Week-end avec 3 soumis juin 2014 #22 : des fesses cuites à point

Hello 🙂

Comme promis hier voici le deuxième morceau que j’ai préparé. Cette fois-ci nous sommes dans le coeur du sujet, une belle grosse punition comme on les aime 😀
Je vous tiendrais au courant de la suite des événements, pour l’instant je vais passer une soirée tranquille, je verrai demain ce que je vous réserve pour la suite. J’ai pas mal de mails en retard je les ferai aussi demain.
Bonne lecture.

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Sommaire de l’histoire
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J’ai pris une profonde inspiration avant d’entrer dans la pièce, je ne devais avoir aucun stress dans la voix lorsque je le prendrais de haut, j’étais censée être dans mon élément. Il était pris dans mes filets il n’aurait pas été cohérent que je bafouille. Je devais être ferme dès le départ.
En soirée je vois parfois des gens discutants de manière amicale puis passer à des jeux BDSM, je n’ai jamais compris comment ils faisaient. Ce n’est pas une critique, c’est juste quelque chose que je ne sais pas faire. Autant l’inverse, prendre un verre après, peut être sympa pour dédramatiser, autant passer de meilleure amie à dominante m’est impossible. Même dans ma vie de couple je suis obligée de l’envoyer au coin dans mon bureau pour me laisser le temps de me mettre dans l’état d’esprit adéquat. À moins que je ne sois vraiment en colère mais dans ce cas là je n’ai pas le droit de le frapper, la différence entre le BDSM et les violences conjugales, le point de pivot est l’état d’esprit dans lequel vous punissez. Même si je fais semblant de me fâcher quand des corvées ne sont pas faites correctement ce n’est qu’une façade, je m’en fous en réalité et lui aussi. Il est hors de question que j’utilise les châtiments corporels alors que je suis hors de moi pour de vrai.
Bref, je suis rentrée dans la pièce d’un pas décidé, hors de son champ de vision mais c’était mieux ainsi, il a pu laisser courir son imagination. Il ne s’est évidemment pas retourné, je l’avais laissé entravé sur un chevalet pour qu’il réfléchisse à son attitude, une autre façon de dire que je le laissais souffler un peu avant d’enchainer sur un autre jeu exigeant.
J’ai fait courir mes doigts sur ses fesses, un peu déçue par leur manque de coloration.
— C’est tout ? Tu n’as presque plus de marques elles se sont déjà presque estompées. Moi qui croyais avoir été sévère. Ce ne sont plus que des grosses fesses toutes blanches comme un nouveau-né. Tu as fait tout ce cirque pour des petits coups de rien du tout ?
S’il y a bien un truc qui énerve les soumis masochistes c’est que l’on sous-estime ce qu’ils ont reçu, un peu comme moi lorsque l’on me lance un défi, même s’il est idiot j’aurais tendance à le faire rien que pour satisfaire mon égo. Il m’a répondu.
— À les recevoir il me semblait pourtant que vous aviez bien fait votre boulot maitresse.
Je lui ai mis une claque sur les fesses et pas une petite, j’avais la douleur qui irradiait dans toute ma paume. Il m’avait renvoyé dans les cordes, s’il n’avait pas de marques s’était ma faute et pas la sienne. C’était d’autant plus blessant que c’était vrai.
— Pardon ? Dit tout de suite que j’ai mal fait mon boulot !
— Non, non. Ce n’est pas ce que je voulais dire. C’est moi qui doiS avoir une peau qui ne marque pas les coups maitresse. Pardon, c’est de ma faute.
J’étais à peine convaincue par son volte-face de façade. Il savait que j’allais ruminer cette phrase et que la prochaine série serait pire, c’était son but.
—Mouais. Tu me diras ça serait cohérent avec ton cerveau qui ne garde pas de trace des leçons lui aussi. Est-ce que je vais devoir les répéter sur tes fesses aussi ?
