Discipline domestique 033 – Halloween 2014 – Partie 26 : à la douche ! (2)

Après un petit jeu de tease & denial anal et quelques jets d’eau froide sur le sexe j’avais laissé mon homme sous la douche pour qu’il se lave. En attendant qu’il finisse j’étais allée chercher quelques jouets pour la suite des réjouissances, rien de bien impressionnant, juste de quoi épicer la fin de matinée.

J’ai ouvert nos caisses à jouets sans idée précise sur ce que je cherchais, si ce n’est la thématique CBT, pour le punir par là où il avait péché. À ce qu’il paraît le vrai pouvoir c’est d’avoir le choix, et là il y en avait beaucoup ! De quoi me réjouir en théorie. Restait à trouver la nuance parfaite pour coller au moment, dominer est tout un art.
Après quelques minutes j’ai mis de côté 3 jouets en particulier pour la grande finale.
Le premier candidat était une variante des cages de chasteté, une sorte de cache-sexe ou un string si vous voulez, ayant la particularité de compresser affreusement l’entrejambe de l’heureuse victime. Plus précisément il s’agissait d’un morceau de cuir formant un trapèze maintenu en place par des sangles élastiques reliées à une ceinture ajustable. À l’intérieur la verge était placée vers le bas, collée contre le corps de façon à séparer les deux bourses, des pièces intérieures venant la maintenir en place. Les sangles élastiques devant et derrière (entre les jambes) s’assurant de maintenir le tout sous une pression infernale.
Affectueusement je surnomme ce jouet « l’aplatisseur » et je l’utilise souvent avec mes sissies/maids ; il reste tellement peu de « caractère masculin » apparent que cela se combine bien avec des jeux de féminisation. Par exemple lors d’une après-midi de service en mini-short moulant, ou en sous-vêtements féminins, le soumis sent la pression sur son sexe mais il n’y a plus rien de visible, c’est plat, une sorte de persistance de membre fantôme, ce qui entraine un effet psychologique intense.
Même s’il force le sexe à adopter une position non-naturelle (en tout cas lors d’une tentative d’érection) l’aplatisseur ne n’est pas d’un jouet exigeant en termes de résistance à la souffrance, il est plus énervant que douloureux, donc j’étais un peu à côté du thème. À vrai dire cela m’aurait suffi parce que je ne voulais pas faire une vraie séance S/M mais plutôt donner à mon homme un avertissement ; si sa queue continuait à faire parler d’elle je trouverai un moyen plus radical de la faire taire.
Le deuxième jouet que j’avais mis dans la liste des finalistes était une acquisition récente, une cage de chasteté en plastique aux dimensions habituelles mais avec deux plaques à ressort à côté du gland pour maintenir des électrodes contre la peau, pour de l’électro-torture bien entendu, le tout relié à un boitier d’alimentation dont je possédais la télécommande.
Je ne suis pas tout à fait fan de ce genre de jeu, il ne fait pas assez de bruit donc je n’ai pas l’impression de faire mal – vous savez à quel point l’aspect sonore des jeux est important pour moi – à chaque fois que j’y ai recours j’ai toujours un doute sur la réalité des choses, et si la batterie était presque à plat et que le soumis simulait ou exagérait ? Ironiquement pour avoir essayé sur moi-même avec des pinces je trouve cela atroce, surtout associé à un oeuf vibrant pour alterner douleurs et douceur. Mais je ne suis pas à une contradiction près. Il y a souvent une grosse différence entre « faire mal » et « avoir l’impression de faire mal », et malheureusement cela marche dans les deux sens !
Que ces jeux aient ma préférence ou pas cela ne change rien au fait qu’avec mes soumis réguliers je dois utiliser la totalité de l’éventail des pratiques BDSM ; dans le cas contraire ils risqueraient de s’habituer aux supplices que je leur inflige et ils finiraient par se lasser de ma domination. Lors d’une relation régulière vous élargissez la gamme des jeux ou vous montez en intensité avec les prises de risque que cela engendre.
