Discipline domestique 003 – Halloween 2014 – Partie 1

Originalement publié en novembre 2014. Version remaniée juillet 2015.

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Halloween J-23 :

Etant une personne pleine de contradictions il est difficile de me cerner, quelque part je dois le faire exprès. Par exemple lorsque je suis chez moi vous pourriez vous attendre à ce que j’utilise la pièce qui m’est attribuée, mon bureau, après tout étant maniaque je n’arrête pas de dire que chaque chose doit être à sa place, et bien non, je passe la plupart de mon temps dans le salon. J’y étale mes affaires sans vergogne sur la table basse devant le canapé.
Je caricature, ce n’est pas tant lié à mon esprit de contradiction qu’à un calcul stratégique, cette place n’est pas anodine puisqu’elle me permet de surveiller les allers et venues de mon homme, elle est comme ma salle de surveillance personnelle. Je prends plaisir à garder un oeil sur lui, à le voir faire ses corvées avec diligence, à le voir cuisiner avec son petit tablier sexy, constater qu’il s’affaire sur mon ordre fait partie de mes plaisirs. Avoir le contrôle est un élément important de mon équilibre.
Il y a d’ailleurs une part de réciprocité puisqu’il peut également veiller sur moi et être attentif à mon confort. Il me ravitaille en café, m’apporte de quoi rendre ma position encore plus douillette en rajoutant des coussins et des couvertures, je suis très frileuse. Il estime, à juste titre, que si je suis heureuse sa vie n’en sera que plus simple.
Le fait que j’utilise cet espace ne signifie pas pour autant qu’il en soit exclu, ce n’est pas mon bureau, une fois ses corvées finies il peut venir se blottir contre moi pour chercher ma chaleur, regarder la télé, lire, discuter. Là j’en rajoute, le plus fréquent est quand même qu’il allume la télé pour jouer à ses jeux vidéos.
En réalité ce n’est pas tout à fait comme ça que ça se passe, il ne peut pas simplement finir ses corvées puis allumer la télé, il a un certain protocole à respecter, question d’humilité. Tout d’abord il doit venir me dire qu’il a fini et que je peux venir inspecter son travail si je le souhaite, chose que je ne fais pas souvent pour des raisons de temps, par contre lorsque je le fais c’est dans les moindres détails et il a intérêt à ce que ce soit parfait. Je le connais, si je ne lui serre pas la bride il fait des bêtises, quelque part il aime me provoquer, d’ailleurs si je n’inspecte pas assez souvent le résultat il commence à faire de plus en plus ouvertement le zouave pour provoquer une réaction. La tentation de jouer avec le feu est imprégnée en profondeur dans la personnalité des soumis, ils ne peuvent pas s’en empêcher.
Pour donner un ordre de grandeur l’inspection minutieuse a lieu aléatoirement une fois par semaine. Généralement elle se conclue par une séance de correction, j’ai tendance à être vraiment exigeante et je trouve toujours quelque chose à redire ce qui le ravi. Je préfère croire que c’est moi qui suis exigeante plutôt que lui qui me laisse des ouvertures même si je ne suis pas dupe.
En définitive venir me voir pour connaitre mon verdict lui provoque une petite poussée d’adrénaline, une angoisse qui renforce l’impression que je suis toute puissante. Il trouve que je ne suis jamais aussi belle que lorsque j’ai du pouvoir sur lui ce qui me va très bien. Dans tous les cas il y gagne puisque si je prends la décision de ne pas inspecter le résultat il ressent un profond soulagement.
Une fois cette étape passée il doit me demander si j’ai encore du travail à lui faire faire et ce n’est qu’après qu’il pourra émettre l’idée de me demander la permission de se reposer.
Le BDSM permanent en couple est davantage une question de symbole que de réalité. Je ne le force pas à manger tous les jours dans une gamelle mais simplement de veiller à me servir à table avant lui, il doit me demander la permission avant de faire quelque chose qui pourrait être assimilé à un privilège. Ce n’est pas compliqué lorsque l’on est capable d’un minimum d’attention, il ne doit rien exiger il ne peut que demander. Tant qu’il le fait l’équilibre du pouvoir n’est pas rompu.
La plupart du temps il commence la soirée assis sur le tapis, comme un animal de compagnie à qui j’aurais interdit de monter sur le canapé. Ne vous fiez pas aux apparences il adore ça, il aime avoir la tête appuyée contre mes genoux et devoir lever la tête pour me regarder. Surtout lorsque je commence à jouer avec mes pieds, que je les pose sur ses épaules ou que je les croise sur son torse. Nous y trouvons tout deux notre compte.
Avoir la télé en fond sonore pendant que je lis ou écris ne me dérange pas. Au contraire je suis rassurée de l’avoir dans mon champ de vision, ça me calme, il a cet effet sur moi.
En plus ça me permet de m’intéresser à ce qu’il fait. Même si je ne partage pas ses goûts vidéo-ludiques j’essaye de montrer de l’intérêt à ce qu’il aime, comprendre ce qui lui plait. Dominer ce n’est pas que manier le fouet il faut aussi montrer du respect et connaitre l’autre.
Contrairement à ce que vous pourriez penser il aime les jeux plutôt violents, ceux où il peut incarner un « bad guy » armé jusqu’aux dents et fonçant dans le tas alors que je préfère les jeux kawaii. Cette violence réaliste doit agir pour lui comme un moyen de se défouler, une échappatoire pour concilier virilité et obéissance à sa femme. Apparemment même les hommes ont ce genre de besoin.
Par contre il doit bien faire la distinction entre son avatar et lui, la violence et l’agressivité reste dans le monde virtuel. C’est comme au volant, peu importe ce qu’il lui arrive il doit rester calme. Comme je le lui dis « si tu ne sais pas laisser ta virilité dehors je te l’arracherais pour la clouer sur la porte ».
S’il se met à jurer parce que tout ne se passe pas comme prévu et qu’il perd à son jeu ma réaction est immédiate. Je n’ai qu’à claquer des doigts pour qu’il se précipite pour éteindre son jeu et qu’il se mette à genoux mains sur la tête sans dire un mot jusqu’à ce que je lève la punition.
Au début il a tenté de résister, de dire qu’il n’avait pas sauvegardé ou qu’il était en train de jouer en ligne avec des amis et qu’il ne pouvait pas éteindre brutalement. Bizarrement depuis que j’ai quadruplé la punition et que je l’ai privé plusieurs semaines de jeu ces restrictions techniques n’existent plus, je ne l’entends plus râler.
Je vous l’ai dit, tant qu’il n’essaye pas de toucher à la répartition des pouvoirs il ne lui arrive rien de fâcheux. Il ne doit jamais oublier qui commande dans le couple. La seule réponse à une semaine de privation de console est « merci chérie », je suis intraitable là-dessus.