Je me suis un peu penchée vers l’avant pour chercher son regard et le mettre mal à l’aise. À l’approche d’une punition les soumis masochistes sont très excités sans vouloir le montrer. Il avait une forte envie de sourire de satisfaction, de son point de vue il était dans une position de rêve, mais avec mon regard posé sur lui il se devait d’avoir l’air triste. Vous imaginez ce qu’il lui arriverait si je le prenais à sourire avant une punition ? Il savait qu’il ne fallait pas me laisser une ouverture de la sorte, il devait simuler la contrariété. Pourtant il mourrait d’envie de me dire qu’il voulait recevoir de multiples leçons et me supplier pour que je ne m’arrête jamais de le frapper. Il a desserré les lèvres pour dire.
— C’est le lot de tous les hommes d’être lents. Heureusement vous n’aurez jamais à connaitre cet état maitresse.
— Je crois surtout que tu as fait semblant d’avoir mal pour me tromper et réduire ta punition.
— Mais non maitresse ! Vous êtes trop intelligente pour ça. Je sais que je n’aurais aucune chance de vous tromper alors je n’essaye même pas.
Sa phrase sentait l’ironie à plein nez. J’allais finir par me vexer s’il continuait à me provoquer de la sorte.
— Il n’est pas question d’intelligence mais d’abus de ma gentillesse.
— Je n’oserais pas maitresse.
Je me suis accoudée sur son dos pour lui chuchoter à l’oreille.
— Je sais que tu te crois malin mais si tu l’étais vraiment tu te rendrais compte que tu es attaché, totalement à ma merci et que tu permets de me prendre pour une conne. Tu sais pourtant que je te ferais ravaler tes paroles.
Je crois qu’à partir de ce point il a commencé à se rendre compte qu’il prenait trop ses aises.
— Vous n’êtes pas conne maitresse
— Je sais, et ce n’était pas la question. Le problème c’est ton attitude condescendante envers moi. Attitude qui va te couter cher. À ce niveau ce n’est même plus tendre le bâton pour se faire battre c’est l’entourer de fil barbelé et supplié pour le recevoir.
J’ai fait courir mes doigts sur son dos pour lui chatouiller le creux des reins.
— D’ailleurs ça serait peut-être une bonne idée, au moins avec ça tu aurais des marques.
Je sentais dans son attitude qu’il se calmait, les soumis masochistes aiment bien provoquer leur dominant avant la punition pour qu’il soit motivé pour les punir. Un peu comme s’ils voulaient griller tous leurs jokers dès le début pour ne plus avoir d’échappatoire. À moins que ce ne soit pour me faciliter la tâche ou me faire plaisir, j’adore les provoquer et les voir baisser les yeux par peur d’aggraver leur situation.
— Je ne voudrais pas vous imposer la vue de mes fesses ensanglantées maitresse.
— La laideur n’est pas un critère, surtout que tu as touché le fond depuis longtemps …
— Je ne suis pas sur la même échelle que vous maitresse.
— C’est le moins que tu puisses dire. Pour en revenir à tes fesses, je comprends que tu aies peur que je t’entaille la peau. Il semble qu’il y ait bien plus de sang en bas que dans ta tête, cela pourrait vite devenir dangereux à la moindre coupure. Si je serrais encore un peu ta cage ça devrait en faire remonter. Qu’est-ce que tu en penses ?
J’ai immédiatement senti un changement d’attitude, un frisson lui a parcouru le corps.
— Je … Non …
L’idée que le régime de détention de sa queue puisse être durci (jeu de mot involontaire … ^^) semblait lui faire très peur. J’étais très excitée à le voir dans cet état, privé de plaisir, alors même que moi je ressentais des chatouillements intimes à cause du sextoy que je portais.
