes le 11 février et mes bonnes résolutions partent en fumée. J’avais dit que j’arrêterais de courir 36 lièvres à la fois et je recommence. Bon, j’arrête de m’apitoyer sur mon sort et j’assume mes responsabilités, les textes doivent être relus à la date donnée. Pour l’instant je n’ai repris que ça, je vais essayer de retomber sur mes pieds d’ici jeudi et vous donner la suite (peut-être même avant dans une publication 32,5).

(Sommaire de l’histoire en cours).

– – – – –

Au départ Simplet était très excité de se retrouver couché sous la table près des chaussures de plusieurs femmes, c’est le fantasme de beaucoup de soumis. Il avait l’interdiction formelle d’y toucher mais je ne suis pas assez sotte pour croire posséder l’autorité suffisante pour empêcher l’esprit d’un homme de divaguer. Si j’avais voulu contrôler ce genre de pulsion j’aurai dû recourir à une cage de chasteté avec des pointes, ce dont je ne voulais pas si tôt dans la soirée. Pour l’instant il pouvait fantasmer sur ce qu’il voulait, je lui laissais entrevoir une récompense pour m’en servir comme source de motivation, lorsqu’un homme convoite quelque chose il se donne les moyens de l’obtenir.

Je discutais avec des amies depuis plusieurs minutes et Simplet commençait à faire la tête passivement, un peu comme un chiot qui se couche à côté de sa balle pour nous faire comprendre qu’il veut jouer. Ce n’est pourtant pas à lui de décider du tempo, il faut savoir leur imposer notre propre rythme, les soumis voient les soirées comme des grands défouloirs mais nous ne pourrions pas tenir une telle cadence. Il faut des moments plus calmes.

Je crois que le fait qu’il ne soit pas seul sous la table y était pour beaucoup. Se retrouver à terre en face à face avec un autre soumis, un autre homme subissant le même traitement, devait le mettre mal à l’aise surtout que cet homme avait la permission de lustrer les bottes de sa maitresse avec sa langue.

L’injustice est un thème important dans les jeux BDSM, à force d’infantiliser nos soumis ils se mettent à avoir des traits enfantins qui ressortent, « c’est pas juste il a eu une part de gâteau un peu plus grosse que la mienne ». Je ne m’en plains pas cela me donne des occasions de punir les râleurs. Il faut cependant qu’ils comprennent que la seule qui a le droit de faire des caprices ici c’est moi. Il ne faudrait pas inverser les rôles.

Avec son air de chiot battu il essayait d’attirer mon attention, je n’étais pas trop fâchée, s’il la voulait il allait l’avoir pour son plus grand regret. J’ai posé mon verre et j’ai attrapé Simplet par les cheveux, il avait désormais la tête au niveau de la banquette.

— Alors mon petit, prêt à nous divertir un peu.

Son coeur devait battre très fort dans son torse.

— Ouaf.

Bon point pour lui il se souvenait de mon ordre précédent, ne parler que par aboiement. Une de mes amies a commenté.

— Il n’a pas la parole ?

— Non. Ce n’est qu’un homme, avant il utilisait des mots mais pour dire des âneries. En réduisant son vocabulaire à un seul mot, je le place à un niveau compatible avec ses facultés mentales.

Je lui ai attrapé les joues.

— Pas vrai que tu es un parfait abruti. Mais oui, mais oui.

Il ne pouvait répondre que d’une seule façon. Il savait déjà que me chercher en me contredisant n’aurait pas arrangé les choses.

— Ouaf, ouaf.

Il est toujours difficile de se lancer dans des jeux de dépersonnalisation mais c’est le prix à payer pour s’amuser de manière intense. Sans efforts pas de récompense qui vaille la peine. J’ai sorti une balle en mousse de mon sac, la lui mettant sous le nez.

— C’est encore un jeune chiot il a besoin de se dégourdir les papattes.

J’ai lancé la balle dans l’allée centrale, il a très bien compris qu’il devait courir après mais hésitant à le faire jusqu’à ce que je lui mette une claque sur les fesses. C’est idiot mais parfois certains soumis oublient la raison principale qui les incite à jouer le jeu. Il a marché pour aller la chercher, évitant de percuter quelques personnes au passage. Il a essayé de la prendre en main avant de réaliser qu’à cause de ses gants de contrainte il ne pouvait plus. Je ne me souviens plus si je vous avais donné ce détail mais les gants qu’il portait étaient destinées à protéger ses mains mais également à le perturber. Pour faire simple il s’agissait de moufles matelassés lui faisant perdre la capacité à effectuer des mouvements précis, même le pouce était lié aux autres doigts gênant la préhension. La balle étant en mousse il a pu l’écraser pour la tenir. Il est revenu sans enthousiasme, toujours à quatre pattes, tenant la balle dans une main. Plus il approchait plus il avait tendance à ralentir ayant remarqué que je m’étais levé et que je croisais les bras, l’air résolu pendant que mes amies rigolaient.

Il gardait la tête la plus basse possible, évitant de regarder jusqu’à mes pieds. Il ne semblait pas savoir pourquoi il devait se sentir coupable mais il avait compris qu’il devait l’être.

