Récit de Noël 2015 partie 2 : la pression monte

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Dans la partie précédente j’avais introduit le soumis du jour, nom de code « Galopin ». Avec lui je partage une passion pour les scénarios disciplinaires dans une mise en scène « ancienne » type victorien. Nos séances habituelles sont en deux parties, la première où je le fais languir pendant un interrogatoire et la deuxième où je le punis. Pour l’instant nous étions assis l’un en face de l’autre, moi sur le canapé, lui sur une chaise simple, nous discutions. Il était temps de faire monter la pression d’un cran.

J’ai posé ma tasse de thé sur la table basse et j’ai repris ma badine, signe que nous nous approchions de la phase de punition. Les choses commençaient à sentir le roussi pour lui et pourtant il n’arrivait pas à détacher son regard de mes doigts glissants le long de la badine. Il était comme hypnotisé par les promesses sous-entendues par mes gestes.
Pour relancer la discussion je lui ai dit :
— Reprends.
Il a bredouillé :
— Je ne sais plus quoi dire, madame.
Il se triturait les doigts par nervosité.
— Tu te souviens de ma position sur le silence ?
Il a soupiré.
— Oui madame. Le silence est un luxe que je ne peux me permettre. Lorsque je suis ici soit je confesse mes fautes soit je donne de la voix sous votre discipline.
— Alors ? Confession ou pleurs ?
Il a grommelé quelque chose que je n’ai pas compris, une bonne excuse pour faire monter la tension, j’ai tapé avec la badine sur la table basse. Il a sursauté sous la surprise.
— Ah d’accord ! Tu veux jouer comme ça ?
Il s’est figé, attentif au moindre signal qui aurait pu lui donner une information sur mes intentions. Lorsque j’élève la voix il a cette réaction de frayeur. Il s’amuse parfois à me tester mais dès que le ton monte c’est le « sauve-qui-peut ! ». Il adore jouer avec ses peurs et se retrouver dans une mauvaise position. Une sorte de sentiment ambivalent.
— D’abord tu viens ici en réclamant une fessée. Ensuite tu refuses de te confesser, et maintenant tu grommelles ?
J’ai soupiré. Il baissait la tête comme un gamin pris en faute et qui ne veut pas montrer qu’il a honte. Exactement son fantasme.
— Tu ne me laisses pas de choix.
J’allais me lever, badine à la main, lorsqu’il a bredouillé :
— Je m’excuse madame la préceptrice. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Puis-je avoir une seconde chance de me confesser s’il vous plait ?
Une volte-face sur le fil que j’aurais très bien pu refuser. Cependant comme je me sentais toute puissante à le voir faire machine arrière comme un froussard j’étais dans de bonnes dispositions pour la lui accorder. Je suis bonne joueuse lorsque je gagne… Notre discussion avait été comme un duel, une partie de poker, il avait voulu bluffer mais lorsqu’il avait vu que j’étais prête à mettre mes menaces à exécution il s’était dégonflé. Pour le plaisir de me provoquer il n’était pas prêt à renoncer à sa fessée en travers des genoux. Je suis déjà capricieuse par nature donc il ne faut pas me chercher, j’aurais très bien plus passer aux punitions les plus dures d’entrée.
Son revirement faisait quand même bien mon affaire, je préfère faire durer les jeux et commencer trop fort ne va pas dans ce sens.
En essayant de camoufler la fierté d’être victorieuse dans ma voix je lui ai dit :
— Va prendre la règle carrée.
— Bien madame.
Trop fébrile pour tenter que ce soit il s’est levé sans un bruit et a obéi.
— Pose-la sur le sol devant moi. À un mètre. Mets-toi à genoux dessus. Mains sur la tête et cheville croisées.
— Bien madame.
Une position qui n’était pas seulement douloureuse, le tourment aurait été trop doux selon mes critères. En l’ayant fait mettre devant moi je lui imposais une vue directe sur mes genoux, ce qui aurait pu être anodin pour n’importe qui, pas pour lui, son envie d’être fessé s’en est retrouvée accrue. De quoi le faire frétiller encore un peu au bout de ma ligne.
— Reprends ta confession. Et tu n’auras pas de nouvelle chance. Si tu échoues encore misérablement cette fois je serais forcée de te démonter.