Après la session il m’a dit que le plus dur avait été justement de supporter la cage, elle l’avait élancé comme jamais, comme si son corps lui faisait savoir que la masturbation était la solution parfaite pour faire cesser le fantasme avant que la douleur n’arrive. Plus un soumis est proche de la libération plus il souffre, ce sont les dernières minutes les plus dures, c’est pour ça qu’il faut les faire durer. Se retrouver à ma merci l’avait terriblement excité au point que la privation de plaisir avait été pire que les coups que je lui avais infligés. C’était une confession un peu vexante quand j’y repense.
— Je n’ai pas besoin d’avoir un cerveau en fonctionnement maitresse vous pensez déjà à ma place. Vous pensez mieux que moi. Je ne dois être qu’une marionnette à votre service.
J’ai gloussé, il nageait en plein fantasme, je pouvais sentir son envie d’être frappé et volontairement je faisais durer la discussion. Je voulais qu’il me supplie de le punir. Je n’avais pas conscience que sa queue le faisait autant souffrir. D’un autre côté heureusement pour lui j’aurais été capable de le faire languir encore plus longtemps.
— Tu es pathétique et tu le seras plus encore lorsque je te ferais pleurer. Prépare-toi à abandonner toute dignité ça te facilitera la vie.
— Je suis un homme maitresse, je n’ai aucune dignité. Je n’en ai jamais eu. Je ne suis pas comme vous.
— Toujours à dire des âneries. Si tu crois que me complimenter va te sauver tu te trompes.
— Je ne veux pas que vous soyez gentille maitresse.
— Tu fais dans la psychologie inversée maintenant ?
— Non maitresse. J’ai mérité une grosse correction je le reconnais.
— Ça oui, tu vas la recevoir. Désormais tu pourras couiner comme un goret qu’on égorge je n’arrêterais pas.
J’ai ricané avant de reprendre.
— Tu « pourras couiner », j’aurais mieux fait de dire « tu vas couiner ». Je dois être honnête ça va bruler, mais après tout tu n’es qu’un porc que je te passe au barbecue restera dans le thème.
— Faites-le maitresse je le mérite.
— Tu mérites une punition mais est-ce que tu mérites que ce soit moi qui te l’inflige ?
— Je serais un bon soumis je promets. S’il vous plait maitresse.
— Je ne sais pas si ça sera suffisant … Mon temps est limité tu comprends, je dois faire des choix. Par exemple en ce moment j’aimerais beaucoup passer la queue d’un soumis frustré à la cire chaude mais je n’ai personne sous la main. Tu imagines les gouttes brulantes glissant le long d’un gland sensibilisé à l’extrême ? Ça serait cool non ? Je devrais partir à la recherche d’une victime et te laisser en place dans ta cage en attendant. Je crois que ça serait une bonne utilisation de mon temps.
— Je le ferais maitresse. Je subirais la cire.
— Oh ! Vraiment ? Il me semblait qu’elle n’avait pas ta préférence ?
— Si ça vous fait plaisir je veux bien le faire pour vous remercier du temps que vous consacrez à mon éducation.
— Et tu le feras avec le sourire ?
— Oui maitresse.
— Sans râler.
— Oui maitresse, je le promets.
Je vous rassure la cire n’était pas sur la liste des pratiques interdites, simplement il aimait davantage les coups que les pratiques moins « violentes » comme les pinces ou la cire. Ce qui était important dans la discussion c’était de le faire s’engager à quelque chose pour l’utiliser plus tard. Qu’il se dise « j’ai donné ma parole je dois le faire ». Cette sensation de contrainte est très excitante pour certains soumis. Il y a un gouffre entre les obliger à faire quelque chose et les amener à l’accepter. La notion de sacrifice ou de prix à payer peut être très excitante.
— Bien ! Dans ce cas là nous avons un accord.
— Merci maitresse.
Il semblait soulagé que je passe enfin à sa correction, tellement soulagé que je n’ai pu m’empêcher de lui faire une fausse joie. Je suis vraiment une peste.
— Tu veux que je prenne une photo de tes fesses ? Elles ne seront plus blanches comme ça avant très longtemps.
— Pas la peine maitresse.
