Mémento BDSM : les joies du martinet

Le sujet et ses exclusions

Vu le bon accueil que vous avez réservé à la première entrée de mon « guide BDSM sans prétention » je poursuis sur ma lancée avec un deuxième sujet.

La dernière fois je m’étais intéressée à une pratique ne nécessitant pas de matériel. Pour changer cette fois-ci il sera plutôt centré sur un instrument.
Vous me connaissez, j’ai une passion pour les instruments de punition, pour ne pas dire un fétichisme, il va être difficile pour moi de rester concise mais je vais essayer.
J’ai longtemps hésité sur l’instrument qui allait inaugurer cette rubrique, j’en aime tellement, cependant pour commencer j’ai préféré opter pour un que j’utilise moins mais qui appartient à la panoplie de base de toute dominatrice, le martinet (flogger en anglais). Le Martinet est un jouet à plusieurs lanières légères en cuir (plus ou moins légères). Pas besoin d’une description exhaustive vous voyez ce dont je parle.
Vous pourriez croire que sur un sujet aussi basique je vais avoir peu à dire. Détrompez-vous ! Comme souvent un même terme recoupe différents instruments et plusieurs pratiques. De toute façon je suis une incorrigible bavarde, ce qui colle bien à la réputation de la profession à laquelle j’appartiens, nous aimons nous écouter parler #taunt.
Plus sérieusement, si vous ne devez retenir qu’une chose de ce dossier (#TL;DR) cela devrait être « à chaque soumis son martinet ». Selon les envies de chacun et les moments vous pouvez utiliser le martinet pour provoquer des effets et sensations variant du tout au tout.

Ce qui me permet de rappeler mon scepticisme habituel sur la tradition BDSM de faire des listes de pratiques avant une rencontre, en l’état elles sont inexploitables, un instrument recouvrant trop de pratiques différentes. C’est uniquement une base de discussion et non pas une fin. Il y a un monde entre aimer les gifles sévère et vouloir se faire défoncer le visage façon kick-boxing en finissant à l’hôpital avec une arcade cassée ( les soumis vous raconte de ces anecdotes parfois :/ ).

Pour illustrer cette idée je vais commencer par un paragraphe dépassant le cadre du BDSM en décrivant des pratiques extrêmes, non pour vous inciter à les pratiquer, mais pour expliquer. Mon point étant de dire qu’il faut s’enlever de la tête qu’un martinet est forcément soft. Certes il existe des utilisations sensuelles, j’en parlerais plus bas, mais cela va aussi à l’autre extrême.
Tout l’art de dominer réside à trouver le niveau approprié selon le soumis et le moment. Vous serez une bonne dominante lorsque vous serez capable de jouer dans les nuances. C’est sur cet aspect que j’aimerais mettre l’emphase aujourd’hui.

Historique et variantes du martinet : de la discipline domestique à l’instrument de torture

Un titre faisant le grand écart n’est-il pas ?

Dans l’imaginaire collectif des Français (essentiellement) le martinet est associé à la punition des enfants. Pendant longtemps il a en effet été utilisé par les instituteurs et les parents. Il était accroché à un mur du domicile pour rappeler aux enfants qu’il fallait bien se comporter. Dans le nord il est intégré à la légende du duo Saint Nicolas/Père Fouettard, l’un récompensant, l’autre punissant les enfants en fin d’année.
Nous avons donc ce réflexe de penser au martinet comme un instrument soft, moi la première, cependant ce n’est pas le cas dans tous les pays.
Si on remonte aux origines il se traine tout de même la réputation d’un instrument dur. À l’époque romaine il servait à torturer et mutiler les condamnés. Cette version avait des crochets en métal accroché aux extrémités des lanières ce qui lacérait la peau à chaque coup, charmant. Tout comme sur le Knout russe qui était utilisé pour la mise à mort des condamnés (même personnellement si j’estime que c’est davantage un fouet long à plusieurs lanières qu’un martinet).
Plus soft, si on peut dire, le martinet avec des lanières lestées de billes (aussi nommé martinet perlé). Instrument essentiellement associé aux punitions d’esclaves dans les plantations où il était lesté de billes métalliques ou tout autre matériau lourd. À titre personnel il m’arrive de rajouter des noeuds sur les lanières pour renforcer la douleur mais sans aller jusqu’à les alourdir avec des perles en plastique, certains le font. C’est sévère mais il y a des amateurs et ce n’est pas aussi dangereux que les billes métalliques. Ça ne fait que griffer la peau superficiellement (est-il besoin de rappeler que si vous lestez un martinet vous ne devez pas l’approcher de la colonne vertébrale ? …).

