Discipline domestique 027 – Halloween 2014 – Partie 20 : faire face aux conséquences de ses actes

Hello 🙂

J’ai eu des remarques selon lesquelles mes textes étaient trop long pour une lecture sur écran et qu’il serait préférable de les raccourcir. Je peux comprendre ce genre d’argument. Donc désormais je ferai des découpages inférieurs à 10 minutes de lecture (contre 12-14 comme précédemment). J’espère que ça ira mieux.

Du fait de sa longueur excessive cette partie du texte a justement été découpée brutalement (que de violence dans ce blog !) en quatre publications distinctes : les 26, 27, 28 et 29. Lisez-les dans l’ordre 🙂


Sommaire du journal


Toutes ces digressions pour dire que face à lui, à ce moment, le sentiment qui prédominait chez moi était la pitié. J’allais rester inflexible ne vous méprenez pas, cependant j’avais de l’empathie pour sa souffrance. Par respect pour son effort j’allais donc jouer mon rôle de coach à la lettre et l’aider à passer cette phase de crise dans les meilleures conditions. Et ce n’est qu’une fois que la situation serait retournée à la normale que je pourrai envisager d’appliquer les nécessaires sanctions, parce que j’étais obligée d’en distribuer. Pour faire simple j’allais attendre que son envie de passer un weekend de souffrance disparaisse ensuite je lui ferai vivre un enfer. Tordue ? Moi ? Oui, je plaide coupable. Si j’ai l’impression de ne pas avoir la situation en main j’ai une obsession qui me force à élaborer un plan digne d’un méchant dans James Bond pour reprendre les rênes.
Et de toute façon ce sont les soumis qui doivent apprendre à se conformer à nos façons de faire et non pas chercher à nous forcer la main. Plus vous essayez de tirer une tête de mule dans une direction et plus elle ira dans l’autre sens.
D’une voix calme je lui ai dit :
— Mon pauvre tu dois vraiment souffrir pour en être réduit à agir d’une manière aussi débile.
Il s’est crispé lorsque je me suis approchée de lui, pourtant il y avait une certaine douceur dans mon attitude, il devait encore espérer que je me mette en colère et que je lui colle une bonne gifle. Il est vrai que j’ai généralement la main qui décoche facilement lorsque nous sommes en privé. Pour tout vous dire parfois il s’en mange une simplement parce que je ne suis pas certaine d’avoir son attention. De toute façon gifler est innocent et ne fait de mal à personne, non ? Enfin ça dépend de quel côté de l’impact vous êtes je suppose — rires — quoi qu’il en soit ce n’était pas mon intention.
Je lui ai dit :
— Quelque part je te plains, il ne doit pas être facile de subir une crise d’infériorité aiguë. La nature est si injuste de te punir alors que tu fais les bons choix.
Il a grogné en comprenant que son plan n’allait pas se dérouler comme prévu. Je lui ai pris les joues entre mes mains.
— Ne t’inquiète pas je suis là pour toi. Je vais t’aider à traverser cette épreuve.
Je me suis retenue de rire à l’expression contrariée de son visage. Je crois qu’à ce moment il n’avait toujours pas abandonné l’idée d’obtenir ce qu’il voulait, il devait chercher une nouvelle façon de me provoquer, ce qui ne faisait que renforcer ma détermination à rester calme, j’allais lui montrer qui était la dominante mature et qui était le gamin irresponsable dans la relation.
Il a bougonné et a dit avec une pointe d’énervement :
— Mais j’ai fait une bêtise…
— Certes, et tu seras puni pour ça crois-moi. Tu n’as pas idée du bordel dans lequel tu t’es foutu. Mais je ne peux décemment pas tenter de raisonner un mâle en pleine crise d’infériorité aiguë, pas vrai ? Tu me connais, je ne punis quelqu’un que si je suis certaine qu’il sera capable d’en tirer une leçon. Et il est déjà assez difficile en temps normal de te faire entendre raison pour que je me lance dans l’expérience alors que tu es dans cet état, c’est peine perdue. Une fois que tu auras repris un semblant d’esprit nous réglerons nos comptes, mais pas avant.
Sa contrariété s’est accrue mais il n’a pas pour autant osé répondre. J’en ai rajouté une couche :
— C’est quoi cette tête ? Tu boudes ?
Je l’ai secoué légèrement et j’ai rajouté :
— C’est mon gros bébé à moi, ça.