— Tu es sûr ?
Il a répondu sèchement.
— Oui maitresse.
Avant de faire machine arrière.
— Pardon, je me suis trompé de ton. Je n’ai pas à vous parler de la sorte.
— Je confirme. Il va y avoir des conséquences.
Une fois le fouet administré je comptais libérer sa queue pour lui autoriser un orgasme, il venait de perdre ce droit, j’allais l’amener à la limite du plaisir avant de l’enfermer à nouveau. Ma décision était prise. Ça lui apprendrait à utiliser le bon ton lorsqu’il s’adressait à moi. Je ne lui ai rien dit sur le moment, la surprise n’en serait que plus douloureuse. Je suis rancunière il faut le savoir.
— En parlant de ça
Je lui ai mis une tape sur les fesses.
— Nous en avons un sérieux compte à régler. Tu as bougé pendant la précédente correction cela mérite sanction. Ne fantasme pas tout de suite sur le fouet tu n’en as pas encore fini de la ceinture. Combien de coup dois-tu encore recevoir ?
— Je ne sais pas maitresse.
Je me suis esclaffée.
— Tu fais tellement d’erreurs que tu ne tiens même plus le compte ? Tu monopolisais toutes tes maigres capacités pour avoir l’air pathétique c’est ça ?
— Oui maitresse je suis un homme nous ne pouvons faire qu’une chose à la fois. C’est ma faute maitresse.
— Tu crois que c’est le moment de plaisanter ? Tu crois que je plaisante là ? Tu n’as pas tenu la position pendant une correction. Tu te rends compte de la gravité de la chose ?
— Si maitresse.
— Non ! Arrête tes mensonges. Je le vois dans ton attitude désinvolte. Tu n’as que du mépris pour ce que je raconte. Je t’avais demandé un truc tout simple, ne pas bouger, et même un truc aussi basique tu l’as échoué. C’est moi qui faisais tout le boulot, toi tu n’avais qu’à être immobile. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Tu as eu trop mal ? Pauvre petit chou. Même pas capable d’assumer ses responsabilités et ça se considère adulte.
J’ai soupiré de manière ostensible.
— J’ai compté. Heureusement que l’un de nous deux est responsable. Tu n’as pas été en position pendant 17 coups. Tu es fier de toi ?
— Non maitresse.
— Tu connais la règle ?
Il a inspiré profondément.
— Chaque coup que j’ai tenté d’esquivé donne un malus de 5 coups supplémentaires.
— Donc 17 multiplié par 5 ça fait …. beaucoup.
Dans ma précipitation j’avais oublié de faire le calcul par avance. Je me suis sentie idiote.
— Arrondissons à 100 ça me parait juste.
— Ça fait 85 maitresse.
— 125 ? Tant que ça ? Si tu le dis.
— Non.
Je ne l’ai pas laissé finir sa phrase.
— 150 ? D’accord. Pardon j’avais mal entendu. Quelque chose à redire ?
— Non, merci maitresse.
C’est une règle fondamentale, vous ne reprenez jamais votre dominante à moins de vouloir aggraver votre sort. Il méritait ce malus.
Je suis passé derrière lui tout en faisant claquer la ceinture. Le moment qu’il attendait arrivait, ses fesses allaient se prendre 150 coups. Il s’est crispé.
— Ne fait pas la tête de mule. Présente tes fesses comme il faut, cambre-toi.
L’obligation de s’offrir au châtiment est une très belle idée pour marquer la soumission, je ne m’en lasse jamais.
J’ai armé mon bras et j’ai débuté l’administration de la correction.
Au-delà de mon attitude agressive et du nombre promis la punition était moins difficile pour lui que la précédente. Déjà parce qu’il était attaché et n’avait plus à lutter contre le réflexe de fuite, mais surtout parce qu’elle était sur les fesses, une zone bien plus érogène que les mains. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était une récompense et pourtant il y avait de ça. D’ailleurs il a semblé apprécier l’expérience, façon de parler. Les ondes de choc se propageaient des fesses jusqu’à sa cage et rendaient plus intenable la privation de plaisir. À chaque nouveau coup il avait comme une décharge électrique dans le sexe pour l’inciter à se masturber.
