Week-end avec 3 soumis juin 2014 #30 : second interrogatoire #1

Bonjour 🙂

Manquant de temps en ce moment je vais me contenter de poster quelque chose de très court pour garder la main. Si vous préférez vous pouvez attendre un peu pour avoir la suite et tout lire en une fois. Enfin peu importe 😀

Au rayon des actualités j’avais parlé il n’y a pas si longtemps de nouveaux lecteurs sur le blog venant du forum http://chastete-masculine.com et bien je vais en reparler rapidement aujourd’hui. Le moins que je puisse dire c’est qu’ils ont pris ma demande de participation au pied de la lettre. Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir leur oiseau en cage qui stimule leur envie d’échanger mais en tout cas ils occupent ma boite mail 🙂
Je referais un post questions/réponses d’ici quelques jours consacré à la chasteté (ce qui tombe à pic puisque je vais parler de l’encagement du chiot). Ils sont bien plus spécialistes que moi du sujet et m’ont donné des informations intéressantes.

– Sommaire du récit en cours –

Le week-end poursuivait son petit bonhomme de chemin. Après le tour de chauffe et la séance en tête à tête avec Chétif je m’étais mise en tête de reconstituer une chasse aux sorcières avec mes trois victimes consentantes du jour dans le rôle titre. Dans la dynamique du jeu nous en étions au point où les soumis affrontent une épreuve qui va les faire mériter une récompense.
Je venais de faire subir l’inquisition à Chouchou, l’interrogeant sous la douleur et sans aucune pitié pour le faire avouer son implication dans crime impardonnable, un éventuel complot pour miner mon autorité. J’avais fini par conclure qu’il était innocent sur cet aspect mais « le condamnant » quand même à lécher mes escarpins avant de pouvoir réintégrer le rang.
Le deuxième accusé à passer entre mes mains allait être le Chiot, son inexpérience allait créer une situation bien différente. Je ne savais pas, tout comme lui, quelles étaient ses limites et comment il allait réagir lorsque j’allais le provoquer.
Aucune inquiétude à avoir je ne comptais pas y aller très fort cependant j’éprouvais une certaine crainte, nous avons tous un réflexe naturel à nous défendre lorsque nous sommes agressés. D’ailleurs un des fondements du BDSM est d’arriver à un niveau de confiance mutuelle tel que le soumis baisse les armes même lorsqu’il se fait battre.
Je ne critique pas les débutants, je sais très bien qu’il est difficile de donner à l’autre le pouvoir d’avoir toujours raison, leur égo doit apprendre à se courber face au dominant ce qui ne se fait pas en un jour.
Toute compassion mise de côté il n’en reste pas moins que j’étais angoissée. Ce n’est pas tant faire mal qui me plait que de voir les soumis l’encaisser. S’ils me supportent malgré la douleur c’est que je suis importante à leurs yeux. Lors d’un mariage on peut se dire « de toutes les personnes sur terre il m’a choisie, moi », c’est gratifiant, le BDSM est encore plus fort « j’ai beau le détruire, le piétiner, pourtant il reste, je suis importante à ce point ». Si un soumis craquait non seulement je me sentirais indigne de la confiance qu’il avait placée en moi mais en plus il me tirerait de ma transe égocentrique. L’effet serait catastrophique.
Je ne pourrais pas l’affirmer mais je suis profondément convaincue que nous sommes bien plus angoissés qu’eux à l’idée de dépasser leurs limites.
C’est donc avec une certaine appréhension que j’ai regardé le Chiot approcher. Son état émotionnel semblait être un mélange d’hésitation et d’impatience. Il s’est mis à genoux à mes pieds sans un regard.
Quelque part j’étais contente de le savoir aussi mal à l’aise que moi. Pas dans le sens « j’étais rassurée », plutôt « il a peur et pourtant il vient, il veut jouer avec moi ».
Dans un geste maternel j’ai passé ma main sur sa joue, il a tremblé en réaction. D’une voix douce j’ai dit :
— On va jouer ensemble tout les deux, rien de bien méchant. Tout se passera bien si tu encaisses sans rien dire de déplacé.
Dans un ricanement nerveux il a répondu :
— Je vais essayer.