— Oui, madame. Merci. Je ne mérite pas votre gentillesse.
— Je sais. Je t’écoute.
Il a dégluti et s’est lancé :
— J’ai fait tellement de mauvaises choses que je ne sais pas où commencer.
J’ai ricané.
En moins de 5 minutes nous sommes passé de « tout va bien » à « j’ai fait tellement de mauvaises choses que je ne sais pas où commencer ». Je comprends que tu veuilles hâter la phase d’application de la punition, qui sait dans quel pétrin tu seras après 5 minutes de conversation supplémentaires. Tu as peur de ce que je pourrais découvrir ?
— Un peu.
— Bien. Alors quelle est la vérité ? Que veux-tu me cacher ?
— Pour être honnête, en cette fin d’année, avec le mauvais temps, la grisaille, le froid, j’ai été fatigué et j’ai manqué de volonté ce qui m’a fait manquer quelques objectifs.
— Ça arrive. Et comment as-tu réagi ?
Il est resté silencieux. Lâchant quelques grimaces, probablement à cause de la règle carrée sur laquelle il était agenouillé. S’il continuait de la sorte  j’allais le faire grimacer pour de bon.
— Allez ! Réponds. Qu’as-tu fait lorsque tu as pris conscience que tu perdais pied ?
— Rien.
Il a fermé les yeux un instant, redoutant probablement une gifle. Il n’en était pas question. Je voulais l’amener au point où il serait tellement désespéré que le premier coup apparaitrait comme une libération. J’ai donc répondu d’une voix calme.
— Rien ? Tu as regardé le bateau couler sans rien faire ?
J’ai bien vu que ma réponse l’avait agacé, il aurait voulu que je m’énerve. Du regard j’ai essayé de lui dire « tu vois, c’est moi qui commande, les jeux ne commenceront que lorsque je l’aurais décidé, et uniquement à ce moment ». Voyant qu’il n’avait pas d’alternative il a repris ses confessions.
Je sais que j’ai eu tort, madame. J’aurais dû prendre l’initiative de rectifier les choses avant qu’elles ne dégénèrent. Mais …
— D’accord … Nous en sommes à « les choses ont dégénérées ». De pire en pire. Ma prophétie se réalise. Tu comptes sortir d’ici vivant ?
Inquiet il s’est esclaffé :
J’espère.
— Avais-tu oublié ce que tu risquais à agir de la sorte ?
— Non. J’en avais conscience. Je savais que ça se terminerait mal et pourtant une partie de moi continuait à vouloir faire des bêtises. Comme si j’étais possédé par le malin, madame.
— Un mal très commun de nos jours. Il y a tellement de perversions dans le monde extérieur que nos plus jeunes âmes se laissent corrompre. Mais cela ne me fait pas peur. Je connais des méthodes d’exorcisme et elles ont fait leurs preuves.
Un frisson a parcouru son corps. Oh que oui ! Il imaginait bien ce que cela pouvait donner.
Vous n’êtes pas trop fâchée après moi ?
— Pourquoi ? Tu pensais me mettre hors de moi avec ton sale comportement ? J’en ai vu d’autres.
Je me suis faite la remarque que mon plan de lui proposer une prise en main plus ferme pour l’avenir semblait de plus en plus approprié. Cependant je n’allais pas lui faire le plaisir de croire qu’il était à l’origine de l’idée.
Et n’inverse pas les rôles, ce n’est pas à toi de poser les questions ici ! Je ne suis pas celle qui doit passer à la casserole.
Sa voix a repris en vigueur.
— Bien entendu madame. Votre bon comportement ne saurait être remis en cause. Vous êtes un modèle de discipline dont je dois s’inspirer.
— Que ressens-tu en ce moment ?
— De la honte madame la préceptrice.
Avec la règle carrée sous les genoux je pense que c’était plutôt de la douleur et une forte envie d’abréger la discussion. Dommage pour lui j’étais la seule ici avec ce type de pouvoir et je n’étais pas disposée à lui accorder une grâce.
— La honte de tes actions ou de t’être fait prendre ?
Il a eu un gloussement fébrile.
— La peur des conséquences. Je sais qu’elles vont être sévère, justes bien entendu, mais sévères. Surtout que je ne vous ai pas vu depuis longtemps, mes fesses sont redevenues très sensibles.