Autre grande utilisatrice du martinet, la Marine, sous le nom de « chat à neuf queues », qui servait à la discipline et qui était loin d’être une partie de plaisir. Il était confectionné à partir d’un cordage en chanvre défait en 9 brins. Vous pourriez penser qu’il serait moins douloureux qu’un instrument en cuir mais le chanvre est si abrasif que la peau finissait rapidement par être entaillée. Vous dormiez sur le ventre pendant des semaines après une bonne dérouillée. Sans parler du nettoyage des plaies à l’eau de mer …
Comme chaque « chat » finissait ensanglanté il ne pouvait servir qu’une seule fois à cause des risques d’infection. Le puni devait d’ailleurs fabriquer lui-même son « chat » en dénouant le cordage.
Ce concept, faire fabriquer l’instrument de punition par le puni, fait d’ailleurs défaillir de plaisir la sadique que je suis. Parfois je fais ramasser à mon homme des branches de bouleau de la taille d’une baguette pendant des promenades en forêt. Après lui avoir fait poncer les noeuds je les lui administre sur les fesses. Pendant toute la préparation il peut penser à la punition à venir, un délicieux tourment vous vous en doutez.
Plus facile à mettre en place je le fais aussi nettoyer et traiter les instruments, ceux en cuir demandent de l’attention régulière, tout comme les canes. Il faudra que je fasse une fiche sur l’entretien du matériel un de ces jours.

Bref, fini le rapide cours d’histoire sur l’imagination sadique de l’humanité lorsqu’il s’agit de faire souffrir ses semblables et place aux vrais jeux BDSM (qui, ironiquement, répondent à la même définition).

Les usages du martinet en BDSM

À titre personnel je pratique surtout le martinet à titre secondaire, c’est-à-dire pour les échauffements et les interludes, je vais donc en parler davantage sous cet angle.
Certains l’utilisent comme instrument principal, je n’ai rien contre, si les soumis aiment il ne faut pas les en priver, ce n’est juste pas ma pratique usuelle. Les préférences et le potentiel érotique d’un instrument est lié à l’histoire personnelle du soumis. D’ailleurs vous en aurez une illustration dans la partie 3 du récit de Noël que je prépare. Personnellement je suis plus sensible à la « cane à l’anglaise », chacun ses préférences.
D’autres personnes à l’opposé utilisent carrément le martinet comme un instrument sensuel, par exemple en faisant glisser les lanières sur le corps du soumis. C’est efficace. Imaginez un soumis chaste depuis des semaines dont l’entrejambe est caressée avec douceur par les lanières en cuir. J’en ferais un paragraphe plus loin.

La place à part du martinet dans le nuancier des sensations BDSM

La spécificité du martinet c’est bien évidemment son nombre de lanières. Il existe aussi des instruments en cuir à multiples lanières (tawse anglaise) ainsi que des fouets et des baguettes. Cependant je ne mettrais pas tous ces instruments dans la même catégorie. C’est arbitraire mais pour moi un martinet commence à 9 lanières.
Pour vous expliquer mon raisonnement : avec un instrument à lanière unique (fouet, ceinture ou cane par exemple) ou à faible nombre de lanières (tawse), la force de l’impact est fortement localisée ce qui provoque une douleur profonde et sourde (et accessoirement des marques et des bleus, voire qui entaille la peau). Ce qui est très bien si c’est ce que vous recherchez. J’ai adoré recevoir la cane certains matins pour garder une douleur toute la journée à chaque fois que je m’asseyais.
D’ailleurs j’ai testé un « machin » il n’y a pas longtemps, une cordelette tressée en cuir d’une trentaine de centimètres dont les deux bouts revenaient dans la poignée de l’instrument. Redoutable. Ça a laissé une marque profonde dans la peau à chaque coup, le genre de truc que vous sentez passer. Pas une mauvaise expérience cependant mais je m’en prendrais pas des centaines de coups. Parce que le problème avec ce genre de jouet est que vous ne pouvez pas superposer les punitions ni même les faire durer. Vous arrivez rapidement aux limites tant mentales que physiques du soumis. J’ai déjà eu besoin de 3-4 jours pour complètement me remettre de certaines sessions à la cane qui n’avait guère duré plus d’un quart d’heure. Des sensations fortes qui ont un prix. C’est inutilisable pour de la discipline quotidienne.
Le martinet, au contraire, permet de diviser l’impact en autant de point qu’il y a de lanières et donc de créer une douleur certes plus superficielle, plus diffuse, mais surtout qui ne blesse pas. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas douloureux, ne confondez pas absence de blessure et absence de douleur. Pendant que vous le recevez vous passez un sale moment, mais une fois qu’il s’arrête la douleur s’estompe vite. Ce qui le rend tellement utile dans le cadre d’une discipline domestique. Vous pouvez enchainer avec une autre série après quelques minutes de repos comme si de rien n’était.

Pour moi la principale différence entre les instruments à plusieurs lanières et les martinets est le ressenti lors de l’impact. Si c’est sourd, profond et laisse des marques sur la peau c’est un fouet ou un instrument en cuir. Si c’est une chaleur superficielle c’est un martinet. Ce qui contredit ce que je disais en introduction sur certains martinets blessant les condamnés mais là nous sommes de retour dans les jeux BDSM.