J’ai relâché sa joue, je ne pouvais pas continuer sur cette voie tendre, ce n’était pas en phase avec la thématique de l’inquisition. De toute façon il n’aurait pas compris que je reste gentille. Quelque part lui aussi voulait que je le mette au supplice. La soumission est l’envie d’être mis à l’épreuve pour prouver son respect à son dominant.
J’ai eu besoin de faire quelques pas pour me remettre dans le personnage.
Une fois prête j’ai annoncé d’une voix ferme.
— Chouchou ayant été innocenté des soupçons de trahison qui pesaient sur lui je vais devoir élargir mon champ d’investigation pour débusquer ces traitres menaçant ma légitime autorité.
Je souriais d’anticipation, je voulais prendre mon temps pour savourer les mots qui venaient.
— Tout comme pour lui je vais tester ta fidélité en recourant à la méthode la plus – fiable – que je connaisse.
Avec assurance il a répondu :
— Bien maitresse. Désolé de vous obliger à recourir à de telles méthodes.
J’étais contente de sa réponse. En rentrant dans mon personnage d’inquisitrice, donc en respectant le scénario, j’avais engendré chez lui un regain de motivation. Il était prêt à tenir son propre rôle, celui d’un soumis aveuglé par sa soumission à la gent féminine.
C’était plutôt rassurant, s’il avait intégré que les hostilités allaient débuter il s’était préparé à rester droit autant que possible.
Tout comme Chouchou mon plan était de jouer avec ses nerfs en détournant toutes ses paroles avant de poursuivre avec une partie plus physique. Il s’en doutait forcément et devait avoir prévu des réponses qui ne me laisseraient pas  l’occasion de trop me moquer de lui. À moi de trouver les failles.
J’ai repris.
— Quelque chose à dire pour ta défense avant que nous commencions ?
— Rien maitresse.
À mon air ébahi il a compris rapidement que dès son premier mouvement il m’avait laissé une ouverture dans laquelle m’engouffrer.
— Tu veux dire que tu reconnais d’emblée que tu es un traitre à la cause gynarchique ?
Il a sursauté, paniqué à l’idée de ce qui pourrait lui arriver s’il faisait un tel aveu. Il a bredouillé :
— Non ! Pas du tout ! Je voulais dire que je n’ai rien fait donc je n’ai pas besoin de me défendre.
J’étais dubitative. Une telle naïveté me surprendra toujours. C’est justement parce que vous êtes innocent que vous devez vous défendre, pas l’inverse. Passons.
Comme il ne savait pas quoi rajouter de plus j’ai repris la parole.
— Donc tu nies qu’il y ait un problème avec ton attitude ?
Il réfléchissait à toute vitesse. J’en avais désormais la certitude il avait été attentif pendant la punition de Chouchou et en avait tiré des leçons. Il est toujours agréable de constater que les soumis apprennent les règles des jeux par eux-mêmes.
Il prenait son temps pour trouver la bonne réaction. Finalement il a répondu en pesant ses mots et sans oser me regarder dans les yeux :
— Je ne nie pas que vous êtes contrariée et que votre week-end ne se déroule pas comme prévu mais ce n’est pas ma faute. J’ai effectué ma part du travail.
J’ai ricané, plutôt satisfaite de le voir tenter de résister. Je suis très joueuse et le voir gigoter de la sorte entre mes griffes me donnait envie de rallonger son supplice.
— Je sens que je vais bien m’amuser avec toi.
J’ai repris sur un ton plus sévère.
— C’est osé comme déclaration. Moi je trouve que c’est difficile à dire d’entrée de jeu. Il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte, il ne faudrait pas hâter la conclusion.
Il a tenté de rectifier ses propos.
— Pardon maitresse, je voulais dire que je n’estime pas avoir fait quelque chose de mal mais c’est à vous que la décision appartient. Si vous voulez m’évaluer je participerais bien entendu, cependant j’ai bien réfléchi et je suis certain de mon comportement. Je ne voudrais pas que vous perdiez votre précieux temps.
Sa voix avait pris une drôle d’intonation, elle trahissait un inconfort grandissant. La situation l’excitait et il avait du mal à rester concentrer. D’un autre côté il avait de quoi être émoustillé, il était nu et à genoux devant une femme autoritaire, il participait à une joute oratoire très dangereuse où sa marge de manoeuvre était réduite. Quoi de plus excitant pour un soumis ?
Lorsque j’ai pris conscience de l’effet que je lui provoquais j’ai eu un sourire en coin, j’adore les hommes intimidés ils me laissent le champ libre pour faire ce que je veux.