J’ai gloussé, il déteste lorsque je lui parle comme à un débile donc j’adore le faire. Il a répondu succinctement par un :
— Non.
Insatisfaite de sa réponse j’ai dit :
— J’ai comme l’impression que tu ne me crois pas lorsque je te dis que tu es dans une phase de débilité extrême et que je dois te protéger de toi-même. Si tu ne dissipes pas ce malentendu cela va mal finir.
Avec une pointe d’énervement il a répondu :
— De toute façon je suis un homme, je suis tout le temps débile à tes yeux.
Une très mauvaise façon de réagir à mes provocations vous vous doutez bien. Parce que bon, les gamins boudeurs ça va 5 minutes. J’ai levé les yeux au plafond en soupirant et j’ai répondu sèchement :
— Tu m’énerves. Il n’y en a jamais que pour toi. Tu ne pourrais pas me faciliter la vie pour changer ?
Il a fait une nouvelle grimace, il devait trouver plutôt ironique que je lui reproche le fait que la relation tournait autour de lui. C’était pourtant plus vrai qu’il ne l’aurait voulu. Parce que je venais de lui demander une journée tranquille, ce qui était mon droit au passage, et son devoir de le respecter je le rappelle, ça s’appelle le consensualisme, et c’est lui qui tentait de perturber ce planning pour qu’il tourne autour de lui. Pour faire simple, ce qu’il me demandait c’était de mettre mes envies de côté pour m’occuper des siennes. Et il espérait que son plan fonctionne ! Si ce n’est pas de la bêtise pure ça…
Pour me moquer de lui j’ai dit sur un ton débile « moi homme, moi vouloir plaisir égoïste, moi me foutre de tout le reste ». J’ai repris d’une voix plus normale bien qu’énervée :
— Nous sommes bien loin des promesses que tu m’avais faites ! Parce que dois-je te rappeler que tu as pris des engagements ?
Je me suis rapprochée de lui et j’ai donné des coups de l’index sur son torse.
— Parce que si tu n’as pas les couilles de les tenir dis-le-moi tout de suite, tu nous feras gagner du temps. Moi ça ne me dérange pas, la chambre est juste à côté, attrape-moi par le bras et baise-moi si c’est ce que tu veux. Je suis 100 % consentante. Si ça t’arrange je peux même aller me menotter au lit les jambes écartées, ça sera encore plus simple pour toi. Du plaisir sans aucun effort c’est ce que tu veux, non ? Te fais pas prier, vas y, écoute ton instinct, soit un mec sans couilles. Il n’y aurait aucune honte à céder à cette proposition, c’est ce que ferait l’essentiel des minables de ton sexe.
Il a grommelé :
Je n’aime pas quand tu parles comme ça.
— Rien à foutre. Moi ce que je veux c’est que tu prennes une décision. Veux-tu être soumis oui ou non ?
— Oui.
— Alors pourquoi tu te comportes comme le dernier des ingrats alors que je te donne ce que tu veux ?
J’ai répondu à ma propre question en reprenant une voix de débile pour le caricaturer « parce que je veux juste prétendre être soumis pour pas culpabiliser lorsque j’abuse de toi ».
Il a répondu :
— Je n’abuse pas de toi.
— Tu parles… Je sais très bien ce que ton instinct te dit.
— Non, tu as tout faux, je pense au contraire que tu devrais être plus sévère et me rajouter du temps.
Je me suis esclaffée :
Tu « penses », ne me fait pas rire, tu « fantasme à ton seul avantage » oui. Et tu veux du temps supplémentaire ? Combien ? 1 mois ? 2 mois ? 3 mois ? 1 an ? Ça te fait bander cette idée ?
Il a rougi.
— Un peu.
J’ai soufflé avec arrogance.
— Tu me prends vraiment pour une conne… Tu crois que je vais me laisser duper ? Tu n’as pas envie que je monte la durée, tout ce que tu veux c’est que je sois irréaliste, comme ça tu n’auras pas honte lorsque tu échoueras. Pas vrai ? Il est tellement plus simple de rater ce que l’on sait impossible. Mais ça n’arrivera pas, je t’ai toujours demandé des choses accessibles et je ne changerai pas. Si tu rates tes objectifs cela ne pourra être que ta faute et uniquement la tienne ! De toute façon tu n’es même pas capable de tenir 3 semaines, que dis-je, nous n’y sommes pas encore, 2 semaines en chasteté sans me taper sur le système pourquoi j’en exigerais davantage ? Tu crois que j’ai envie de me taper un an avec un mec qui a cette attitude ? Tu crois que c’est ça mon intérêt ?
Il a fait une grimace et a dit :
— Mais je suis trop tendu. Ça fait 2 semaines que je n’ai rien eu. C’est long…