Pour avoir testé différentes configurations j’estime que les martinets à moins de 9 lanières font des marques persistantes à chaque série d’utilisations. À partir de 9 il faut en mettre une bonne série avant d’arriver à ce point (à moins de mal l’utiliser, j’en parlerais plus loin). C’est donc pour moi le chiffre pivot entre fouet et martinet. En tout cas pour les lanières en cuir. Pour les autres matériaux j’en parlerais plus bas dans les critères d’achat.

Ce qui nous amène plus précisément au ressenti :

Le ressenti

Une fois n’est pas coutume je vais commencer par le moins important, le ressenti du soumis. Parce que derrière il y aura le point de vue de la dominante et il sera autrement plus important ! #humour

La spécificité du martinet est qu’individuellement les coups sont supportables et c’est la répétition qui crée cette sensation si particulière.
Contrairement aux autres instruments que je citais plus tôt vous ne retenez pas vos coups avec un martinet. Lorsque vous administrez la cane vous ne pouvez donner que quelques coups donc vous les mettez en scène, le soumis les compte, remercie, et vous y allez à pleine force. L’équation étant « peu de coups mais des bons ». Le principe des instruments à lanière unique (j’inclue les canes), est de punir fortement et rapidement. Parce que de toute façon les fesses s’anesthésient assez vite, dès 25 coups la douleur laisse place aux blessures.
Le martinet c’est l’inverse, c’est long, c’est un déchainement, vous ne faites pas de pause et le soumis serre les dents tout le long parce qu’il sait que ça sera de pire en pire au fur et à mesure que ses fesses rougissent. Une fois bien sensibilisé chaque « pluie » supplémentaire va provoquer l’impression d’une myriade d’étoiles brulantes s’abattant sur ses fesses. Il ne faut donc pas faire de pause et garder un rythme régulier pendant le bon quart d’heure minimum que dure une série. C’est un peu comme un harcèlement, le soumis finit par craquer sous ses assauts. Tout se joue sur la durée. Bien administré c’est dur à supporter, vous avez l’impression que ça n’a pas de fin.

De notre point de vue de spectatrice l’effet est hilarant puisque nous voyons les soumis mettant toutes leurs forces pour résister et ne pas pleurer. Au début leurs fesses ne font que rougir, rien d’insurmontable ils pensent avoir une chance. Peu à peu ils glissent petit à petit, leur expression change, vous pouvez remarquer les infimes variations dans l’expression de leur visage. Un homme qui perd de sa superbe, qui souffre, je trouve ça beau et fascinant.

Le côté négatif est qu’administrer le martinet est épuisant pour nous. Ce qui peut-être positif si vous aviez besoin de vous lâcher. Finir une série essoufflée, épuisée physiquement provoque la même sensation qu’après une séance de sport. Vous planez. Ce n’est pas rare que j’ai des larmes aux yeux. Vous avez une telle impression de déchainement, votre corps tout entier apprécie d’avoir tout donné.

Visuellement le martinet provoque un rougissement uniforme de la zone frappée. Sans avoir les marques plus foncées des autres instruments, cela donne l’impression de faire moins mal ce qui déculpabilise. Lorsque vous débutez en tant que dominatrice vous êtes gênée de voir des marques foncées, voire des bleus, sur vos soumis. Eux sont souvent moins contrariés que nous, c’est ce qu’ils cherchent. Et je le répète mais cela ne veut pas dire que c’est un instrument doux pour autant ! Les capteurs de la douleur sont à la surface de la peau, les bleus sont profonds, ce sont deux notions différentes. Pendant la punition la douleur peut monter indépendamment.
Certains soumis aiment avoir mal pendant une longue période après une fessée, si c’est leur envie alors ils doivent accepter d’avoir des marques qui mettront des jours à disparaitre.

Le coup de main (la méthode)

Nous abordons là un sujet compliqué, controversé plutôt. En fouinant sur internet j’ai lu tout et son contraire. Je vais prendre une position, et la défendre en argumentant. Tant pis si vous n’êtes pas d’accord.

Pour moi, avec un martinet, vous frappez avec le bout des lanières, pas la longueur. Un martinet n’est pas une ceinture. Je suis d’accord que si vous tapez avec la longueur des lanières vous faites plus de dégâts, la masse de cuir est dense c’est logique. Le problème est que cela provoque une douleur sourde, profonde et qui causera des bleus. Si c’est votre but prenez une ceinture elle sera plus facile à manier. Je ne dis pas que c’est impossible de l’utiliser de cette façon, je dis que c’est contreproductif.
Surtout qu’il y a un danger particulier à l’utiliser comme ça. Avec une ceinture vous la pliez souvent en deux, de façon à ce qu’il n’y ait pas de bout libre. Ce n’est pas que pour l’esthétique ou la douleur. Si le point d’impact initial est au milieu d’une lanière et que le bout est libre il va gagner en vitesse et va provoquer un impact secondaire plus fort pouvant percer la peau. C’est ce qui se passe si vous ne maitrisez pas un fouet long et qu’il s’enroule autour du corps du soumis, ou encore si le bout d’une cane tape la peau. Vous voyez au moins une marque rouge foncée si ce n’est du sang.
Vous pouvez faire saigner un soumis avec un martinet mal maitrisé, je suis extrêmement sérieuse.