Enfin ! J’étais contente de le voir essayer de m’apitoyer, preuve qu’il prenait conscience que la punition ne serait pas une partie de plaisir. Jusqu’à présent il avait essayé de minorer ses responsabilités, maintenant il essayait de négocier les conséquences, un tournant décisif. Mettre sur mes genoux un homme impatient d’y être est moins marrant que s’il y vient en me craignant. Il faut aussi penser à mon plaisir.
Je lui ai répondu sèchement.
— Est-ce ma faute si tes fesses sont redevenues sensibles ?
— Non madame ! C’est la mienne, c’est totalement ma faute. Cela me punira pour ne pas être venu vous voir plus souvent.
J’ai soupiré avec arrogance. Je me suis penchée pour prendre le petit cahier sur la table basse, celui où il avait noté ses fautes, et j’ai commencé la lecture. Je lui ai fait signe de continuer à parler. Il n’était pas encore sorti de mes filets.
— Je ferais mieux la prochaine fois je promets.
J’ai gloussé en lisant.
— Tu pourras difficilement faire pire.
— Malheureusement oui.
J’essayais d’avoir une attitude désapprobatrice mais tout ce que je voyais c’était des jeux qui s’annonçaient passionnants. Etre une dominatrice n’est pas facile.
— 3 semaines sans mettre un pied dans une salle de sport ? Je confirme. Ce n’est pas encore cette fois-ci que tu repartiras d’ici sans les zébrures de la cane sur ton petit cul.
Vous ne pouvez pas savoir comme j’étais désolée pour lui …
— Pas trop j’espère.
— Un peu tard pour t’en préoccuper tu ne penses pas ?
— Oui.
Il a jeté un coup d’oeil au présentoir aux instruments, la cane y trônait toujours en bonne place. Il aime la recevoir mais jusqu’à un certain point. Autant la fessée en travers des genoux est son petit plaisir, autant la cane représente ce qu’il cherche à minimiser, dépassez les 12 coups et cela devient une vraie punition, ce qu’il accepte. Le BDSM consiste à jouer avec le feu, le fantasme ne serait pas complet sans un petit risque de brulure.
En surprenant son regard vers le présentoir j’ai fait un commentaire :
Si cela t’inquiète sache que j’ai plusieurs canes d’avance. Si l’une casse cela ne signifiera pas pour autant la fin de ta punition. Cela pourrait durer des centaines de coups si nécessaire. Et toi ? As-tu des fesses de rechange ?
— Non, madame.
— Dommage. Ça t’aurait été utile vu ce que je lis.
Plaisanterie facile et pourtant si efficace sur ses émotions.
Après quelques minutes j’ai fini par poser le carnet. J’ai fixé Galopin du regard jusqu’à le faire baisser les yeux.
Tu te doutes que je n’ai pas aimé ce que j’ai lu. Ton comportement n’est pas digne d’une personne de bonne famille. Cela relève plutôt du chenapan de bas étage. Veux-tu finir en maison de correction en faisant honte à toute ta famille ? En ME faisant honte ?
— Non madame la préceptrice. Je sais que l’on vous reprochera ma mauvaise attitude et que vous me le ferez payer au prix fort.
— J’ai pourtant l’impression que cela t’amuse de jouer les gamins irresponsables. Veux-tu heurter ma réputation ? Crois-tu être le premier à essayer ?
— Non, madame, je vous le jure, j’ai honte.
— Crois-tu que de belles paroles vont me suffire ?
Il a fait « non » de la tête.
Mais tes erreurs ne sont pourtant pas le pire. J’ai l’intime conviction que tu ne me dis pas tout. Comment veux-tu que je remplisse ma mission correctement si tu ne me confesses que la surface des problèmes ?
— Je ne sais pas madame.
— Moi je vais te le dire. Si tu ne veux pas aller au coeur des problèmes volontairement nous irons par la force. Si je dois te trainer en te tirant par une oreille je le ferais ! Tu es ici pour t’améliorer ne l’oublies jamais.
Sur un ton un peu provocateur il a répondu :
— Comme il vous plaira madame.
Je me suis écriée :
— N’inverse pas les rôles ! C’est toi qui a choisi la voie la plus douloureuse. Pas moi ! Ne me rends pas responsable de tes erreurs.