Pendant une punition « en silence » l’esprit des soumis gamberge, pendant un moment il s’est demandé s’il était encore capable de se rappeler ce que signifiait avoir du plaisir. Il semblait n’avoir plus qu’un vague souvenir du paradis. C’était davantage une illusion qu’autre chose, l’idée que l’on puisse oublier à quoi ressemble l’orgasme est une peur très érogène pour le soumis en chasteté.
Il s’est mis à rêver d’entendre les quelques mots libérateurs, la permission tant attendue. Il savait qu’elle arrivait toujours après une épreuve, en récompense d’un effort. Selon lui c’était la dernière ligne droite donc il ne devait pas faiblir, il s’est retrouvé ragaillardit par cette perspective. Il était même à deux doigts de me supplier d’y aller encore plus fort pour accélérer le mouvement. Il n’avait aucune idée que son attitude agressive envers moi l’en avais déjà privé. Il allait souffrir lorsqu’il l’apprendrait et je me demandais s’il arriverait à retenir sa colère envers moi. Il suffirait d’un mot, d’un regard qui lui échapperait et il gagnerait une peine encore plus longue. Le soumis qui renonce à se rebeller devant l’injustice de l’autorité que je représente provoque chez moi une sensation de toute puissance. C’est toujours un moment très intense pour une domina lorsque nous allongeons leur chasteté et qu’ils baissent les yeux tout en nous remerciant. Malheureusement pour eux j’adore ça et j’ai tendance à en abuser.
Je n’avais pas trop conscience de ce qui se passait dans sa tête sur l’instant, j’étais trop occupée à faire vibrer le sextoy en moi par des mouvements amples et secs. Les boules de Geisha apportent une forme différente de plaisir, il provient de zones habituellement moins réactives, c’est bizarre comme sensation, en tout cas cela m’amusait terriblement.
Ses fesses prenaient une jolie coloration rouge il était donc temps pour moi d’insister sur les cuisses, j’imaginais déjà la douleur résiduelle qu’il ressentirait lorsqu’il s’assiérait pendant le reste de la journée.
J’aime bien la ceinture comme instrument de correction. Elle apporte une expérience agréable pour le dominant. Après c’est chacun ses préférences. Comme elle est assez courte elle permet une bonne maitrise de la trajectoire tout en étant assez douloureuse. Il est pratique d’avoir des marques bien délimitées pour bien répartir la douleur. Prenez le strap par exemple, avec lui il est difficile de ne pas superposer les coups ce qui fait que le soumis atteint vite ses limites.
Parfois nous menaçons de faire craquer les soumis, ce ne sont que des mots en l’air pour faire peur. Techniquement parlant il n’est pas dur de dépasser les limites de quelqu’un il suffit d’avoir 2 minutes devant soi, la vraie difficulté n’est pas de faire mal mais de maitriser le flot de douleur pour que la séance puisse durer un minimum. C’est un sujet compliqué, à titre personnel il me faut généralement de 20 à 40 minutes pour être satisfaite, plus long je fatigue plus court je ne m’amuse pas. Côté soumis c’est tellement variable que je ne vais même pas faire de moyenne, certains mettent du temps à démarrer, d’autres pas etc… En tout cas il faut un certain recul sur ce que nous faisons et l’ordre des pratiques pour ne pas « casser » notre victime.
Les soumis suivent à peu près tous le même schéma de réaction pendant une punition : ils commencent par faire les malins, puis ils prennent conscience que « la douleur ça fait mal » et finalement ils essayaient d’esquiver au maximum les coups. Il faut les laisser progresser puis leur rappeler qu’ils ne peuvent pas se dérober à leur châtiment. Passer de l’état d’esprit « j’ai trouvé une position qui minimise la douleur » à « je dois renoncer à cette position pour prendre la pire » est très stimulant.