Parce que j’ai beau râler je reconnais tout de même à l’électro-torture des effets intéressants. Par exemple lorsque mon homme est en train de perdre à ses jeux vidéos et qu’il se met à jurer comme un marin, il me suffit d’une petite pression sur la télécommande et en quelques secondes j’ai un silence religieux dans l’appartement. Le tout sans avoir à élever la voix, ce qui est pratique certains jours puisque j’exerce un métier où je peux être amenée à parler toute la journée, donc il m’arrive d’avoir mal à la gorge le soir et d’enchainer les pastilles contre la toux. Sans oublier le côté conditionnement puisqu’à associer certains comportements à une petite décharge je reprogramme mon homme en profondeur.
Le véritable point qui me posait problème avec ce choix était les trop faibles décharges distribuées par ce boitier en particulier selon le principal intéressé, il avait déjà employé le terme de « désagréable mais pas insupportable » pour les décrire. Ce qui était logique puisque le côté portatif impliquait qu’il fonctionne sur batteries. Du point de vue de mon homme la vraie punition résidait dans le début érection qui suivait et qui se trouvait réprimé par la cage. Il y avait un côté terrible à cet effet, à chaque décharge il savait que quelques secondes plus tard son sexe allait irrémédiablement vouloir grossir avec les douloureuses conséquences que cela entraînerait, pourtant il ne pouvait pas lutter contre, quelle fatalité !
En réaction à ses remarques j’avais essayé une variation consistant à adapter un module de pointes provenant d’une autre cage, il s’agissait d’une copie de CB6000 donc les accessoires étaient compatibles, mais le résultat s’était révélé sévère au-delà de mes prévisions ; nous étions passé d’une punition trop légère à une trop forte. Après seulement quelques heures j’avais pu constater de sacrées marques sur son sexe en le sortant de sa prison.
Il est parfois difficile de trouver le bon milieu entre trop gentil et trop sévère, il m’arrive d’avoir besoin de plusieurs tentatives pour calibrer correctement l’utilisation de mes jouets. C’est comme pour tout, il faut un soumis pour essuyer les plâtres. Mais je vous rassure on trouve toujours des masos volontaires.
Si j’optais pour ce choix la période de jeu serait forcément courte mais intense. En contexte ce n’était pas forcément un bon point. Au contraire le choix numéro un, l’aplatisseur, pouvait durer toute la journée sans que je m’en préoccupe.
Pendant quelques instants je me suis demandée si je n’allais pas enlever les pointes mais ajouter un peu d’anal dans le mélange pour équilibrer. Parce que rien qu’un petit plug avec électrode peut vraiment changer le ressenti d’un jeu. Par exemple après une petite décharge sur le sexe je pouvais enchainer avec une autre anale quelques secondes après, pour varier les plaisirs en quelque sorte. Ou je pouvais jouer avec l’aléatoire, lorsqu’un soumis s’attend à la décharge il en réduit l’effet, si au contraire on active au hasard avant ou arrière cela rajoute une angoisse qui peut être efficace.
Choix difficile.
La troisième option que j’avais mise dans la grande finale était une classique cage de discipline « intégrale ». La plupart des modèles de cage de discipline n’ont qu’un anneau de piquants à la base de la verge pour punir les débuts d’érection, à l’inverse ce modèle en avait sur tout le long mais également dans la boule encadrant le gland pour un maximum d’inconfort ; une vierge de fer miniature pour résumer, le genre de jouet dans lesquels les hommes ne veulent absolument pas avoir d’érection.
Cette option était plus douloureuse en cas d’érection que la cage électrifiée mais, à l’inverse de l’autre qui induisait des débuts d’érections indésirables à cause de ses décharges, il était plus facile pour la victime de se contrôler ; moins de risques mais davantage de conséquences. Comme je vous le disais la panoplie d’une dominatrice est très variée et vous pouvez varier les effets selon les résultats que vous visez.
Il m’a fallu du temps pour décider laquelle des 3 options allait avoir ma préférence. Chacune représentait une facette différente des supplices avec ses avantages et ses inconvénients. Que la charge d’être dominante est lourde !