Il a fait une tête d’enfant boudeur. J’ai dit :
— Donc nous en avons fini avec les confessions volontaires ? Nous passons à l’interrogatoire strict ?
D’un air résigné cachant mal une envie sincère de s’allonger en travers de mes genoux il a répondu :
— Oui madame.
J’ai claqué des doigts et il s’est levé en grimaçant, la règle carrée lui avait donné une petite leçon. Tant mieux.
Comme le bon petit garnement habitué aux fessées qu’il était il a enlevé son short, l’a plié proprement et l’a posé sur l’accoudoir du canapé. Il s’est approché, je me suis mise en biais. Pas besoin d’en dire davantage il a compris de lui-même que cette fois il aurait droit à la position où ma jambe droite l’immobilise. Nous avons une relation fusionnelle où il devine souvent ce que j’ai en tête sans que j’ai besoin de donner des détails. Nous devons avoir les mêmes références.
Calmement il s’est allongé sur mon genou gauche, son torse reposant en partie sur le canapé. Comme anticipé ma jambe droite s’est mise derrière ses genoux. Il était toujours en slip, avec lui je conserve une certaine progression, toujours dans cette optique d’y aller avec retenue.
— Je vais commencer soft.
— Je mérite peut-être que vous y aillez plus fort madame. Que vous me secouiez un peu.
La phrase lui avait échappé. Il aurait dû savoir que je ne faisais que jouer avec ses nerfs. Il persistait dans son attitude de me chercher sans vraiment l’assumer. Qu’il se rassure il allait finir par me trouver, c’était mon plan.
Ce n’était pas une question. Je vais commencer soft, point. Et avant de faire le malin vérifie ce que soft signifie pour moi.
— Je vais avoir droit à la brosse ?
— Tu la veux ?
— Non.
— Donc ?
— Je l’aurais parce que je n’ai pas su tenir ma langue. Je devrais le savoir avec le temps. Pourtant je ne peux pas m’empêcher de faire des bêtises. Comme vous dite si bien « galopin je suis, galopin je resterais ».
— Continue comme ça et je te mettrais dans un état tel que tu feras trembler les murs.
— Ouh !
— Ils disent tous ça. Mais trop tard. Evidemment que tu vas recevoir la brosse. Tu voudrais peut-être que je m’abime la main ?
— Non, madame.
— Alors tu n’as qu’à tirer les conclusions tout seul.
Cette fois-ci je l’en rendais responsable cependant il est vrai que je n’aime pas commencer mes fessées à la main, j’ai l’impression de m’épuiser pour rien. Tant que les fesses du soumis n’ont rien pris je ne provoque pas assez d’effets pour me satisfaire. La punition est censée me procurer une sensation de toute puissance, s’il reste stoïque je n’en suis que plus frustrée de me sentir faible.
Par contre après une bonne série à la brosse je n’ai qu’à frôler sa peau pour le faire gémir. Chaque claque m’apporte une satisfaction incomparable. Il est si marrant d’avoir un homme sur mes genoux et d’avoir ce pouvoir sur lui. Je peux me permettre n’importe quel caprice il sera obligé de suivre, il sera trop vulnérable pour me résister. Sans sourciller il s’alignera sur mes points de vues.
Les premiers coups à la brosse sont donc tombés, j’étais très concentrée sur ma tâche, frappant par-dessus le slip et débordant progressivement sur les cuisses pour monter dans les gammes de douleur. Décalant avec méthode mes coups pour couvrir toute la surface. Pas trop vite, il fallait qu’il sente la chaleur progresser.
Pour ce genre de scénario l’astuce est d’administrer au soumis une punition méthodique et rationnelle. Lorsque je pense à ça je visualise un monde steampunk. Le soumis doit avoir l’impression d’être pris dans une mécanique implacable dont il ne ressortira que lorsque ses fesses seront cuites à point.
Cependant tout n’est pas que violence ininterrompue. Pour empêcher le soumis de s’accoutumer à la douleur j’aménage des pauses. Je prends un moment pour glisser mes doigts sur les zones rougies, appuyant à peine mais suffisamment pour laisser une trainée de couleur qui disparaît rapidement lorsque la pression est relâchée. Je trouve ce phénomène fascinant. J’aime jouer avec la peau des soumis, surtout lorsqu’elle vient de se prendre une correction.