Les présentations étant faites passons à des morceaux de vie plus précis.

Quelques semaines avant Halloween nous étions en train de regarder une série à la télé, il était contre le canapé, blotti contre mes jambes qui étaient elles-mêmes emmitouflées dans une couverture.
Après avoir longtemps hésité, il a délicatement relevé le bas de la couverture pour m’embrasser les pieds, me lançant des regards pour s’assurer de ma coopération. Il avait peur que son audace soit mal perçue, il ne dispose pas de mon corps pour ses fantasmes et devait attendre mon approbation pour continuer, ne serais-ce que pour des raisons de politesse.
Pour renforcer ma valeur il arrive que je lui interdise de me toucher ou que je le punisse pour l’avoir fait, c’est le prix à payer pour qu’il puisse conserver le frisson de danger qu’il veut ressentir lorsqu’il m’approche. Les jeux de privation/permission sont importants pour son équilibre.
Voyant que j’étais consentante il a poursuivi. Comme j’avais une jupe mes jambes étaient nues et il a pu lentement les remonter en les embrassants.
Ses gestes étaient doux, il parcourait les courbes de mes jambes avec amour, comme si j’étais la perfection incarnée. Il ne faisait pas semblant et n’exagérait pas comme l’aurait fait un homme en train de draguer, il était sincère dans son attitude.
À chaque fois que je m’épile les jambes je me trouve plein de défauts et qu’il n’en trouve aucun joue un rôle apaisant dont je ne pourrais plus me passer. Désormais que j’ai goutté à un homme me vouant un culte je ne pourrais plus vivre sans.
En le regardant faire j’avais presque envie de laisser sa bouche remonter encore plus haut, pour ma propre satisfaction, cependant je savais qu’il voulait que je l’arrête en chemin. Il avait ce regard de chien apportant une balle pour jouer, comme ceux qui semblent être à l’article de la mort pour vous apitoyer mais qui se mettent à sauter de joie lorsque vous acceptez.