Autre point de divergence entre dominants, l’étalement des coups. Certaines personnes l’administrent en faisant en sorte que les pointes frappent les unes à côté des autres sur une surface d’environ 5cm à chaque fois. La douleur est vive et localisée. C’est sympa. Sauf qu’encore une fois restez cohérent ! Si vous voulez une douleur localisée prenez une cravache.
J’essaye plutôt de disperser les lanières sur 10 à 15 centimètres à chaque fois. Tâche plus ardue qu’il n’y parait. Il faut donner un coup du poignet pour donner un effet d’étalement. Le problème étant qu’avec la tentation d’accélérer les coups vous perdez en contrôle.
Il ne faut pas hésiter à prendre quelques secondes pour passer les lanières dans votre main libre pour séparer les brins. Et puis c’est si agréable de les laisser glisser entre vos doigts.

Tout cela fait que je suis très dogmatique sur l’utilisation du martinet. Selon moi sa seule raison d’être et d’être utilisé pour frapper avec l’extrémité des lanières et d’étaler les impacts. Non pas que ce soit la seule utilisation possible mais parce qu’il existe d’autres instruments pour obtenir les autres effets plus facilement. Votre rôle de dominante est de compliquer la vie de votre soumis, pas la vôtre !

En frappant avec les derniers centimètres des lanières et en étalant les coups vous créez une douleur englobante, des picotements devenant de plus en plus insupportables au fur et à mesure que les fesses rougissent. Le soumis ne peut pas anticiper où les coups vont tomber puisque vous-même vous ne le savez pas avec précision. C’est cet effet spécifique que je recherche et que je ne peux obtenir avec d’autres instruments.

Le rythme punitif

Comme je l’ai déjà dit un des points particulier du martinet et de vous permettre de vous lâcher, le rythme est donc soutenu. Ce n’est pas une ceinture avec laquelle vous donnez 50 coups, si jamais cela vous amuse de compter visez plutôt les 500 ! À raison d’un coup toutes les 1 à 2 secondes. Bien entendu vers la fin vous devez accélérer pour laisser un souvenir sympa.
Cette forte quantité est un atout, avec la cane le soumis peut se contracter à chaque fois pour encaisser le coup. Avec le martinet ce n’est pas possible, vous ne pouvez pas serrer les dents en permanence pendant 15 minutes. Fatalement certains coups tomberont alors que le soumis se relâche. C’est épuisant mentalement pour lui. Encore une fois les punitions au martinet ne sont pas forcément gentilles.

Attention cependant aux faux départs et à l’épuisement trop rapide, le martinet se joue sur la longueur il faut rationner vos forces ou vos derniers coups ne seront pas à la hauteur.

En poussant le rythme à son paroxysme vous obtenez la méthode (ou flagellation) florentine. Le dominant a deux martinets, un dans chaque main, souvent ils n’ont pas de manche mais des anneaux pour faciliter la prise en main. Il frappe alternativement avec chaque martinet, lorsqu’un bras reprend de la vitesse l’autre frappe. Cela permet d’atteindre des vitesses de frappe très rapides.
Technique souvent pratiquée avec des martinets à nombreuses lanières, plusieurs dizaines. Pour causer une montée en température progressive ce qui peut être très érogène. Ça brouille fortement les limites entre plaisir et douleur.
Inversement si vous prenez des martinets à lanières moins nombreuses c’est une punition sévère.

L’application du martinet :

– Dans un but sensuel

C’est aussi possible, c’est même intuitif. Faire courir les lanières le long du dos du soumis, faire des mouvements régulier sur la peau. C’est doux un martinet manipulé avec calme.

Si votre but est d’inclure du plaisir dans la douleur le point central est de frapper de manière prévisible, par exemple en suivant un schéma qui permettra au soumis de se préparer. Vous commencez par des caresses puis vous accélérez de manière à atteindre le rythme punitif uniquement en fin de série. La chaleur monte alors sans que la douleur soit insupportable, c’est étrangement agréable.

Bien entendu vous devez choisir un martinet avec beaucoup de lanières, certains martinets ont plus de 50 lanières ils sont fait pour ça.

Autre variante, n’oubliez pas que le plaisir peut être une arme de torture. Dans le cadre d’un tease and denial par exemple. Lorsque j’ai sous la main un soumis frustré par quelques semaines de cage de chasteté. Qu’il est allongé devant moi, son sexe enfin à l’air libre et que je fais glisser les lanières dessus pour le chatouiller. Le contact fluide des lanières en cuir est tellement agréable qu’il en devient douloureux de frustration.
Pareil sur les seins d’une femme. Après un travail des tétons aux pinces et qu’ils sont très sensibles. C’est si horriblement bon.