Je lui ai lancé un regard noir.
— Alors déjà, 2 semaines c’est trop long donc tu préférerais 3 mois ? Tu t’écoutes parler des fois ? Je veux dire, il n’est pas censé y avoir un filtre logique avant que tu prononces des mots ou c’était en option ?
À sa réaction je crois je l’avais vexé. Il faut savoir qu’avec le stress les soumis disent souvent des âneries et j’adore les relever. La plupart du temps il ne s’agit que d’erreurs de formulation mais cela suffit pour créer un sentiment d’humiliation.
Il a dit :
— Oui mais je voulais dire 2 semaines sans même un petit truc…
J’ai soupiré :
— Que tu agisses d’une manière débile est une chose mais tu vas arrêter vite fait d’essayer de me faire porter le chapeau. Parce que, oui, tu n’as pas eu l’occasion de relâcher la pression depuis 2 semaines mais ce n’est absolument pas ma faute !
Techniquement je n’étais totalement pas innocente dans l’affaire, mais il valait mieux pour lui ne pas me le dire.
— Tu me connais je suis quelqu’un de raisonnable, je t’avais prévu 2 opportunités d’être soulagé sur les 3 semaines de chasteté. 2 fois sur 3 semaines c’était généreux ne me dis le contraire. Et si tu as perdu la première opportunité ce n’est qu’à cause de ton attitude, je n’y suis pour rien.
Il a froncé les sourcils, je crois que jusque-là il n’avait pas compris que sa tentative de masturbation quelques jours auparavant lui avait couté une séance de strapon. Pourtant pour moi il s’agissait d’une évidence, la soirée avec mes amies avait été prévue de longue date et elle aurait dû se terminer par des jeux au lit à son avantage. Je fonctionne souvent de la sorte, je fais monter la pression puis je fais une soirée qui se termine en apothéose pour le soulager. Mais cette fois-là, vu son attitude, je n’avais pas pu le faire.
Il a demandé à demi-voix :
J’ai été privé du strapon hier ?
— Bah oui, si tu n’avais pas cherché à t’évader il y a quelques jours tu y aurais eu droit. Tu crois que la soirée était prévue pour quoi ?
Il a bougonné :
Je voulais juste jouer, je l’aurais jamais fait en vrai. C’était pour plaisanter. Si j’avais su.
— Avoir su quoi ? Les tentatives d’évasion ont toujours eu des peines planchers. Tu t’attendais à quoi ?
Sans lui laisser le temps de répondre j’ai renchéri :
— Et ce n’est pas ton principal problème de toute façon. Ce qui est fait est fait. Là, maintenant, tu es à quelques secondes de perdre la seconde possibilité et ça devrait t’inquiéter bien plus. C’est ce que tu veux ? Ceinture absolue jusqu’au weekend prochain ?
La tension est montée d’un cran, il prenait conscience des enjeux.
Il a marmonné un petit :
— Qu’est-ce que tu veux que je fasse ?
Enfin ! Jusque-là il avait été plutôt rebelle, cherchant un angle d’attaque mais depuis que j’avais abordé le thème des privations de récompense il semblait prêt à rendre les armes. Je venais de toucher un point sensible, c’était bon à savoir.
C’est pour des moments comme celui-là que j’aime dominer, pour goûter à cette sensation de supériorité sur l’autre, d’avoir trouvé un point faible à exploiter. Désormais il suffisait que je lui fasse confirmer qu’il retournait à la niche et que j’en profite pour renégocier le contrat de la période à mon avantage pour compenser l’affront qu’il m’avait fait.
Comme il avait fait un pas dans la bonne direction j’ai néanmoins baissé mon ton d’un cran. Je lui ai mis une tape sous le menton.
— Regarde-moi dans les yeux. Je suis sur le point de rendre un jugement qui sera définitif. Tu me connais, si je dis que c’est fini ça sera réellement un sujet clos pour la semaine. Donc tu as une dernière chance pour dire quelque chose pour ta défense. Choisi bien tes mots. Ce n’est pas la première fois que tu subis une crise de débilité extrême donc tu sais très bien ce que je veux entendre.
Il a froncé les sourcils. J’ai rajouté :
— Si tu ne veux pas aggraver les choses tu as intérêt à te dépêcher parce que je n’attendrai pas toute la journée.
Il a soupiré.
Est-ce que je peux me mettre à genoux devant toi ?
— Pourquoi ?
— Parce que c’est ma place. Et je me sens mieux lorsque j’y suis.
J’ai claqué des doigts en pointant le sol, il a dit dans un soupir :