Lorsque je suis revenue dans la salle de bain mon homme était déjà sorti de la douche. En me voyant arriver il a écarté les mains de son sexe de peur que je me méprenne sur ses intentions ; sous mon empire un homme touchant son sexe, même flasque, peut être condamné pour un délit puisque je considère impoli qu’ils tripotent sans permission ce qui ne leur appartient pas… Et puis cela ne fait que créer des risques supplémentaires ; c’est comme mettre une bouteille d’alcool dans les mains d’un ancien alcoolique, c’est un appel à la faute.
Mais mon homme pouvait se rassurer puisque j’avais bien vu qu’il ne faisait que le sécher en le frottant avec la serviette, rien qui pouvait entrainer mon ire, après tout le ménage et l’entretien de ce qui m’appartient fait partie de ses attributions.
En voyant que je cachais quelque chose dans mon dos il a été intrigué. Ne souhaitant pas faire durer le suspens j’ai posé ce que je tenais sur le plan du meuble de la salle de bain à côté du lavabo. J’avais été « soft », toute proportion gardée, puisque j’avais opté pour « l’aplatisseur ». Pour épicer le jeu j’avais également apporté un boxer rose et un petit rosebud anal de 4cm, pas le modèle pour électro-stimulation, un truc tout simple. Ma bonté me perdra.
Je lui ai demandé en lui désignant « l’aplatisseur » :
— Ça te convient ?
Il a répondu avec un certain humour :
— Oui, c’est parfait, cela va relever mon manque de couille face à l’effort.
Avec le temps il a appris qu’il ne faut pas critiquer mes choix de peur que je ne revienne sur ma décision et que je passe un cran dans l’inconfort si ce n’est la douleur ; il sait que je peux toujours faire pire, je lui ai prouvé à de nombreuses reprises.
Connaissant la procédure il a pris le sèche-cheveux pour ne pas laisser la moindre goutte d’eau entre ses jambes ; il ne faudrait pas causer des problèmes de peau en laissant macérer de l’humidité, la santé des soumis avant tout. Il s’est ensuite dépêché de mettre le dispositif en place et de se positionner pour l’inspection. Après une vérification minutieuse j’ai estimé la tension suffisante. Je me suis donc redressée et j’ai dit avec un air narquois :
— Et voilà ! Ton sexe vient de retrouver sa liberté. Il est enfin libéré du fardeau d’être actif.
J’ai fait 2 pas en arrière pour admirer la scène et, comme mon homme était désireux de montrer sa coopération, il a pris la pose comme un mannequin faisant une présentation de mode. J’ai commencé à rire ce qui l’a motivé à en faire davantage, il s’est mis à donner des coups de bassins façon porno-cheap. Qu’est-ce qu’il avait l’air débile comme ça vous n’avez pas idée, il ne lui manquait plus qu’une moustache et une veste en cuir clouté pour qu’on le prenne pour une caricature de stripteaseur gay.
Je lui ai dit :
— Au lieu de faire le clown va t’habiller.
En continuant sa chorégraphie, il ondulait désormais du bassin en agitant les bras au-dessus de sa tête, il a dit :
— Tu es certaine que tu ne veux pas que je reste comme ça toute la journée ?
J’ai croisé les bras.
— Je ne sais pas, tu as peut-être un conseil à me donner sur la bonne façon de procéder vu que tu es si malin ?
Il s’est arrêté de danser et a dit avec un air penaud :
— Pardon. Le seul conseil que j’ai à te donner c’est de faire uniquement comme tu l’entends sans te soucier de ce que je veux.
— C’est bien le seul conseil que j’accepterai venant de toi !
Je lui ai lancé le boxer rose, il m’a demandé :
— Tu veux que je mette quelque chose de particulier ?
Par réflexe j’ai presque répondu « une robe », ce qui aurait été dans le thème, mais je me suis retenue et à la place j’ai dit :
— Fait moi rêver. Et quand tu auras fini tu aéreras la chambre. Et tu changeras les draps.
J’adore l’odeur des draps propres, ça m’aide à dormir comme un bébé, donc je les lui fais changer toutes les semaines. Certes cela lui fait du travail supplémentaire puisqu’il doit tout repasser mais ce n’est pas comme si c’était mon problème ; surtout que cela me donne l’occasion d’une inspection supplémentaire avec tout ce qui s’ensuit ; s’il y a un pli mal repassé ça barde et pas qu’un peu.
Il a dit en faisant un salut militaire :
— Bien chef.
J’ai hoché la tête en me retenant de rire.
— Et quand tu auras fini tu m’apporteras ton carnet, nous avons du temps libre à supprimer je crois.
Je l’ai laissé tranquille et je suis allée m’installer dans le salon pour finir mon petit déjeuner devant la télé.