J’aurais pu attendre qu’il finisse de se décomposer tout seul mais je ne pouvais m’empêcher de vouloir accélérer le processus. L’occasion était trop belle pour ne pas l’attaquer en dessous de la ceinture.
— Es-tu un homme ?
Ma question a semblé le gêner, il a répondu.
— Oui maitresse. la dernière fois que j’ai vérifié je l’étais.
J’ai eu envie de l’interrompre en lui disant « plus pour très longtemps si tu continues sur cette voie », je me suis retenue. Il a continué :
— Mais j’ai utilisé toutes mes maigres capacités pour vous servir au mieux.
— Et ton vilain asticot ne t’as pas incité à faire des bêtises ?
Il semblait embarrassé par ma question, ou plutôt il était perplexe face à la réponse à apporter. Nier avoir des envies de désobéissance n’était pas crédible et il le savait, il ne lui restait donc plus que l’option de la compromission. Il ne restait plus qu’à trouver les termes les plus adéquats. Il s’est hasardé :
— Un homme reste un homme, maitresse, je ne vous mentirais pas. Ça ne veut pas dire que j’ai succombé aux tentations de ma mauvaise nature. Comme vous l’avez déjà dit nous ne sommes pas capables de comprendre où est notre intérêt, seule la violence marche pour nous faire obéir. Je ne fais pas exception à la règle. Je suis resté dans le rang parce que j’ai vu avec quelle dextérité vous sanctionnez les personnes qui vous déçoivent. C’est à vous que je dois mon bon comportement il n’y a rien d’exceptionnel dans mon attitude. Vous servir était la voie de la facilité.
Il arborait un sourire satisfait des plus énervants, fier d’avoir esquivé le piège. Il avait plutôt bien retourné ma doctrine contre moi je dois le reconnaitre. La chute n’en serait que plus douloureuse il ne perdait rien pour attendre.
Il n’était pas le premier à tenter cet angle d’attaque et avec le temps j’ai perfectionné mes défenses. Avec fermeté je lui ai attrapé les cheveux à l’arrière de la tête pour le forcer à affronter mon regard.
— Mon petit attardé d’amour tu veux me faire croire qu’il y a assez de place la-dedans…
De ma main libre j’ai donné quelques coups de l’index sur son front.
— … pour à la fois contenir tes nombreuses envies et te permettre de te concentrer pour assurer un service parfait ? Depuis quand les hommes sont doués pour le multi-tâche ? Tu veux me faire croire que tu es capable de faire fonctionner correctement deux organes à la fois ?
Pris en défaut il s’est contenté de répondre d’une voix mal assurée :
— Mais j’ai fait de mon mieux, maitresse. J’ai été sage je vous l’assure. Mon obéissance avait le dessus. J’ai vraiment peur de me ramasser une raclée.
Ses yeux fuyaient les miens, je trouvais adorable qu’il n’arrive pas à soutenir mon regard. Plus il se décomposait plus je gagnais en assurance.
— Tu n’as donc rien à te reprocher ?
— Non. Je ne crois pas maitresse.
j’ai serré plus fort ses cheveux, reprenant en appuyant davantage mes mots.
— Je répète. Es-tu CERTAIN de n’avoir RIEN à te reprocher ? Je trouve difficile à croire qu’un soumis parfait existe. L’investigation risque d’être douloureuse si tu ne coopères pas.
Je voulais lui laisser une chance d’apprendre à rectifier son comportement par lui-même. Le message sous-jacent était « rien n’avancera tant que tu n’auras pas la bonne réponse ». L’éducation des soumis passe aussi par l’entrainement, je ne punis pas forcément à la première erreur.
Je plaisante, c’est purement, égoïste j’adore maintenir la tête d’un soumis sous l’eau alors qu’il se noie.
Il m’a lancé quelques oeillades pour tenter de lire la bonne réponse sur mon expression puis a répondu :
— Je ne sais pas. Peut-être.
Avouer une faute devant sa dominante est une étape aussi difficile qu’importante dans le déroulé de la relation. La discipline implique que le soumis accepte qu’il peut mieux faire. Discours facile à tenir à froid mais bien plus intimidant lorsque vous avez conscience des conséquences qu’un tel aveu peut avoir. Pour l’aider j’ai dit :
— Tu ne crois pas que c’est une bonne chose pour un soumis de se faire mettre les points sur les « i » ? Ça lui permet de s’améliorer.
La bouche sèche il a répondu.
— Oui maitresse.
— Donc ?