– à titre secondaire ( pour l’échauffement ou entre deux punitions )

C’est ce que je fais le plus souvent, en utilisant des martinets plus légers. Ils permettent une montée en douleur progressive et c’est idéal pour l’échauffement avant une punition plus forte. C’est comme pour une séance de sport, vous devez préparer vos muscles avant. Si la douleur monte trop vite le soumis hyperventile et peut perdre connaissance. Ça peut arriver si vous commencez direct sur une série sévère à la cane.
N’oubliez pas que la capacité d’encaissement du soumis n’est pas fixe et que vous devez l’aider autant que possible.
Si vous le préparez les fesses à la ceinture ou à la cravache vous affaibliriez la zone. Contrairement au martinet qui prépare le terrain sans l’endommager.

Je l’utilise également pour « faire patienter » entre deux autres instruments. Le problème avec beaucoup de jouets sévères est qu’ils ciblent les fesses et que vous ne pouvez donc pas les enchainer.
Si vous avez un soumis fétichiste vous pouvez intercaler des jeux plus excitants mais s’il est maso ou qu’il ne mérite pas une récompense il faut bien meubler.
Le martinet pouvant être plus léger vous pouvez vous permettre de cibler des zones plus sensibles tout en permettant au soumis de reprendre son souffle. Pensez que plus le martinet aura de lanières et plus vous pourrez vous permettre de frapper à de nombreux endroits. Vous pouvez par exemple vous rabattre sur les cuisses, les épaules, les bras.
Si vous voulez cibler le haut du dos optez plutôt pour un martinet à lanières longues. Attention également à ne pas frapper dans le bas du dos ou le ventre. Ou sinon juste des caresses. Certains aiment aussi les punitions sous les pieds mais je le déconseille, en cas de blessure elle mettra des semaines à guérir. C’est trop risqué.
Tant que je suis sur les messages de prévention, si vous avez peur que la dispersion des coups touche des zones sensibles n’hésitez pas à utiliser une serviette épaisse en coton pour protéger.
Par exemple si vous punissez le torse d’une femme, imaginez que vous l’avez faite s’allonger sur un banc pour profiter de la gravité et frapper plus fort. En rajoutant un traversin sous le dos vous la forcez à se cambrer et à présenter correctement ses seins. Si vous voulez éviter tout dérapage vous pouvez mettre une serviette sur la tête. Après vous n’aurez plus à vous soucier des risques. Cela peut même vous rassurer suffisamment pour vous inciter à sortir un martinet plus sévère.
Idem avec le bas du dos. Pensez à protéger les reins.

Dernière utilisation « secondaire », en fin de session pour faire redescendre la pression, c’est assez similaire à une utilisation sensuelle. Sur des fesses déjà bien travaillées l’effet est rapide.

– À titre d’instrument principal

Lorsque vous administrez le martinet à titre d’instrument principal c’est souvent sur les fesses, un des rares endroits pouvant recevoir des coups vraiment sévères. Le haut du dos et les pectoraux éventuellement mais un cran au-dessous.
À titre personnel je suis très classique, j’administre le martinet punitif sur les fesses, le soumis penché en avant et les cuisses écartées. Comme ça je peux taper l’intérieur des cuisses et la raie des fesses. Par contre attention si le martinet est vraiment sévère attention à ne pas frapper le sexe, il est fragile que ce soit chez l’homme ou chez la femme.

Si vous voulez punir la notion essentielle est d’empêcher votre soumis d’anticiper où va tomber le prochain coup. L’épuisement moral fait partie de la punition. Vous devez varier vos coups en frappant de l’extérieur vers l’intérieur mais également dans l’autre sens, et de bas en haut et inversement. La chaleur doit être englobante et diversifiée. Pas la peine de retenir un schéma, fiez-vous à la couleur de la peau, elle indique bien là où il faut intensifier.

Vous pouvez également rajouter des noeuds au bout des lanières pour gagner en maitrise et en douleur. Mais surtout, si vous planifiez une séance « martinet pur », vous devez changer de martinet régulièrement, sans pause entre les deux (au moins). Soit en alternance pour perturber encore davantage le soumis, soit en réduisant le nombre de lanières pour intensifier la douleur.
Pour finir en beauté vous pouvez par exemple opter pour un truc plus hard. Pas le genre de jouet que vous utiliseriez en début pour ne pas gêner la montée en température. Dans le genre 25 lanières – 15 – 9 – 9 perlé. Vous obtenez un scénario apte à faire baver un masochiste pur.