Ça commence à faire mal ?
— C’est inconfortable. J’avais oublié à quel point ça piquait.
Les hommes et leur ego … Toujours à refuser d’avouer qu’ils ont mal. Ma réaction est toujours la même, punir plus fort. J’ai gratté ses fesses de bas en haut avec mes ongles pour l’asticoter.
Et ce n’est que l’échauffement, le pire reste à venir tu en as conscience ?
— Malheureusement oui.
— Pourquoi « malheureusement » ? Ça va te faire du bien. La leçon sera profitable.
J’ai repris mon claquage à la brosse en ralentissant le rythme mais en amplifiant mon mouvement. La couleur des fesses s’est intensifié. Elles seraient bientôt à point pour que ma petite main vienne les « caresser vigoureusement ». Je n’en pouvais plus d’attendre.
Après une énergique dernière série j’ai posé la brosse sur son dos. Un soulagement salutaire bien qu’il sache qu’il ne serait que de courte durée. Lorsque vous êtes en travers des genoux pour recevoir une fessée vous ne faites pas le difficile et vous vous satisfaisait de peu.
— Peux-tu me lire ce qu’il y a marqué sur le tableau ?
Il a tourné la tête lentement, comme pour grappiller quelques secondes de calme supplémentaires.
Evaluation du comportement et conséquences, madame.
— Nous en sommes où ?
— Aux conséquences madame.
— Faux !
Il a sursauté en m’entendant hausser la voix, il avait dû craindre que je lui inflige une claque supplémentaire. C’est le genre de fausse joie que j’aime faire à mes soumis. Je voulais qu’il sache qu’il était à ma disposition et non pas l’inverse.
Nous en sommes toujours à l’interrogatoire de départ. Ce n’est que lorsque tu m’auras dit toute la vérité que nous passerons aux conséquences. Cela t’inspire quelque chose ?
— Non madame.
— Toujours pas disposé à me dire la vraie raison de ton mauvais comportement ?
Il est resté silencieux. J’ai étiré mes bras pour me préparer pour la suite, la partie la plus amusante de mon point de vue, celle où ma main entre en scène.
— Nous savons pourtant tous les deux pourquoi tu es là.
J’ai enlevé le gant de ma main droite et je l’ai déposé sur son dos, l’arme était dégainée et elle allait s’abattre d’ici peu.
Je l’ai attrapé par les hanches pour sécuriser son bassin contre le mien. Lorsque je fesse à la main je tiens à ce que le soumis soit au plus près de moi, pour en quelque sorte fusionner avec lui.
En l’encadrant ainsi, un bras bloquant son dos et une jambe immobilisant les siennes, je ne voyais plus que ses fesses, tout ce qui importait. Il semblait si vulnérable sous cet angle.
— Dernière chance ! Ça sera pour crier ou te confesser mais tu vas donner de la voix. Toujours pas décidé ?
Il semblait prêt à subir les conséquences de son silence. Tant mieux. J’ai rentré son slip dans la raie des fesses, je préfère le tirer pour compresser son sexe à l’avant plutôt que de lui retirer. L’inconfort n’en est que plus grand. En découvrant la peau nue de ses fesses j’ai pu constater la différence de couleur entre la partie qui avait été protégée par le slip et le reste des cuisses. Une ligne bien marquée.
Cela m’amuse de constater les effets de mes punitions, surtout à la cane, elle laisse des travées que je prends un malin plaisir à parcourir du bout des doigts. Ce plaisir serait pour plus tard, pour l’instant j’en étais à la fessée à la main.
J’ai posé ma main droite sur ses fesses, épousant la forme rebondie avec ma paume. La complémentarité est trop belle pour être le fruit du hasard non ? Je pianotais du bout des doigts. Comme si ça ne suffisait pas que ses fesses soient exposées il fallait que je joue avec sa vulnérabilité.
— Alors comme ça tu manques de volonté ?
J’ai ricané en le sentant trembloter puis j’ai poursuivi.
— Pour ce qui va suivre tu ne vas pas en avoir besoin. Tu n’auras qu’à subir.