J’adore ces moments avant que la punition tombe, quand le soumis angoisse, qu’il aimerait remonter dans le temps pour changer son comportement. L’autre soumis sous la table avec presque arrêté de lécher les pieds de sa maitresse pour regarder ce qui allait arriver à son confrère.

Simplet a posé la balle sur le sol telle une offrande pour apaiser ma colère, j’ai soupiré avant de me baisser et de lui enfoncer la balle dans la bouche. Comme il avait un masque lui bouchant le nez il a eu le réflexe de cracher la balle quand elle lui a obstrué la bouche. Je lui ai collé une paire de gifles avant de la lui remettre. La balle était en mousse il pouvait très bien respirer au travers, j’avais déjà essayé. C’était certes inconfortable mais c’était possible. Il a des choses qui deviennent des évidences après coup, des détails qui deviennent tout d’un coup lumineux, un soumis qui doit jouer un chien doit rapporter la balle dans la bouche. Je me suis retournée vers mes amies.

— Ça ne vous dérange pas de prendre vos verres j’ai besoin de la table.

— Ne t’inquiètes pas le spectacle vaudra bien l’effort.

J’ai fait signe à Simplet de monter sur la table basse qu’il y avait entre les canapés.

— Je ne vais pas m’énerver. Avec les chiots il faut être patiente pour leur apprendre des tours. Patiente mais ferme.

En finissant ma phrase j’ai fait claqué ma cravache sur la table.

Mes amies se sont mises en face de lui, le prenant par le menton pour le forcer à les affronter du regard pendant qu’il allait se faire punir.

La plupart du temps je commence à frapper sans m’être emportée verbalement, je laisse le soumis avoir mal pour le mettre dans de bonnes conditions pour le sermon. J’ai posé ma cravache pour prendre un petit paddle en cuir ovale, le genre d’instrument pas très douloureux au premier coup même s’il laisse son empreinte sur la quasi-totalité de la fesse. La douleur ne vient qu’après, lorsque le dominant superpose les coups les uns après les autres, jusqu’à ce que cela devienne insupportable. Au départ le soumis pense que je vais être rapide, que je suis calme et qu’il ne risque rien. J’attends qu’il commence à ressentir la chaleur lancinante lui traversant ses fesses pour extérioriser ma contrariété. Le plus doux dans ce tourment, j’entends par là du côté de mon plaisir, était de savoir qu’il ne pouvait rien dire à part un « ouaf » étouffé par sa balle-baillon. Un soumis peut normalement adoucir son supplice en demandant pardon, en s’excusant, il ressent du soulagement en cherchant à expier sa faute. En lui refusant ce droit je le condamnais à souffrir en silence, sans aucune prise sur son supplice. J’ai attendu qu’il soit à point pour l’admonester.

— Alors comme ça tu préfères ne pas coopérer ? Tu sais pourtant que celle qui tient la cravache a toujours raison. Il aurait été tellement simple que tu cours chercher ta baballe et que tu la ramènes en remuant la queue. Ça aurait été si difficile ?

Je lui ai mis une nouvelle série au paddle. Je n’aime pas trop cet instrument, je préfère voir des lignes sur les corps des soumis, lorsque je peux nettement discerner chacune de mes marques. Je trouve qu’il est plus difficile de doser avec les instruments qui tapent sur toute la fesse en même temps. Je parle en tant que domina mais aussi en tant que soumise, il est difficile de supporter un instrument de ce type. Avec des lanières nous avons une partie du corps qui se repose pendant qu’une autre subit une douleur vive. En quelque sorte c’est un soulagement de savoir que cette zone va être épargnée pendant les prochaines minutes. Le paddle est trop implacable. Après cela doit dépendre des goûts des personnes. Je continuais à me moquer de ses “choix”.

— Mais non tu as préféré la voie difficile. C’était un choix stupide. Je comprends ta réaction, ta fierté t’a empêché de m’obéir. Tu pensais faire ce qu’il fallait. Que c’était un bon compromis.

J’ai marqué un temps de pause avant de monter le ton et d’enchainer les coups de plus belle.

— Mais tu pensais à quoi ? Montrer de l’égo devant moi ? Crois-moi ce n’est pas la peine j’en assez pour deux.

J’ai profité qu’il soit amusé par ma blague pour lui mettre une série de coups plus sévères. Toujours profiter d’un soumis qui baisse sa garde.

Mes amies passaient un bien meilleur moment que lui. Pleurer en silence c’est une chose, pleurer en devant regarder dans les yeux plusieurs femmes c’est délicieux. Les soumis tentent de résister mais ils ne font qu’aggraver les choses. Au final ils craquent tous et cette décharge émotionnelle, ce virage avec un soumis qui se laisse aller et vraiment très agréable. Mes amies s’amusaient à le provoquer.

— Tu es un vilain vilain chiot.

Lui mettant tour à tour leur décolleté sous le nez pour le perturber. Le forçant même à les embrasser. Je crois qu’après ça il n’allait plus se plaindre des moments de calme.