Si au contraire vous voulez finir sur du sensuel, avant d’enchainer avec un acte sexuel par exemple, vous pouvez repartir dans l’autre sens en augmentant le nombre de lanières. Par contre le rythme doit être le même, le ressenti est meilleur. Dans tous les cas vous pouvez faire glisser les lanières sur les zones frappées à la fin pour faire revenir le plaisir.

Conseils pour choisir ses martinets

Comme je le disais en introduction le(s) martinet(s) font partie intégrante de la panoplie de base de la dominatrice. Il vous faut donc en posséder quelques-uns pour avoir à disposition une gamme de jouet vous permettant de vous exprimer correctement.
Sans vouloir vous faire tomber dans les mêmes excès que moi. J’en ai une collection peu raisonnable. C’est pathologique, dès que je vois un joli modèle que je n’ai pas il faut que je le prenne.
— Encore 1 !
— Oui mais il avait l’air si triste sur son présentoir. Je voulais l’adopter et lui donner un nouveau foyer ! Et puis ce n’est pas grave, on prendra sur ton budget loisir.
Il parait qu’il est typiquement féminin d’accorder autant d’importance aux outils et que les hommes sont bien plus utilitaristes. Je ne sais pas si c’est vrai. Je connais des soumis qui ont autant de passion dans les yeux que moi lorsqu’ils passent leurs doigts sur le cuir d’un joli strap.
Les instruments sont comme des prolongements de moi-même donc je ne peux pas bâcler leur sélection, je dois me sentir bien avec eux. Je pourrais les caresser et les serrer contre moi pendant des heures. La relation est presque affective au point d’être triste lorsque j’en casse un. Bien entendu j’aime aussi mes partenaires, mais je ne pourrais jamais posséder un homme comme je possède un instrument (et puis ils sont fiables et obéissants eux au moins !).

Bref, place aux conseils. Je céderais bien entendu à la tradition qui consiste à critiquer les boutiques qui vendent hors de prix des produits de mauvaise qualité, même s’il y a du mieux depuis quelque temps. Par curiosité j’ai fait des comparaisons de prix et j’ai trouvé des boutiques vendant du made in china à 30 euros alors qu’il ne fallait que quelques minutes pour trouver le même produit à 2 euros chez un grossiste.
Je n’ai rien contre les produits « low cost », certains ne sont pas mal, vraiment, pour faire la déco par exemple, mais il faut les payer ce qu’ils valent.
Sur les produits « haut de gamme », certaines boutiques vendent des trucs sympa mais les prix sont exorbitants. Des martinets industriels à plus de 100 euros … Dans le même temps j’ai trouvé des artisans passionnés faisant des prix bien plus raisonnables. Le prix ne veut rien dire. Le problème est qu’ils n’ont pas le budget marketing des gros du secteur.
Pour l’anecdote j’étais à une « caning-party » près de Leeds il y a quelques semaines où j’ai récupéré de nouvelles adresses plutôt sympa pour les instruments en cuir, c’était Noël avant l’heure ! Il y en un qui a eu mal au cul pour me permettre d’essayer tout mes nouveaux joujoux. Il a eu droit à une soirée de câlins sans cage pour le récompenser, tout le monde a été gagnant.
Tout ça pour dire que j’étais passée plusieurs fois à côté sans savoir qu’ils existaient. Ils ont une activité « légale » en parallèle et ne sortent les jouets que sur demande.
Il faut donc prendre son temps avant un achat et demander des retours d’expérience avant de prendre sa décision.

En faisant mon shopping pour préparer cet article j’ai trouvé des choses très étonnante. Par exemple j’ai vu des martinets estampillés « végétariens ». Ce qui m’a laissé dubitative dans un premier temps. Puis la curiosité m’a fait lire l’arrière des étiquettes. Il s’agit de martinets sans cuir pour les personnes ayant des problèmes éthiques à utiliser des matériaux d’origine animale. Pourquoi pas. Ils étaient en lorica et le rendu était pas mal pour l’esthétique. N’ayant pas testé l’aspect douleur je ne me prononcerais pas.
Par contre petit message aux vendeurs, il faut arrêter avec les articles estampillés « le même que dans 50 shades », ce n’est pas un bon argument de vente. C’est aussi crédible qu’apprendre à chanter par Justin Bieber ! (#troll) Passons.

Je conseillerais de posséder au moins deux martinets : un pour les punitions légères (échauffement, intermède entre punitions et caresses) et un autre punitif. Ce ne sont pas des instruments valant cher, vous avez de la bonne qualité dès 40 euros chez des fabricants spécialisés il ne faudrait pas se priver.
À ce prix là ils feront le travail correctement, après pour l’esthétique … vous n’aurez pas une poignée ouvragée bois/métal/cuir à ce prix. Vous pouvez sacrifier votre propre satisfaction mais jamais sur les critères importants pour le ressenti du soumis.