Visuellement cela s’est traduit par un abaissement des fesses, moins cambrer son dos étant une réaction intuitive pour moins s’exposer aux coups.
La vie n’étant pas si simple Chétif devait comprendre qui était la patronne ici. Ma réaction a été radicale : un bon coup de bas en haut de façon à ce que le bout de la ceinture claque à la jointure des fesses. L’effet sur le soumis est magnifique, vous voyez son corps qui se contracte et qui se cambre par réflexe. Malheureusement comme c’est très douloureux je ne peux pas en abuser.
J’ai fait la première pause après une 50ene de coups. J’étais excitée comme une puce en m’approchant de lui, c’était un moment que j’attendais avec impatience. J’ai posé ma main délicatement sur ses fesses pour sentir leur chaleur. La chaleur que j’avais provoquée. C’était si doux. Toucher des fesses martyrisés est un plaisir particulier, il y a un contraste entre le visuel, les marques foncées, et le toucher tiède. J’aime les instruments pour la douleur qu’ils provoquent mais finir à la main est un vrai plaisir, le contact charnel permet de partager un moment particulier. À peine avais-je effleuré son corps qu’il frissonnait déjà. Lorsque je manipule des fesses endolories j’ai l’impression d’avoir tellement de pouvoir au bout de mes doigts, c’est exquis.
Prise par une montée d’excitation j’ai mis de côté ma timidité et je lui ai empoigné les fesses fermement provoquant ainsi une contraction brusque de tout son corps. C’est la deuxième étape de mon petit plaisir des pauses, malaxer les fesses avec force pour raviver la douleur à mains nues. Il a gesticulé tant que possible, je rigolais toute seule en le voyant faire, je trouvais ça hilarant, lui beaucoup moins.
J’ai fini en lui mettant une claque sur les fesses.
— C’est important de faire circuler le sang. Sinon tu vas devenir moins sensible à la douleur. Tu ne le veux pas, pas vrai ?
Il a secoué la tête pour dire « non ».
Je l’ai contourné pour lui mettre ma main devant le visage. Il a compris qu’il devait l’embrasser.
— Merci maitresse.
C’est agréable de se voir vénérer de la sorte. Je lui ai caressé la joue pour mélanger la douceur et la douleur.
— Tu m’en veux pour la douleur ?
— Non maitresse. Vous ne faites que ce qui est nécessaire.
— La perfection ne peut pas avoir tort c’est ça ?
— Oui maitresse.
— Et je suis parfaite ?
— Oui, sur tous les aspects.
Je crois que ce n’est pas tant punir qui me plait que de voir le soumis remercier pour ça, le voir continuer de me vénérer alors même que je le traite comme un moins que rien.
La fatigue physique que j’avais ressentie avant la pause s’était envolée, je n’avais plus qu’une envie c’était recommencer encore plus fort et ça tombait bien c’était ce qui était prévu.
Je me suis lancée dans une nouvelle série identique à la première, si ce n’est que ses fesses étaient déjà endolories et qu’il a dû souffrir davantage. En fait la différence était de taille, rien qu’aux bruits des chaines lors de ces mouvements je sentais que la douleur montait de plus en plus.
Je sais bien qu’utiliser des chaines pour relier les contentions fait cliché et pourtant j’y ai recours, je suis totalement accro à leur cliquetis, il est très érogène pour moi. C’est mon petit fétichisme.
Vers la centaine de coups j’ai refait une pause. J’en ai profité pour lui malaxer une nouvelle fois les fesses.
— Alors ? Tu as compris la leçon ?
— Oui maitresse merci.
J’ai gloussé.
— Oh le vilain menteur ! Tu ne pleures même pas et tu crois que tu vas me faire avaler que tu as mal ? Tu m’as déjà eu une fois tu te souviens ? Et tu te souviens de ce que j’ai dit tout à l’heure ? La gentillesse c’est fini. Si tu voulais de la clémence il ne fallait pas en abuser plus tôt.