Il mourrait d’envie de faire quelque chose sans se sentir la permission de le demander, il voulait que je le lui impose. Il y a un paradoxe à être vouloir être puni mais également de vouloir l’impression qu’il s’agit d’une obligation. Pour lui demander une fessée ne serait pas aussi amusant que si je le sermonnais pour un prétexte crédible et que je le mettais de force en travers de mes genoux. Je comprends que ce type de relation puisse passer pour non-consensuel.
La réalité c’est que derrière les apparences la situation est tout autre. Quelque part c’est ironique, en tant que soumis il est libre de faire des bêtises quand il veut alors que moi, qui suis dominante, je suis contrainte de le punir. Je ne dis pas que je n’aime pas le punir, juste que parfois j’ai l’impression que ce n’est pas un choix de ma part. Il me cherche et je ne fais que répondre. C’est d’ailleurs souvent le cas, les soumis décident du point de départ mais tout le reste m’appartient.
Vous voyez là se manifester l’aspect « peste » de ma personnalité, j’ai déjà un pouvoir quasi-illimité dans le couple et je râle pour la seule chose qui me manque. J’ai conscience que j’exagère et pourtant ça m’énerve.

Il avait donc cette de garnement coupable et cherchait à se racheter en étant doux avec moi tout en voulant que je l’arrête pour le punir. Le fait de savoir que bientôt il allait souffrir ne faisait que renforcer son appétit pour le plaisir, à chaque baiser sur mes cuisses il semblait se prendre des décharges électriques dans tout le corps. En me vénérant il me donnait un statut supérieur ce qui accroissait son plaisir lorsque je l’autorisais à me toucher.
En lui passant la main dans les cheveux je lui ai demandé :
— Tu as envie de moi ?
Il a répondu avec un sourire malicieux, un jeu de dupe débutait.
— Bien sûr ! Qui n’aurait pas envie de toi ? Tu es parfaite.
Joignant le geste à la parole il a repris ses baisers sur mes jambes. J’ai tiré sa tête en arrière pour l’arrêter.
— Tu sais qu’à chaque fois que tu es comme ça c’est que tu as fait une bêtise.
Son regard est devenu fuyant, il bafouillait.
— Non, je te vénère juste spontanément. Il n’y a pas de raison à ce que j’ai fait des bêtises. Je connais les conséquences.
J’ai haussé les sourcils en souriant.
— Justement « tu connais les conséquences ».
Il a rougi. J’ai dit :
— Donc tu n’as pas fait de bêtise ?
Il a répondu avec assurance.
— Non.
— Bien.
D’une impulsion des jambes je l’ai forcé à se reculer et j’ai remis la couverture sur mes jambes.
Il avait un air pataud. Il voyait l’étaux se refermer, le mouvement était lancé et il savait qu’il n’allait pas échapper à la punition, d’ailleurs il la cherchait tout autant qu’il le craignait.
Il a demandé :
— C’est tout ?
— Tu t’attendais à quoi ? Je ne vais pas laisser cet bouche de menteur me toucher.
— Tu ne vas pas me punir ? Me demander ce que j’ai fait ?
— Je te prive de l’accès à mon corps, il existe pire comme punition ?
Il était pris de court, ce n’était pas la punition qu’il voulait, en tout cas celle qu’il avait prévu. En même temps j’avais raison.