Alors, pour vous donner 2-3 astuces :

Il y a déjà pour commencer les critères accessoires (à mon sens)

Par exemple la longueur des lanières. Bien entendu plus elles sont courtes moins elles font mal. À l’inverse, les longues, si elles sont effectivement plus douloureuses, sont également plus difficiles à manier et demandent un coup de main.

Si vous prenez des lanières de 50cm (des fois la longueur indiquée inclus aussi le manche, je ne le fais pas) ce sont de martinets destiné au dos. C’est plutôt difficile à manipuler pas franchement différent des plus courts. Ce que vous gagnez en puissance de frapper vous le perdez en contrôle.
Après si vous maitrisez le sujet ça peut être intéressant pour fouetter le dos d’un soumis. Mais pour débuter c’est un mauvais choix à mon sens.

Pour les autres parties du corps l’instrument de base fait dans les 25-30 centimètres de lanières et c’est le meilleur choix. Dans l’imaginaire collectif le martinet est un instrument avec lequel vous restez proche du soumis, cela participe à l’ambiance de pouvoir mettre une main sur ses reins pendant que vous frappez. Ce n’est pas aussi intime qu’une fessée en travers des genoux mais vous n’êtes pas non plus à l’autre bout de la pièce.

Concernant la matière. Il ne faut pas jouer les originaux. Si vous voulez punir prenez du cuir, le reste est soit insignifiant, soit hardcore (dans le sens déraisonnable).
Les lanières creuses en plastique sont au-delà du supportable pour la plupart des soumis, et je ne plaisante pas, je parle de malaises au bout d’une vingtaine de coups avec un martinet à une dizaine de brins. Après je reconnais qu’il y a des amateurs, mais ne l’appliquez pas sans prévenir et faite une séance de test avant. C’est vraiment spécifique comme douleur. Ça peut être un martinet de fin de punition pour un maso.

Pour le crin de cheval il est abrasif, comme les lanières en chanvres, il irrite la peau au point de la râper sans vraiment faire mal. Je ne comprends pas vraiment pourquoi ça existe. Si quelqu’un a une réponse.

Pour les autres, genre tissu, ils sont purement pour les pratiques sensuelles ou fétichistes. Bonne chance si vous voulez corriger un soumis avec ! Sinon vous imaginez la scène ? Le dominant a bout de souffle après avoir tout donné et le soumis qui tourne la tête « vous aviez commencé ? ». Restez cohérents, le bon instrument au bon moment.

Bref, dans la pratique tout ce que je viens de dire est relativement accessoire. Comme 99% des dominants vous prendrez pour punir un martinet à lanières en cuir de 25-30 centimètres parce que les autres choix sont trop spécifiques et ne conviendront qu’à de rares soumis. Et si vous êtes dans les rares autres cas vous aurez assez d’expérience préalable pour faire vos propres choix.

Passons donc aux « vrais » critères.

Premièrement la finition des lanières. Elles doivent avoir les bouts arrondis, déjà pour éviter de couper la peau mais surtout parce que c’est un bon signe pour faire la différence entre un produit « industriel » et un artisanal. Les machines coupent droit et ne s’embarrassent pas des détails. Souvent des lanières à bout droit doivent inciter à vérifier d’autres critères comme l’attache au manche et la qualité générale.

Ensuite la forme des lanières. Si vous voulez un martinet-échauffement (pour préparer le soumis à des punitions plus sévères), prenez des lanières plates. Elles ne font pas vraiment mal mais permettent de réveiller la peau. À partir de 1cm vous n’êtes même plus dans le douloureux.

Si vous voulez un martinet-punitif prenez des lanières fines ou tressées. Attention à ce qu’elles ne soient pas trop fines non plus. Je serais capable de dire au toucher si une lanière est assez épaisse mais je ne sais pas comment le traduire en chiffres.

Le manche, il doit permettre une bonne prise en main (sans blague !), mais surtout selon sa longueur il va également avoir d’autres effets sur la punition en elle-même.
Plus il est court, meilleur est le contrôle des lanières, plus il est long, plus il donnera d’amplitude au mouvement et donc plus il fera mal (ça ne doit pas être une chambrière non plus !).
Pour les flagellations florentines préférez un simple anneau pour prendre en main.

Et pour finir, le critère le plus important, celui qui fera une bonne partie de l’effet, le nombre de lanières (fines, pour les plates je rappelle que plus de 1 cm ne fera pas mal de toute façon).
Je l’ai déjà abordé en filigrane tout le long et vous savez que c’est contre-intuitif, moins il y a de lanières et plus c’est douloureux. Un famélique 9 lanières ne paye pas de mine mais fait bien plus mal qu’un de 50 (et de très loin). La force se retrouve divisée sur moins d’endroit donc la douleur est plus sérieuse.
Pour faire une échelle :
— ne descendez pas en dessous de 9 lanières sinon vous aurez des bleus. À moins que ce soit votre but, mais dans ce cas là prenez des fouets single-tails ou des straps/ceinture/tawse. Ne faites pas le boulot à moitié !
— À 9-15 vous avez la punition sévère pour les fesses/cuisses qui conviendra à ceux qui aiment faire battre leur coeur un peu fort sans vouloir affronter les blessures que peuvent causer les autres instruments. C’est le martinet-punitif par excellence.
— 15-30 vous passez dans l’échauffement ou le martinet pour frapper des zones plus sensibles. Epaules, torse (jamais de vrais coups sur le ventre ou les reins !).
— Au-delà de 30 c’est pour les caresses et le fétichisme.