— Pardon maitresse, je ne recommencerais plus.
Je lui avais promis 150 coups et nous en étions à 100, la prochaine série allait être la dernière il fallait que je la mette en scène comme étant un grand final. Je lui ai mis un coup sec sur les fesses.
— Tu te prends pour un grand garçon pas vrai ? Tu ne veux pas pleurer lorsque tu as mal. Ce sont les filles qui pleurent au moindre problème. Tu n’es pas une fille, tu es un mec, un vrai. Tu rejettes toute forme de sensibilité. Tu ne vas quand même pas laissé s’exprimer ton côté féminin ! Ça serait idiot d’écouter la voix de la raison !
Un nouveau coup s’est abattu sur son postérieur.
Lorsque vous êtes entravé avec les fesses en feu vous ne voulez surtout pas que votre dominante s’énerve, l’effet psychologique de cette simple hausse de ton a été magique. L’ambiance fait beaucoup sur le ressenti de la punition et ces quelques mots lui avait fait monter les larmes aux yeux.
— Tu te complais dans ta médiocrité et tu rejettes tes bons côtés ! Tu es le prototype du mec idiot ! Tu ne veux pas pleurer ? Défi accepté.
À la façon dont il a bougé les fesses à cet instant, comme s’il ne pouvait s’empêcher d’essayer de les libérer, j’ai vu qu’il s’amusait comme un petit fou. Il adorait se sentir coincé et à la merci d’une fille sadique, c’était la description de son principal fantasme et c’était justement ce qui lui arrivait. Il prenait son pied à gigoter dans tous les sens en suppliant que la punition s’arrête.
Je savais qu’il y avait une part de mise en scène mais c’était plutôt plaisant en tant que dominante. J’avais l’impression d’être le diable en personne.
J’ai repris l’administration de la ceinture.
Arrivée à 15 coups avant la fin j’ai tourné autour de lui. Je lui mis une main sur la joue pour lui relever la tête, j’ai pu constater que désormais les larmes avaient coulés.
— En voilà des jolis yeux qui ne trichent pas. Tu devrais retenir tes larmes ou ton mascara va couler.
Il a esquissé un sourire.
— Merci du conseil maitresse.
— Plus sérieusement tu vas me regarder droit dans les yeux et me prouver que tu as compris la leçon. Si je ne suis pas convaincue je recommence tout depuis le départ, tu es prévenu, je n’hésiterais pas. Je t’écoute.
Encore une humiliation très satisfaisante à imposer en tant que domina, le soumis se rend immédiatement compte que les coups n’étaient pas une punition si difficile en fin de compte et qu’il échangerait bien cette obligation de s’humilier contre une nouvelle salve brulante sur les fesses. Malheureusement pour lui il savait déjà que je ne tolérais pas ce genre de comportement et que je resterais inflexible jusqu’à ce qu’il cède, quitte à passer des heures à enchainer les corrections.
— Je reconnais que je me suis mal comporté. Je n’aurais jamais dû bouger pendant la punition sans en avoir la permission. Sans avoir votre permission maitresse.
— C’est tout ?
— Non maitresse. Je reconnais que vous avez fait des efforts pour me punir correctement et que j’ai été ingrat en retour. J’ai été indigne de me prétendre votre soumis cela ne se reproduira plus. À partir de maintenant je ferais ce que vous me dites de faire sans me préoccuper de mon propre confort.
— Tu me promets de ne plus te comporter en fillette qui hurle à la mort à la moindre écharde dans le doigt ?
— Oui maitresse. Je me tairais quand j’aurais mal je le promets.
— Bien, si tu le prends comme ça. Une fois les derniers coups administrés la punition sera levée. Alors tu vas être un gentil garçon et tu vas me les compter à haute voix et en me remerciant à chaque fois.
— Bien maitresse.