— Merci.
Dans cet état il me faisait penser à un petit garçon apeuré envoyé se faire sermonner dans le bureau de la directrice.
Avec un ton solennel il a dit :
— Je reconnais que je suis en pleine crise de débilité aiguë. Je n’arrête pas de prendre de mauvaises décisions donc j’ai besoin que tu prennes soin de moi. Peux-tu m’aider s’il te plait ? Je t’en serais éternellement reconnaissant.
Victoire ! Je pouvais être fière de moi. Avec les hommes il faut savoir appuyer sur les bons boutons et camper sur ses positions jusqu’à ce qu’ils cèdent. Surtout qu’il venait de me prouver qu’il savait exactement ce que je voulais entendre depuis le début. Donc s’il ne l’avait pas dit plus tôt c’était par simple provocation, et avec moi les provocations ont des conséquences.
J’ai hoché la tête et j’ai dit avec un ton prétentieux :
— Je préfère ça. Et vu que je suis d’une générosité sans limite je vais t’aider à faire passer cette vilaine crise malgré ton attitude négative. Et j’ai une très bonne idée pour faire baisser ta tension ! Tu vois ce que je veux dire ?
Il a fermé les yeux et je l’ai presque entendu crier intérieurement « oh oui le strapon ou un milking » pensant que j’allais lui laisser une chance de récupérer ce qu’il avait perdu hier soir. Autant vous dire que c’était complètement débile. Je sais que parfois il m’arrive d’être vraiment généreuse sur un coup de tête mais de là à penser que je pouvais jouer une carte « récompense » après son attitude cela tenait davantage au délire éveillé. Les soumis sont souvent irréalistes, il est de mon devoir de le ramener sur terre.
Lorsqu’il a réouvert les yeux il a pu constater que j’avais un rictus moqueur et que je faisais « non » de la tête.
— Tu es pitoyable. Non ! Tu ne vas pas avoir le droit de gicler d’une façon ou d’une autre. Cette privation est bonne pour toi, tu sais que j’ai raison.
Il a semblé être vexé par ma remarque et a dit sèchement
Je ne pensais pas à ça
— À vraiment ? À quoi alors ? Dis-moi ce qui a pu te faire sourire de la sorte ? Tu as eu une illumination divine c’est ça ?
Il a été bien embarrassé pour répondre, je l’ai relancé :
— Tu es certain que te foutre de moi est une bonne idée alors que je suis à quelques secondes de prendre une décision qui va avoir de lourdes conséquences ?
— Pardon. Je me suis peut-être un peu emballé.
Je me suis approchée de lui pour serrer sa tête contre mon ventre dans un geste tendre.
— Ce n’est pas grave, je comprends, tous les hommes passent par là de temps en temps. Je savais lorsque je t’ai mis ton collier que j’allais devoir supporter tes crises d’infériorité. Mais comme je suis généreuse de nature j’ai quand même accepté de m’occuper de toi.
— Merci. Je ne mérite pas ta générosité.
Je crois qu’il était sincère, en tout cas dans son état d’esprit de personnage soumis. Lorsque nous jouons il arrive fréquemment que le rôle prenne le premier plan pour un temps. La conscience « réelle » se mets en veille tout en restant vigilante pour éviter les abus. C’est une sorte de transe, un flux particulier. Dans cet état il n’est pas rare qu’après un échange un peu vif les soumis deviennent très dociles. C’est un peu comme si une seconde personnalité venait remplacer la première. Pour prendre une image, mon homme avait voulu se frotter à une clôture électrifiée et s’était pris une décharge, désormais il comptait rester bien sage au centre de l’enclos.
Je lui ai caressé tendrement la tête.
Je ne te le fais pas dire. En échange j’attends de toi une pleine coopération à ce qui va suivre.
— Tout ce que tu veux.
— Comme tu sembles avoir de l’énergie à revendre tu vas aller t’aérer la tête. Je pense qu’un petit jogging en plein air te fera le plus grand bien, pas vrai ? Va mettre ta tenue de sport et prépare la mienne tant que tu y es. Parce que je vais venir avec toi pour te surveiller. Je ne peux pas te laisser vagabonder seul dans cet état. Ma semaine a déjà été longue mais je ne suis plus à quelques heures supplémentaires près, n’est-ce pas ?
— Pardon.
— Ne t’inquiète pas je te facturerai ces heures au prix fort. Mais plus tard…

La suite par ici…


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