La suite par ici…


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8 réflexions sur « Discipline domestique 033 – Halloween 2014 – Partie 26 : à la douche ! (2) »

  1. Bonsoir Emilie
    Une fois de plus un récit que j’adore, et que je vais lire et relire souvent comme beaucoup d’autres; vous décrivez avec un tel bonheur et un vrai talent, certains de vos jouets et surtout l’utilisation sur vos soumis, que l’on aurait presque envie de jouer avec et de les essayer :).

    merci Emilie pour ces deux superbes posts.

    1. Mes jouets sont fait pour ça 🙂 Ils aiment être utilisés. Ils seraient tristes d’être laissés au fond d’une caisse jamais ouverte.

      1. Bonsoir Emilie

        Je pense que là dessus, on peut vous faire confiance Emilie, la caisse à jouets doit rarement rester sans servir, ne serait ce qu’une seule journée 🙂

        1. Pas à ce point non plus, le contact de la peau de ma main contre celle de ses fesses reste un classique. Les punitions sans instrument ont leur charme, j’oserais même dire un petit côté sensuel.

          1. Bonsoir Emilie

            Je suis tout à fait de votre avis Emilie, les punitions données à la main ont ce côté sensuel qu’aucun instruments ne remplacera jamais, quoi de plus merveilleux qu’une fessée donnée avec le contact de la peau, surtout par une charmante maîtresse comme vous.

  2. Bonsoir Emilie
    Une fois de plus un récit que j’adore, et que je vais lire et relire souvent comme beaucoup d’autres; vous décrivez avec un tel bonheur et un vrai talent, certains de vos jouets et surtout l’utilisation sur vos soumis, que l’on aurait presque envie de jouer avec et de les essayer :).

    merci Emilie pour ces deux superbes posts.

  3. Bonjour Mlle Emlile, cela fait plusieurs années que je vous lis sans jamais avoir jusqu’ici pris la peine de vous féliciter pour la qualité de vos récits. A l’époque où j’avais encore le droit de me masturber, j’y trouvais beaucoup d’inspiration mais vos écrits vont bien au-delà de leur seul caractère excitant, ils permettent de penser la discipline domestique au quotidien, ce qui fait que je continue de les lire avec autant – et même davantage – d’attention qu’auparavant.
    C’est une chose de fantasmer sur le bd/sm, cela en est une autre de vivre aux côtés d’une compagne qui vous domine dans la vie de tous les jours dans le cadre d’une relation DD. J’ai cette chance et c’est quelque chose qui a mis longtemps à se mettre en place. C’est à mon initiative et après de nombreuses années de vie commune que nous sommes allés davantage dans cette direction et il m’est arrivé dans ce processus d’apprentissage mutuel d’adresser certains de vos posts à ma compagne pour lui donner des idées. Il s’agit en quelque sorte d’une veille d’information, allant de soi qu’elle décide seule de ce qui est bon pour moi : votre expérience, en particulier sur le rôle de l’effort et la course à pied pour gérer la frustration, lui ont d’ailleurs ouvert des perspectives dont je pourrais me plaindre si je ne comprenais pas que c’est pour mon bien ;-). Puissiez-vous en être remerciée.
    C’est justement votre expérience qui m’amène à vous contacter afin d’avoir davantage de détails sur l’accessoire dont vous parlez dans ce récit : le string rabattant le sexe entre les fesses et le maintenant « de force » dans cette position et pour lequel vous avez trouvé ce joli nom d’aplatisseur. Chez nous, Madame contrôle mes orgasmes mais ne m’impose pas de cage de chasteté. Elle aime que je montre de la bonne volonté et cela fait désormais plusieurs années que je n’ai jamais joui sans qu’elle ait donné son accord. Toutefois, il m’arrive de me toucher à des moments où juge cela déplacé. L’achat de cet accessoire pourrait m’aider à avoir une attitude décente face à elle en toute circonstance. Pourriez-vous me dire de quel genre de modèle il s’agit (nom ? marque ?) et où il est possible de se le procurer ? Malgré d’intenses recherches, je n’ai en effet rien trouvé de tel sur le net. Je vous remercie par avance pour votre précieuse aide et espère avoir la chance de découvrir bientôt de nouveaux récits sur votre blog « modeste et génial ». Bien à vous, Arthur.

    1. Bonjour et merci pour les compliments 🙂
      Concernant votre question j’avoue ne pas avoir de réponse immédiate à apporter, je n’ai pas gardé la trace de tous mes achats, surtout que certains proviennent d’artisans rencontrés lors d’événements. Je vais essayer de trouver les références, cela ne devrait pas être trop dur.

      Émilie,

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