Comme il avait pu s’y attendre je me suis mise à frapper ses fesses. Les claques sonores se sont enchaînées, droite, gauche, méthodiquement, chacune arrachant un gémissement plutôt satisfaisant de mon point de vue. Fesser un homme alors qu’il est bien calé contre moi c’est quand même quelque chose. Cette chaleur qui montait dans ma main, ces vibrations contre mon bassin, cette sensation de toute puissance et d’abus de pouvoir face à un homme vulnérable, comme lui je rougissais, mais des joues.
Pour renforcer l’humiliation j’ai poursuivi mes sermons.
— Crois-tu que tu as plusieurs vies pour te permettre de gâcher ton temps comme ces minables sans ambition ?
Entre deux soupirs il a répondu.
Non madame la préceptrice.
— Alors quel est le vrai problème ?
— Comment ça ?
J’ai intensifié mes claques pendant une trentaine de secondes pour faire monter la tension. Il a enfoncé la tête dans les coussins du canapé mais je l’imaginais grimacer et serrer les dents.
— Nous savons tous les deux que tu ne m’as confessé que les symptômes et non la maladie. Et tes remords ne sont que des foutaises. C’est dommage. Tout pourrait être si simple. Mais non. Tu préfères la méthode forte. Ce n’est pas un manque de volonté c’est de la bêtise.
J’ai passé un palier dans la force de frappe, superposant plusieurs claques à chaque fois pour intensifier leur effet, tout en m’amusant à varier le rythme, accélérant, ralentissant, faisant des petites pauses avant de repartir de plus belle. Tout était fait pour rendre la punition aussi insupportable que possible et cela semblait porter ses fruits. D’ici peu il serait dans un état propre à accepter toutes les modifications que je voulais apporter à « notre cahier des charges ».
Je le sentais lutter pour se dégager de l’alignement de mes mains. Un réflexe pourtant bien naturel mais qui allait me fournir une bonne occasion pour le culpabiliser. J’allais lui faire croire que cette nouvelle intensification des coups était sa faute. J’aime que mes soumis se sentent coupables.
Pendant de cuisantes minutes ma main a infligé à ses fesses une punition bien méritée. Après une bonne dernière série j’ai ralenti le rythme des claques. Me connaissant il redoutait ce qui allait suivre. Il n’avait rien fait pour mériter un tel adoucissement ce qui signifiait que ce n’était que partie remise et qu’il devait craindre le retour de la pleine force. Il savait que nous allions avoir une nouvelle discussion entrecoupée de quelques coups pour garder la forme. Je lui proposerais une chance de s’éviter une peine inutile, bien évidemment il serait trop bête pour la saisir et n’aurait plus qu’à serrer les dents pendant toute la fin de la punition en regrettant son choix.
Je lui ai dit :
Si tu savais que tu allais prendre cher pourquoi n’as-tu pas essayé de rectifier la situation ?
— Parce que je suis idiot.
Je lui ai mis une claque plus forte.
— Faux ! Je veux la vraie raison. Qu’est-ce qui aurait pu t’empêcher de mal te comporter ?
— Je ne sais pas, madame.
— Dommage.
Comme il avait pu s’y attendre les claques se sont remises à pleuvoir. J’ai enchainé les coups, je m’amusais comme une petite folle à voir apparaitre la marque de ma main sur ses fesses. Bien entendu rapidement elle se fondait dans le rouge déjà présent et je n’avais plus qu’à recommencer. J’aurais pu y passer la nuit. Je ricanais comme une démente.
— Pourquoi n’es-tu pas venu me voir plus tôt ?
— Je le ferais la prochaine fois.
À cause des vacillements de sa voix je le sentais à la limite de se confesser. Tant mieux, ma main commençait à avoir mal elle aussi. Pour ne pas craquer j’ai repris la brosse. Je ne devais pas arrêter en si bon chemin, le poisson était ferré je ne devais pas abandonner. J’imaginais ce qui pouvais se passer dans sa tête. Etre immobilisé, les fesses en l’air, le sexe compressé par son slip tirant dans la raie, la chaleur qui envahit le corps et la douleur qui monte sans espoir de s’arrêter.