Avant de vous perdre il convient que je fasse le point sur les sous-entendus de notre conversation. Parmi nos jeux récurrents il y a la privation de plaisir, la chasteté imposée, et pour lui ! N’allez pas imaginer que je suis capable de m’en passer.
À ce moment précis il n’avait pas de cage, il était libre de ses actions. Je ne le maintiens pas en chasteté en permanence. Non pas que ce soit trop dur ou par manque de sévérité de ma part mais simplement pour ne pas abuser des bonnes choses. N’y voyez pas une critique pour ceux qui le font, simplement ce n’est pas notre manière de faire. Pour vous donner un ordre de grandeur sur un mois il passe 2-3 semaines en cage et le reste à l’air libre.
À cause de la frustration accumulée pendant l’enferment ces périodes de liberté ressemblent à des sortes d’orgies. Il profite, voire abuse de sa capacité retrouvée jusqu’à s’en dégoutter. Lorsque vous avez tout sur un plateau ce n’est plus amusant lorsque vous êtes un soumis joueur.
Tout de suite vous voyez mon intérêt, en l’autorisant à alterner les périodes d’abstinence et d’abus je ne faisais qu’intensifier les jeux dans un sens comme dans l’autre. Ce n’était pas l’altruisme mais le sadisme qui me guidais. Passer de 2-3 orgasmes par jour pendant une semaine à 0 est bien plus douloureux qu’une privation permanente.
Pendant ces phases de liberté je ne le laisse cependant pas sans instructions, il existe une liste de fantasmes interdits, notamment tout ce que je juge dégradant envers le sexe féminin. Il n’est pas question qu’il regarde des vidéos avec des femmes soumises à des hommes ou leur donnant du plaisir sans que ce soit réciproque (pas de fellation par exemple). Il peut aller sur internet mais en se limitant aux sites femdom ou lesbiens, ça j’autorise, c’est instructif, il y a déjà appris quelques techniques pour me satisfaire davantage sans pénétration.
Evidemment c’est la description sur le papier, dans la réalité vous imaginez bien le massacre que cela donne. Vous ne pouvez pas interdire des choses à un homme qui a connu la frustration sans les rendre plus attirantes.
Mettez-vous dans sa tête, vous venez de retrouver la liberté, vous êtes devant un moteur de recherche et vous avez une liste de fantasmes interdits. Vous pensez à quoi en premier ? C’est l’histoire du gros bouton rouge avec marqué « ne pas appuyer » dessus, vous pouvez tenter de résister mais la tentation finit toujours par l’emporter.
Je n’ai donc pas à attendre longtemps avant qu’il ne dépasse la ligne et qu’il me fournisse un nouveau prétexte pour lui imposer une nouvelle période de détention. Là où j’aime l’abus de pouvoir il aime l’abus de liberté conduisant à la privation.
Si mon but était vraiment de lui interdire certains fantasmes je pourrais bien sûr le surveiller, bloquer internet etc… Mais ça ne serait pas dans mon intérêt, je dois lui donner des occasions de faire de faire des bêtises sinon ça ne serait pas amusant. J’aime avoir l’impression de l’avoir pris au piège.
Donc je me contente d’activer le contrôle parental sur l’ordinateur pour l’empêcher de supprimer son historique de navigation.
De toute façon si je l’autorisais à se masturber sans limitation il ne le ferait pas, c’est une vraie tête de mule tout comme moi. Il veut connaitre l’excitation de violer l’interdit, de faire les choses en cachette, de savoir qu’il y aura des conséquences, se faire prendre. Vous ne pouvez pas savoir à quel point les bêtises lui sont excitantes.
Comme je l’avais libéré quelques jours plus tôt je savais qu’il devait être à la phase où il voulait revenir en cage. Il était évident qu’il avait fait « la » bêtise et qu’il attendait que je pique une colère.
Avec un air renfrogné il a dit :
— J’ai peut-être fait une bêtise…
— Tu m’en diras tant. Tu penses que je ne suis pas capable de reconnaitre cette attitude ? Tu transpires le vice !
Il s’est mordu les lèvres, comme pour se retenir de répondre quelque chose. Je lui ai demandé :
— Qu’est-ce qu’il y a ?
Il était embarrassé de répondre mais il n’avait pas le choix.
— Pour me guérir de mon vice tu vas me serrer … La vis.
Il est parti en fou-rire. Je l’ai regardé avec un air dépité.
— 5 minutes au coin pour que tu puisses réfléchir sur la gravité de la situation.
Il a marmonné :
— Mais c’était marrant…
Il a cependant obéit à mon ordre et s’est mis à genoux contre le mur, les mains dans le dos, et à attendu que je le l’autorise à quitter la position.