Si j’ai oublié des choses ou si vous avez des compléments d’information sur ce que je ne maitrise pas n’hésitez pas à venir partager votre savoir. Je remercie d’ailleurs les personnes m’ayant envoyé des commentaires sur mon premier sujet, je mettrais à jour d’ici peu.


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8 réflexions sur « Mémento BDSM : les joies du martinet »

  1. Bonjour Emilie

    C’est une superbe idée cette présentation avec des paragraphes plus ou moins longs, cela facilite la lecture et permet donc d’apprécier encore plus le récit et aussi de pouvoir lire et relire ceux qui nous ont passionnés.
    Petite question Emilie, que pensez vous de mettre éventuellement des illustrations (style BD) dans un tel récit ?
    bonne fin de journée Emilie

    1. Bonjour,
      La découpe était davantage un réflexe qu’une idée mais merci 🙂
      Pour les illustrations c’est effectivement prévu, je voulais me mettre au dessin cette année mais je n’ai pas progressé autant que voulu. Mais c’est mon intention.
      Je voulais faire un truc dans le style des light novels japonais. Un mélange de BD, qui remplacent les descriptions, et de romans puisque les dialogues sont écrits en totalité. Généralement il y a une page dessinée par chapitre, au début.
      C’est bien plus rapide à produire et ça permet des publications régulières. Certaines séries japonaises sortent un livre de plusieurs centaines de page sur ce format tous les trimestres.
      Par exemple http://i.stack.imgur.com/LlUBN.jpg ou http://www.bejap.com/societe/culture/light-novel-introduction/

      1. Bonsoir Emilie
        Merci pour votre réponse; c’est vrai que tout cela demande du travail, le dessin est aussi un art, prenez votre temps; la qualité de vos récits accompagnés d’illustrations qui seront également très belles , je n’en doute pas ,le résultat sera superbe et même si j’ai hâte de voir, comme je vous l’ai dit , prenez votre temps .

        Merci Emilie

        1. De toute façon il ne faut rien attendre avant cet été comme résultat. Il me faudra du temps pour pratiquer 🙂 
          Mais c’est un de mes objectifs de l’année.

  2. Je suis soumis mâle. Je pratique tout seul. J’ai une série impressionante de martinets fabriqués pour presque rien : un mince câble électrique et un manche en métal creux comme pour serrer et déserre les boulons d’un pneu de voiture. Cela a l’air artisinal et assez inoffensif mais en, c’est tout-à-fait redoutable. Déjà avec une force modérée, cela laisse de belles traces. Ma kiné a compris tout de suite. J’ai aussi un superbe fouet style Indiana Jones de six pieds, acheté assez cher à Sydney. Je l’ai fait expédier car je n’osais pas l’amener en avion. Malheureusemeent : impossible de l’essayer sur moi-même. Ma fantaisie imaginative : un bourreau – fille en T-shirt blanc (ou noir), short de jogging très court et ds Adidas aux pieds. Elle ne dit pas un mot. Pour elle, c’est un sport : faire crier et saigner en un minimum de temps. Pour moi : exercice de courage.

    1. Il est vrai que le fait-main est souvent plus efficace que ce que l’on trouve en magasin. Et j’ai également un fouet australien, le monde est petit ^^. Par contre je suis trop « girly » pour un survêtement. Tout au plus un treillis militaire.

  3. bonsoir je suis dominatrice novice même si j’ai pratiqué quelques séances mais c’était plus du sm qu’autre chose et basé sur la douleur.Ayant un soumis en quasi signature de contrat je recherche tout ce qui m’instruire et m’aider à devenir une bonne Maîtresse ,efficace mais non dangereuse.étant ancienne soumise totale je connais la dérive des coups mal prodigués et des blessures atroces qu’ils infligent au dos et partout ailleurs.Des traces de sang des blessures beantes et des supplications qui ne font pas stopper les coups même le contraire.Je suis ravie de voir qu’ici prône malgré tout le respect de la santé du soumis même si un peu de douleurs .Je vais revenir souvent ici pour lire vos articles.Mon soumis a crée un blog également mais il n’en ai qu’à ses prémices.Voir vôtre travail fait et le partage est vraiment un beau partage .Merci beaucoup à vous.

    1. Merci 🙂 Et bonne chance avec vos soumis.
      N’hésitez pas à partager vos expériences, je suis toujours curieuse de découvrir ce qui se passe ailleurs.

      Émilie,

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