Lorsqu’il a senti les premiers impacts de la brosse il a compris que je ne craquerais pas avant lui. Un déclic a eu lieu et entre deux souffles il a dit ce qu’il retenait depuis le début :
— Je ne suis pas venu plus tôt parce que je ne me sentais pas obligé de le faire. Madame.
Je n’ai pas calmé mes coups pour autant, bien au contraire, et les effets se sont vite fait sentir. Jusque-là il était resté à peu près sage sur mes genoux, juste des tressaillements, désormais il gigotait sans pouvoir s’en empêcher. J’ai resserré ma prise au niveau de ses jambes et de son bassin. Je voulais qu’il se sente pris au piège.
— Précise ta pensée.
Quelques coups superposés à la brosse sur le haut des cuisses ont eu raison des derniers bastions de résistance de sa volonté. Il s’est écrié :
— C’est votre faute vous auriez dû être plus stricte !
J’ai immédiatement arrêté de frapper et j’ai commencé à masser ses fesses fumantes pour que la douleur ne s’évapore pas trop vite. Je voulais lui faire associer le soulagement de la fin de la fessée avec la confession. Surtout que de cette façon il allait pouvoir réaliser ce qu’il venait de dire. Il avait reproché à sa fesseuse un manque de sévérité, ce n’était pas rien, il savait qu’il allait être exposé à de petits désagréments en représailles.
Non pas que cette réponse m’ait déplu, c’était pile celle que je voulais. Après quelques mois où je l’avais ménagé je voulais lui faire dire, ou plutôt le faire me supplier de passer un cap. Qu’il m’abandonne une partie supplémentaire du pouvoir.
— Enfin la vérité ! Et pourquoi ne l’as-tu pas dit plus tôt ?
Il a grogné, je me suis mise à pincer sa peau rougie pour le punir. Il a immédiatement révisé son attitude.
Parce que ce n’est pas au puni de demander ça, madame. C’est à vous de faire ce qui est nécessaire.
— Je suis d’accord. Le puni ne doit avoir aucun droit dans la direction de la relation. Je dois pouvoir appliquer les sanctions que j’estime nécessaires de la façon qui me sied et à n’importe quel moment.
Il a frémi à cette idée. J’ai remis une claque sur les fesses.
— Nous sommes donc d’accord, je passe en mode « discipline totale » ?
Il a soupiré.
— Je vais peut-être le regretter mais oui. Mon cas est si désespéré que vous ne devez pas prendre de gants avec moi. Je suis trop faible pour vous demander les fessées que je mérite.
Il ne pouvait pas voir mon sourire satisfait. J’adore que mes soumis fassent exactement ce qui était prévu.
— Soit. Désormais je prendrais les rendez-vous et ça sera à toi de trouver un moyen d’être là. Crois-moi 2016 va être réglée comme du papier à musique.
Je lui ai mis une nouvelle claque sur les fesses.
— Rhabille-toi et retourne à ta place mon petit galopin.
Il s’est redressé en gardant le regard baissé, coupable d’avoir été puni de la sorte, honteux d’en être aussi émoustillé.
Il s’est assis avec précaution sur la chaise, redoutant le contact entre le siège et ses fesses encore chaudes. Comme pour les ménager en prévision de ce qui allait suivre.

La suite par ici …


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4 réflexions sur « Récit de Noël 2015 partie 2 : la pression monte »

  1. Encore merci pour ce nouveau récit ! Je pense que mes commentaires précédents n’ont pas été enregistrés …. Encore une fois votre naration est envoûtante …..

  2. Bonsoir,
    Je viens de lire le post sur le martinet infligé au soumis et celui posté ce jour portant sur la séance de gifles.
    Questions concrètes. Combien de coups de martinet ont été administrés et combien de gifles données ? Pour situer….
    Merci et bravo pour ce double talent – domina et littéraire.
    Jacques

    1. Bonjour 🙂
      Cela dépend bien sûr de l’endurance des soumis, je m’adapte. Généralement je préfère la qualité à la quantité. Disons 500-600 bon coups pour le martinet, sans compter les claques à la main sur le fesses que j’intercale pour donner du rythme.
      Pour les gifles, j’oscille entre 50 et 100 par série. Même si c’est difficile de donner un chiffre exact, parfois je rate mon coup, c’est bien plus dur que l’on ne peut penser de bien atterrir ^^

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