Mon but n’était pas tant de le punir que d’attiser les braises, pendant ces quelques minutes il allait pouvoir s’imaginer en détail ce qui allait lui arriver.
Il faut vous mettre à sa place, imaginez la tension qu’il ressentait, il savait qu’il lui restait très peu de temps de liberté. Il devait mourir d’envie de se masturber une dernière fois mais non, il devait rester immobile et lutter contre ses pulsions.
Une fois la permission de revenir accordée il s’est approché en restant à genoux.
Je lui ai désigné de l’index le sol.
— Allonge-toi par terre, sur le dos.
Je me suis assise à cheval sur son torse tout en lui bloquant ses mains au-dessus de la tête. Il adore se sentir pris au piège sous moi.
À cause de l’excitation il n’arrivait pas à rester immobile, il gesticulait comme s’il était pris de convulsions. Il voulait que je le force à la chasteté et en même temps son corps luttait pour que cela n’arrive pas.
D’un côté tant mieux pour moi, mettre la cage de chasteté à un soumis calme n’est pas amusant. Par contre s’il est chauffé à blanc, comme il l’était, la pause le fait souffrir le martyr pendant des heures. Une agonie bénéfique pour l’éducation des vilains garçons.
Je me moque de lui mais je n’étais pas en reste côté excitation, je savais qu’après sa mise en cage il serait très féroce au lit après quelques jours et je comptais bien me servir de sa frustration pour m’amuser un peu. Savoir qu’il n’en retirera aucun plaisir rend la chose encore plus intense.
L’interrogatoire a commencé :
— Tu sais que j’arrive toujours à la vérité. Quitte à utiliser des méthodes très douloureuses.
Il a hoché la tête.
— Donc nous sommes d’accord, tu as fait des bêtises ?
Il me regardait avec intensité, que je sois sur lui me donnait une aura de puissance qui le fascinait.
— Oui. J’ai été vilain, maitresse.
J’ai gloussé.
— J’ai droit à « maitresse » ? Quelle chance ! Malheureusement je ne te connais que trop bien. Je sais que lorsque tu te mets à montrer autant de respect envers une femme c’est que tu nous as dégradé en fantasme. C’est ça ? Tu t’es branlé en pensant à des choses de la liste interdite ?
Il allait répondre lorsque j’ai mis mon index sur ses lèvres pour l’empêcher de parler. J’ai glissé ma tête sur le côté pour lui mordiller le lobe de l’oreille.
— Ça te dirait un petit interrogatoire musclé ? Je te promets une détention plus douce si tu es capable de me tenir tête, disons 15 minutes, ou une beaucoup plus dure si tu craques avant. C’est quitte ou double.
Il était tellement chaud qu’il n’a même pas hésité.
— D’accord.
J’ai ricané.
— Tu ne demandes même pas les détails ? Si tu crois que je plaisante tu te trompes. Cette fois-ci ça serait bien moins simple que d’habitude. J’ai une furieuse envie de te broyer les couilles. Il faudra que tu tiennes au moins 15 minutes de ballbusting si tu veux arriver à la récompense.
En entendant le mot « ballbusting » son corps s’est contracté et il a gémi. Alors que vous auriez pu vous attendre à un gémissement plaintif il était mélangé à un soupçon d’envie, non pas que mon homme apprécie vraiment ce genre de pratique, cependant il sait que je ne joue pas ce genre de carte sans avoir quelque chose dans ma manche. Si je lui laissais le choix de subir une pratique difficile c’est qu’une carotte était prévue pour le motiver. Il se demandait ce que ça allait être, quelle pratique ayant ses préférences allait être agitée sous son nez en échange ? Une récompense qui vaut 15 minutes de ballbusting, son esprit ne pouvait que s’emballer.
Ne supportant plus le suspens il a demandé d’une voix essoufflée :
— Qu’est-ce que j’y gagnerais ?
J’ai répondu lentement.
— Disons qu’à ta libération, d’ici quelques semaines, nous aurons une petite séance de torture du gland.
Je me suis de nouveau approchée de son oreille.
— Qui se terminera par une fellation.
Pour dissiper tous les doutes j’ai rajouté :
— De moi sur toi.
Du bout de la langue j’ai fait des cercles sur le lobe de son oreille, sa respiration s’est emballée, il était à la limite de défaillir. La récompense était au-delà de ses rêves les plus fous, en temps normal je lui interdisais toutes les pratiques dans lesquelles je n’ai pas de plaisir, incluant les fellations.
Rajoutez que sa queue allait être privé pendant des semaines et que je lui torturerais le gland quelques minutes avant et vous avez un des mélanges les plus diaboliques qu’il soit, de l’orgasme de haute intensité. Suffisant pour lui mettre les larmes aux yeux rien qu’à y penser.