Je me suis particulièrement appliquée pour la fin de la punition, je voulais qu’il conserve longtemps la chaleur de la ceinture. J’ai pris un grand soin à superposer tous les impacts.
Je sentais la progression de la douleur dans les petites variations de sa voix à chaque fois qu’il annonçait le décompte. Il serrait autant que possible les poings et la mâchoire pour résister, il était si proche du but.
Immédiatement après le dernier coup j’ai défait ses liens et je l’ai mis à terre, à mes pieds. Il s’est laissé faire.
— Embrasse.
Un sanglot dans la voix il a répondu.
— Oui maitresse.
Il était si beau dans cette position, à quatre pattes, cul rouge relevé, en larme et me remerciant en me baisant les pieds. C’est ma définition du pouvoir, c’est tout ce que j’aime.

3 réflexions sur « Week-end avec 3 soumis juin 2014 #22 : des fesses cuites à point »

  1. D’emblée, la multiplication par 3 de la punition initiale, super. L’absence de chauffage, directement dans le vif du sujet. Et votre volonté d’aller jusqu’aux larmes. Votre justesse dans l’application des peines est vraiment émouvante chère Emilie. Bien sûr, il y a le dilemme : attacher ou ne pas attacher. L’effort de volonté du soumis corrigé pour rester en place est très sexy, bien sûr. Mais comme vous, je pense que la contention est préférable. Attaché, le soumis peut moins tricher. Il doit endurer. Point ! Vous pouvez mieux ajuster vos coups, rechercher la vraie correction et pas seulement le simulacre.
    Je saisis cette occasion pour revenir sur votre commentaire de la fin du post précédent. Ce serait trop cruel d’obliger un soumis inexpérimenté et peu masochiste de faire une fellation à l’un des ses congénères. Bien au contraire ! Et je ne parle pas d’un 69, auquel il pourrait, malgré tout, prendre un certain plaisir. Non : l’obliger à une bonne pipe, à genoux, le contraindre à bien placer sa langue, ses lèvres pour amener l’autre au plaisir puis enfin le contraindre à avaler le foutre trop longtemps contenu, quelle meilleure domestication ? Après ce petit exercice, il aura vraiment compris où est sa place.
    Ma chère Emilie, votre gentillesse et votre délicatesse vous égarent parfois.
    Si je peux me permettre.

    1. Bonjour,
      Le problème avec les fellations à des soumis en cage c’est l’absence de difficulté. La cage compresse le sexe qui rétrécit, sans compter qu’avec la frustration le soumis receveur ne tiendra pas bien longtemps.
      Je préfère imposer de faire des fellations à des hommes bien mieux membrés pour rajouter l’humiliation de se sentir « trop petit » en comparaison.

  2. Chère Emilie,
    Je baise vos pieds souverains.
    Cent pour cent d’accord avec vous. Dans le cas d’un petit sexe, le soumis suceur peut, en son fort intérieur, faire le malin en se disant « Quelle petite chose » et le soumis sucé peut, lui, en profiter pour cracher son petit jus. Résultat doublement médiocre, j’en conviens. Dans le cas d’un beau sexe, l’humiliation est double, au moins pour le suceur mal membré.
    N’empêche, je reviens sur mon idée. Comme vous ne donnez pas suite à mes avances, je soumets cette idée sans trop de risque. En effet, être soumis n’est pas être gay. Loin de la, au contraire la vénération de la Femme va plutôt dans l’autre sens. Donc, m’y voilà : puisque les hommes (moi aussi d’ailleurs) aiment bien mater un show de lesbiennes entre elle, pourquoi ne vous offrez-vous pas le plaisir de voir deux de vos soumis faire l’amour ensemble. Facile, celui qui ne bande pas est exclu de votre cheptel. Faut y mettre un peu d’entrain, non ?
    Je verse cette petite idée au dossier. Sans plus.
    Et je précise que je ne suis pas du tout candidat.
    Emmanuel.

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