Nous sommes restés immobiles et silencieux un instant, il a dû s’y reprendre à plusieurs fois pour réussir à articuler :
— J’ai peut-être des choses à me reprocher. Mais je ne sais pas lesquelles. Si vous voulez bien m’aider à les trouver.
Il tremblait, j’avais l’impression qu’il aurait pu se mettre à pleurer sous la pression. En notre présence les hommes ont du mal à reconnaitre qu’ils ne sont pas sans défauts. Il doit exister chez eux une sorte de réflexe à se pavaner pour nous séduire, comme si nous étions dupes.
Il avait fait un effort en reconnaissant qu’il n’était pas parfait j’allais donc j’allais profiter de la première occasion pour grossir le trait jusqu’à le rendre comique pour détendre l’atmosphère. Je jouais les équilibristes entre la mise sous pression et l’amusement, les contrastes sont un classique de la domination.
Je lui ai dit avec calme :
— Commence par le début.
Toujours émotif il a répondu :
— Je ne veux pas de problèmes maitresse, je vous le jure. Je ferais tout ce qu’il faut pour vous le prouver. Je peux lécher vos semelles jusqu’à les user si vous le voulez.
J’avais mon occasion. J’ai lâché sa tête dans un mouvement brusque avant de faire quelques pas comme pour me calmer. À ses yeux sa phrase devait m’avoir sidérée.
— Je n’y crois pas ! Pour te tirer d’affaire tu vas jusqu’à menacer d’abimer les semelles d’une innocente paire d’escarpins ? Tu montres enfin ton vrai visage !
Ma réponse l’a désorienté pendant un instant. Il a bafouillé :
— Non pas comme ça. Je ne voulais pas…. Vous avez mal compris je voulais dire …
Je l’ai coupé.
— Ha vraiment !
Il a eu comme un déclic, de paniqué il est redevenu joueur en comprenant que notre engueulade était en réalité bien plus superficielle qu’une mise en cause de son attitude. Il a dit en souriant :
— Pardon ce n’est pas vous qui m’avait mal compris c’est moi qui me suis mal exprimé.
Il s’était souvenu de la formulation que je préférais, encore un bon point pour lui. Je ne suis pas si exigeante il suffit de respecter quelques principes de base. Il a continué :
— Je voulais dire que je le ferais avec passion.
Face à lui j’essayais d’être stupéfaite même si je dissimulais mal mon envie de sourire.
— C’est ta passion d’abimer les chaussures des femmes ?
— Non, bien sûr. Je vous servirais jusqu’à m’user la langue si vous préférez.
— Tu veux dire que mes semelles sont rugueuses ?
— Non, enfin j’en sais rien.
— Chouchou comment sont-elles ?
— D’une douceur exquise, maitresse, comme la peau d’une femme.
J’ai réactivé quelques instants les vibrations du plug qu’il avait dans les fesses pour le récompenser.
J’ai haussé les sourcils en regardant le Chiot.
— Tu peux le croire sur parole c’est un expert dans le domaine.
Le Chiot a répondu en rougissant :
— Je le crois sans problème. Ce que je voulais dire c’est que je suis prêt à tout pour vous montrer ma détermination. Vous pouvez abuser de moi si vous en avez envie.
— Oh ! Merci de me donner ta permission.
— Pardon maitresse. Je me suis encore mal exprimé vous n’avez pas besoin de ma permission, je suis naturellement votre propriété.
— C’est mieux.

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Une réflexion sur « Week-end avec 3 soumis juin 2014 #30 : second interrogatoire #1 »

  1. Bonjour Emilie

    Même s’il est plus court, votre texte est toujours aussi superbe, votre temps est précieux en ce moment, et je comprend que vous n ‘ayez pas forcément
    le loisir de vous consacrer à votre blog.
    J’aurais tellement aimé que vos lecteurs et lectrices s’investissent un peu plus pour votre blog, mais bon, tout le monde est libre de faire ce qu’il veut
    même les soumis – ses 🙂
    C’est normal que les lecteurs du blog « chasteté » envahissent votre boîte mail, c ‘est quand même votre objet fétiche et vous en parlez souvent et si bien dans vos différents post.
    Pour ma part, j’ai été sur le sîte, et j’ai vraiment pris conscience de ce que représente le port d’une ceinture de chasteté, je ne sait pas si je serais capable de la supporter, se priver de plaisirs sexuels , ce doit être vraiment contraignant, mais d ‘un autre côté , c ‘est la plus belle preuve de soumission envers sa maîtresse .

    Merci Emilie

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