De mon côté je commençais déjà à prendre les paris sur le temps que je mettrais à le faire gicler. Je ne le voyais pas tenir plus de 20 secondes. Je l’imaginais déjà en pleur à cause de la surcharge d’émotions, venant se blottir contre moi en me remerciant.
3 semaines de chasteté à être sur les rotules, prêt à satisfaire le moindre de mes caprices à tout moment, d’innombrables corrections pour le garder motiver. Tout ça pour 20 secondes d’extase…
Il parait que je suis dure en affaires, qu’est-ce que vous en pensez ? Vous les prendriez ces 20 secondes à ce prix ?
Il a semblé réfléchir un instant, sa lucidité tentait de reprendre le contrôle de ses pensées, il m’a demandé :
— Et si je rate qu’est-ce qu’il m’arrivera ?
J’étais un peu contrariée par sa question. Je n’étais pas récalcitrante au fait de lui fournir une motivation supplémentaire, seulement j’avais déjà l’impression de lui offrir beaucoup et j’aurais préféré ne pas avoir à lui faire peur.
Pour avancer les soumis ont souvent tout aussi besoin de voir une récompense au bout du chemin que des flammes derrière.
— Tu veux vraiment le savoir ?
— Oui.
Etant un peu vexée je lui ai fait une proposition totalement inacceptable.
— Disons que si tu te lances dans ce défi chaque minute de ballbuting que tu ne réussiras pas à encaisser te vaudra 3 mois de chasteté supplémentaire… Autrement dit si au lieu de tenir 15 minutes tu n’en tiens que 14 tu te prendras 3 mois au lieu de 3 semaines. Si ce n’est que 13 minutes tu auras 6 mois et ainsi de suite. Si tu veux abandonner tout de suite après avoir accepté …
J’ai empoigné son entrejambe avec violence.
— Tu pourras lui dire au-revoir pour 3 ans.
Il a soupiré de douleur. Je ne sais pas si c’est ma menace ou le fait que je l’empoigne qui avait provoqué cette réaction. Surement un mélange des deux.
Je lui ai clairement reposé la question :
— Alors ? Détention normale ? Ou tu préfères augmenter la mise en mettant une fellation en jeu au risque de démultiplier ta peine ?
Les risques étaient grands, le ballbusting n’est pas une pratique facile à supporter et en quelques minutes il allait pouvoir compromettre plusieurs années de plaisir. Pourtant je savais qu’il allait tenter sa chance, je savais sur quel bouton appuyer pour le faire avancer.
Il m’a souri avec douceur, il comprenait les ficelles que j’utilisais et il aimait que je le pousse de la sorte. Il a dit :
Tu sais que je suis joueur.
— Je sais. C’est ce qui te perdra. Comme d’habitude. Les hommes sont si faciles à manipuler lorsque vous avez les bons atouts.
Il a semblé hésiter sur sa réponse avant de hocher la tête et d’affirmer :
— Je devrais pouvoir tenir 15 minutes.
J’ai souri.
— Tu es si sûr de toi ? Ne te fais pas d’illusion je ne te ferais pas de cadeau. Tu me connais, j’ai furieusement envie de gagner lorsque je joue et je suis une très mauvaise perdante.
Il m’a défié du regard en répondant :
— Moi aussi.
J’ai libéré une de ces mains et j’ai tendu une des miennes.
— Donc nous avons un accord ?
Avec détermination il m’a serré la main.
— Nous avons un accord.
Il a un comportement très joueur, il veut toujours le pire traitement pour se tester et je suis parfois obligée de raccourcir la laisse le temps qu’il se calme.
Lorsqu’il semble mourir de désir et d’envie pour moi il attend que je saisisse l’occasion pour abuser de lui, que je me serve de ses envies pour lui imposer les corvées les plus difficiles.
Je me suis levée et je me suis dirigé vers la porte d’entré où je l’ai attendu. Pour un jeu aussi intense je tenais à aller dans mon « donjon », autrement dit la cave, l’ambiance serait bien plus intéressante.

2 réflexions sur « Discipline domestique 003 – Halloween 2014 – Partie 1 »

  1. bonjour
    Permettez moi de douter de la veracité de vos propos ,tellement il est difficile , voir impossible ,de rencontrer une telle personne telle que vous vous decrivez . Mise à part toutes ces femmes cupides et idotes qui jonchent les sites de rencontres specalisés

    1. Bonjour,
      Si vous pensez vraiment que les seules femmes aimant dominer le font par cupidité je suis triste pour vous. Nous aussi avons un imaginaire fertile en matière sexuelle et nous aimons tout autant le mettre en scène dans la réalité. Sortez du net et allez dans des soirées BDSM (amateurs, pas celles organisées par des pro) vous y trouverez tout un tas de femmes n’ayant pas froid aux yeux.

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